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Elucubrations diverses...

Mardi 27 janvier 2009


On la dit délicate, parfois capricieuse...

L'orchidée n'est en fait rien de tout cela.
C'est une magnifique plante dont la beauté des fleurs est tout simplement fascinante...

Elle ne pousse pas n'importe où, et c'est peut-être là le côté capricieux qu'on lui prête, mais une fois bien acclimatée à son environnement, elle n'exige pas de soins particuliers.

Il faut juste apprendre à la regarder. Savoir rester attentif à son ensoleillement. Surveiller l'exposition de ses fleurs. Et surtout ne pas la bousculer. Car c'est bien connu, l'orchidée est sensible aux perturbations brutales de son environnement. Elle n'aime pas qu'on la bouscule.


L'orchidée, il faut aussi savoir lui parler... Cela peut sembler difficile de premier abord, mais le langage orchidée n'est pas très compliqué en soi... Simplicité et honnêteté en sont les maîtres-mots... Une orchidée, ça ne triche pas..


Parlez lui donc, et vous verrez, elle vous le rendra à sa manière... Une orchidée, ça a plein de choses à révéler... L'air de rien, c'est bavard à sa façon: il faut juste qu'elle vous accepte et qu'elle accepte de vous répondre...


On la pense fragile, mais non... L'orchidée est une plante bien plus robuste qu'on ne le croit, et demandant bien moins d'attention qu'on ne l'imagine... Une plante indépendante, pourrait-on presque dire!


La vie est pleine de petits plaisirs minuscules... Prenez donc le temps d'observer votre orchidée jour après jour. Regardez ses fleurs s'éclore une à une... 
En admirant la couleur et la texture soyeuse et veloutée de chacun de ses pétales, vous aurez le plaisir de vous dire que si votre orchidée fleurit, c'est tout simplement qu'elle doit se sentir bien avec vous...



Par Gorgonzolla - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
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Jeudi 8 janvier 2009

Le titre de l'article précédent annoncait en grande pompe la réouverture du blog... Souvenez vous! Cela tenait en quatre mots seulement...

"Back to the business!"...

Une annonce en Arial Black, police 12, sobre mais percutante, diffusée urbi et orbi sur tous les agrégateurs de flux RSS de la planète Blog...

Aux quatre coins du monde, des internautes sont restés scotchés nuit et jour derrière leurs écrans pour ne pas rater l'évenement...


Dans plusieurs pays, les cybercafés ont été littéralement pris 
d'assaut... Des groupes Facebook rassemblant les innombrables fans du blog se sont créés ici et là...  Des forums de discussion se sont multipliés, lançant des rumeurs plus folles les unes que les autres, ajoutant à l'effervescence de la blogosphère...


Bref, "Back to the business"... Un buzz énorme, du quasi jamais vu depuis l'avénement du Web 2.0!


Bon, ça, c'était il y a un mois, raconté avec un brin d'imagination et un soupçon de mise en scène...


Depuis, il y a eu la crise, le chômage, la pluie, la neige, le froid... (NDLR: Ceci est une phrase 
fourre-tout. Principe de la phrase fourre-tout: derrière les points de suspension, vous pouvez rajouter tout ce qui vous passe par la tête, et plus cela fait causette de bistrot, mieux c'est...)


Ce soir, nous voilà à nouveau au point de départ...

N-ième tentative de redécollage du blog...  En espérant que cette 
fois-ci, il parviendra enfin à reprendre son envol et n'ira pas s'écraser comme les fois précédentes en bout de piste en vomissant toute son huile sur le tarmac....



Allez, chauffe Marcel!

 

 

 

 

 

 

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Par Gorgonzolla - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
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Mercredi 1 octobre 2008

Bon.


Quand on reprend le blog après l'avoir délaissé pendant si longtemps, on a le choix entre plusieurs façons de faire...


Façon de faire n°1:


S'excuser platement auprès de son fan club de la faible activité éditoriale de ces derniers temps.


Lui expliquer qu'à force d'écrire des pages et des pages sur son nombril et tout ce qui tourne autour, on a fini par se poser des questions existentielles et par se dire que "le blog, tu vois, oui mais non, tu vois..."


Puis, une fois que le dit fan club semble avoir à peu près réalisé à quel point un bloggueur torturé, ça peut être compliqué, une fois qu'il a à peu près assimilé le concept du "oui mais non", lui expliquer que finalement, c'est pas vraiment ça et qu'en fait, ce pourrait même être plutôt l'inverse... 


Que si on reprend le blog, c'est parce que "le blog, tu vois, oui mais non, tu vois...Mais avec un peu de recul, tu vois, c'est pas vraiment non, c'est plutôt oui, tu vois?"


(Bon, si tu ne vois pas, ne t'affole pas, c'est normal, il n'y a pas grand chose à voir...)



Façon de faire n°2:


Revenir l'air de rien. Afficher un petit sourire aux lèvres et garder les mains bien enfoncées au fond des poches. Adopter une démarche impassible et passer en sifflotant.


Bref, faire comme si de rien n'était et enchaîner...


Enchaîner, oui... Reste à savoir sur quoi...


Oh! Ne vous inquiétez pas... J'ai bien quelques idées au fond du sac...


En attendant, chers lecteurs, une question que nous vous posons, mon nombril et moi, et sur laquelle nous aimerions avoir votre point de vue.. "A votre avis, qu'est ce qui me fait écrire? "


Soyez brillant!




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Par Gorgonzolla - Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire
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Dimanche 28 septembre 2008

Parfois, il ne faut pas grand chose pour se dire qu'une journée commence bien...


Pas grand chose, ça peut être ce morceau de ciel bleu azur que vous apercevez lorsque vous ouvrez vos volets. Ca peut aussi être le bol d'air frais que vous prenez alors en plein visage... Ou encore ce chaud rayon de soleil qui vous fait doucement cligner de l'oeil...


Oui... Parfois, il y a des jours comme ça où il suffit vraiment d'un rien...


Dans ces jours, avez vous remarqué comme tout peut alors vous sembler fascinant?


Le bourgeon d'une orchidée en pleine floraison.


Les grains de poussières en train de danser dans un rai de lumière.


Le simple spectacle de l'animation qu'occasionne sous vos fenêtres l'installation du marché un dimanche matin.


Dans ces moments là, on finit souvent par tomber dans un état contemplatif...  On s'émerveille de la forme des croissants. On prête attention au bruit que font les céréales lorsqu'on verse du lait frais dessus. Même ce jus d'orange que l'on prend pourtant tous les jours a une saveur différente...


Oui... Il y a des jours comme ça où le moindre détail vous semble fascinant....


Fascinant au point de vous redonner une soudaine envie de reprendre le blog...



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Par Gorgonzolla - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
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Lundi 11 février 2008

cinco-minutos.jpg
"Cinco minutos!"

Si vous allez en Argentine, vous entendrez souvent cette petite phrase...

"Cinco minutos!"... Deux petits mots prononcés les yeux dans les yeux, toujours accompagnés d'un sourire Colgate Ultra Brite Fluor et d'un geste de la main signifiant à peu de choses près:  "Yé termine très vite ce que yé souis en train de faire et yé souis à toi... Tou peux mé faire confiance, chico... Cinco minutos, c'est cinco minutos, et no más."

L'argentin n'est vraiment pas mauvais en communication non verbale... D'un regard et d'un simple geste de la main, il arrive à vous dire tout ça et à vous mettre en confiance...

"Cinco minutos!"... La petite phrase magique que vous allez entendre à n'importe quelle occasion....

Vous demandez à un serveur s'il peut vous installer une table en terrasse? "Cinco minutos!"

Vous vous adressez à un guichetier pour obtenir une information précise? "Cinco minutos!"

Vous demandez au chauffeur de bus dans combien de temps il va partir? "Cinco minutos!"

La première fois que vous entendrez ces mots magiques, vous n'y prêterez même pas attention... Docilement, vous vous direz: " Cinq minutes? Si ce n'est que ça... En attendant, profitons gentillement de ce sympathique rayon de soleil".

Le soleil étant bien agréable, vous patienterez dix bonnes minutes. Puis vous tenterez de vous rassurer en vous disant: "Le gars, il avait l'air sérieux. Il va finir par revenir".

Puis, au bout d'un quart d'heure, vous vous direz que la communication non verbale, c'est bien beau, mais qu'on ne vous y reprendra plus!

Et croyez moi, encore quelques expériences de ce type et vous aurez enfin compris qu'en Argentine, cinco minutos, ça ne veut absolument rien dire et que dans ce pays, la notion de temps est très relative...

En Argentine, quand un conducteur de bus vous dit qu'il va partir dans cinco minutos, cela veut dire que vous avez le temps d'allez prendre un café, d'écrire une carte postale, de mettre un peu de crème solaire et d'aller vous allonger dans l'herbe.

En Argentine, si vous apercevez une pancarte "Yo vuelvo!" sur la devanture d'un magasin et que les deux argentins qui trainent dans le coin vous disent que le commerçant vient tout juste de sortir et qu'il revient dans ... cinco minutos, cela veut dire que vous feriez mieux de vous mettre en quête d'un autre magasin...

En Argentine, cinco minutos, ca peut vouloir tout dire.

Tout sauf "cinq minutes".

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Lundi 31 décembre 2007
cadran1.jpg Bon, je l'avoue, ce soir encore, je comptais me draper dans le silence majestueux du blogueur en mal d'inspiration... Je n'avais vraiment pas l'intention d'écrire... 

Puis j'ai pensé à vous, chers lecteurs... J'ai pensé à vous qui venez frapper régulièrement à la porte de ce blog, qu'il vente ou qu'il neige, les mains complétement bleuies par le froid, les pieds enveloppés de vieux chiffons... (NDLR: Ca fait un peu Cosette, là, mais c'est juste parce que j'ai relu hier le tome I des Misérables...)

Je vous ai imaginés en train de cogner contre le carreau embué, le regard brillant et plein d'espoir... Et j'ai alors entendu s'élever la voix acariâtre du mauvais boulanger, celui-là même qui fait ses croissants à l'unité:

- "Non, pas cette fois... J'ai pas eu le temps d'en faire aujourd'hui... Repassez demain..."
bougonnait-il... 

Là, pris d'un incommensurable remord en imaginant votre déception, je me suis dit que j'avais beau être un tout petit artisan du Net, deux articles en un mois, ce n'était quand même pas terrible... Même en cette période un peu particulière... Car cela a beau être la fin de l'année, ce n'est pas une raison de s'arrêter d'écrire... Même si le changement d'année est toujours une période un peu étrange où on se dit souvent "On verra à la rentrée"... 

Avec le changement d'année, on a tendance à procrastiner. Car on a toujours l'impression que quelque chose va changer... Un peu comme si le changement de millésime impliquait forcément du renouveau. Alors que finalement, si on y réfléchit bien, il n'y a pas vraiment de raison pour qu'il y ait quelque chose qui change... 

Une année qui se termine, une autre qui commence, et avec elle, tout ce qu'on peut en espérer, tout ce qu'on peut en redouter... Mélange inconscient d'angoisse et d'espoir sur lequel bien souvent, on ne parvient pas à mettre de mots... Un peu d'irrationnel que vont encore exploiter les vendeurs de magazines, à grand renfort d'horoscopes, en vous révélant dès demain tout ce que vous réserve l'année 2008... Amour, Travail, Famille, Santé, vous saurez tout... Et cela, sans même l'avoir demandé... 

Pour ma part, je ne prédis pas encore l'avenir... 

Cela ne m'empêche pas de vous souhaiter une très bonne année 2008 en espérant qu'elle apporte des réponses à toutes vos questions, des solutions à tout vos problèmes... Et comme la vie, ce n'est heureusement pas que cela, espérons que cette nouvelle année 2008 vous apporte aussi tout ce que vous pouvez en attendre d'autre...




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Vendredi 23 novembre 2007

Eclipse-lune.jpg Bon, alors là, les gens, sans le savoir, vous venez de vivre un phénomène qui se produit de temps en temps dans l'univers des blogs... Vous venez de vivre ce qu'on appelle communément une "éclipse bloguesque".

Et oui... Cette brutale coupure de son et d'image que vous venez de subir, ça porte un nom... Eclipse bloguesque... Si, si, ça vient de sortir. Google connaît pas encore, mais vous verrez, il va vite apprendre...

L'éclipse bloguesque, c'est le genre de truc qui ne prévient pas, qui vous tombe dessus, comme  ça, inopinément, au moment où vous vous y attendez le moins, un peu comme un contrôleur de la RATP à la descente du bus un jour de grève... Ca arrive... On ne s'y attend jamais... C'est comme les pluies de grenouilles dans Magnolia... Et quand ça arrive, on ne peut dire qu'une chose...  "It happens!"....
 
Vous étiez tranquille sur votre blog, en train de raconter quelque chose d'intéressant et tout, et tout? Paf, c'est le moment que choisit l'éclipse bloguesque pour frapper... Sournoisement tapie dans l'ombre et rampant silencieusement, c'est à ce moment précis qu'elle bondit, toutes griffes dehors...

L'éclipse bloguesque, c'est le truc bête qui prive vos gentils lecteurs de tout ces articles quotidiens  hebdomadaires  écrits quand j'en ai le temps, les laissant dans une incertitude follement angoissante et un suspense  difficilement soutenable...

Chers lecteurs, face à cette éclipse bloguesque, je vous ai imaginés désemparés, affolés, paniqués... Un petit peu comme les Incas dans le Temple du Soleil, lorsque Tintin fait mine d'éteindre leur astre fétiche...

En imagination, je vous ai même entendus vous lamenter: "Ciel, il va pas nous faire ce coup là! Et la suite de l'histoire alors???"

(NDLR: Les voix à l'intérieur, c'est mon petit côté Jeanne d'Arc... Faut pas vous inquiéter, je me soigne et le soir, je prends bien tout mes cachets avant de dormir...) 

Bon, comme je ne souhaite pas que vous me preniez tout de suite pour le mégalo que je suis un petit peu quand même, je vous épargnerais les scènes d'hystérie collective qui m'ont effleuré l'esprit, les défilés de pleureuses habillées en noir, s'autoflagellant et réclamant la suite du blog, les centaines de chèvres et de moutons immolés juste pour que je reprenne mon clavier...

Je ne vous en parlerais pas, mais je suis sensible à toutes ces manifestations (Comment ça, elles sont imaginaires?) et du coup, vous aurez la suite du blog demain, promis...

Désolé pour  ce long silence tout de même un petit peu  largement dépendant de ma volonté, et pour reprendre une expression souvent entendue ces derniers temps, veuillez m'excuser pour la gêne occasionnée...


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Dimanche 29 juillet 2007

Il vient à peine de faire son apparition dans le paysage parisien, mais a déjà fait couler beaucoup d'encre... Certains le trouvent carrément laid avec son aspect gris un peu terne, d'autres trouvent ses formes plutôt modernes et lui concédent volontiers un air assez tendance...

En tous les cas, chacun y va de son petit avis personnel, et une chose est sûre, le Vélib' ne laisse personne indifférent...

Pour mettre un peu au parfum les non initiés, Vélib', dans la capitale, c'est un peu l'événement de l'été...

Vélib', c'est l'arrivée fracassante d'un nouveau système de transport urbain, avec la mise en place d'un réseau de vélos en location libre-service à un prix de revient symbolique...

Depuis quelques jours, impossible de circuler dans Paris sans croiser un Vélib'.

Du touriste en goguette au jeune cadre dynamique cravaté, le Vélib' est en train de faire de nombreux adeptes cet été...

Mais ses détracteurs sont nombreux et souvent, les mêmes mots reviennent comme une litanie: bobo, gauche caviar, démagogie...

Personnellement, je trouve que la mise en place de Vélib' est une excellente initiative... Ecologie, lutte contre la pollution, tout ça, tout ça... J'ai même l'impression que Vélib' a encouragé certains parisiens à remonter de la cave leur propres vélos et à réapprendre la ville à vélo... Faire redécouvrir le vélo aux parisiens... Ce que le Tour de France n'est pas arrivé à faire, Vélib' semble y réussir...

Le côté bobo du Vélib'? Sans doute cette approche un peu communautaire, cette notion de mutualisation de biens.... Cette façon simple de venir et de se servir, de prendre à un endroit un vélo et de le déposer autre part, sans se  soucier de quoique ce soit d'autre et en sachant qu'un autre en fera de même derrière... Oui, le fameux côté bobo du Vélib', ça doit sans doute être cette façon de dématérialiser l'objet... On ne le posséde plus physiquement, mais cela n' empêche pas d'en avoir quand même l'usage... Ca change un peu la façon de penser, et c'est peut-être cela qui heurte...

 

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Samedi 2 décembre 2006

Je blogge, tu blogges, il bloggue... Pourquoi bloggons nous? Pourquoi lisons nous des blogs? Qu'est ce qui pousse ainsi une partie des internautes à raconter leurs histoires? Qu'est ce qui pousse une autre partie d'entre eux à les lire?

Quand on y réfléchit, le concept d'écrire un journal et de le laisser lire par la planète entière est somme toute assez étrange, et la tentation est grande de faire le rapprochement avec l'exhibitionnisme...  La vérité est à mon avis bien différente...

Voilà près de sept mois que je blogge... Au départ, l'idée était de partager de façon totalement détachée une scène de la vie courante, une anecdote vécue au quotidien, une réflexion faite comme ça en attendant le bus...   

"Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues" précise l'édito...

Au fil du temps et sans que je m'en aperçoive vraiment, les motivations ont lentement évolué et les articles ont progressivement pris une teinte un peu plus personnelle... Aujourd'hui, j'en suis à vous parler de ma vie sentimentale... Croyez moi, c'est une chose que je n'aurais jamais imaginé faire il y a sept mois... Comment expliquer une telle évolution?

A force d'écrire et de me savoir lu par des inconnus, je pense avoir progressivement ressenti le besoin de communiquer avec ces personnes n'appartenant pas à mon entourage...  J'ai l'impression, chers lecteurs, que ce sont vos commentaires qui ont donné à ce blog son orientation actuelle... Un blog où tout ce qui est raconté est véridique mais surtout, un blog où je vous fais part de mes états d'âme et de mes pensées les plus personnelles... Je ne me livre pas facilement,  mais sur mon blog, je peux le faire grâce à l'anonymat d'Internet...

A ce jour, il n'y a que deux de mes amis qui savent qui se cache derrière le fantasque Gorgonzolla et son masque vénitien... Mes autres amis me réclament l'adresse de mon blog, mais je ne peux la leur communiquer ... Cela casserait tout... 

[NDLR: Chers amis qui me connaissez, si un jour vous tombez sur cet article, j'espère que vous me comprendrez... Et puis, surtout, ne me dites pas que vous avez trouvé mon blog et que vous me lisez...]

Ce blog a sept mois... Sept mois pendant lesquels je me suis peu à peu construit cette liberté d'écriture...

En sept mois, il s'en est passé des choses... Beaucoup d'autres blogs ont aussi évolué et c'est assez amusant d'analyser cette évolution... La naissance, la vie, mais aussi la mort d'un blog... Comme le disait tonton André (le mari de Tante Ursule... )  "Quand le moteur ne tourne plus, la voiture s'arrête" .... Façon imagée de dire qu'un écorché vif n'écrira plus dès lors qu'il aura trouvé la sérénité qu'il cherchait,  et  qu'un célibataire ne nous parlera plus de ses déboires sentimentaux une fois l'âme soeur trouvée...

Blogger est un passage, une étape. On commence mais on s'arrêtera forcément un jour ou l'autre... Mais pendant cette étape, on est content de faire un bout de chemin avec les autres... Car blogger, c'est aussi lire les blogs des autres...

Et c'est là qu'on réalise la justesse des proverbes de cette vieille peau de Tante Ursule... "Qui se ressemble s'assemble"... On aime lire les blogs des personnes dont on se sent proche et on a tendance à se sentir proche des bloggeurs qui pensent comme nous... Vous l'aurez remarqué, les bloggeurs qui se lisent se commentent et se linkent les uns les autres... Une véritable communauté!

Et vous alors? Pourquoi bloggez vous?

 

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Mercredi 16 août 2006

Je me suis toujours demandé pourquoi les vendeurs de roses qui écument les restos étaient principalement d'origine indienne... Sont-ce les mêmes qui vendent des marrons chauds l'hiver?

Pourquoi les chinois sont-ils si fortement représentés dans le mileu des revendeurs informatiques?

Pourquoi mon concierge est-il systématiquement portuguais, et ce quelque soient  le coin et l'immeuble dans lesquels j'emménage?

Pourquoi l'épicerie du coin est-elle toujours tenue par le même vieil arabe en blouse grise à la moustache poivre sel?  Je parle bien sûr de l'épicerie où il y a marqué "Alimentation Générale", celle  où on se ruine pour un pot de Nutella, et qui est ouverte jusqu'à pas d'heure...  D'ailleurs, il y en a certainement une à côté de chez vous.... Vous n'avez qu'à vérifier, le vieux bonhomme à lunettes et en blouse grise est bien là!

Si quelqu'un a un semblant d'explication, je suis preneur....

  

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Dimanche 2 juillet 2006

Je me suis toujours demandé si Alice était bien réelle... Vous savez, Alice, de chez Alice ADSL... La jeune femme blonde au petit sourire malicieux, à la démarche gracieuse et à la chevelure au vent, bien propre sur elle et tout et tout...

Au départ, je me suis dit qu'en choisissant une telle égérie le Fournisseur d'accès risquait d'effaroucher le public féminin et de se priver inconsciemment d'une partie de ce public. Mais non, elle a beau faire fantasmer les hommes, Alice ne porte pas ombrage à leurs femmes car elle ne se pose pas en concurrente... (Bravo aux publicistes, c'était pas facile à réaliser...)

Alors, pour en revenir à la question initiale: image de synthése ou réincarnation sur terre d'une déesse de la beauté?

Et bien non, à ce qu'il paraitrait, Alice est bien réelle...  Elle est née à Rome et s'appelle Vanessa Hessler...

Vanessa, on a du vous le dire souvent mais je vous le redis quand même,  vous êtes charmante et absolument ravissante...

 

 

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Mardi 27 juin 2006

Un truc que j'ai reçu par mail aujourd'hui... Comme il ne s'agissait ni se se cotiser pour implanter un myocarde au petit Brian, ni de participer aux recherches organisées pour retrouver Penny Simpson, disparue depuis 1995, et comme l'ensemble n'avait pas l'air trop délirant, je vous ai fait un petit copier-coller ci-dessous pour vous en faire profiter...


Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :

 · 57 asiatiques, 21 européens, 14 américains (Nord, Centre et Sud), 8 africains;
 · 52 femmes et 48 hommes;
 · 30 blancs et 70 non blancs;
 · 30 chrétiens et 70 non chrétiens;
 · 89 hétérosexuels et 11 homosexuels;

 · 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA.
 · 80 vivraient dans de mauvaises maisons;  
 · 70 seraient analphabètes;
 · 50 souffriraient de malnutrition; 
 · 1 posséderait un ordinateur;
 · 1 serait en train de naître;
 · 1 serait en train de mourir;
 · 1 aurait un diplôme universitaire.  


Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident. Prenez en considération aussi ceci :

· Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

· Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.

· Si vous pouvez allez à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

· Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.

· Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.

· Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares.

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Vendredi 16 juin 2006

Hier soir, avec des amis, on discutait au resto, des tracas quotidiens des uns et des autres... La conversation allait bon train, les mères de famille expliquant que leurs rejetons ne leur laissaient plus une minute à elles, que les imprévus du boulot leur rendaient la vie impossible, qu'une femme aujourd'hui se devait d'être non seulement une femme aimante, mais aussi une maîtresse de maison accomplie, une mère poule, et une business woman avertie...

Au bout d'un certain moment, j'ai lancé un truc du style: "Pour faire front simultanément à la vie professionnelle, la vie familiale et ses tracas quotidiens, il suffit de faire preuve  d'un peu d'organisation... "... Une lapalissade qui sur le coup me semblait  innocente...  mais apparement ne l'est  pas, vu les débats animés auxquels elle a donné lieu... Je me suis littéralement fait la-pi-der: " Ne parle pas de choses que tu ne connais pas", "T'es célibataire et sans gamin et du coup, tu n'as qu'à penser qu'à ta petite personne", etc.

J'avais vraiment l'impression d'avoir touché un point sensible... Et parce que je suis un peu du genre à taper là où ça fait mal, non content de camper sur mes positions, j'ai poussé un peu plus loin, histoire de voir...

A entendre tout un chacun se plaindre, j'ai ainsi affirmé que l'on n'était pas tant à plaindre et qu'il fallait savoir relativiser...

On m'a regardé comme si je débarquais directement de la planéte Mars et voilà à peu près ce que j'ai entendu: "Mais t'es vraiment qu'un égoïste...  On te parle de nos problémes, les amis doivent être là pour soutenir et toi, tu dis qu'on n'a pas le droit de se plaindre.. T'es vraiment trop perso."...

Du coup, je ne sais plus qui est vraiment égoïste... Celui qui étale ses problémes sans forcément penser aux malheurs qui arrivent à d'autres personnes, ou celui qui adopte la démarche opposée...

Je persiste et signe, le malheur, ce n'est pas quelque chose d'absolu et se plaindre d'être réveillé à 6h du matin par un bébé en bonne santé réclammant son biberon n'a pas de commune mesure avec le fait de ne pouvoir donner naissance à un enfant, ou de voir un proche agoniser sans pouvoir le soigner...

Les chochottes, réapprenez un peu prendre sur vous, faites un sport un peu physique  (un peu d'endurance, par exemple, c'est très bon pour exercer la volonté...) forgez vous  un mental d'acier, agissez ...

Mens sana in sano corpore...

 

Le Marquis.

 

 

 

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Mardi 13 juin 2006

 

Animal doté d'un bec, d'une paire d'ailes, et d'un cerveau ridiculement petit.

Dans les grandes villes, le pigeon peut être considéré comme une sorte de rat volant. Il est omnivore et est extrêmement bête. La majorité du temps, il ne sait pas ce qu'il mange. A un tel point qu'on pourrait presque soumettre l'idée à Bertrand Delanöe d'étudier le dressage de quelques escadrilles de pigeons pour venir renforcer les Motocrottes de la Mairie de Paris.

La parade nuptiale du pigeon des villes est particulièrement ridicule... Il gonfle le jabot, étale les plumes de sa queue, et se met à tourner dans tous les sens autour de la femelle, jusqu'à ce que celle ci , excédée, finisse par s'envoler. Et oui... Quand un imbécile vous importune et vous tourne autour en roucoulant et en faisant le beau, il n'y a qu'une seule chose à faire, s'enfuir...  Avez vous remarqué en cette période avancée de la saison des amours, le nombre de râteaux que se prenait en moyenne un pigeon mâle? Des fois, on est content de ne pas être un pigeon...

Comme chez les hommes, il existe des pigeons ne prenant aucun soin d'eux. Ceux là vivent généralement en marge... Vous les reconnaitrez sans aucun problème, ils sont sales, ont un plumage terne un peu ébouriffé,  et semblent encore plus éteints que les pigeons normaux...

Bon, je ne sais pas pourquoi je vous parle du pigeon ce soir. Comme quoi, ce blog, c'est vraiment du grand n'importe quoi....

 

Le Marquis

 

 

 

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Mardi 13 juin 2006

Ah, la théorie des objets sympathiques.... Un de mes amis m'a parlé de ce concept il y a quelque temps... Mais vous, savez vous ce qu'est un objet sympathique?

Rien de tel qu'un bon exemple pour comprendre...

Un collégue arrive au bureau. Il pose son sac par terre, et commence à vider les poches de sa veste pour ne pas le déformer. Téléphone portable, clés, paquet de kleenex. Il se met à fouiller la poche droite. Puis c'est le tour de la poche intérieure. Il a l'air de chercher quelque chose... Il tate la poche gauche et son visage s'illumine soudain. Il a trouvé. Là, tout le monde se demande ce qu'il pouvait chercher et ce qu'il va sortir... La main sort doucement de la poche et révéle une belle orange, qu'il dépose à côté de son ordinateur...

C'est ce qu'on appelle un objet sympathique... Un objet inattendu dans un environnement donné, presque insolite, un objet possédant un certain capital "sympathie", un objet qui à défaut de vous faire sourire, ne peut manquer d'attirer votre attention...

La chasse aux objets sympathiques, en voilà un bon passe-temps...  Se pratique n'importe où, avec ou sans entraînement, pas besoin de permis, ni de fusil, une bonne paire d'yeux suffit.

Comme le disait Herta, ne passons pas à côté des choses simples...

 

Le Marquis

 

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Samedi 10 juin 2006

Bon, alors, je ne sais pas pour vous, mais moi, ce que je regarde en premier chez une personne, ce sont ses mains et ses chaussures...

Si vous regardez bien autour de vous, vous verrez  tantôt des mains épaisses, tantôt des mains fortes, ou alors des mains fines voire des mains racées. Examinez aussi les doigts et les ongles... Vous aurez les doigts aux jointures solides, les doigts fins de pianiste, les ongles soignés, les ongles complétement endeuillés... Chaque main est unique et raconte l'histoire de son  propriétaire, il suffit de savoir l'entendre et de la comprendre... La morphologie de la main est généralement très révélatrice du caractére de la personne...

Quant aux chaussures, c'est tout pareil... Vous verrez des chaussures éculées, des chaussures mal cirées, des lacets usés, ou au contraire, des chaussures très bien entretenues... Là aussi, écoutez attentivement  ce qu'elles ont à dire...

A partir d'aujourd'hui, si vous ne le faisiez pas auparavant, examinez discrétement les mains que vous serrez, et à chaque poignée de mains distribuée, (toujours discrétement bien sûr, car sinon, vous allez rapidement passer pour un psychopathe!)  portez votre regard par terre afin de voir comment est chaussé votre interlocuteur.... Et s'il a des mocassins en peau de requin, surtout ne rigolez pas car c'est impoli...

Faites vous votre propre opinion... Généralement, le lieu de travail est un terrain d'analyse idéal... De temps à autre, vous trouverez sur ce blog quelques analyses de mains et de chaussures... En général, ce n'est jamais triste!!

 

 

Le Marquis

 

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