Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Dimanche 30 mars 2008
Les associations d'idées sont parfois très étranges et vos commentaires me rappellent un souvenir qui me fait bien sourire aujourd'hui...


C'était il y a une vingtaine d'années... J'étais alors en classe de quatrième. Cette année là, pour les cours de Français, nous avions un vieux professeur, un spécimen proche de la retraite, le crâne dégarni, le visage allongé. Il souriait très peu... Le style même du professeur "Sévére-mais-juste". Le genre à très rarement esquisser un sourire, mais dont le sourire irradiait alors toute la classe. Le modèle de prof qu'on fait de moins en moins aujourd'hui...


Si vous connaissez les Dingodossiers de Gotlieb, vous verrez sans doute mieux le type de personnage dont je veux parler... Oui, celui-là même qui desserre les dents une fois par an pour vous lâcher un compliment, et qui, du bout des lèvres, vous gratifie d'un simple "Pas mal, Chaprot" lorsque vous avez fait de l'excellent travail...


Bon, inutile de vous dire qu'à l'époque, je ne faisais pas de l'excellent travail. Je ne faisais pas non plus partie de la catégorie d'éléves pouvant prétendre à un "Pas mal".


Loin de là...


D'ailleurs, je me souviens d'un passage au tableau qui m'avait valu un cinglant et mémorable "Monsieur Gorgonzolla, vous êtes un âne."  Cette simple constatation, dite sur le ton de la plus exquise courtoisie mêlé à un soupçon de commisération avait provoqué l'hilarité de la classe entière et à la récréation de dix heures, ma réputation de baudet s'était répandue comme une trainée de poudre, faisant rapidement le tour de toutes les quatrièmes du collége.  (Ah! Si jeune et déjà si célébre...)


A l'époque, en cours de Français, comme tout une génération de collégiens, nous étudions le Cid.  O rage, ô désespoir, l'amour impossible entre Chimène et Rodrigue, la vieillesse de don Diègue, don Gormas, les Maures, tout ça, tout ça... 


La lecture d'une scène en classe était toujours précédée d'une "lecture dirigée" à faire chez soi la veille, lecture dirigée qui consistait à lire la scène pour y chercher les réponses à quatre ou cinq questions judicieusement posées. Les questions n'allaient pas bien loin (je vous rappelle qu'on était en quatrième et que c'était le Cid, quoi!) , mais elles étaient sensées faire lire entre les lignes, et révéler ce qui se cachait derrière les mystérieux sous-entendus du type "Va, je ne te hais point!"


En début d'heure, trois éléves étaient désignés au hasard et leurs "préparations de lecture" étaient ramassées. Pas quatre, pas cinq. Trois. Et quand je dis "au hasard", ce n'était pas vraiment du hasard... Car tel Michael Scofield analysant le cycle de rotation des gardiens de sa prison pour y déceler une faille, j'avais remarqué que les éléves dont les préparations étaient ramassées étaient ceux se retrouvant le nez en l'air au moment du ramassage... Du coup, fort de cette observation (et de nature un peu flemmarde, faut-il le rappeler), il m'arrivait souvent de faire l'impasse et de trouver le salut en plongeant brusquement en apnée au fond de mon sac, au moment propice...


L'exercice était délicat, mais la combine a marché pendant un temps. Cependant, comme toute combine, elle n'était pas infaillible et ce qui devait arriver arriva. Un jour, bête incident de timing (ça arrive souvent en plongée!), je suis remonté trop vite du fond de mon sac et à peine arrivé à la surface, j'ai vu avec effroi mon nom s'ajouter dans la liste des trois suppliciés du jour.


L'âne n'est peut-être pas très travailleur, mais c'est un animal intelligent et plein de ressources. Et surtout, il ne s'avoue jamais vaincu. Les quelques instants de cohue en début de cours ont été mis à profit pour lire en diagonale la scène, pour survoler (à très haute altitude) les quelques questions et pour glaner à gauche et à droite quelques informations essentielles... En cinq minutes chrono, la préparation de lecture était prête. Style télégraphique, service minimum, sujet-verbe-complément, deux lignes par réponses grand maximum... Une préparation de lecture du genre "Emballé, c'est pesé"...


Le surlendemain, le professeur rendait les copies. L'une d'entre elles était annotée d'un laconique: "Evitez le surmenage!"


Pourquoi je vous raconte ce souvenir? Tout simplement car je trouve que les choses n'ont pas vraiment changé en vingt ans... Je suis toujours aussi flemmard...


Mais patience, chers lecteurs, je me remets à écrire...

 

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Mercredi 6 février 2008

Patience, chers lecteurs! Si les mises à jour sur ce blog se font légérement attendre, c'est simplement parce que le bout du monde, il faut un peu de temps pour en revenir complétement... Là, même plusieurs jours après mon retour, j'ai l'impression que la vie n'a pas encore tout à fait repris son cours normal... Une sorte d'effet "retour de vacances" qui semble vouloir persister plus que de coutume... C'est assez agréable finalement, même si on se dit qu'un jour où l'autre, il faudra bien atterrir...


Mais bon, pour l'instant, je plane, je survole, je suis épaté par le détachement avec lequel je prends les choses... Tracas du quotidien, papiers à ranger, factures à régler, courses à faire, linge à repasser, canalisation d'eau à réparer, c'est tellement grisant de se sentir vraiment au dessus de tout ça...
Alors pour ce qui est de nourrir son blog, vous imaginez bien! Pour l'instant, j'ai l'esprit bien ailleurs et la tête encore pleine d'images et de souvenirs de ces quelques semaines passées en Patagonie...

undefinedTout a commencé par la Terre de Feu, avec la descente sur Ushuaia où, après une rapide traversée des nuages et un court virage au dessus de l'océan, l'avion s'est mis à emprunter un couloir aérien au milieu des montagnes. Le survol du canal Beagle, avec de part et d'autre des sommets enneigés était un spectacle saisissant et complétement inattendu, laissant présager d'autres belles surprises...

Ushuaia... Petite bourgade simple et paisible située à 54°48'Sud.  "La ciudad mas austral del Mundo", comme l'annoncent tous les prospectus... "El Fin del Mundo", comme le proclamment fièrement les argentins. Pour ne pas les vexer, on veut bien les croire sur parole et ne pas mentionner Puerto Williams (54°56'Sud), un poil plus au sud, mais qui est de l'autre côté du canal et a donc le malheur de se retrouver du côté chilien... 


Allez, ne chipotons pas non plus. Avec Ushuaia, les argentins ont aussi leur Finisterre. Avec 2 "R".  Mais bon, n'en déplaise aux bretons, le mot prend une toute autre dimension dès lors qu'on déroule une carte et qu'on prend conscience des échelles et des distances.


Parfois, en regardant la carte, on se demande aussi ce que peut bien venir faire une ville à cet endroit-là, au milieu de nulle part, coincée entre le canal Beagle et les sommets de la Précordillère des Andes. Car on imagine bien que les conditions de vie n'y sont pas aussi douces tout au long de l'année...


La visite du Museo del Fin del Mundo permet d'avoir une première explication. A l'origine, Ushuaia était une prison où on envoyait les criminels récidivistes. Le premier groupe de bagnards y a été déporté en 1896.  L'idée du gouvernement argentin était alors de coloniser la Terre de Feu avec les prisonniers, un petit peu comme sur le modèle australien. L'hostilité du milieu naturel faisait d'Ushuaia une des prisons les plus sûres de l'époque...

Milieu naturel hostile, ça, je veux bien le croire... La période actuelle de l'année correspond à l'été dans l'hemisphère sud. Le soleil est chaud et les températures sont agréables. Mais en voyant la proximité du continent Antarctique, on se demande quel visage Ushuaia peut bien avoir en hiver et on ne peut s'empêcher d'imaginer sous le blizzard et recouvertes d'un épais manteau de neige, toutes ces maisons aux toits si colorés...

Ushuaia se visite assez rapidement.  La ville est construite tout en longueur autour d'une artère principale où sont regroupés tous les commerces. Une promenade arborée permet de longer le canal et d'arriver au port de plaisance. Dans la ville, les constructions sont simples et semblent robustes. On trouve ici et là quelques troquets animés où il faut absolument goûter aux bières locales. La Cape Horne ou la Beagle, par exemple. Des "cervezas" légérement maltées, à la fois agréables et désaltérantes.

Même si on sent bien que le poumon d'Ushuaia est principalement le tourisme, on ne peut s'empêcher d'admirer l'environnement naturel dans lequel la ville s'est intégrée.  Un environnement qui prend différents visages selon le climat très changeant de la région. Selon les nuages et le vent, les chaînes de montagnes se font tour à tour menaçantes, inquiétantes, apaisantes, et les eaux du canal peuvent d'un coup s'assombrir alors qu'elles donnaient l'envie d'y plonger cinq minutes auparavant. Bref, une ambiance très étrange, où on ne se sent pas grand chose face aux éléments naturels...


Plusieurs moyens pour mieux profiter de cette ambiance très particulière... Prendre un voilier, traverser le canal, débarquer sur un de ces îlots inhabités, et passer une après-midi à observer la faune et la flore, à s'imprégner de ce parfum de nature vierge et sauvage...


Ou alors parcourir les nombreux sentiers sillonnant le parc national Terra del Fuego, partir à l'ascension du Cerro Guanaco et  profiter d'une vue imprenable sur Ushuaia...


 


(Cliquez sur les faces du cube pour visualiser les photos)


 

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Samedi 6 octobre 2007


L'avez vous remarqué? On est plus souvent dérangé par le bruit fait par des personnes qu' on ne connait ou n'apprécie pas, que par celui engendré par des personnes avec lesquelles on entretient de bonnes relations...

Dans un cas, le bruit est souvent perçu comme une sorte d'agression alors que dans l'autre, il y a incontestablement une plus grande marge de tolérance...

Le degré de nuisance sonore semble vraiment dépendre de la personne qui la crée..

D'ailleurs, reconnaissez que vous êtes plus amène à supporter les gammes de la pianiste qui vous sourit tous les matins dans l'ascenseur que celles du trompettiste du 5eme étage aimable comme une porte de goulag... Surtout si la dite porte de goulag s'est plainte à tout le monde (sauf à vous) du vélo que vous gariez dans la cour de l'immeuble!

A côté de cela, la perception du bruit relève d'une évaluation totalement subjective... On ne sera par exemple pas tous dérangé de la même manière par une personne parlant un peu fort au téléphone dans le train. Certains s'offusqueront et se mettront à marmonner aux premières notes de la sonnerie du téléphone portable alors que d'autres prendront leur mal en patience et s'amuseront à écouter la conversation sans en avoir l'air..

De la même manière, observez bien ces personnes, là, au fond du wagon... Vous verrez certains voyageurs se retourner et décocher un regard noir au djeun's faisant profiter tout le monde du son hâché de la musique qu'il écoute, casque vissé dans les oreilles, volume au maximum, alors que d'autres ne reléveront même pas le nez de leur journal...

Du silence au bruit, il existe une infinité de nuances. Il existe tout autant de perceptions individuelles... Tout dépend de la sensibilité de chacun... Pour ma part, je trouve le silence d'une bibliothèque complétement différent de celui d'une cathédrale... Par contre, le flic-floc du robinet qui goutte la nuit aura sur moi le même effet que le bourdonnement d'un moustique à la recherche d'une aire d'atterissage et d'un point de ravitaillement...

Mais finalement, qu'il dérange ou non, le bruit, c'est la vie, et parfois, on se sent obligé d'en faire...

Tenez, lorsque vous prenez l'ascenseur, par exemple...

Avez vous remarqué qu'une fois entrés dans l'ascenseur, les gens observaient généralement un silence quasi religieux, gardaient leurs yeux rivés sur le voyant lumineux à regarder les étages défiler, et qu'une fois arrivés, ils se sentaient obligés de rompre ce silence par un "Bonne journée" ou un  "Au revoir" alors qu'ils ne s'étaient pas dit "Bonjour" en attendant en bas?

Finalement, ce "bonne journée" ou cet "au revoir", sont-ce là uniquement quelques paroles anodines distillées par politesse? Ou bien est-ce parce dans notre inconscient, le silence perturbe lorsqu'il nous est imposé?

Pour mieux se convaincre de la réponse, essayez d'imaginer une classe de maternelle où la maîtresse n'aurait pas besoin de réclamer le silence, et où tous les enfants se tiendraient un peu comme des moines bénédictins se retirant dans la solitude de leur couvent... Improbable, non?

 

 

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Dimanche 30 septembre 2007

Il arrive parfois des choses très étranges dans la vie de tous les jours. Des choses qu'on ne prend pas vraiment le temps d'analyser, mettant tout sur le dos de la Coïncidence...

"C'est une coïncidence...", "Quelle drôle de coïncidence"...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Petit retour en arrière (dans certains métiers, on appelle ça un "flachebaque"...)  pour vous expliquer comment j'en suis arrivé à me poser cette question existentielle...

Nous sommes jeudi matin. Il doit être 8h20, le tramway arrive à la porte de Versailles. Les portes automatiques s'ouvrent et laissent passer un flot continu de voyageurs. Un homme monte. La trentaine, lunettes à la Yves Saint Laurent, plutôt bien habillé. Des couleurs osées mais finalement bien assorties. Original sans atteindre les limites de l'excentricité. L'homme semble nerveux. Il tripote son téléphone portable, dernier cri de la technologie...

Porte de Vanves, une jeune femme monte dans la rame. La trentaine aussi. Bonne présentation, un look classique et soigné. La jeune femme est sophistiquée sans en avoir l'air. Le chic parisien, quoi.

L'homme et la femme sont assis l'un en face de l'autre. En diagonale, plus exactement. L'homme parcourt les titres de 20mn, le journal gratuit distribué sur les réseaux de la RATP. La femme "textote" fébrilement.

Le tramway arrive Porte d'Orléans. Porte d'Orléans, c'est la station où je descends. Enfin, normalement... Car là, perdu dans mes hypothèses, j'avais complétement oublié que j'étais arrivé à destination... Brûtalement arraché à mes pensées par le signal sonore, je saute sur le quai in extremis, un peu désolé de n'avoir pas obtenu plus d'indices sur ces deux personnages bien intriguants (je sais,je sais, il en faut pas beaucoup pour m'intriguer...)

La journée passe... Rien de bien particulier, une journée banale, qui ne mérite pas plus que ces quelques mots pour la décrire... 

Le soir, en reprenant le tramway dans le sens inverse, quelle ne fut ma surprise de retrouver mes deux sujets... Ils étaient assis à la place même où je les avais laissés le matin... Et chose plus extraordinaire, ils se parlaient comme s'ils se connaissaient depuis toujours...

Les oreilles complètement écarquillées et les yeux regardant dans une autre direction (technique enseignée dans toutes les écoles d'agents secrets...), j'ai bien sûr essayé d'en savoir plus...

Mais non, apparement, ces deux là ne se connaissaient pas avant et il s'agissait d'une banale coïncidence. Une coïncidence qui les a sans doute fait échanger un sourire quand ils se sont reconnus. Une coïncidence qui les a poussés à engager la conversation...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Tenez, prenez les films de Lelouch par exemple. La vie ne se résume pas à un film de Lelouch, bien sûr... Mais le schéma de ses films est quand même très caractéristique... En général, plusieurs histoires sont racontées en paralléle. Et toutes finissent par lentement se rejoindre... Chaque détail, chaque coïncidence a son importance. Et pendant tout le film, on a un peu l'impression de voir les pièces d'un puzzle s'assembler les unes aux autres...

Et si finalement, la vie était un immense puzzle?

 

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Samedi 25 août 2007

Un  court métrage de Jean-Pierre Jeunet... Rien que pour vous...  (Bon, promis, un vrai article très bientôt)...

Régalez vous bien...

 


Foutaises (Court-Metrage De Jean-Pierre Jeunet)

 

Et vous? Qu'est ce que vous aimez? Qu'est ce que vous n'aimez pas?

 

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Mardi 21 août 2007

Ah, cette pluie fine qui s'abat sur la capitale en plein mois d'Aout et qui n'arrête pas de tomber... Sommes nous encore en été ou est-ce déjà l'automne? On douterait presque, n'est ce pas... Hélas, le beau temps ne se commande pas... Faut-il pour autant se résigner à la grisaille?

Tentons une expérience... Fermons les yeux et imaginons un peu..

Oui, imaginons par exemple, que vous soyez en train de vous promener...Tenez, du côté de la Seine, vers la Fontaine Saint Michel, par exemple...

Nous sommes en été...Il doit être dans les environs de 15h... Vous êtes sur la Place Saint-Michel et vous vous apprêtez à traverser le pont.

Il fait beau. Vous levez les yeux vers le ciel azuré et regardez au loin. Pas un nuage à l'horizon. Les rayons du soleil viennent vous caresser le visage et vous plissez légérement les yeux pour ne pas être ébloui.  Quelle agréable sensation, n'est ce pas?... Vous restez ainsi immobile quelques instants, le temps de sentir la chaleur du soleil vous envahir tout doucement. Vous avez alors l'impression qu'une lente regénération s'opére en vous. Un peu comme une batterie complétement à plat qui se rechargerait tout doucement...

Le temps semble avoir été suspendu. Les bruits autour de vous se font plus feutrés. Vous distinguez des sons, mais rien de bien précis. Une sensation très étrange. Un peu comme à la plage lorsqu'on sort de l'eau et qu'on a les oreilles bouchées... Finalement, ce silence ouaté est plutôt agréable et aucun bruit ne vient vous heurter...

Vous inspirez alors profondément. Puis vous maintenez votre respiration quelques instants pour expirer le plus lentement possible... Tout en sentant la chaleur du soleil vous inonder totalement, vous continuez à respirer tranquillement. Calmement et profondément. Dès la deuxième inspiration, vous sentez un frisson de bien-être vous parcourir tout le long de l'échine.

Le bleu du ciel est d'une telle intensité que vous avez envie d'en prendre une photo. Comme ça. Juste pour voir comment l'appareil restituera cette magnifique couleur. Vous sortez votre appareil photo et prenez votre cliché. Autour de vous, les gens lévent alors les yeux à leur tour. Ils scrutent le ciel mais ils ne voient pas ce que vous voyez. Car ils ne regardent pas ce que vous regardez. Ne voyant rien, ils vous dévisagent alors étrangement et s'éloignent lentement... Vous ne dites rien, mais, petite rémanence, Panurge et ses moutons ont rapidement traversé les landes de votre esprit...

Vous reprenez votre promenade et traversez le pont Saint Michel. Au milieu du pont, vous vous arrêtez pour contempler le fleuve. Quand il fait aussi beau, l'eau de la Seine est d'une magnifique couleur de jade et de toutes petites vaguelettes viennent en animer la surface. Le fleuve semble briller de mille particules d'or et vous vous amusez à regarder le scintillement de l'eau. Un spectacle qui devient rapidement très hypnotisant. Vous vous mettez alors à penser... A rêver...

D'un coup, quelque chose vous arrache subitement à votre rêverie...  D'une façon tellement fugitive que vous aurez beau chercher de quoi il s'agissait, vous ne trouverez pas ce qui a bien pu mettre un terme aussi brutal à cette si agréable rêverie...

Vous continuez alors à traverser le pont. Sur l'autre rive, vous voyez un groupe d'artistes... Un dessinateur de paysages, un caricaturiste, un portraitiste...

Les trois artistes sont asiatiques. Tout trois sont assis sur de petites chaises pliables. Le cheveux est très court, presque ras, l'oeil légérement plissé. Les trois artistes parlent entre eux dans la même langue. Ils semblent prendre beaucoup de plaisir à dessiner et rient souvent. De grandes pochettes cartonnées sont posées ici et là. Le matériel semble assez rudimentaire. A chacun sa technique... Aquarelle pour celui qui dessine les tours de Notre Dame de Paris, fusain pour le caricaturiste, crayon pour le portraitiste.

La technique du portraitiste vous impressionne beaucoup et vous restez de longues minutes à admirer l'artiste.

La main est alerte, le geste est sûr. Un trait fortement appuyé ici, une simple esquisse là. Et ce petit doigt qui vient caresser le papier pour légérement ombrer telle partie du dessin: le crayon apporte les traits, mais ce sont les mains de l'artiste qui donne tout le volume au dessin...

Vous restez de longues minutes pour voir l'oeuvre finale.

Et vous finissez de traverser le pont, avec ce brin de soleil dans le dos...

 

 

(Allez, pour terminer, une petite vidéo glanée sur le Net... C'est assez spectaculaire!)

  

 

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Dimanche 22 juillet 2007

Une ligne audacieuse et racée, des formes pures et élégantes à la fois... Il n'y a pas à dire... Sa silhouette fine et élancée est vraiment subjuguante et sa beauté altière est tout simplement fascinante...

Et que dire, quand le soir, elle revêt son habit de lumière et se pare de mille feux? Rien... Car on ne peut que l'admirer en silence, envoûté par cette mystérieuse aura qu'elle dégage et qui vous enveloppe complétement...

Pour en faire profiter tout le monde, je vous ai mis une petite photo,  ici,  pour que vous puissiez la voir à n'importe quel moment de la journée...  (Vous pouvez d'ailleurs retrouver ce même lien de manière permanente, un peu plus bas, dans la colonne de gauche, entre la mappemonde des visiteurs et la rubrique des commentaires...

Une dédicace spéciale à tous les insomniaques et autres oiseaux de nuit.... Profitez du spectacle le soir, et plutôt que de compter les moutons, essayez de compter les étoiles qui scintillent sur sa robe!

 

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Vendredi 20 juillet 2007

Je ne sais pas pour vous, mais parfois, j'ai des images qui me reviennent brutalement à l'esprit... Des  images parfois anodines, d'une netteté plutôt incertaine... Des images enfouies profondément dans ma mémoire,  rejaillissant d'un coup... Comme ça... Sans prévenir...

Comble de l'étrange, en général, ces images repartent tout aussi rapidement... Pour ne plus jamais revenir. Etrange phénomène de rémanence faisant partie des mystères inexpliqués du fonctionnement du cerveau humain... Un peu comme si avant de s'effacer définitivement, certains souvenirs étaient ramenés en surface l'espace d'un instant.

Ce soir, une image m'est revenue... Oh, rien de grandiose, vous verrez, et comme toutes les autres images, elle va certainement disparaître à tout jamais de ma mémoire... Mais cette fois, j'ai envie de réaliser une expérience inédite... Avant que cette image ne s'efface définitivement, j'ai envie de voir si je parviens à la fixer avec des mots, de voir si je peux la retenir, la prolonger... 

Cet article doit vous sembler bien "étrange" mais je vous assure que je ne suis sous l'emprise d'aucune substance hallucinogéne! Et puis vous devez commencer à me connaître...D'ailleurs, moi aussi, je commence à vous connaître: si vous venez sur ce blog, c'est un peu aussi parce que vous êtes en quête de l'Etrange...

Bon... C'était donc il y a deux ou trois ans... Un mois d'hiver...  19h, quelque part dans la capitale... Un soir comme les autres, à l'heure de la sortie des bureaux, sur une grande artère parisienne complétement congestionnée... Il fait déjà sombre et comme tous les soirs à cette heure, les voitures sont pratiquement à l'arrêt sur ce boulevard...

Les agents chargés de réguler le flot de voitures semblent débordés... L'un d'entre eux gesticule énergiquement pour faire reculer cet automobiliste bloquant le carrefour avec sa Twingo jaune citron en panne... Un autre fait des gros yeux à cette jeune conductrice qui a sciemment grillé sciemment le feu rouge et qui prend de faux airs d'ingénue pour se faire pardonner... Deux autres pandores font de grands gestes dans le vide, scandant à coups de sifflet l'étrange ballet de voitures qu'ils sont en train d'orchestrer...

Rajoutez à cela les coups de klaxons intempestifs et le décor est planté: vous vivez en direct un grand classique de la vie parisienne, la scène de l'embouteillage de 19h...

Seul dans son couloir, le bus remonte lentement la file de voitures à l'arrêt... A son bord, des passagers qui se disent qu'ils ont été bien inspirés de laisser leur voiture chez eux ce matin...

Ces deux là, assis face à face, ont le regard vague. Ils semblent complétement en contemplation devant ce magma de voitures en phase de solidification.

Un jeune homme hoche machinalement la tête. Au volume du son s'échappant de ses écouteurs, gageons qu'il devra bientôt prendre rendez vous chez son ORL...

Que cherche donc ce vieux monsieur scrutant avec tant d'attention la rubrique nécrologique du Figaro?

Et cette jeune femme à l'air triste assise juste à côté, à quoi peut elle bien penser?

En face de moi, une jeune maman est en train de ramasser les affaires que son bébé a laissé tomber. Doudou, têtine, etc, le charmant bambin a tout jeté par terre avec un petit air rigolard... De sa poussette, il  me fait des risettes... Du regard, je joue à cache-cache avec lui, clignant discrétement d'un oeil, puis de l'autre... Il a compris le jeu, m'imite et me sourit.

"Arrêt demandé".. Le bus ralentit et ouvre ses portes. Le passionné de musique électronique bouscule tout le monde pour descendre. Le vieux monsieur semble toujours vouloir apprendre  par coeur le carnet du Figaro. Le bus redémarre.

Un téléphone vibre. L'espace d'un instant, les voyageurs se regardent les uns les autres. La jeune femmme à l'air triste réalise soudain que c'est le sien. Elle fouille longuement dans son sac, trouve enfin son téléphone... Un SMS!  Elle appuie sur quelques touches de son téléphone...  "Menu"... "Messages"... "Lire"...   Ca y est, elle doit être en train de lire le contenu du message, car son visage semble tout à coup s'éclairer... Elle relit attentivement le texto... Je crois discerner un léger sourire sur ses lévres. La jeune femme verrouille son clavier tout en gardant son téléphone à la main. Le regard interrogateur qu'elle promène de gauche à droite semble indiquer qu'elle réfléchit à quelle va être sa réponse.

Une minute plus tard, elle déverrouille son clavier, relit le texto, reverrouille rapidement son clavier, avec toujours ce petit sourire éclairant son visage et cet air de chercher quoi répondre... Ca y est, elle a trouvé... Elle tapote rapidement sur son téléphone, efface, réécrit, semble hésiter sur un ou deux mots... "Envoyer message"... C'est parti!   Le téléphone est rangé au fin fond du sac. Mais la jeune femme n'a plus l'air triste...

Scène bien anodine me direz vous? Effectivement, oui... Bien anodine... C'est toutefois étrange que ce souvenir soit resté dans ma mémoire pendant deux ans sans que j'y repense.. C'est étrange que j'y repense aujourd'hui. C'est étrange que je me demande encore aujourd'hui quel pouvait être le contenu de ce SMS et ce que la jeune femme a répondu...

(J'ai bien quelques pistes qui me viennent à l'esprit  mais bon, si vous, vous en avez de votre côté, soyez gentils et faites passer... Merci..)

 

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Dimanche 8 juillet 2007

Bon, par ce temps humide digne d'un mois de février ou de mars, j'ai enfin le temps de rapatrier les photos de mon appareil numérique sur mon ordinateur. Je vous vois en train de vous dire:  "Bigre, ce garçon a une vie palpitante!" mais minute, papillon!  Ce temps pluvieux va vous valoir un nouveau petit article tout chaud... Si avec ça, vous vous plaignez encore en disant que je n'écris pas assez....

Petit disclaimer avant d'aller plus loin...  C'est encore loin d'être THE article of the year, mais ça a le mérite de rappeler qu'hier, il ne pleuvait pas et qu'il y a même eu un soleil éclatant dans l'après-midi!!!

Bon, alors hier, si vous habitez Paris, vous avez peut-être croisé des petits groupes de quatre ou cinq personnes, le nez en l'air, musardant à gauche et à droite, semblant à la recherche de quelque chose d'insaisissable...

Peut-être avez vous remarqué cette petite feuille jaune qu'ils avaient tous à la main et que de temps à autre, ils relisaient fiévreusement...

Curieux comme vous êtes (oui, oui.. je commence à bien vous connaitre, chers lecteurs!), peut-être avez vous même prêté une oreille indiscrète à leurs propos incompréhensibles, les écoutant scander les mots uns à uns comme si la vérité allait soudain en jaillir?

 

"Rapprochez vous de ceux qui vous protégent, mais hier est votre prochain chemin"...

"Remontez jusqu'à vos origines, vous voici dans la maison de votre famille"...

"Cherchez l'ange caché derrière l'orange"...

 

Vous n'avez pas osé leur demander hier et aujourd'hui, vous vous demandez toujours de quoi il s'agissait?

Ah bah, tant pis pour vous... Fallait pas hésiter... Fallait demander... Ils allaient pas vous manger non plus... Fallait faire comme cette sympathique jeune fille, piquée au vif par la curiosité, qui m'a posé la question, qui a eu son explication et qui est repartie enchantée par le concept, promettant qu'elle en serait l'année prochaine....

Bon... Hier,  vous avez tout simplement croisé en pleine action une des nombreuses équipes participant à la chasse aux Trésors de Paris... Cette année, la deuxième édition de cette manifestation s'est déroulée dans cinq arrondissements de la capitale et  près de 10000 personnes y ont partcicipé.

Excellente initiative de la Ville, je trouve, qui permet de voir Paris sous un autre angle, de découvrir des quartiers dans lesquels on n'a pas souvent l'habitude de passer, de se plonger dans la vie de ces quartiers en en découvrant les commerces et les passages insolites...  Cela permet de voir ce qu'on n'a pas le temps de voir et aussi, de prendre le temps de regarder ce qu'on voit tous les jours sans forcément y prêter attention...

Hier, avec quelques amis, nous nous sommes ainsi promenés deux heures durant dans le 6ème arrondissement...

 

Départ Place Saint Sulpice...

Après avoir suivi une dame dans des voies interdites (la rue Madame, en sens interdit), nous sommes allés faire un tour en Bretagne (rue de Rennes).

Nous nous alors sommes embarqués à bord du Nautilus où un indice nous a été remis.

Sur le Boulevard Saint Germain, nous n'avons prêté attention ni au crocodile, ni à l'aigle et avons suivi le saint: à un moment, deux anges sont passés, et nous avons foncé dans le pré. L'Empereur nous a alors emmené jusqu'au Fleuve. (Rue Bonaparte)

Sur le chemin, un mystérieux chat, celui ornant un des murs de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts (ci-contre) nous a  confirmé que nous étions sur la bonne piste. Nous avons donc poursuivi jusqu'au bout de la rue.

 

 

Nous sommes passés dans le dos de la République (enfin, une statue de la République... ) et avons abouti sur un jardin calme et fleuri...

Un petit salut à la statue de Voltaire et nous voilà engagés sur le lit du fleuve que nous venions de longer (rue de Seine).

Quelques mètres plus loin, nous passons devant le n°31 où une plaque commémorative nous apprend que l'endroit fut habité par George Sand.

 

Nous croisons alors la rue Visconti et la laissons de côté...

Moi qui n'avais entendu parler que de Visconti le cinéaste italien, j'apprends qu'il a aussi un homonyme  "auteur du tombeau d'un personnage dont nous avons déjà emprunté le chemin"... 

Bon, maintenant, j'espère que vous avez de bons yeux et que vous arriverez à lire sur la photo qui était le Visconti en question!

(Petite parenthèse, je viens de découvrir un site dédié à cette fameuse rue Visconti... Allez y jeter un oeil,  il y a toutes sorte de rubriques, "Histoires de la rue", "la Rue en décor", "la Rue Mystérieuse", etc. Je trouve que c'est assez bien fait. Comme quoi, on trouve des passionés dans n'importe quel domaine.... Dingue, non?)

 

 

Bon, après donc avoir coupé cette rue Visconti que nous avons laissé de côté, nous continuons à suivre la rue de la Seine... 

Après avoir cherché une palette de couleurs et surtout, après avoir trouvé à qui elle pouvait bien servir, nous nous sommes engagés dans la rue Jacques Callot .

Au bout de la rue, le "gardien du trésor" nous a indiqué la voie à suivre  (rue Guénégaud, 1609-1676, Trésorier de l'épargne et Secrétaire d'Etat)... Pas avide pour un sou, le digne homme nous a menés jusqu'à son trésor (La Monnaie de Paris).

Nous nous sommes alors approchés du Pont Numéroté (Le Pont Neuf), avons levé les yeux, vu la voûte décrite dans notre feuille de route, et  nous sommes allés dessous... 

 

 Ci-contre ce qui était inscrit sous cette voûte... (Je parie que personne d'entre vous ne l'a jamais lu encore... et pourtant, il suffisait de lever les yeux au ciel!)

Notre feuille de route nous disait:

"De vieux vers sont écrits sur les murs... Retenez le mot qui rime avec boeuf et continuez par cette étroite ruelle. Une mère italienne très à la mode, vous dira de prendre un virage vers une région de l'Italie..."

Nous avons donc suivi la rue de Nevers, au détour de laquelle se trouvait  une boutique pour femme enceinte. 

La rue de Nesles (où d'étranges personnes nous ont observé par la fenêtre) nous a alors mené à un ristorante italiano nommé "Lombardi"... Nous étions donc sur la bonne voie...

 

 

 

La mère italienne très à la mode

Le ristorante italiano

Les curieux à la fenêtre

 

Il fut alors question de la femme de l'héritier du trône (la rue Dauphine) et d'une sombre histoire de fièvre...

Si après avoir longé le bois fleuri, l'on croyait apercevoir le trésor noir d'une huître près d'un nid d'abeille, cela signifiait peut-être qu'on avait la fièvre, et qu'il fallait se soigner...

Après avoir trouvé la boutique de vêtements pour enfants "Bois de Rose", le magasin de la Perle Noire, et le Nid d'abeille, nous avons donc pris la rue Mazet...


Au bout de cette rue, suivant notre...odorat, nous sommes remontés par la rue Saint-André des Arts... Une enseigne avec une orange en cachant une autre avec un ange... Après avoir longé l'Atlas (...le restaurant, pas la montagne!), et traversé le fleuve (... toujours la rue de Seine, et pas le vrai fleuve!),  nous nous sommes lancés sur les traces du souvenir (rue de Buci)...


Accompagné de notre amie qui bégaie (la boutique Cop.Copine, rue de Montfaucon) nous sommes alors allés faire un petit tour dans les dédales du marché Saint-Germain pour dénicher un nouvel indice...


En ne sortant pas du marché par la bonne sortie, nous avons un peu buté sur les "trois marches à descendre"... Heureusement qu'une Boussole, rue Guisarde nous a permis de retrouver à peu près le sens de l'orientation... (Resto sympa au passage.) ... Nous avons alors suivi les petites canes à gauche (rue des Canettes) qui nous ont menés jusqu'à la place Saint-Sulpice...

De là, la rue Saint-Sulpice nous a permis de remonter jusqu'à nos origines. Après ce bref retour aux sources, l'auteur des énigmes nous a  fait prendre la rue Garancière longeant le dos de l'église Saint-Sulpice.

Au n°4 de cette rue, naquit un homme qui est toujours arrivé à l'heure...


Au bout de cette rue,  nous sommes tombés sur la rue de Vaugirard où il est possible de voir un mètre étalon. (Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je passe assez souvent devant cet endoit et je n'avais jamais remarqué la présence de ce mètre étalon! )

En longeant le Sénat et en se plaçant devant le n°15 ter de la rue, si on fait 8 mètres vers l'Est et qu'on regarde par terre,  on découvre un médaillon d'or. Comme les 134 autres médaillons de ce type dans Paris, il est situé sur la ligne méridienne passant par l'Observatoire.

 

Le métre étalon

Le méridien de Paris

Les indices rassemblés....

Le plan du jardin pour les malvoyants


Les différents indices rassemblés durant le parcours nous ont alors mené dans les jardins du Luxembourg où l'aventure s'est terminée après une petite promenade dans les allée du jardin...

Bien sympathique promenade parisienne... A refaire sans modération!

 

 


(Cliquez sur les faces du cube pour visualiser les photos)




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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Lundi 23 avril 2007

Je n'ai pas encore tout bien compris, mais une chose est sûre, le soleil a une influence sur la fréquence de parution des articles de ce blog... Ne vous étonnez donc pas...  Si j'écris moins ces derniers temps, c'est parce que je suis souvent dehors...

Et oui, cela fait plusieurs semaines que le beau temps s'est installé sur la capitale, et pour tout ceux qui en doutaient, Paris sous le soleil, en plus d'être agréable, c'est quand même super beau... A un tel point qu'on en oublie de nourrir son blog favori, préférant flâner dans les rues, à humer à pleines narines les senteurs du printemps... 

Le printemps à Paris, c'est le parfum des glycines en fleur, c'est la première glace Berthillon sur l'Ile Saint-Louis, ce sont les robes légéres qui virevoltent à nouveau... Ce sont les touristes se balladant sur des engins toujours plus bizzares chaque année (photos à venir...) ou les sourires des étrangers demandant leur chemin dans des langues parfois difficilement compréhensibles...

Le printemps à Paris,  ce sont les spectacles de rue et les groupes de jazz sur le pont Saint-Louis, ou les nombreux  concerts de musique classique, place de la Sorbonne... C'est le Jardin du Luxembourg qui ferme plus tard ses grilles, c'est la douceur du soir tombant plus lentement sur la ville, c'est cette ambiance crépusculaire très particulière qu'on retrouve un peu plus tard sur le pont des Arts, cette ambiance magique de pique-nique sur fond de ciel orangé et de cordes de guitare grattées...

Le printemps à Paris, c'est l'impressionnant contraste entre le vacarme de la rue de Rivoli et le silence régnant sur la place Carrée, c'est l'inaltérable majesté des bâtiments du Louvre, ce sont ces deux musiciens s'amusant dans l'obscurité à faire rebondir les sonorités à l'infini sur les pierres séculaires, ce sont ces promeneurs en rollers arpentant silencieusement la cour du Louvre ou bien ces couples d'amoureux s'attardant aux abords des Tuileries...

Le printemps à Paris, ce sont toutes ces choses qui rendent la vie agréable, toutes ces choses qu'on retrouve avec plaisir chaque année, à Paris et certainement ailleurs sous une autre forme...

Et chez vous, le printemps, qu'est ce que cela donne?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Dimanche 25 mars 2007

C'était un mercredi soir.  Un mercredi soir sur la Terre... De toute la journée, il n'avait cessé de pleuvoir... Il devait être 20h30, tout au plus.  Les lampadaires venaient à peine de s'allumer et diffusaient une lumière encore blafarde et vacillante. Sur les murs et les trottoirs, les ombres des passants pressés semblaient effectuer une mystérieuse et inquiétante danse, donnant à la rue un aspect complétement fantasmagorique...

20h30, mais la boulangerie du quartier est encore éclairée... Dans la queue, un jeune homme... Il se dit qu'il a de la chance que sa boulangerie soit encore ouverte à cette heure... C'est le dernier dans la file, mais ce n'est pas grave, ce soir, il a décidé qu'il n'était pas pressé, qu'il prendrait son temps...

En attendant d'être servi, il jette un coup d'oeil amusé aux personnages en sucre qui sont dans la vitrine... Blanche Neige et les Sept Nains, une famille de poussins jaunes, un cochon tout rose en pâte d'amande, un Caliméro en chocolat...

- La boulangère (s'adressant à la personne précédant le jeune homme dans la file): "Mademoiselle, c'est à vous"...

- La demoiselle: "Je prendrais une baguette, coupée en deux, s'il vous plaît"

- La boulangère: "Ca tombe bien , il en reste une... 85 centimes s'il vous plait."

Alors qu'il est en train de se demander si Caliméro était plein ou vide, la dernière phrase prononcée par la boulangère tire tant bien que mal notre jeune homme de sa rêverie et  horreur, malheur, il réalise la gravité de la situation... Mince, la dernière baguette va sans doute lui passer sous le nez... Cette baguette qu'il imaginait déjà bien dorée dehors et bien blanche à l'intérieur .... Décidément, Caliméro avait raison, la vie est vraiment trop injuste...

"Bon, ben tant pis" se dit-il...

La demoiselle cherche son porte-monnaie au fond de son sac...

- La boulangère (s'adressant au jeune homme): "Monsieur, c'est à vous"..

- Le jeune homme:  "Bon...Puisqu'il ne vous reste plus de baguette... que vous reste-il d'autre, s'il vous plait?"

- La boulangère: "Il me reste du pain au levain, du pain au sésame, une miche de campagne..."

- Le jeune homme (sur le ton du Renard dans "le Renard et les Raisins") :  "Va pour un pain au levain... "

- La boulangère: "Ca fera 1€30, s'il vous plait..."

Le jeune homme sort son porte-monnaie, et paie. Il s'apprête à sortir de la boulangerie avec son pain sous le bras, et aussi, il faut l'avouer, une petite pointe de déception dans l'âme, mêlée à un soupçon de frustration...  (C'est un jeune homme qui ne se contrarie pas facilement d'habitude, mais là...)

D'ailleurs, il est justement en train de repenser à cette fable du Renard et des Raisins... (Bon, d'accord, ce jeune homme  a aussi des associations d'idées parfois étranges, mais reconnaissez que de temps en temps, ce n'est pas une mauvaise chose de penser à ce bon vieux La Fontaine!)

C'est alors à cet instant précis que la demoiselle réalise qu'elle a oublié son porte-monnaie... Confuse, elle explique à la boulangère qu'elle n'a pas de quoi payer. Elle regarde le jeune homme d'un air désolé, semblant presque s'excuser pour le hold-up de la dernière baguette...

Les grains de raisins ont alors éclatés comme des bulles de savon et le Renard s'est mystérieusement évaporé... Notre jeune homme a alors eu un geste dont aujourd'hui encore, il s'étonne de la spontanéité... Et pour la première fois, il a offert une baguette de pain à une demoiselle...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 17 mars 2007

 

Je ne comprends pas... Et a priori, je ne suis pas le seul... C'est rassurant...

Ci-dessous une petite interview du petit Nicolas qui vaut le détour....

Cette interview a été diffusée sur France Inter le 23 Novembre 2006 et le 8 février 2007, dans "Cartier Libre", la chronique de Caroline Cartier... Je me suis amusé à retranscrire les propos du petit Nicolas sur l'ardoise ci-dessous...

 

 
 
 
Nicolas, si ça peut te rassurer, je comprends pas moi non plus... Mais t'inquiéte pas, on va pas devenir des vauriens... Enfin, j'espére...
 
 
  
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Dimanche 10 décembre 2006

Il suffit de se ballader dans Paris un samedi ou un dimanche après-midi pour s'en apercevoir, Noël approche à grands pas... 

Vitrines illuminées, sapins blanchis, guirlandes clignotantes, tout est là pour vous rappeler qu'il faut vous empresser de faire vos courses de Noël...

Pour celui qui aime observer les gens, c'est assez fascinant de voir la foule effervescente se presser dans les rayons du Bon Marché et autres Galeries Lafayette.

C'est encore plus troublant de penser que toutes ces personnes ont le même objectif... Trouver absolument des cadeaux à offrir pour Noël...

Certaines enseignes ont commencé à matraquer leurs clients depuis plusieurs semaines en leur envoyant invitations privées sur invitations privées, annonçant  "x% de réduction sur tout le magasin" lors de ces soirées privées. D'autres sont allées jusqu'à promettre à certains de leurs clients privilégiés des ristournes supplémentaires si leurs achats atteignaient un certain montant...

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a tant de publicité faite autour de Noël que beaucoup oublient la signification première du geste d'offrir ce jour là... 

La société de consommation aidant, on offre alors par habitude. Parce qu'il faut offrir quelque chose ce jour là.  Parce que ça se fait...  La date fatidique approchant inexorablement, on se met alors à acheter frénétiquement, sans forcément prendre le temps de la réflexion nécessaire...

Entendu hier dans un grand magasin: "Je lui prends une cravate, il sera content..."  Suit  alors la scène de la carte bleue qu'on dégaine, du code qu'on compose,  et de la liste pense-bête sur laquelle on coche le nom de la personne à qui est destinée le cadeau... Bilan de l'opération:  2mn45 secondes chrono... Rapide, efficace, expéditif.  Limite choquant...

Parce que, rappelons le, ce n'est pas tant offrir, ni ce qu'on offre qui est important, et  la magie d'un cadeau ne réside pas forcément en l'objet lui-même, encore moins en son prix... 

Ce qui donne une signification à ce qu'on offre, c'est davantage le temps passé à chercher, les questions qu'on s'est posées, le clin d'oeil qu'on souhaite faire, etc.

Un bon cadeau est généralement très révélateur de la personne qui l'offre. Car inconsciemment, le choix n'est jamais neutre et est souvent effectué en fonction de ses propres goûts... Si la personne qui offre a mis un peu d'elle-même dans son cadeau, il n'en sera que plus beau aux yeux de la personne qui le recevra...

Pour en revenir à cette cravate choisie et achetée en 2mn45 secondes... J'espére que la personne à qui elle était destinée ne l'avait pas déjà...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 25 novembre 2006
Bon, ne faites pas gaffe, je teste l'insertion de vidéo dans mon blog... Si ça marche, vous devriez voir ci-dessous une vieille pub que j'aime beaucoup...



Bon, ça a l'air de marcher....Alors maintenenant, dites moi ce que vous en pensez ... Est ce que cette pub vous "parle" autant qu'à moi?
Elle semble plutôt s'adresser à une population masculine, trentenaire ou trentenaire "plus". (Là, je dois avouer que je suis en plein dans la cible... ) Mais surtout, ce que je trouve assez fort, c'est d'avoir réussi en très peu de plans à décrire un certain nombre d'étapes immuables au travers desquelles tout le monde peut plus ou moins s'identifier ...
"Maman, papa, les gens, moi, l'école, les filles, l'école, les amis, les fiiillles, le travail,  La fille, l'amour, la vie..."  Dites moi ce que vous pensez de ce schéma somme toute assez classique (limite simpliste) et dans quelle mesure vous vous y reconnaissez. Suis-je le seul à trouver très belle la dernière image du spot ou vous aussi, ne pouvez vous pas vous empêcher de sourire à ce petit bébé qu'on entendrait presque gazouiller?
 
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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (6)    ajouter un commentaire
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Dimanche 13 août 2006

Dimanche, 10h du matin... Je fais la queue à la boulangerie qui est en bas de chez moi, des images de croissants dorés plein la tête, humant à pleines narines cette bonne odeur si caractéristique des bonnes boulangeries...

Tout en attendant patiemment d'être servi, je me pose tout un tas de questions plus importantes les unes que les autres...   Me reste-t-il  encore du jus d'orange dans le réfrigérateur? A quelle heure est diffusé "C'est pas Sorcier" sur France 3, car ça fait longtemps que je n'ai pas pris mes croissants et mon jus d'orange devant les explications de Jamy sur le pourquoi de la disparition des dinosaures... 

Alors que j'étais perdu dans ces considérations essentielles, un homme s'est approché de la file. Mal rasé. Mal habillé. L'air un peu hésitant.  Il se met à faire la manche. Apparement, ce n'est pas un ivrogne.

Les visages se ferment. Les réponses vont  du simple  "Non, désolé" au petit sourire poli et gêné, en passant par le hochement de tête voire l'indifférence totale style "Pas la peine de me parler, je n'entends rien, je ne vois rien"...  J'ai même entendu un