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Mardi 27 janvier 2 27 /01 /Jan 23:27


On la dit délicate, parfois capricieuse...

L'orchidée n'est en fait rien de tout cela.
C'est une magnifique plante dont la beauté des fleurs est tout simplement fascinante...

Elle ne pousse pas n'importe où, et c'est peut-être là le côté capricieux qu'on lui prête, mais une fois bien acclimatée à son environnement, elle n'exige pas de soins particuliers.

Il faut juste apprendre à la regarder. Savoir rester attentif à son ensoleillement. Surveiller l'exposition de ses fleurs. Et surtout ne pas la bousculer. Car c'est bien connu, l'orchidée est sensible aux perturbations brutales de son environnement. Elle n'aime pas qu'on la bouscule.


L'orchidée, il faut aussi savoir lui parler... Cela peut sembler difficile de premier abord, mais le langage orchidée n'est pas très compliqué en soi... Simplicité et honnêteté en sont les maîtres-mots... Une orchidée, ça ne triche pas..


Parlez lui donc, et vous verrez, elle vous le rendra à sa manière... Une orchidée, ça a plein de choses à révéler... L'air de rien, c'est bavard à sa façon: il faut juste qu'elle vous accepte et qu'elle accepte de vous répondre...


On la pense fragile, mais non... L'orchidée est une plante bien plus robuste qu'on ne le croit, et demandant bien moins d'attention qu'on ne l'imagine... Une plante indépendante, pourrait-on presque dire!


La vie est pleine de petits plaisirs minuscules... Prenez donc le temps d'observer votre orchidée jour après jour. Regardez ses fleurs s'éclore une à une... 
En admirant la couleur et la texture soyeuse et veloutée de chacun de ses pétales, vous aurez le plaisir de vous dire que si votre orchidée fleurit, c'est tout simplement qu'elle doit se sentir bien avec vous...



Par Gorgonzolla - Publié dans : Elucubrations diverses... - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 10 janvier 6 10 /01 /Jan 09:58

Bon.

Maintenant qu'on a réussi à décoller, il faudrait peut-être penser à prendre un peu d'altitude et raconter deux-trois bricoles, histoire d'occuper les passagers... Surtout les deux, là, au premier rang, qui au lieu de prier pour que les moteurs du blog tiennent un peu plus longtemps que l'espace d'un article, ne trouvent rien de mieux à faire que s'amuser à faire du mauvais esprit dans les commentaires ;-)

"Faire un blog sur le redémarrage de son blog"... je n'avais pas vraiment vu les choses sous cet  angle là, mais effectivement, cela résume assez bien la ligne éditoriale de ces derniers mois.



Si tant est qu'il y en ait une, de ligne éditoriale. Car écrire pour dire qu'on va se remettre à écrire (et surtout ne pas le faire), j'avoue que comme fil conducteur, on a déjà fait mieux, et parfois, il faut le reconnaître, ce blog, c'est un peu les Contes des Mille et Une Nuits, avec le teasing mais sans les histoires...



Sans les histoires?



Pas si sûr que cela...



En relisant les derniers articles, je m'aperçois qu'ils sont émaillés d'infimes détails très révélateurs d'une certaine humeur et d'un certain état d'esprit. Peut-être parvient-on même à y déceler un brin de détachement et cette sensation de légerété qui en résulte...



Ces articles n'ont pas été écrits n'importe quand non plus... Seulement à des moments où l'envie d'écrire était vraiment là. L'envie d'écrire? Ou le besoin? Peut-être les deux...



Je n'y parle plus d'abricots. Mais à deux reprises, j'ai parlé d'orchidées...



Bienvenue sur le premier blog qui raconte des histoires sans vraiment les raconter...


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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 8 janvier 4 08 /01 /Jan 01:18

Le titre de l'article précédent annoncait en grande pompe la réouverture du blog... Souvenez vous! Cela tenait en quatre mots seulement...

"Back to the business!"...

Une annonce en Arial Black, police 12, sobre mais percutante, diffusée urbi et orbi sur tous les agrégateurs de flux RSS de la planète Blog...

Aux quatre coins du monde, des internautes sont restés scotchés nuit et jour derrière leurs écrans pour ne pas rater l'évenement...


Dans plusieurs pays, les cybercafés ont été littéralement pris 
d'assaut... Des groupes Facebook rassemblant les innombrables fans du blog se sont créés ici et là...  Des forums de discussion se sont multipliés, lançant des rumeurs plus folles les unes que les autres, ajoutant à l'effervescence de la blogosphère...


Bref, "Back to the business"... Un buzz énorme, du quasi jamais vu depuis l'avénement du Web 2.0!


Bon, ça, c'était il y a un mois, raconté avec un brin d'imagination et un soupçon de mise en scène...


Depuis, il y a eu la crise, le chômage, la pluie, la neige, le froid... (NDLR: Ceci est une phrase 
fourre-tout. Principe de la phrase fourre-tout: derrière les points de suspension, vous pouvez rajouter tout ce qui vous passe par la tête, et plus cela fait causette de bistrot, mieux c'est...)


Ce soir, nous voilà à nouveau au point de départ...

N-ième tentative de redécollage du blog...  En espérant que cette 
fois-ci, il parviendra enfin à reprendre son envol et n'ira pas s'écraser comme les fois précédentes en bout de piste en vomissant toute son huile sur le tarmac....



Allez, chauffe Marcel!

 

 

 

 

 

 

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Par Gorgonzolla - Publié dans : Elucubrations diverses... - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 4 décembre 4 04 /12 /Déc 04:19

Oui, je sais...

Cela fait un moment que je n'ai ni écrit, ni répondu aux commentaires.



Cela fait un moment que je ne m'inquiéte plus de la baisse de fréquentation de ce blog.



Cela fait un moment que d'un oeil impassible, je le regarde se transformer peu à peu en une de ces épaves bloguesques laissées à elles-mêmes et qu'on trouve sur la Toile ici et là, au détour d'un clic de souris...

Oui...



Cela fait un moment que ce blog dérive lentement à la surface de la blogosphère, sombrant  progressivement dans l'oubli et l'indifférence.



Indifférence? Finalement, pas vraiment... Car une poignée d'irréductibles semble continuer à passer et repasser par ici. La majorité silencieuse reste à l'affut d'un nouvel article hypothétique. Quelques courageux et  autres habitués se risquent à déposer un commentaire ou même à tenter un mail.

Un grand merci, chers lecteurs, pour votre intérêt et votre fidélité.



Si ces derniers mois, je n'ai pas publié de nouvel article, c'est parce que tout ce que je pouvais écrire me semblait finalement anodin et dénué d'intérêt. Tout ce que j'écrivais me semblait artificiel et sans saveur, complètement fade à côté de ce que j'ai pu vous raconter sur les abricots et qui au contraire vous faisait réagir...

Du coup, j'ai préféré ne plus écrire. Et faire autre chose.


Je me suis remis à la musique, j'ai remeublé mon appartement, j'ai acheté des orchidées.



Ce soir, j'ai eu envie de réécrire à nouveau.



Peut-être est-ce le signe qu'une page s'est vraiment tournée?


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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 1 octobre 3 01 /10 /Oct 23:01

Bon.


Quand on reprend le blog après l'avoir délaissé pendant si longtemps, on a le choix entre plusieurs façons de faire...


Façon de faire n°1:


S'excuser platement auprès de son fan club de la faible activité éditoriale de ces derniers temps.


Lui expliquer qu'à force d'écrire des pages et des pages sur son nombril et tout ce qui tourne autour, on a fini par se poser des questions existentielles et par se dire que "le blog, tu vois, oui mais non, tu vois..."


Puis, une fois que le dit fan club semble avoir à peu près réalisé à quel point un bloggueur torturé, ça peut être compliqué, une fois qu'il a à peu près assimilé le concept du "oui mais non", lui expliquer que finalement, c'est pas vraiment ça et qu'en fait, ce pourrait même être plutôt l'inverse... 


Que si on reprend le blog, c'est parce que "le blog, tu vois, oui mais non, tu vois...Mais avec un peu de recul, tu vois, c'est pas vraiment non, c'est plutôt oui, tu vois?"


(Bon, si tu ne vois pas, ne t'affole pas, c'est normal, il n'y a pas grand chose à voir...)



Façon de faire n°2:


Revenir l'air de rien. Afficher un petit sourire aux lèvres et garder les mains bien enfoncées au fond des poches. Adopter une démarche impassible et passer en sifflotant.


Bref, faire comme si de rien n'était et enchaîner...


Enchaîner, oui... Reste à savoir sur quoi...


Oh! Ne vous inquiétez pas... J'ai bien quelques idées au fond du sac...


En attendant, chers lecteurs, une question que nous vous posons, mon nombril et moi, et sur laquelle nous aimerions avoir votre point de vue.. "A votre avis, qu'est ce qui me fait écrire? "


Soyez brillant!




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Elucubrations diverses... - Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 11:11

Parfois, il ne faut pas grand chose pour se dire qu'une journée commence bien...


Pas grand chose, ça peut être ce morceau de ciel bleu azur que vous apercevez lorsque vous ouvrez vos volets. Ca peut aussi être le bol d'air frais que vous prenez alors en plein visage... Ou encore ce chaud rayon de soleil qui vous fait doucement cligner de l'oeil...


Oui... Parfois, il y a des jours comme ça où il suffit vraiment d'un rien...


Dans ces jours, avez vous remarqué comme tout peut alors vous sembler fascinant?


Le bourgeon d'une orchidée en pleine floraison.


Les grains de poussières en train de danser dans un rai de lumière.


Le simple spectacle de l'animation qu'occasionne sous vos fenêtres l'installation du marché un dimanche matin.


Dans ces moments là, on finit souvent par tomber dans un état contemplatif...  On s'émerveille de la forme des croissants. On prête attention au bruit que font les céréales lorsqu'on verse du lait frais dessus. Même ce jus d'orange que l'on prend pourtant tous les jours a une saveur différente...


Oui... Il y a des jours comme ça où le moindre détail vous semble fascinant....


Fascinant au point de vous redonner une soudaine envie de reprendre le blog...



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Par Gorgonzolla - Publié dans : Elucubrations diverses... - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 10 juin 2 10 /06 /Juin 07:28

Extrait d'un dialogue entre ma bonne conscience et ma mauvaise conscience...

Ecoute... Un jour où l'autre, il faudra bien qu'il se lance et qu'il reprenne son blog... Je pense que le mieux, c'est qu'il se remette à écrire quelque chose là, maintenant...  La suite de l'histoire, par exemple...

Bah, il a le temps, il peut faire ça une autre fois... Et puis tu vois pas que là, il n'a pas vraiment envie? Faut pas qu'il se force...

Il ne vas pas laisser son blog, là comme ça, en plein soleil?

T'inquiète! Ce blog, il en a déjà vu d'autres. Il est solide, il survivra.

Et le blog rank alors? T'as pensé à son blog rank? Ca va complétement dégringoler!

Ca dégrigole déjà, et puis de toutes façons, une chose est sûre, au point où ça en est, ça ne tombera pas plus bas...

Et les lecteurs alors? T'as pensé à ses lecteurs? Il y en a qui suivent le blog depuis le début! Ils vont être déçus... T'as pensé à eux? Ils viennent tous les jours par ici pour savoir la suite de l'histoire!
 


Bon, les gens, vous qui me lisez depuis longtemps, la suite de l'histoire, vous l'avez sans doute déjà devinée...


Quelques heures après avoir envoyé par mail ma lettre aux abricots, je recevais une réponse.


Je ne m'attendais pas à une réponse aussi rapide.


Ni à une réponse aussi courte.


Juste quelques lignes pour dire que de son côté, il n'y avait aucune ambiguité, qu'elle m'appréciait beaucoup comme collègue et comme ami, et qu'elle espérait ne m'avoir jamais rien fait entendre d'autre...


Les Rita Mitsouko avaient raison... Les histoires d'amour finissent mal, en général...


Les abricots sont partis une dizaine de jours en congés.


Dix jours pendant lesquels je me suis demandé comment cela allait bien pouvoir se passer à leur retour...


La suite bientôt...



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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 30 mai 5 30 /05 /Mai 06:08

On dit souvent que passé le cap des deux ans, un blog a toutes les chances de vivre encore de longues années... Tant mieux, dirais-je... Car finalement, ce petit bout d'internet, je l'aime bien quand même...


Bon, d'accord, il faudrait que j'en prenne davantage soin, que je pense de temps en temps à passer la tondeuse,et que surtout, j'arrose plus régulièrement...
Mais même si les modestes statistiques de fréquentation peuvent faire sourire les vieux routiers du blog, elles montrent que ce blog respire, qu'il intéresse des lecteurs...


Ce blog a bien changé depuis sa naissance... Au départ, il s'agissait d'un oeil sur le monde de tous les jours,  d'un regard sur la vie quotidienne et ses saynètes. Puis, très progressivement et sans vraiment que je m'en aperçoive, ce regard vers l'extérieur s'est lentement porté vers l'intérieur. 
Aujourd'hui, ce blog, c'est un peu un divan dans lequel je m'installe confortablement pour parler de "moi, ma vie, mon oeuvre"...  et raconter naturellement ce que paradoxalement, je ne raconte pas naturellement...


Merci à vous qui suivez ce blog, pour votre intérêt et votre fidélité, merci pour vos avis et vos encouragements dans les périodes un peu difficiles, merci pour vos nombreux contacts par mail. Et bien sûr, merci aussi à la majorité silencieuse qui lit ce blog sans oser commenter... 


L'intérêt de ce blog, finalement, ce sont les échanges qui peuvent en résulter. Comprendre et apprendre en échangeant, voilà bien la finalité de ce blog.

 

 


 La suite bientôt,  comme d'habitude....




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 27 mai 2 27 /05 /Mai 07:05

Les plans minutieusement préparés à la Ocean's Eleven, ça ne marche qu'au cinéma... ou alors dans la tête de ceux qui les préparent..


Le mien était pourtant simple... Rentrer avec les abricots le soir, leur remettre cette lettre au dernier moment, comme ça, en se quittant. Cela n'avait rien de compliqué et il semblait vraiment impossible de se rater...


Sauf que voilà... Lorsque les choses paraissent trop simples, il y a toujours des petits lutins démoniaques complètement désoeuvrés qui surgissent de nulle part et qui s'amusent à rajouter un soupçon de complication, un peu comme on rajouterait des épices à un plat pour en relever le goût...


"Et si pour se marrer, on lui collait quelques collègues sur le trajet du retour? Ce serait pas une bonne idée, ça?"


C'était certainement une très bonne idée et ça devait certainement être très drôle... Seulement, moi, cela ne me faisait pas du tout rire... Car le coup des collègues malicieusement placés sur le trajet du retour, ça faisait vraiment tout capoter!


Après avoir fait un bout de trajet ensemble, j'ai donc laissé les abricots poursuivre leur trajet avec les collègues empêcheurs de tourner en rond et je suis rentré chez moi.


Sur le trajet du retour, je me suis dit que peut être était-ce un signe. Peut-être valait-il mieux ne pas forcer le destin, peut-être que...


L'Echéance se rapprochait à grandes foulées, elle était déjà sur mes talons, s'apprêtant à ne faire de moi qu'une bouchée...  Derrière mon dos, j'entendais aussi les lutins se bidonner entre eux...


Non!  Il fallait absolument tordre le cou à ces fichus lutins. Il fallait passer au plan B!


Et c'est là que les Athéniens s'atteignirent, que les Perses se percèrent, que les Satrapes s'attrapèrent, et que je m'aperçus avec effroi qu'il n'y avait pas de plan B!


Je l'ai donc faite simple et sans fioritures... Un coup de scanner, un mail, quelques mots d'accompagnement...


Au moment de cliquer sur "Envoyer", j'ai aussitôt vu les lutins faire la grimace et se volatiliser dans un nuage de fumée violette avec un petit "plop" et j'ai presque souri en voyant l'Echeance se transformer en un petit chien saucisse...


La suite bientôt.




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 21 mai 3 21 /05 /Mai 09:10

Jusque là, je n'avais pas été d'une redoutable efficacité... Pas l'ombre d'une avancée... Et cette satanée Echéance silencieusement lancée à mes trousses qui ne semblait pas vouloir me lacher d'un pouce...


Le compte à rebours était enclenché. Souvent, dans ces cas là, on commence par compter en jour, puis au moment de passer en heure, on se rassure en se disant que c'est toujours mieux que de compter en minute. Le temps passe. On se répéte (comme pour s'en convaincre) qu'on en a encore un peu devant soi, mais qu'il faudrait quand même sérieusement penser à s'activer...


C'était le dernier jour des abricots avant leur départ en vacances. Dernière chance, comme on dit... Il fallait aller jusqu'au bout. Ne plus reculer au dernier moment devant l'obstacle.


La matinée avait été un long supplice. J'agissais machinalement. Le regard souvent perdu à travers la vitre, je n'étais pas du tout concentré sur ce que je faisais.


Totalement absorbé par mes pensées, j'avais l'impression d'évoluer dans un épais brouillard et de ne rien entendre d'autre que le bruit de mes propres réflexions. Je pensais aux abricots, je réfléchissais à ce que j'allais leur dire, comment j'allais le faire, j'essayais d'imaginer leur réaction... Ca en faisait, du bruit... Et évidemment, quand il y a trop de bruit, on n'arrive à rien.


En début d'après-midi, j'ai éprouvé le besoin d'écrire. Et j'ai écrit. Le plus simplement possible. Le plus sincèrement possible. Deux pages manuscrites. Deux pages que je n'avais plus qu'à lui remettre tout à l'heure, à la sortie du bureau.


Une fois cette lettre écrite, tout devenait plus simple. Il ne restait plus qu'à patienter et attendre le moment opportun. Le plus dur était fait.


L'Echéance voyant sa proie lui échapper, a commencé à ralentir, puis s'est arrêtée de courir. Allez, coucouche panier! Sale bête, va!


Mais les meilleurs plans ont toujours une faille...  et je n'avais pas prévu qu'en partant du bureau, nous ne serions pas seuls...


Nous avons alors fait une partie du trajet tous ensemble. Puis, ma lettre dans ma poche, j'ai quitté ma collègue en lui souhaitant de passer de bonnes vacances, la laissant à contre-coeur poursuivre son trajet avec les collègues empêcheurs de tourner en rond.


L'Echéance qui s'était résignée à reprendre le chemin de la niche, s'est alors remise à me poursuivre de plus belle, avec la ferme intention de me dévorer...


La suite, ce soir...





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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 18 mai 7 18 /05 /Mai 11:01

Je m'étais fixé une échéance.


Il restait trois jours avant le départ en vacances des abricots.


Trois jours où je n'ai pensé à rien d'autre qu'à la manière d'aborder avec elle cette question qui me taraudait depuis de longs mois..


Trois jours où je me suis demandé comment faire pour ne pas la brusquer, comment lui parler sans risquer de l'effrayer...


Trois jours, c'est long quand on ne réfléchit qu'à une chose et qu'on se pose une infinité de questions. Car les questions, c'est comme les ribambelles: elles se tiennent toutes par la main, et quand on a le malheur d'en sortir une du chapeau, il y a toute la famille qui vient avec... Je vous assure qu'au bout d'un certain temps, vous avez vraiment l'impression de tourner en rond et que vous vous demandez rapidement si la pelote est encore longue à dérouler...


Trois jours, c'est bien long quand on se triture l'esprit à élaborer plans sur plans. Surtout quand en prenant du recul, on s'aperçoit qu' ils sont plus ridicules les uns que les autres et qu'après avoir évalué leur trop faible potentiel de réussite, on finit par tous les rejeter un par un...


Mais finalement, trois jours, c'est très court quand on voit le temps s'écouler inexorablement et qu'on sent l'Echéance s'approcher de vous, un petit sourire sadique aux lèvres, avec la ferme intention de ramasser votre copie alors que vous n'avez encore rien commencé à écrire dessus...


Je m'étais imposé cette échéance, un peu comme quand gamin, on se dit "Allez, maintenant, je compte jusqu'à trois et j'y vais", et qu'on y va en sachant qu'une fois la bêtise faite et le crâne bien ouvert, il faudrait serrer les dents en marmonant "Même pas mal!" ...


J'aurais pu me contenter de tâter le terrain, de rester à couvert, de m'abriter une fois encore derrière les rochers de l'ambiguité... Mais non... Cette fois, il ne fallait pas tricher, il ne fallait plus repousser. Il fallait faire les choses et ne pas les faire à moitié, car sinon, tout était à refaire. Il fallait oser un peu. Etre entier. Il fallait que je dise aux abricots ce que je ressentais...


Durant ces trois jours, plusieurs occasions se sont présentées, où j'aurais pu aborder la question naturellement. Mais à chacune de ces occasions, je me suis retrouvé tel le joueur de tennis un peu fébrile qui a la possibilité de smasher mais qui doute au dernier moment et n'ose conclure le point...


Pourtant, je m'étais fixé une échéance...  Il fallait aller jusqu'au bout...


La suite un autre jour...
 




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 14 mai 3 14 /05 /Mai 21:57

Ce texto, je l'ai envoyé sans trop vraiment y réfléchir, les mots étaient là, ils s'enchainaient facilement, et je ne me suis pas vraiment posé de question en l'écrivant.


Chose étrange, ce n'est qu'après l'avoir envoyé que je me suis vraiment demandé comment allaient réagir les abricots en le lisant...


Ce texto, c'était quelque chose de spontané, quelque chose que j'avais trouvé naturel de faire à ce moment-là. Quelque chose dont le côté étrangement irréfléchi me surprend encore. Au moins, voilà une chose que j'avais faite sans y penser et repenser une centaine de fois!


Sans vraiment savoir pourquoi, je me suis senti soulagé de l'avoir fait. Légérement grisé, même. J'étais content de cet aveu déguisé, mais un peu inquiet de ce qui pouvait aussi en résulter.


"Moi, je t'adore".


Quelques mots qui disaient tout à qui voulait bien les écouter, tout en restant prudemment cachés derrière d'autres mots au cas où "on" n'aurait pas voulu en entendre parler...


Comment allaient donc réagir les abricots? Comment allaient ils interpréter ce message? Allaient-ils voir le double sens? Allaient-ils faire semblant de ne pas le voir? Allaient-ils ne voir que le message amical?


Sans doute un peu surpris par l'ambiguité du message, les abricots ont été prévisibles et ils n'ont rien répondu.


Le lendemain matin, j'ai retrouvé au bureau des abricots un peu perplexes, n'osant trop rien dire, ne sachant pas trop quoi penser et semblant observer la moindre de mes réactions du coin de l'oeil...


La période des ponts du mois de Mai débutait la semaine suivante. Les abricots allaient en profiter pour partir une dizaine de jours en congés.


Mais il restait encore quelques jours avant leur départ...


La suite demain...





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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 10 mai 6 10 /05 /Mai 23:00

Pour l'avoir fait avant elle, je savais ce que c'était que de rallonger son chemin uniquement dans le but de passer davantage de temps avec quelqu'un et de pouvoir discuter plus longuement avec...


Une fois n'est pas coutume, ce soir là, c'était elle qui faisait le détour...
  Visiblement, elle avait besoin de parler.


Elle me disait qu'elle ne se sentait pas vraiment appréciée de tout ses collègues, que parfois elle ressentait avec certains d'entre eux une distance dont elle ne comprenait pas bien la raison.
Elle me disait se sentir parfois mise à l'écart, évoquant par exemple quelques soirées entre collègues qui avaient eu lieu récemment et où elle n'avait pas été conviée.


Je l'écoutais en cherchant à comprendre les raisons de sa mélancolie.


Puis j'ai cherché à la rassurer en lui disant que pour ma part, je l'appréciais beaucoup, sans forcément vouloir mettre l'accent sur la litote employée.


Quant aux soirées entre collègues où elle n'avait pas été conviée, si ce n'était que ça, on n'avait qu'à aller prendre ensemble un verre un de ces soirs! Je l'ai pensé très fort, mais ne voulant pas profiter de la situation et de son vague à l'âme, je l'ai dit volontairement de manière détachée. Comme on dit quand on dit une phrase en l'air.


Nous avons continué à discuter, à parler des collègues, de l'ambiance au travail...
 Et aussi un peu d'elle.


Arrivé à ma station de bus, je n'ai pas eu envie de la quitter comme ça et je ne suis pas descendu. J'avais envie de prolonger ce moment agréable, de continuer à parler avec elle.


Je n'étais pas pressé. Elle avait fait un détour, je pouvais bien la raccompagner jusqu'à sa station, lui ai-je dit. Je n'aurais qu'à prendre le bus dans le sens inverse pour revenir. L'affaire d'une demie heure, ai-je assuré.


Nous avons continué à parler. Etrangement, je l'ai sentie plus volubile, plus enjouée, moins mélancolique. Et peu à peu, les petits sourires timides sont revenus.


Arrivés à sa station, nous avons traversé la rue et elle a attendu avec moi le bus qui allait me ramener.


Ce dernier a un peu tardé. En l'attendant, nous nous sommes échangés silencieusement plein de sourires, nous nous sommes dit plein de gentillesses.


Le bus est arrivé et nous nous sommes quittés.


J'étais content d'avoir pu lui remonter le moral. Sur le chemin du retour, j'ai ressenti une sensation très étrange. Quelque chose de très agréable... J'avais l'impression de sourire à tout le monde. Je ne me souviens pas de ce à quoi j'avais bien pu penser pendant ce trajet. Peut-être à rien, d'ailleurs.


Avant d'arriver chez moi, sans vraiment trop y réfléchir, j'ai envoyé un texto aux abricots:





La suite demain...




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 9 mai 5 09 /05 /Mai 23:41
Ces derniers mois, j'ai beaucoup pensé aux abricots et je n'ai pas beaucoup écrit...


Mais peut-être qu'à travers les quelques articles publiés, les plus attentifs d'entre vous auront quand même réussi à déceler certains changements dans mon état d'esprit.

 


En fait de changements, il s'agit davantage d'une très lente et très progressive prise de conscience...

 

J'ai peu à peu réalisé que cette relation pleine de complicité et d'intelligence que nous entretenions, les abricots et moi, avait beau être une relation très agréable, ce n'était pas une relation entière. Car en filigrane, il y avait un non-dit de ma part.

 

J'ai aussi réalisé que cette relation "très agréable" mais "pas entière" pouvait continuer ainsi "très longtemps". En effet, pourquoi cela changerait-il? Nous nous entendions bien, nous nous apprécions mutuellement, nous nous faisions confiance...


Cela m'a mis mal à l'aise.


Chaque soir, ma collègue et moi, nous continuions à faire une partie du trajet du retour ensemble. Durant ces trajets, j'ai toujours cherché à deviner ce qui se cachait derrière ses petits sourires timides. Mais depuis quelques temps, étrangement, sans vraiment bien savoir pourquoi, j'avais de plus en plus envie qu'elle sache ce que signifiaient les miens...


J'avais envie que les abricots sachent ce que je ressentais à leur égard.


Voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouvais il y a quelques semaines. Etat d'esprit d'ailleurs renforcé par la bande d'amis, m'exhortant unanimement  "à sortir du bois",  inquiets de me voir rester ainsi bloqué sur une histoire traînant en longueur et soucieux de mon équilibre psychique et mental. (Au moins, j'aurais appris ce que signifie le mot "limerence".)


Un soir, il y a de cela deux semaines, comme cela lui est déjà arrivé de faire quand elle a envie de discuter plus longuement avec moi, ma collègue a fait un détour pour rentrer chez elle...


La suite demain...




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 21:28

L'avantage des blogs où il n'y a pas tous les jours à boire et à manger, c'est que ça maintient l'appétit aiguisé... On reste toujours un petit peu sur sa faim en attendant impatiemment la suite...

Le problème de ces mêmes blogs, c'est que cette suite qu'on attend impatiemment, on ne sait jamais vraiment quand elle arrivera, et parfois, on en vient même à se demander si elle arrivera un jour... (Ne me regardez pas avec ces yeux furibards, SVP, ça me met mal à l'aise, là!)


Vous étiez en train de vous dire que ce blog remuait à peu près autant qu'un poulpe échoué sur le rivage à marée basse ?


Vous vous apprêtiez à me supprimer de votre blog-roll pour cause d'inactivité prolongée?


Ta-ddddammm!!  Lecteurs et lectrices, sous vos yeux ébahis et alors que  vous ne vous y attendiez plus du tout, prochainement un nouvel article écrit rien que pour vous, avec des morceaux de vraie vie dedans, du suspense, de l'émotion, tout ça, tout ça...


Je sais, je sais... Après la folle activité qu'il y a eue sur ce blog ces derniers mois, j'imagine que pour faire revenir les lecteurs, il va falloir un peu plus qu'une annonce au micro, façon "cabaret sur Broadway" ...


Bon.


Revenez donc demain, je vous raconterai la suite des abricots...



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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 2 avril 3 02 /04 /Avr 16:53
Paresse, flemme, manque de motivation... Finalement, tout dépend du point de vue duquel on se place et c'est l'éternel débat du verre à moitié vide ou à moitié plein...


Vous pouvez me croire, Giusepe... Ces derniers temps, si je n'ai pas beaucoup écrit, c'est parce que j'étais bien occupé à côté.


Bon, d'accord... Si je me suis complu dans le repos du blog, sans doute était-ce aussi parce qu'inconsciemment cela m'arrangeait.


Désolé pour l'article sur la mésange et sa fin en queue de poisson, désolé pour le suspense insoutenable involontairement créé, désolé pour cette longue période de silence radio...


En fait, à mon retour de vacances (et oui, ça commence à dater!), j'ai réalisé que j'étais entré dans une espèce de boucle sans fin. J'ai réalisé que si rien ne changeait, rien ne risquait de changer. Que je pouvais continuer de cristalliser silencieusement pendant de nombreuses années encore, à écrire inlassablement sur ce blog tout plein d'articles bucoliques sur les abricots dorés, les jolis lapins, les petites mésanges et que sais-je encore...


Une boucle sans fin, c'est effrayant quand on y pense... C'est sans doute cela qui m'a rendu silencieux le mois dernier...


Voyez vous, je ne relis que très rarement les anciens articles. Par peur de constater de visu que rien n'a changé. Par peur de m'apercevoir que dans la plupart de ces articles, je ne parle que d'Elle. Par peur de retrouver des articles où ce n'est pas le cas et de me rappeler que je m'étais forcé à en écrire quelques uns, "pour changer un peu".


Dernièrement, je n'ai pas voulu me forcer à en écrire, de ces articles "pour-changer-un-peu". Ca n'aurait pas du tout reflété mon état d'esprit du moment et ce serait tombé comme un cheveu dans la soupe... (Bienvenue sur le premier blog qui pense au controle de l'hygiène pour le bien être de ses lecteurs..)
 

Bon, qu'est ce qui me motive à faire ce blog, me demandiez-vous?  Beaucoup de choses, croyez moi..


A la base, ce blog, je voulais m'en servir comme d'un dictaphone. Je voulais l'utiliser pour y noter en vrac mes pensées, mes réflexions, mes élucubrations diverses et variées. Je voulais l'utiliser pour y raconter ce que je voyais dans la vie courante, ce que j'entendais au quotidien. Pour dire ce qui me choquait, ce qui m'amusait. Pour relayer ce que je trouvais d'intéressant sur la Toile. A la base, ce blog, c'était de l'instantané, de la légereté, rien de vraiment sérieux, quoi. Encore moins quelque chose d'organisé.


Au fil du temps, et sans vraiment que je m'en aperçoive, ce blog a progressivement pris une autre orientation. Non pas qu'il soit devenu plus sérieux ou plus organisé (ça se saurait!)... Simplement, vos questions, vos remarques et vos commentaires l'ont lentement fait basculer dans un registre un peu plus personnel.


Aujourd'hui, je m'en sers un peu comme d'une chambre noire qui me permet de figer mes pensées du moment et d'en garder une trace.


Mais je m'en sers surtout comme d'une oreille attentive à qui je peux confier beaucoup de choses à défaut de ne pouvoir (encore) les dire à d'autres oreilles...




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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 30 mars 7 30 /03 /Mars 10:22
Les associations d'idées sont parfois très étranges et vos commentaires me rappellent un souvenir qui me fait bien sourire aujourd'hui...


C'était il y a une vingtaine d'années... J'étais alors en classe de quatrième. Cette année là, pour les cours de Français, nous avions un vieux professeur, un spécimen proche de la retraite, le crâne dégarni, le visage allongé. Il souriait très peu... Le style même du professeur "Sévére-mais-juste". Le genre à très rarement esquisser un sourire, mais dont le sourire irradiait alors toute la classe. Le modèle de prof qu'on fait de moins en moins aujourd'hui...


Si vous connaissez les Dingodossiers de Gotlieb, vous verrez sans doute mieux le type de personnage dont je veux parler... Oui, celui-là même qui desserre les dents une fois par an pour vous lâcher un compliment, et qui, du bout des lèvres, vous gratifie d'un simple "Pas mal, Chaprot" lorsque vous avez fait de l'excellent travail...


Bon, inutile de vous dire qu'à l'époque, je ne faisais pas de l'excellent travail. Je ne faisais pas non plus partie de la catégorie d'éléves pouvant prétendre à un "Pas mal".


Loin de là...


D'ailleurs, je me souviens d'un passage au tableau qui m'avait valu un cinglant et mémorable "Monsieur Gorgonzolla, vous êtes un âne."  Cette simple constatation, dite sur le ton de la plus exquise courtoisie mêlé à un soupçon de commisération avait provoqué l'hilarité de la classe entière et à la récréation de dix heures, ma réputation de baudet s'était répandue comme une trainée de poudre, faisant rapidement le tour de toutes les quatrièmes du collége.  (Ah! Si jeune et déjà si célébre...)


A l'époque, en cours de Français, comme tout une génération de collégiens, nous étudions le Cid.  O rage, ô désespoir, l'amour impossible entre Chimène et Rodrigue, la vieillesse de don Diègue, don Gormas, les Maures, tout ça, tout ça... 


La lecture d'une scène en classe était toujours précédée d'une "lecture dirigée" à faire chez soi la veille, lecture dirigée qui consistait à lire la scène pour y chercher les réponses à quatre ou cinq questions judicieusement posées. Les questions n'allaient pas bien loin (je vous rappelle qu'on était en quatrième et que c'était le Cid, quoi!) , mais elles étaient sensées faire lire entre les lignes, et révéler ce qui se cachait derrière les mystérieux sous-entendus du type "Va, je ne te hais point!"


En début d'heure, trois éléves étaient désignés au hasard et leurs "préparations de lecture" étaient ramassées. Pas quatre, pas cinq. Trois. Et quand je dis "au hasard", ce n'était pas vraiment du hasard... Car tel Michael Scofield analysant le cycle de rotation des gardiens de sa prison pour y déceler une faille, j'avais remarqué que les éléves dont les préparations étaient ramassées étaient ceux se retrouvant le nez en l'air au moment du ramassage... Du coup, fort de cette observation (et de nature un peu flemmarde, faut-il le rappeler), il m'arrivait souvent de faire l'impasse et de trouver le salut en plongeant brusquement en apnée au fond de mon sac, au moment propice...


L'exercice était délicat, mais la combine a marché pendant un temps. Cependant, comme toute combine, elle n'était pas infaillible et ce qui devait arriver arriva. Un jour, bête incident de timing (ça arrive souvent en plongée!), je suis remonté trop vite du fond de mon sac et à peine arrivé à la surface, j'ai vu avec effroi mon nom s'ajouter dans la liste des trois suppliciés du jour.


L'âne n'est peut-être pas très travailleur, mais c'est un animal intelligent et plein de ressources. Et surtout, il ne s'avoue jamais vaincu. Les quelques instants de cohue en début de cours ont été mis à profit pour lire en diagonale la scène, pour survoler (à très haute altitude) les quelques questions et pour glaner à gauche et à droite quelques informations essentielles... En cinq minutes chrono, la préparation de lecture était prête. Style télégraphique, service minimum, sujet-verbe-complément, deux lignes par réponses grand maximum... Une préparation de lecture du genre "Emballé, c'est pesé"...


Le surlendemain, le professeur rendait les copies. L'une d'entre elles était annotée d'un laconique: "Evitez le surmenage!"


Pourquoi je vous raconte ce souvenir? Tout simplement car je trouve que les choses n'ont pas vraiment changé en vingt ans... Je suis toujours aussi flemmard...


Mais patience, chers lecteurs, je me remets à écrire...

 

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Par Gorgonzolla - Publié dans : Tranche de vie... - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 25 février 1 25 /02 /Fév 23:59

mesange.jpg Les abricots et moi, ce n'est pas une histoire simple... 


Une relation basée sur l'estime et le respect mutuels, certes, mais avec en filigrane, cette ambiguité permanente et ce parfum de mystère et d'incertitude qui vous donnent toujours l'impression d'être sur le fil du rasoir...


Ma jeune collègue et moi, nous entretenons une relation intelligente. Parce que c'est une personne intelligente. Sur beaucoup de sujets, professionnels ou non, nous nous comprenons sans forcément avoir besoin de dire les choses. Parfois, il nous suffit d'échanger un mot, un regard ou un sourire...


Nul besoin de grandes phrases ou de longues explications... Il y a entre nous 
cette espèce de connivence, à la fois stimulante et fascinante, cette connexion mystérieuse qui fait qu'on ressent les choses de la même façon... Et pour indiquer que l'on s'est bien compris, il y a cette petite étincelle que l'on voit s'allumer dans les yeux de l'autre, ou encore, cette expression qu'on peut lire sur son visage...


L'inconvénient d'une telle fusion intellectuelle, c'est qu'on finit par prendre l'habitude de ne pas se dire les choses...  On finit par se dire que ce qu'on veut dire à l'autre, on n'a finalement pas besoin de le lui dire, parce qu'il le sait déjà, qu'il l'a déjà deviné, qu'il a déjà tout compris.


Une fois dans cet état d'esprit, on a peur d'insister, on a peur de faire preuve d'indélicatesse, on a peur de rompre maladroitement la magie et l'équilibre de cette relation si complexe... On se pose alors des questions. On hésite à les poser. On ne les pose pas... 


Si vous connaissiez ma collègue, vous me comprendriez:  ce n'est pas une biche qu'on cherche à approcher sans la faire fuir, c'est une petite mésange posée
sur une branche et qui s'envole au moindre souffle de vent...


Avant mon départ en vacances, je ne savais toujours pas comment entrer dans son univers sans la brusquer, je ne savais pas comment faire pour mieux la connaitre sans
l'effrayer. 


Pourtant, elle semblait m'accepter dans son environnement immédiat. Nous nous cotoyions au quotidien, nous échangions via la messagerie instantanée du
bureau, nous plaisantions ensemble... Nous nous étions beaucoup rapprochés. La plupart du temps, nous quittions le bureau ensemble.


Ma jeune collègue
et moi, on s'appréciait, on s'estimait, et surtout, on n'avait pas besoin de se le dire.


Je suis parti en vacances avec mon lot de questions non posées...


A mon retour, je me suis dit que...

 

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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 20 février 3 20 /02 /Fév 19:55

marius-pagnol-2.jpg "Oh, ca va, j'arrive, j'arrive! Cinco minutos, hein!"  (A dire sur le ton un peu ronchon du patron de bar sortant de l'arrière boutique, dérangé pendant sa sieste par un client en train de s'impatienter au comptoir...


Bon, d'accord, c'est vrai que le dernier article date un peu... Mais dites donc, les gens, j'espère que vous ne vous attendiez pas à des mises à jour plus fréquentes... Parce que là, je vous arrête tout de suite: avec moi aux manettes, ca ne risque pas d'arriver... Ici, les mises à jour, c'est du freestyle et une chose est sûre, ça va le rester!

 
Bon, désolé quand même pour tout ceux qui ont trouvé le temps un peu long... J'avais des travaux chez moi dernièrement et du coup, mon appart' s'est un peu transformé en champ de bataille. Par moment, on se serait vraiment cru à Beyrouth! Pas facile d'écrire dans des conditions aussi peu propices...  Bah oui, quoi! Un appart' en vrac, des odeurs de peinture, des bâches un peu partout, autant vous dire que le soir, je n'avais pas tellement envie d'allumer le PC et de me mettre à écrire...


Pourtant, vous vous en doutez, j'ai plein de choses à vous raconter. Je pourrais par exemple vous raconter la suite de l'Argentine et mettre tout plein de photos dans des jolis cubes tournants. Les cubes tournants, ça va,  je pense que je maîtrise à peu près maintenant.  Mais bon, bizzarrement, j'ai l'impression que mes vacances en Argentine, avec ou sans cube tournant, ça a un petit goût de réchauffé et que du coup, ça ne va plus vraiment attirer les foules...


Oh, et puis je sais bien... Vous préféreriez nettement que je revienne à des sujets plus "classiques"...  Que je vous parle par exemple d'un sujet que je n'ai pas abordé depuis longtemps...  C'est vrai, ça... Ca fait longtemps que je ne vous ai plus donné de nouvelles des abricots...


Demain.


Promis.

 

 

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Par Gorgonzolla - Publié dans : Un peu de fromage? - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 11 février 1 11 /02 /Fév 22:06

cinco-minutos.jpg
"Cinco minutos!"

Si vous allez en Argentine, vous entendrez souvent cette petite phrase...

"Cinco minutos!"... Deux petits mots prononcés les yeux dans les yeux, toujours accompagnés d'un sourire Colgate Ultra Brite Fluor et d'un geste de la main signifiant à peu de choses près:  "Yé termine très vite ce que yé souis en train de faire et yé souis à toi... Tou peux mé faire confiance, chico... Cinco minutos, c'est cinco minutos, et no más."

L'argentin n'est vraiment pas mauvais en communication non verbale... D'un regard et d'un simple geste de la main, il arrive à vous dire tout ça et à vous mettre en confiance...

"Cinco minutos!"... La petite phrase magique que vous allez entendre à n'importe quelle occasion....

Vous demandez à un serveur s'il peut vous installer une table en terrasse? "Cinco minutos!"

Vous vous adressez à un guichetier pour obtenir une information précise? "Cinco minutos!"

Vous demandez au chauffeur de bus dans combien de temps il va partir? "Cinco minutos!"

La première fois que vous entendrez ces mots magiques, vous n'y prêterez même pas attention... Docilement, vous vous direz: " Cinq minutes? Si ce n'est que ça... En attendant, profitons gentillement de ce sympathique rayon de soleil".

Le soleil étant bien agréable, vous patienterez dix bonnes minutes. Puis vous tenterez de vous rassurer en vous disant: "Le gars, il avait l'air sérieux. Il va finir par revenir".

Puis, au bout d'un quart d'heure, vous vous direz que la communication non verbale, c'est bien beau, mais qu'on ne vous y reprendra plus!

Et croyez moi, encore quelques expériences de ce type et vous aurez enfin compris qu'en Argentine, cinco minutos, ça ne veut absolument rien dire et que dans ce pays, la notion de temps est très relative...

En Argentine, quand un conducteur de bus vous dit qu'il va partir dans cinco minutos, cela veut dire que vous avez le temps d'allez prendre un café, d'écrire une carte postale, de mettre un peu de crème solaire et d'aller vous allonger dans l'herbe.

En Argentine, si vous apercevez une pancarte "Yo vuelvo!" sur la devanture d'un magasin et que les deux argentins qui trainent dans le coin vous disent que le commerçant vient tout juste de sortir et qu'il revient dans ... cinco minutos, cela veut dire que vous feriez mieux de vous mettre en quête d'un autre magasin...

En Argentine, cinco minutos, ca peut vouloir tout dire.

Tout sauf "cinq minutes".

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Par Gorgonzolla - Publié dans : Elucubrations diverses... - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

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