Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Vendredi 9 mai 2008
Ces derniers mois, j'ai beaucoup pensé aux abricots et je n'ai pas beaucoup écrit...


Mais peut-être qu'à travers les quelques articles publiés, les plus attentifs d'entre vous auront quand même réussi à déceler certains changements dans mon état d'esprit.

 


En fait de changements, il s'agit davantage d'une très lente et très progressive prise de conscience...

 

J'ai peu à peu réalisé que cette relation pleine de complicité et d'intelligence que nous entretenions, les abricots et moi, avait beau être une relation très agréable, ce n'était pas une relation entière. Car en filigrane, il y avait un non-dit de ma part.

 

J'ai aussi réalisé que cette relation "très agréable" mais "pas entière" pouvait continuer ainsi "très longtemps". Pourquoi cela changerait-il? nous nous entendions bien, nous nous apprécions mutuellement, nous nous faisions confiance...


Et cela m'a mis mal à l'aise.


Chaque soir, ma collègue et moi, nous continuions à faire une partie du trajet du retour ensemble. Durant ces trajets, j'ai toujours cherché à deviner ce qui se cachait derrière ses petits sourires timides. Mais depuis quelques temps, étrangement, sans vraiment savoir pourquoi, j'avais de plus en plus envie qu'elle sache ce que signifiaient les miens...


Il me fallait absolument dire aux abricots ce que je ressentais à leur égard.


Voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouvais il y a quelques semaines. Etat d'esprit d'ailleurs renforcé par la bande d'amis, tous unanimes, inquiets de me voir rester ainsi bloqué sur une histoire traînant en longueur ("Au bout de vingt et un mois, il faut que tu sortes du bois, là!") et soucieux de mon bien être psychique et mental. (Au moins, j'aurais appris ce que signifie le mot "limerence".)


Il y a de cela deux semaines, comme cela lui arrive parfois quand elle a envie de discuter plus longuement avec moi, ma collègue a fait un détour pour rentrer chez elle...


La suite demain...




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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Jeudi 8 mai 2008

L'avantage des blogs où il n'y a pas tous les jours à boire et à manger, c'est que ça maintient l'appétit aiguisé... On reste toujours un petit peu sur sa faim en attendant impatiemment la suite...

Le problème de ces mêmes blogs, c'est que cette suite qu'on attend impatiemment, on ne sait jamais vraiment quand elle arrivera, et parfois, on en vient même à se demander si elle arrivera un jour... (Ne me regardez pas avec ces yeux furibards, SVP, ça me met mal à l'aise, là!)


Vous étiez en train de vous dire que ce blog remuait à peu près autant qu'un poulpe échoué sur le rivage à marée basse ?


Vous vous apprêtiez à me supprimer de votre blog-roll pour cause d'inactivité prolongée?


Ta-ddddammm!!  Lecteurs et lectrices, sous vos yeux ébahis et alors que  vous ne vous y attendiez plus du tout, prochainement un nouvel article écrit rien que pour vous, avec des morceaux de vraie vie dedans, du suspense, de l'émotion, tout ça, tout ça...


Je sais, je sais... Après la folle activité qu'il y a eue sur ce blog ces derniers mois, j'imagine que pour faire revenir les lecteurs, il va falloir un peu plus qu'une annonce au micro, façon "cabaret sur Broadway" ...


Bon.


Revenez donc demain, je vous raconterai la suite des abricots...



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Mercredi 2 avril 2008
Paresse, flemme, manque de motivation... Finalement, tout dépend du point de vue duquel on se place et c'est l'éternel débat du verre à moitié vide ou à moitié plein...


Vous pouvez me croire, Giusepe... Ces derniers temps, si je n'ai pas beaucoup écrit, c'est parce que j'étais bien occupé à côté.


Bon, d'accord... Si je me suis complu dans le repos du blog, sans doute était-ce aussi parce qu'inconsciemment cela m'arrangeait.


Désolé pour l'article sur la mésange et sa fin en queue de poisson, désolé pour le suspense insoutenable involontairement créé, désolé pour cette longue période de silence radio...


En fait, à mon retour de vacances (et oui, ça commence à dater!), j'ai réalisé que j'étais entré dans une espèce de boucle sans fin. J'ai réalisé que si rien ne changeait, rien ne risquait de changer. Que je pouvais continuer de cristalliser silencieusement pendant de nombreuses années encore, à écrire inlassablement sur ce blog tout plein d'articles bucoliques sur les abricots dorés, les jolis lapins, les petites mésanges et que sais-je encore...


Une boucle sans fin, c'est effrayant quand on y pense... C'est sans doute cela qui m'a rendu silencieux le mois dernier...


Voyez vous, je ne relis que très rarement les anciens articles. Par peur de constater de visu que rien n'a changé. Par peur de m'apercevoir que dans la plupart de ces articles, je ne parle que d'Elle. Par peur de retrouver des articles où ce n'est pas le cas et de me rappeler que je m'étais forcé à en écrire quelques uns, "pour changer un peu".


Dernièrement, je n'ai pas voulu me forcer à en écrire, de ces articles "pour-changer-un-peu". Ca n'aurait pas du tout reflété mon état d'esprit du moment et ce serait tombé comme un cheveu dans la soupe... (Bienvenue sur le premier blog qui pense au controle de l'hygiène pour le bien être de ses lecteurs..)
 

Bon, qu'est ce qui me motive à faire ce blog, me demandiez-vous?  Beaucoup de choses, croyez moi..


A la base, ce blog, je voulais m'en servir comme d'un dictaphone. Je voulais l'utiliser pour y noter en vrac mes pensées, mes réflexions, mes élucubrations diverses et variées. Je voulais l'utiliser pour y raconter ce que je voyais dans la vie courante, ce que j'entendais au quotidien. Pour dire ce qui me choquait, ce qui m'amusait. Pour relayer ce que je trouvais d'intéressant sur la Toile. A la base, ce blog, c'était de l'instantané, de la légereté, rien de vraiment sérieux, quoi. Encore moins quelque chose d'organisé.


Au fil du temps, et sans vraiment que je m'en aperçoive, ce blog a progressivement pris une autre orientation. Non pas qu'il soit devenu plus sérieux ou plus organisé (ça se saurait!)... Simplement, vos questions, vos remarques et vos commentaires l'ont lentement fait basculer dans un registre un peu plus personnel.


Aujourd'hui, je m'en sers un peu comme d'une chambre noire qui me permet de figer mes pensées du moment et d'en garder une trace.


Mais je m'en sers surtout comme d'une oreille attentive à qui je peux confier beaucoup de choses à défaut de ne pouvoir (encore) les dire à d'autres oreilles...




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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Dimanche 30 mars 2008
Les associations d'idées sont parfois très étranges et vos commentaires me rappellent un souvenir qui me fait bien sourire aujourd'hui...


C'était il y a une vingtaine d'années... J'étais alors en classe de quatrième. Cette année là, pour les cours de Français, nous avions un vieux professeur, un spécimen proche de la retraite, le crâne dégarni, le visage allongé. Il souriait très peu... Le style même du professeur "Sévére-mais-juste". Le genre à très rarement esquisser un sourire, mais dont le sourire irradiait alors toute la classe. Le modèle de prof qu'on fait de moins en moins aujourd'hui...


Si vous connaissez les Dingodossiers de Gotlieb, vous verrez sans doute mieux le type de personnage dont je veux parler... Oui, celui-là même qui desserre les dents une fois par an pour vous lâcher un compliment, et qui, du bout des lèvres, vous gratifie d'un simple "Pas mal, Chaprot" lorsque vous avez fait de l'excellent travail...


Bon, inutile de vous dire qu'à l'époque, je ne faisais pas de l'excellent travail. Je ne faisais pas non plus partie de la catégorie d'éléves pouvant prétendre à un "Pas mal".


Loin de là...


D'ailleurs, je me souviens d'un passage au tableau qui m'avait valu un cinglant et mémorable "Monsieur Gorgonzolla, vous êtes un âne."  Cette simple constatation, dite sur le ton de la plus exquise courtoisie mêlé à un soupçon de commisération avait provoqué l'hilarité de la classe entière et à la récréation de dix heures, ma réputation de baudet s'était répandue comme une trainée de poudre, faisant rapidement le tour de toutes les quatrièmes du collége.  (Ah! Si jeune et déjà si célébre...)


A l'époque, en cours de Français, comme tout une génération de collégiens, nous étudions le Cid.  O rage, ô désespoir, l'amour impossible entre Chimène et Rodrigue, la vieillesse de don Diègue, don Gormas, les Maures, tout ça, tout ça... 


La lecture d'une scène en classe était toujours précédée d'une "lecture dirigée" à faire chez soi la veille, lecture dirigée qui consistait à lire la scène pour y chercher les réponses à quatre ou cinq questions judicieusement posées. Les questions n'allaient pas bien loin (je vous rappelle qu'on était en quatrième et que c'était le Cid, quoi!) , mais elles étaient sensées faire lire entre les lignes, et révéler ce qui se cachait derrière les mystérieux sous-entendus du type "Va, je ne te hais point!"


En début d'heure, trois éléves étaient désignés au hasard et leurs "préparations de lecture" étaient ramassées. Pas quatre, pas cinq. Trois. Et quand je dis "au hasard", ce n'était pas vraiment du hasard... Car tel Michael Scofield analysant le cycle de rotation des gardiens de sa prison pour y déceler une faille, j'avais remarqué que les éléves dont les préparations étaient ramassées étaient ceux se retrouvant le nez en l'air au moment du ramassage... Du coup, fort de cette observation (et de nature un peu flemmarde, faut-il le rappeler), il m'arrivait souvent de faire l'impasse et de trouver le salut en plongeant brusquement en apnée au fond de mon sac, au moment propice...


L'exercice était délicat, mais la combine a marché pendant un temps. Cependant, comme toute combine, elle n'était pas infaillible et ce qui devait arriver arriva. Un jour, bête incident de timing (ça arrive souvent en plongée!), je suis remonté trop vite du fond de mon sac et à peine arrivé à la surface, j'ai vu avec effroi mon nom s'ajouter dans la liste des trois suppliciés du jour.


L'âne n'est peut-être pas très travailleur, mais c'est un animal intelligent et plein de ressources. Et surtout, il ne s'avoue jamais vaincu. Les quelques instants de cohue en début de cours ont été mis à profit pour lire en diagonale la scène, pour survoler (à très haute altitude) les quelques questions et pour glaner à gauche et à droite quelques informations essentielles... En cinq minutes chrono, la préparation de lecture était prête. Style télégraphique, service minimum, sujet-verbe-complément, deux lignes par réponses grand maximum... Une préparation de lecture du genre "Emballé, c'est pesé"...


Le surlendemain, le professeur rendait les copies. L'une d'entre elles était annotée d'un laconique: "Evitez le surmenage!"


Pourquoi je vous raconte ce souvenir? Tout simplement car je trouve que les choses n'ont pas vraiment changé en vingt ans... Je suis toujours aussi flemmard...


Mais patience, chers lecteurs, je me remets à écrire...

 

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Lundi 25 février 2008

mesange.jpgLes abricots et moi, ce n'est pas une histoire simple... 


Une relation basée sur l'estime et le respect mutuels, certes, mais avec en filigrane, cette ambiguité permanente et ce parfum de mystère et d'incertitude qui vous donnent toujours l'impression d'être sur le fil du rasoir...


Ma jeune collègue et moi, nous entretenons une relation intelligente. Parce que c'est une personne intelligente. Sur beaucoup de sujets, professionnels ou non, nous nous comprenons sans forcément avoir besoin de dire les choses. Parfois, il nous suffit d'échanger un mot, un regard ou un sourire...


Nul besoin de grandes phrases ou de longues explications... Il y a entre nous 
cette espèce de connivence, à la fois stimulante et fascinante, cette connexion mystérieuse qui fait qu'on ressent les choses de la même façon... Et pour indiquer que l'on s'est bien compris, il y a cette petite étincelle que l'on voit s'allumer dans les yeux de l'autre, ou encore, cette expression qu'on peut lire sur son visage...


L'inconvénient d'une telle fusion intellectuelle, c'est qu'on finit par prendre l'habitude de ne pas se dire les choses...  On finit par se dire que ce qu'on veut dire à l'autre, on n'a finalement pas besoin de le lui dire, parce qu'il le sait déjà, qu'il l'a déjà deviné, qu'il a déjà tout compris.


Une fois dans cet état d'esprit, on a peur d'insister, on a peur de faire preuve d'indélicatesse, on a peur de rompre maladroitement la magie et l'équilibre de cette relation si complexe... On se pose alors des questions. On hésite à les poser. On ne les pose pas... 


Si vous connaissiez ma collègue, vous me comprendriez:  ce n'est pas une biche qu'on cherche à approcher sans la faire fuir, c'est une petite mésange posée
sur une branche et qui s'envole au moindre souffle de vent...


Avant mon départ en vacances, je ne savais toujours pas comment entrer dans son univers sans la brusquer, je ne savais pas comment faire pour mieux la connaitre sans
l'effrayer. 


Pourtant, elle semblait m'accepter dans son environnement immédiat. Nous nous cotoyions au quotidien, nous échangions via la messagerie instantanée du
bureau, nous plaisantions ensemble... Nous nous étions beaucoup rapprochés. La plupart du temps, nous quittions le bureau ensemble.


Ma jeune collègue
et moi, on s'appréciait, on s'estimait, et surtout, on n'avait pas besoin de se le dire.


Je suis parti en vacances avec mon lot de questions non posées...


A mon retour, je me suis dit que...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Mercredi 20 février 2008

marius-pagnol-2.jpg"Oh, ca va, j'arrive, j'arrive! Cinco minutos, hein!"  (A dire sur le ton un peu ronchon du patron de bar sortant de l'arrière boutique, dérangé pendant sa sieste par un client en train de s'impatienter au comptoir...


Bon, d'accord, c'est vrai que le dernier article date un peu... Mais dites donc, les gens, j'espère que vous ne vous attendiez pas à des mises à jour plus fréquentes... Parce que là, je vous arrête tout de suite: avec moi aux manettes, ca ne risque pas d'arriver... Ici, les mises à jour, c'est du freestyle et une chose est sûre, ça va le rester!

 
Bon, désolé quand même pour tout ceux qui ont trouvé le temps un peu long... J'avais des travaux chez moi dernièrement et du coup, mon appart' s'est un peu transformé en champ de bataille. Par moment, on se serait vraiment cru à Beyrouth! Pas facile d'écrire dans des conditions aussi peu propices...  Bah oui, quoi! Un appart' en vrac, des odeurs de peinture, des bâches un peu partout, autant vous dire que le soir, je n'avais pas tellement envie d'allumer le PC et de me mettre à écrire...


Pourtant, vous vous en doutez, j'ai plein de choses à vous raconter. Je pourrais par exemple vous raconter la suite de l'Argentine et mettre tout plein de photos dans des jolis cubes tournants. Les cubes tournants, ça va,  je pense que je maîtrise à peu près maintenant.  Mais bon, bizzarrement, j'ai l'impression que mes vacances en Argentine, avec ou sans cube tournant, ça a un petit goût de réchauffé et que du coup, ça ne va plus vraiment attirer les foules...


Oh, et puis je sais bien... Vous préféreriez nettement que je revienne à des sujets plus "classiques"...  Que je vous parle par exemple d'un sujet que je n'ai pas abordé depuis longtemps...  C'est vrai, ça... Ca fait longtemps que je ne vous ai plus donné de nouvelles des abricots...


Demain.


Promis.

 

 

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Lundi 11 février 2008

cinco-minutos.jpg
"Cinco minutos!"

Si vous allez en Argentine, vous entendrez souvent cette petite phrase...

"Cinco minutos!"... Deux petits mots prononcés les yeux dans les yeux, toujours accompagnés d'un sourire Colgate Ultra Brite Fluor et d'un geste de la main signifiant à peu de choses près:  "Yé termine très vite ce que yé souis en train de faire et yé souis à toi... Tou peux mé faire confiance, chico... Cinco minutos, c'est cinco minutos, et no más."

L'argentin n'est vraiment pas mauvais en communication non verbale... D'un regard et d'un simple geste de la main, il arrive à vous dire tout ça et à vous mettre en confiance...

"Cinco minutos!"... La petite phrase magique que vous allez entendre à n'importe quelle occasion....

Vous demandez à un serveur s'il peut vous installer une table en terrasse? "Cinco minutos!"

Vous vous adressez à un guichetier pour obtenir une information précise? "Cinco minutos!"

Vous demandez au chauffeur de bus dans combien de temps il va partir? "Cinco minutos!"

La première fois que vous entendrez ces mots magiques, vous n'y prêterez même pas attention... Docilement, vous vous direz: " Cinq minutes? Si ce n'est que ça... En attendant, profitons gentillement de ce sympathique rayon de soleil".

Le soleil étant bien agréable, vous patienterez dix bonnes minutes. Puis vous tenterez de vous rassurer en vous disant: "Le gars, il avait l'air sérieux. Il va finir par revenir".

Puis, au bout d'un quart d'heure, vous vous direz que la communication non verbale, c'est bien beau, mais qu'on ne vous y reprendra plus!

Et croyez moi, encore quelques expériences de ce type et vous aurez enfin compris qu'en Argentine, cinco minutos, ça ne veut absolument rien dire et que dans ce pays, la notion de temps est très relative...

En Argentine, quand un conducteur de bus vous dit qu'il va partir dans cinco minutos, cela veut dire que vous avez le temps d'allez prendre un café, d'écrire une carte postale, de mettre un peu de crème solaire et d'aller vous allonger dans l'herbe.

En Argentine, si vous apercevez une pancarte "Yo vuelvo!" sur la devanture d'un magasin et que les deux argentins qui trainent dans le coin vous disent que le commerçant vient tout juste de sortir et qu'il revient dans ... cinco minutos, cela veut dire que vous feriez mieux de vous mettre en quête d'un autre magasin...

En Argentine, cinco minutos, ca peut vouloir tout dire.

Tout sauf "cinq minutes".

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par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Mercredi 6 février 2008

Patience, chers lecteurs! Si les mises à jour sur ce blog se font légérement attendre, c'est simplement parce que le bout du monde, il faut un peu de temps pour en revenir complétement... Là, même plusieurs jours après mon retour, j'ai l'impression que la vie n'a pas encore tout à fait repris son cours normal... Une sorte d'effet "retour de vacances" qui semble vouloir persister plus que de coutume... C'est assez agréable finalement, même si on se dit qu'un jour où l'autre, il faudra bien atterrir...


Mais bon, pour l'instant, je plane, je survole, je suis épaté par le détachement avec lequel je prends les choses... Tracas du quotidien, papiers à ranger, factures à régler, courses à faire, linge à repasser, canalisation d'eau à réparer, c'est tellement grisant de se sentir vraiment au dessus de tout ça...
Alors pour ce qui est de nourrir son blog, vous imaginez bien! Pour l'instant, j'ai l'esprit bien ailleurs et la tête encore pleine d'images et de souvenirs de ces quelques semaines passées en Patagonie...

undefinedTout a commencé par la Terre de Feu, avec la descente sur Ushuaia où, après une rapide traversée des nuages et un court virage au dessus de l'océan, l'avion s'est mis à emprunter un couloir aérien au milieu des montagnes. Le survol du canal Beagle, avec de part et d'autre des sommets enneigés était un spectacle saisissant et complétement inattendu, laissant présager d'autres belles surprises...

Ushuaia... Petite bourgade simple et paisible située à 54°48'Sud.  "La ciudad mas austral del Mundo", comme l'annoncent tous les prospectus... "El Fin del Mundo", comme le proclamment fièrement les argentins. Pour ne pas les vexer, on veut bien les croire sur parole et ne pas mentionner Puerto Williams (54°56'Sud), un poil plus au sud, mais qui est de l'autre côté du canal et a donc le malheur de se retrouver du côté chilien... 


Allez, ne chipotons pas non plus. Avec Ushuaia, les argentins ont aussi leur Finisterre. Avec 2 "R".  Mais bon, n'en déplaise aux bretons, le mot prend une toute autre dimension dès lors qu'on déroule une carte et qu'on prend conscience des échelles et des distances.


Parfois, en regardant la carte, on se demande aussi ce que peut bien venir faire une ville à cet endroit-là, au milieu de nulle part, coincée entre le canal Beagle et les sommets de la Précordillère des Andes. Car on imagine bien que les conditions de vie n'y sont pas aussi douces tout au long de l'année...


La visite du Museo del Fin del Mundo permet d'avoir une première explication. A l'origine, Ushuaia était une prison où on envoyait les criminels récidivistes. Le premier groupe de bagnards y a été déporté en 1896.  L'idée du gouvernement argentin était alors de coloniser la Terre de Feu avec les prisonniers, un petit peu comme sur le modèle australien. L'hostilité du milieu naturel faisait d'Ushuaia une des prisons les plus sûres de l'époque...

Milieu naturel hostile, ça, je veux bien le croire... La période actuelle de l'année correspond à l'été dans l'hemisphère sud. Le soleil est chaud et les températures sont agréables. Mais en voyant la proximité du continent Antarctique, on se demande quel visage Ushuaia peut bien avoir en hiver et on ne peut s'empêcher d'imaginer sous le blizzard et recouvertes d'un épais manteau de neige, toutes ces maisons aux toits si colorés...

Ushuaia se visite assez rapidement.  La ville est construite tout en longueur autour d'une artère principale où sont regroupés tous les commerces. Une promenade arborée permet de longer le canal et d'arriver au port de plaisance. Dans la ville, les constructions sont simples et semblent robustes. On trouve ici et là quelques troquets animés où il faut absolument goûter aux bières locales. La Cape Horne ou la Beagle, par exemple. Des "cervezas" légérement maltées, à la fois agréables et désaltérantes.

Même si on sent bien que le poumon d'Ushuaia est principalement le tourisme, on ne peut s'empêcher d'admirer l'environnement naturel dans lequel la ville s'est intégrée.  Un environnement qui prend différents visages selon le climat très changeant de la région. Selon les nuages et le vent, les chaînes de montagnes se font tour à tour menaçantes, inquiétantes, apaisantes, et les eaux du canal peuvent d'un coup s'assombrir alors qu'elles donnaient l'envie d'y plonger cinq minutes auparavant. Bref, une ambiance très étrange, où on ne se sent pas grand chose face aux éléments naturels...


Plusieurs moyens pour mieux profiter de cette ambiance très particulière... Prendre un voilier, traverser le canal, débarquer sur un de ces îlots inhabités, et passer une après-midi à observer la faune et la flore, à s'imprégner de ce parfum de nature vierge et sauvage...


Ou alors parcourir les nombreux sentiers sillonnant le parc national Terra del Fuego, partir à l'ascension du Cerro Guanaco et  profiter d'une vue imprenable sur Ushuaia...


 


(Cliquez sur les faces du cube pour visualiser les photos)


 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Lundi 4 février 2008

finisterre.jpgBon... Effectivement... J'aurais pu vous laisser un petit mot sur la devanture du blog... 

Un truc tout simple... Du genre "Fermeture occasionnelle du blog pour cause de propriétaire parti au bout du monde"...


Un truc écrit sans fioriture... En "Times New Roman"  et en police 12 par exemple.... Ou alors, en "Comic sans MS" ,  pour faire moins sérieux...

 
Avertir son public d'une prochaine coupure de son et d'image, j'ai déjà vu faire ça sur certains blogs... C'est plutôt pas mal... Ca tend à montrer un certain souci du lecteur et ça permet d'éviter de le retrouver au retour de vacances dans un état de frustration avancé..


Mais si je ne l'ai pas fait, chers lecteurs, c'est parce que justement, je comptais vous écrire du bout du monde...


En tout cas, je vous assure qu'au départ, j'en avais vraiment l'intention.


Et même si je n'ai rien écrit, c'est l'intention qui compte, non?
 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Samedi 12 janvier 2008

undefinedAndy Warhol disait "A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale" . Et il a bien précisé quart d'heure... Fifteen minutes...


Là, Kevin Costner, avec son affiche de cinéma, cela fait plus de cinq jours qu'il est en première page de ce blog... Autant dire que son temps de célébrité mondiale est plus que dépassé... Par souci d'équité pour tout ceux qui n'ont pas encore connu leur quart d'heure warholien et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je me vois donc contraint de lui retirer la tête de gondole de ce blog...  Ce qui, au passage, vous vaut ce nouvel article...


Non mais c'est vrai, quoi! On le trouve déjà sur Allociné, sur Wikipédia et en huit centièmes de seconde, Google répertorie plus de 4 millions de sites parlant de lui... Il ne va pas non plus se mettre à squatter indéfiniment ce petit blog indépendant et paisible, juste parce que j'ai remis la main sur le DVD d'un
film dans lequel il a eu l'heur de jouer...


D'ailleurs, vous êtes sans doute en train de vous demander ce qui a bien pu m'amener à vous parler de ce
film...


En voilà une vraie question qu'elle est pertinente! Ca me fait plaisir d'avoir des lecteurs qui suivent et qui posent de vraies questions (surtout quand les questions, c'est moi qui les suggére) !  Oui... Que vient faire ce film sur l'affaire des missiles cubains dans un blog où on parle d'
amour et de sentiments et où il est très souvent question de clémentines, d'abricots et de lapin? Que viennent faire ces engins de destruction massive dans ce petit coin bucolique de la blogosphère, où on passerait volontiers son temps à gambader nu au milieu des chèvres, à boire l'hydromel paresseusement allongé à l'ombre des oliviers, avec pour seule ambiance musicale le doux gazouillis d'oiseaux au plumage chamarré mêlé au clapotis rieur d'une rivière aux reflets argentés... 


Mais je m'égare... Et la question essentielle reste entière: pourquoi vous avoir parlé de ce film?


Et bien tout simplement parce que c'est un film qui m'a fait réfléchir...  Oh, la réflexion n'a pas été très intense, vous vous en doutez bien... D'ailleurs, elle n'a porté ni sur l'affaire des missiles, ni sur la période de la Guerre Froide, ni sur des questions de géopolitique ou de géostratégie, ni sur quoique ce soit de vraiment sérieux... (Ce n'est pas trop le genre de la maison!) 


En fait, si je vous ai parlé de ce film, c'est juste parce que je trouve qu'il délivre un certain message d'espoir. Il montre que parfois, ça paye d'avoir des convictions et d'avoir le courage de s'y tenir. Il rappelle que ce n'est pas parce qu'on n'est pas nombreux à penser quelque chose qu'on a forcément tort... 


«Un jour, chacun pensera exactement ce qu’il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions» disait Andy Warhol... Pas faux...


En fait, si je vous ai parlé de ce film, c'est aussi parce qu'après l'avoir vu, une étrange association d'idée m'a fait penser aux
abricots et réfléchir à ce que me répétent certains de mes amis à ce sujet... Désolé les amis, mais je suis ainsi fait... Têtu et obstiné... Et surtout, j'aimerais bien connaître la suite de cette histoire qui au fil du temps, continue de s'écrire, lentement, imperceptiblement, mot après mot, virgule après virgule...



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Dimanche 6 janvier 2008

13jours.jpgHier soir, conformément à la résolution n°27 prise en cette nouvelle année 2008, j'ai retroussé mes manches et j'ai fait un peu de rangement... En rangeant, je suis tombé sur un vieux DVD. (Je sais, j'ai une vie palpitante... mais c'est aussi un petit peu pour ça que vous venez sur ce blog, non?)


C'était un DVD dont j'avais oublié jusqu'à l'existence... Bien caché sur une étagère, il devait dormir là depuis un bon moment, tombant peu à peu dans l'oubli. Sur le boîtier, une épaisse couche de poussière s'était déposée, à travers laquelle  (oui, j'ai des yeux bioniques! Et alors?), on pouvait lire le titre du film...


"Treize jours".
  Pas quatorze, pas douze. Treize.


Bizarre. Le titre ne me disait absolument rien. Avais-je déjà vu ce film? Je ne m'en souvenais même pas... De quoi pouvait-il bien parler?


Dans les contes des Mille et Une Nuits, lorsqu' Aladin trouve une lampe et la frotte, il en fait sortir un génie enturbanné, en burnou et babouches, qui lui exauce trois de ses souhaits. Moi, en passant un coup de chiffon sur la jaquette, bah rien... J'ai juste fait apparaître une jaquette dépoussiérée...  On y voit un décor un peu sombre, un ciel orageux, trois hommes à l'air sérieux et au regard grave, le tout sur fond de bannière étoilée et de Maison Blanche... Pas même une tête d'affiche un peu connue... Ah si, le gominé du fond, celui au front plissé et soucieux comme un professeur d'anthropologie, ça doit être Kevin Costner...


En général, les affiches, ça permet de savoir assez vite le genre de film auquel on a affaire... Normal, me direz vous, c'est étudié pour. Sur cette affiche là, pas de doute... Ces trois lascars au regard déterminé ne sont pas là pour rigoler... On sent bien qu'ils s'apprêtent à sauver le monde d'une catastrophe imminente... On se demande juste ce que les scénaristes hollywoodiens ont bien pu inventer comme catastrophe ce coup-ci... Menace terroriste? Catastrophe naturelle? Invasion extra-terrestre?


Et bien figurez vous qu'ils n'ont rien inventé du tout, puisque "Treize jours" est un film relatant des évenements s'étant réellement déroulés... Kevin Costner, c'est Kenny O'Donnel, conseiller à la Maison Blanche. Les deux autres hommes sur l'affiche, ce sont les frères Kennedy... Et les treize journées, ce sont celles qui se sont écoulées entre le début de la crise des missiles de Cuba et son dénouement. C'était durant le mois d'octobre 1962 (Non, non, pas la peine de me remercier, c'est aussi l'une des missions de ce blog, que de vous permettre d'enrichir votre culture générale... Si, si, j'vous assure!)


Pour en revenir au film, il évoque davantage la gestion de la crise au sein de la Maison Blanche que le thème de la Guerre Froide entre les deux super puissances du moment. Il est assez intéressant car au delà des enjeux et des aspects politiques de cette crise, ce sont davantage les mécanismes de prise de décision qui y sont analysés... L'accent est mis sur les tensions internes et les luttes d'autorité en résultant, ainsi que sur les affrontements et les désaccords sur la stratégie à adopter au sein d'un même camp... Et si on arrive à faire abstraction de quelques passages un peu trop estampillés "God Bless America", c'est plutôt un film qui se laisse regarder car en filigrane, on peut y lire beaucoup de choses...


Pourquoi je vous parle de ce film? Je vous le dirai dans le prochain article...

 

 

 

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Lundi 31 décembre 2007
cadran1.jpgBon, je l'avoue, ce soir encore, je comptais me draper dans le silence majestueux du blogueur en mal d'inspiration... Je n'avais vraiment pas l'intention d'écrire... 

Puis j'ai pensé à vous, chers lecteurs... J'ai pensé à vous qui venez frapper régulièrement à la porte de ce blog, qu'il vente ou qu'il neige, les mains complétement bleuies par le froid, les pieds enveloppés de vieux chiffons... (NDLR: Ca fait un peu Cosette, là, mais c'est juste parce que j'ai relu hier le tome I des Misérables...)

Je vous ai imaginés en train de cogner contre le carreau embué, le regard brillant et plein d'espoir... Et j'ai alors entendu s'élever la voix acariâtre du mauvais boulanger, celui-là même qui fait ses croissants à l'unité:

- "Non, pas cette fois... J'ai pas eu le temps d'en faire aujourd'hui... Repassez demain..."
bougonnait-il... 

Là, pris d'un incommensurable remord en imaginant votre déception, je me suis dit que j'avais beau être un tout petit artisan du Net, deux articles en un mois, ce n'était quand même pas terrible... Même en cette période un peu particulière... Car cela a beau être la fin de l'année, ce n'est pas une raison de s'arrêter d'écrire... Même si le changement d'année est toujours une période un peu étrange où on se dit souvent "On verra à la rentrée"... 

Avec le changement d'année, on a tendance à procrastiner. Car on a toujours l'impression que quelque chose va changer... Un peu comme si le changement de millésime impliquait forcément du renouveau. Alors que finalement, si on y réfléchit bien, il n'y a pas vraiment de raison pour qu'il y ait quelque chose qui change... 

Une année qui se termine, une autre qui commence, et avec elle, tout ce qu'on peut en espérer, tout ce qu'on peut en redouter... Mélange inconscient d'angoisse et d'espoir sur lequel bien souvent, on ne parvient pas à mettre de mots... Un peu d'irrationnel que vont encore exploiter les vendeurs de magazines, à grand renfort d'horoscopes, en vous révélant dès demain tout ce que vous réserve l'année 2008... Amour, Travail, Famille, Santé, vous saurez tout... Et cela, sans même l'avoir demandé... 

Pour ma part, je ne prédis pas encore l'avenir... 

Cela ne m'empêche pas de vous souhaiter une très bonne année 2008 en espérant qu'elle apporte des réponses à toutes vos questions, des solutions à tout vos problèmes... Et comme la vie, ce n'est heureusement pas que cela, espérons que cette nouvelle année 2008 vous apporte aussi tout ce que vous pouvez en attendre d'autre...




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par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Dimanche 16 décembre 2007

inspiration.JPGLes crises subites de léthargie gorgonzollesque, ce n'est pas bon pour les statistiques  de fréquentation du blog... Oh, non...  <petit hochement de tête de gauche à droite>...  pas bon du tout...

Car les gens, ils veulent bien revenir une fois, deux fois, trois fois pour vérifier les mises à jour de leur blog favori... Mais au bout d'un certain temps, s'il n'y a toujours pas de nouvel article publié, dans un éclair de lucidité, ils  finissent quand même par se dire:  "Non, mais... De qui se moque-t-on ici?  Maintenant, c'est décidé: s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie!!"

C'est vrai quoi... Que diriez vous de votre boulanger si à chaque fois que vous venez chercher un croissant, il vous disait le sourire aux lévres: "Ah désolé, je n'en ai pas fait aujourd'hui, mais revenez demain..."

Bon, il faut le reconnaître, la mise à jour de ce blog, c'est vraiment une catastrophe ces derniers temps... Comme d'habitude, pas grand chose à la décharge du fainéant de scribouillard  qui rédige ces articles à ma décharge... Une horloge qui tourne toujours un peu trop vite... Et puis très certainement, une légére baisse d'inspiration et de motivation ces derniers temps..

Vous savez, l'approche de l'hiver, le changement de luminosité, les jours qui raccourcissent, l'arrivée du froid, tout ça, tout ça... Oui, ça doit être ça... Ca n'a l'air de rien, mais l'hiver et tout ses signes avant-coureurs, ça doit très certainement jouer sur l'inspiration...

C'est très curieux, l'inspiration... D'habitude, j'ai l'écriture plutôt facile, je parviens sans trop de difficulté à écrire sur tout et sur rien... D'ailleurs, écrire sur rien, je pense même que j'y arrive assez bien...

Mais là, depuis quelques jours, et bien justement, rien de rien... Le vide total... L'impression de se retrouver seul devant la blancheur des steppes ukrainiennes... Une très étrange blancheur... Une blancheur s'étendant à perte de vue... Une blancheur complétement ouatée, presque éblouissante, un peu planante...  Une blancheur vertigineuse mais très rapidement angoissante... Celle de la page blanche... 

Les phrases qu'on commence à écrire et qu'on efface aussitôt... L'impression d'aller à la chasse au papillon à chaque fois qu'on cherche le mot juste... La frustrante impression d'avoir des choses à écrire et de ne pas réussir à le faire comme on le souhaiterait... L'impression de se retrouver devant son clavier comme une poule venant de trouver un couteau...

A ce sujet, je rassure rapidement Jerry et les autres lecteurs... Non, non, il n'y a pas d'os... Le lapin ne semble pas effrayé... Et il continue à gambader gentillement ici et là...

Davantage de nouvelles la prochaine fois...  



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Samedi 1 décembre 2007

poule-couteau-2.jpg

Face à cette réponse totalement inattendue et pour le moins mystérieuse, je me suis senti à peu près aussi bête qu'une poule venant de trouver un couteau...

Vous vous demandez sans doute ce que fait une poule qui trouve un couteau et ce que j'ai bien pu répondre au lapin?    (Oui, je sais, ça devient une véritable basse-cour, ce blog, mais je fais ce que je veux, d'abord!)

Et bien, pendant quelques secondes, je suis resté un peu perplexe... Trois mots, trois petits points, un smiley... Bonjour, le décryptage...

Au départ, je me suis demandé si elle ne répondait pas à autre chose... S'il n'y avait pas un quiproquo possible. Je me suis aussitôt précipité pour relire tout ce que je venais de lui écrire... Scroll, scroll, scroll... Non, a priori, cela ne semblait pas être le cas... Une question, une réponse, pas de doute, la question et la réponse allaient forcément ensemble!

Et ce smiley tout confus qui n'arrêtait pas de rougir... 

Peut-être s'était elle trompée d'émoticône? Une erreur de frappe est si vite arrivée... Se tromper de smiley, c'est un truc qui peut arriver...  Oui... Ca arrive... Quelquefois... Des fois.. Parfois...

Sauf que non... Se tromper de smiley, cela aurait pu arriver à n'importe qui, mais certainement pas à elle qui les manie avec une époustouflante dextérité ...

En matière de smiley, je suis assez conservateur. Je me cantonne au :-), parfois, j'ose un ;-)  et c'est à peine si j'exprime mon incompréhension avec un  :-s .  
Elle, par contre, elle les maîtrise à peu près tous... Le smiley "motus et bouche cousue"  :-#   motus.JPG  pour dire "promis, croix de bois, crois de fer, je ne le répéterais à personne",  le smiley "je renifle et j'éclate en sanglots"  :'(   pleur.JPG   pour dire qu'elle s'arrache les cheveux sur un problème (... et  que de l'aide serait bienvenue) ...

Et je ne vous parle pas de tous les autres que parfois elle utilise aussi comme une ponctuation naturelle...

Le smiley rougissant, c'est  :-$ ...  Autant dire que techniquement parlant, (regardez où c'est donc qu'elle est cachée, la touche "$" sur votre clavier!)  il semble plutôt difficile de le confondre avec autre chose...

Mais alors, si les trois mots, les trois petits points et le smiley veulent bien dire ce qu'ils veulent dire, se pourrait-il que...???

Le fonctionnement du cerveau est bien mystérieux  et les associations d'idées qui s'y font sont parfois des plus étranges... En effet, c'est à ce moment précis que, de manière complètement improbable, m'est revenue à l'esprit cette séquence d'un épisode de Friends, The one in Barbados  (Saison IX, Episode 24)... 



La scène se passe dans un hôtel... Ross et une de ses nouvelles amies, Charlie, sont à côté du bar, cachés derrière une plante verte...
 

Charlie: ... I kind of realized I... was starting to have feelings... for someone else.
Ross: (apparently unruffled) Oh... Can I... can I ask who?
Charlie: I think you know.
Ross: I think I know too, but I’ve been really wrong about this stuff in the past, so...


C'était très étrange... Un flash très court,  vraiment une micro seconde, mais qui a suffi à me rappeler que moi aussi, je m'étais beaucoup trompé sur ce genre de choses dans le passé. Donc...

Que fait une poule qui trouve un couteau?  Je vous le demande...

Pas de cliffhanger cette fois-ci, mais la suite demain...clin-d-oeil.JPG



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Dimanche 25 novembre 2007

vase.jpg"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?"

Cette question m' est venue à l'esprit comme ça...  Elle pouvait sembler anodine dans le contexte immédiat de notre conversation. Oui, finalement, c'était une question toute banale...

Et d'ailleurs, n'importe quelle réponse aurait très bien pu convenir... 

Quelqu'un d'un peu rigide aurait très bien pu répondre par un simple "Euh non, je ne change pas facilement d'avis..." . Une personne un peu plus souple aurait pu se réfugier derrière un "Ben si, ça dépend..." un peu plus nuancé...  Même l'absence de réponse aurait pu être une réponse possible...

Sauf que...

En formulant cette question, je pensais à autre chose... et du coup, vue sous cet angle là, la question n'était plus si innocente que cela, et d'anodine, elle devenait sibylline... 

Quand on pose une question ambigue à un lapin, il faut s'attendre à une réponse ambigue...

"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" lui avais-je demandé...

Le lapin s'est arrêté tout net de taper sur son clavier, a semblé réfléchir quelques secondes, puis a répondu:

"Si, au contraire..."

Et il a rajouté un petit smiley tout rougissant...smiley.JPG




[La suite, bientôt]


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Samedi 24 novembre 2007

lapin-panpan.jpgBon, chose promise, chose dûe, voici la suite du blog... Où en étais-je donc resté avant que le chien ne mange mon devoir? Ah oui... J'étais en pleine digression sur les routes de campagne les soirs d'été...

Les routes de campagne les soirs d'été, c'est l'étoile filante qui traverse l'obscurité et vous fait silencieusement prononcer un voeu même si vous ne vous dites pas superstitieux... Les routes de campagne les soirs d'été, c'est un concert en dolby surround d'un million de criquets cachés dans les fougères, c'est aussi le clair de lune façon lampadaire géant JC Decaux... mais c'est surtout le fameux petit lapin de garenne que vous avez parfois la chance de croiser sur votre chemin...

Ce soir là, en me connectant à Google Talk, j'ai eu de la chance, j'ai vu un petit lapin..

Un lapin de garenne, c'est plutôt craintif... Mais on ne sait jamais pour autant comment ça va réagir... Parfois, ça détale à toute allure... Parfois, non... Ce soir là, mon lapin de garenne n'a pas détalé... Il devait être très surpris de ma présence car cela faisait bien des mois qu'il ne m'avait pas vu dans les parages... Il est resté immobile, tous les sens en alerte... Je n'ai pas bougé non plus et nous sommes restés ainsi, quelques longues secondes à nous observer... Silencieusement...

Ca n'a l'air de rien, mais je vous rappelle que nous sommes sur Google Talk et je vous promets que quelques longues secondes de silence sur une messagerie instantanée à se regarder en chien de faïence, c'est quand même assez impressionnant... 

Deux icônes vertes, la mienne, la sienne... La mienne marquée "Online", la sienne marquée "Available"... Il suffisait d'un clic de souris pour parler au lapin... (NDLR: complétement surréaliste, cette dernière phrase, mais bon, passons...)

Je me suis decidé à rompre le silence en premier... Oh, rien de bien méchant, ni de très audacieux, vous imaginez bien!   Le lapin a répondu en souriant...  Contact établi... Je n'ai pas voulu l'effrayer et le retenir plus longtemps. Je lui ai donc souhaité une bonne soirée et je me suis déconnecté quelques secondes plus tard. Le plus court échange que nous ayons jamais eu par chat, ma collègue et moi... Mais il fallait renouer doucement.

Au quotidien, ma collègue et moi, nous continuons à être très proches. Nous discutons très peu de vive voix. Enormément par chat. Et ces derniers temps, de plus en plus souvent par SMS. 

Nous nous attendons toujours l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir et sur le trajet du retour, même si nous ne parvenons pas encore à aborder de sujets plus personnels, je sens bien cette confiance mutuelle et cette sincérité raffraîchissante qu'il y a entre nous. J'aime beaucoup la petite voix qu'elle prend lorsque nous nous échangeons des petites informations anodines sur le ton de la confidence. Entre nous deux, il semble vraiment y avoir une relation particulière, bien davantage qu'une relation de collègue à collègue. J'ai souvent l'impression qu'elle se sent bien avec moi. J'aimerais bien savoir à quel point...

Ces derniers temps, avec les grèves de transport en commun, nous passons davantage de temps ensemble, à marcher dans l'obscurité, à nous échanger des confidences "anodines", à nous sourire, à ne rien dire, à avoir l'air gêné, mais à se sentir bien...  On ne l'a pas assez dit aux infos: une grève de transports en commun, ça a des bons côtés... Parfois, ça peut rapprocher des gens...

L'autre jour, alors que nous étions tous les deux en train de discuter de je ne sais plus quel sujet (par chat, évidemment), elle a lâché dans la conversation un "Mais moi, je reste sur ma position..."   Je ne sais pas ce qu'il m'a alors pris, du tac au tac, je lui ai répondu  "Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" 

Elle a paru réfléchir quelques secondes et m'a alors dit...

[ Satanée éclipse bloguesque... La suite demain ] 



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Vendredi 23 novembre 2007

Eclipse-lune.jpgBon, alors là, les gens, sans le savoir, vous venez de vivre un phénomène qui se produit de temps en temps dans l'univers des blogs... Vous venez de vivre ce qu'on appelle communément une "éclipse bloguesque".

Et oui... Cette brutale coupure de son et d'image que vous venez de subir, ça porte u