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Un peu de fromage?

Samedi 10 janvier 2009

Bon.

Maintenant qu'on a réussi à décoller, il faudrait peut-être penser à prendre un peu d'altitude et raconter deux-trois bricoles, histoire d'occuper les passagers... Surtout les deux, là, au premier rang, qui au lieu de prier pour que les moteurs du blog tiennent un peu plus longtemps que l'espace d'un article, ne trouvent rien de mieux à faire que s'amuser à faire du mauvais esprit dans les commentaires ;-)

"Faire un blog sur le redémarrage de son blog"... je n'avais pas vraiment vu les choses sous cet  angle là, mais effectivement, cela résume assez bien la ligne éditoriale de ces derniers mois.



Si tant est qu'il y en ait une, de ligne éditoriale. Car écrire pour dire qu'on va se remettre à écrire (et surtout ne pas le faire), j'avoue que comme fil conducteur, on a déjà fait mieux, et parfois, il faut le reconnaître, ce blog, c'est un peu les Contes des Mille et Une Nuits, avec le teasing mais sans les histoires...



Sans les histoires?



Pas si sûr que cela...



En relisant les derniers articles, je m'aperçois qu'ils sont émaillés d'infimes détails très révélateurs d'une certaine humeur et d'un certain état d'esprit. Peut-être parvient-on même à y déceler un brin de détachement et cette sensation de légerété qui en résulte...



Ces articles n'ont pas été écrits n'importe quand non plus... Seulement à des moments où l'envie d'écrire était vraiment là. L'envie d'écrire? Ou le besoin? Peut-être les deux...



Je n'y parle plus d'abricots. Mais à deux reprises, j'ai parlé d'orchidées...



Bienvenue sur le premier blog qui raconte des histoires sans vraiment les raconter...


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Jeudi 4 décembre 2008

Oui, je sais...

Cela fait un moment que je n'ai ni écrit, ni répondu aux commentaires.



Cela fait un moment que je ne m'inquiéte plus de la baisse de fréquentation de ce blog.



Cela fait un moment que d'un oeil impassible, je le regarde se transformer peu à peu en une de ces épaves bloguesques laissées à elles-mêmes et qu'on trouve sur la Toile ici et là, au détour d'un clic de souris...

Oui...



Cela fait un moment que ce blog dérive lentement à la surface de la blogosphère, sombrant  progressivement dans l'oubli et l'indifférence.



Indifférence? Finalement, pas vraiment... Car une poignée d'irréductibles semble continuer à passer et repasser par ici. La majorité silencieuse reste à l'affut d'un nouvel article hypothétique. Quelques courageux et  autres habitués se risquent à déposer un commentaire ou même à tenter un mail.

Un grand merci, chers lecteurs, pour votre intérêt et votre fidélité.



Si ces derniers mois, je n'ai pas publié de nouvel article, c'est parce que tout ce que je pouvais écrire me semblait finalement anodin et dénué d'intérêt. Tout ce que j'écrivais me semblait artificiel et sans saveur, complètement fade à côté de ce que j'ai pu vous raconter sur les abricots et qui au contraire vous faisait réagir...

Du coup, j'ai préféré ne plus écrire. Et faire autre chose.


Je me suis remis à la musique, j'ai remeublé mon appartement, j'ai acheté des orchidées.



Ce soir, j'ai eu envie de réécrire à nouveau.



Peut-être est-ce le signe qu'une page s'est vraiment tournée?


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Mardi 10 juin 2008

Extrait d'un dialogue entre ma bonne conscience et ma mauvaise conscience...

Ecoute... Un jour où l'autre, il faudra bien qu'il se lance et qu'il reprenne son blog... Je pense que le mieux, c'est qu'il se remette à écrire quelque chose là, maintenant...  La suite de l'histoire, par exemple...

Bah, il a le temps, il peut faire ça une autre fois... Et puis tu vois pas que là, il n'a pas vraiment envie? Faut pas qu'il se force...

Il ne vas pas laisser son blog, là comme ça, en plein soleil?

T'inquiète! Ce blog, il en a déjà vu d'autres. Il est solide, il survivra.

Et le blog rank alors? T'as pensé à son blog rank? Ca va complétement dégringoler!

Ca dégrigole déjà, et puis de toutes façons, une chose est sûre, au point où ça en est, ça ne tombera pas plus bas...

Et les lecteurs alors? T'as pensé à ses lecteurs? Il y en a qui suivent le blog depuis le début! Ils vont être déçus... T'as pensé à eux? Ils viennent tous les jours par ici pour savoir la suite de l'histoire!
 


Bon, les gens, vous qui me lisez depuis longtemps, la suite de l'histoire, vous l'avez sans doute déjà devinée...


Quelques heures après avoir envoyé par mail ma lettre aux abricots, je recevais une réponse.


Je ne m'attendais pas à une réponse aussi rapide.


Ni à une réponse aussi courte.


Juste quelques lignes pour dire que de son côté, il n'y avait aucune ambiguité, qu'elle m'appréciait beaucoup comme collègue et comme ami, et qu'elle espérait ne m'avoir jamais rien fait entendre d'autre...


Les Rita Mitsouko avaient raison... Les histoires d'amour finissent mal, en général...


Les abricots sont partis une dizaine de jours en congés.


Dix jours pendant lesquels je me suis demandé comment cela allait bien pouvoir se passer à leur retour...


La suite bientôt...



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Vendredi 30 mai 2008

On dit souvent que passé le cap des deux ans, un blog a toutes les chances de vivre encore de longues années... Tant mieux, dirais-je... Car finalement, ce petit bout d'internet, je l'aime bien quand même...


Bon, d'accord, il faudrait que j'en prenne davantage soin, que je pense de temps en temps à passer la tondeuse,et que surtout, j'arrose plus régulièrement...
Mais même si les modestes statistiques de fréquentation peuvent faire sourire les vieux routiers du blog, elles montrent que ce blog respire, qu'il intéresse des lecteurs...


Ce blog a bien changé depuis sa naissance... Au départ, il s'agissait d'un oeil sur le monde de tous les jours,  d'un regard sur la vie quotidienne et ses saynètes. Puis, très progressivement et sans vraiment que je m'en aperçoive, ce regard vers l'extérieur s'est lentement porté vers l'intérieur. 
Aujourd'hui, ce blog, c'est un peu un divan dans lequel je m'installe confortablement pour parler de "moi, ma vie, mon oeuvre"...  et raconter naturellement ce que paradoxalement, je ne raconte pas naturellement...


Merci à vous qui suivez ce blog, pour votre intérêt et votre fidélité, merci pour vos avis et vos encouragements dans les périodes un peu difficiles, merci pour vos nombreux contacts par mail. Et bien sûr, merci aussi à la majorité silencieuse qui lit ce blog sans oser commenter... 


L'intérêt de ce blog, finalement, ce sont les échanges qui peuvent en résulter. Comprendre et apprendre en échangeant, voilà bien la finalité de ce blog.

 

 


 La suite bientôt,  comme d'habitude....




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Mardi 27 mai 2008

Les plans minutieusement préparés à la Ocean's Eleven, ça ne marche qu'au cinéma... ou alors dans la tête de ceux qui les préparent..


Le mien était pourtant simple... Rentrer avec les abricots le soir, leur remettre cette lettre au dernier moment, comme ça, en se quittant. Cela n'avait rien de compliqué et il semblait vraiment impossible de se rater...


Sauf que voilà... Lorsque les choses paraissent trop simples, il y a toujours des petits lutins démoniaques complètement désoeuvrés qui surgissent de nulle part et qui s'amusent à rajouter un soupçon de complication, un peu comme on rajouterait des épices à un plat pour en relever le goût...


"Et si pour se marrer, on lui collait quelques collègues sur le trajet du retour? Ce serait pas une bonne idée, ça?"


C'était certainement une très bonne idée et ça devait certainement être très drôle... Seulement, moi, cela ne me faisait pas du tout rire... Car le coup des collègues malicieusement placés sur le trajet du retour, ça faisait vraiment tout capoter!


Après avoir fait un bout de trajet ensemble, j'ai donc laissé les abricots poursuivre leur trajet avec les collègues empêcheurs de tourner en rond et je suis rentré chez moi.


Sur le trajet du retour, je me suis dit que peut être était-ce un signe. Peut-être valait-il mieux ne pas forcer le destin, peut-être que...


L'Echéance se rapprochait à grandes foulées, elle était déjà sur mes talons, s'apprêtant à ne faire de moi qu'une bouchée...  Derrière mon dos, j'entendais aussi les lutins se bidonner entre eux...


Non!  Il fallait absolument tordre le cou à ces fichus lutins. Il fallait passer au plan B!


Et c'est là que les Athéniens s'atteignirent, que les Perses se percèrent, que les Satrapes s'attrapèrent, et que je m'aperçus avec effroi qu'il n'y avait pas de plan B!


Je l'ai donc faite simple et sans fioritures... Un coup de scanner, un mail, quelques mots d'accompagnement...


Au moment de cliquer sur "Envoyer", j'ai aussitôt vu les lutins faire la grimace et se volatiliser dans un nuage de fumée violette avec un petit "plop" et j'ai presque souri en voyant l'Echeance se transformer en un petit chien saucisse...


La suite bientôt.




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Mercredi 21 mai 2008

Jusque là, je n'avais pas été d'une redoutable efficacité... Pas l'ombre d'une avancée... Et cette satanée Echéance silencieusement lancée à mes trousses qui ne semblait pas vouloir me lacher d'un pouce...


Le compte à rebours était enclenché. Souvent, dans ces cas là, on commence par compter en jour, puis au moment de passer en heure, on se rassure en se disant que c'est toujours mieux que de compter en minute. Le temps passe. On se répéte (comme pour s'en convaincre) qu'on en a encore un peu devant soi, mais qu'il faudrait quand même sérieusement penser à s'activer...


C'était le dernier jour des abricots avant leur départ en vacances. Dernière chance, comme on dit... Il fallait aller jusqu'au bout. Ne plus reculer au dernier moment devant l'obstacle.


La matinée avait été un long supplice. J'agissais machinalement. Le regard souvent perdu à travers la vitre, je n'étais pas du tout concentré sur ce que je faisais.


Totalement absorbé par mes pensées, j'avais l'impression d'évoluer dans un épais brouillard et de ne rien entendre d'autre que le bruit de mes propres réflexions. Je pensais aux abricots, je réfléchissais à ce que j'allais leur dire, comment j'allais le faire, j'essayais d'imaginer leur réaction... Ca en faisait, du bruit... Et évidemment, quand il y a trop de bruit, on n'arrive à rien.


En début d'après-midi, j'ai éprouvé le besoin d'écrire. Et j'ai écrit. Le plus simplement possible. Le plus sincèrement possible. Deux pages manuscrites. Deux pages que je n'avais plus qu'à lui remettre tout à l'heure, à la sortie du bureau.


Une fois cette lettre écrite, tout devenait plus simple. Il ne restait plus qu'à patienter et attendre le moment opportun. Le plus dur était fait.


L'Echéance voyant sa proie lui échapper, a commencé à ralentir, puis s'est arrêtée de courir. Allez, coucouche panier! Sale bête, va!


Mais les meilleurs plans ont toujours une faille...  et je n'avais pas prévu qu'en partant du bureau, nous ne serions pas seuls...


Nous avons alors fait une partie du trajet tous ensemble. Puis, ma lettre dans ma poche, j'ai quitté ma collègue en lui souhaitant de passer de bonnes vacances, la laissant à contre-coeur poursuivre son trajet avec les collègues empêcheurs de tourner en rond.


L'Echéance qui s'était résignée à reprendre le chemin de la niche, s'est alors remise à me poursuivre de plus belle, avec la ferme intention de me dévorer...


La suite, ce soir...





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Dimanche 18 mai 2008

Je m'étais fixé une échéance.


Il restait trois jours avant le départ en vacances des abricots.


Trois jours où je n'ai pensé à rien d'autre qu'à la manière d'aborder avec elle cette question qui me taraudait depuis de longs mois..


Trois jours où je me suis demandé comment faire pour ne pas la brusquer, comment lui parler sans risquer de l'effrayer...


Trois jours, c'est long quand on ne réfléchit qu'à une chose et qu'on se pose une infinité de questions. Car les questions, c'est comme les ribambelles: elles se tiennent toutes par la main, et quand on a le malheur d'en sortir une du chapeau, il y a toute la famille qui vient avec... Je vous assure qu'au bout d'un certain temps, vous avez vraiment l'impression de tourner en rond et que vous vous demandez rapidement si la pelote est encore longue à dérouler...


Trois jours, c'est bien long quand on se triture l'esprit à élaborer plans sur plans. Surtout quand en prenant du recul, on s'aperçoit qu' ils sont plus ridicules les uns que les autres et qu'après avoir évalué leur trop faible potentiel de réussite, on finit par tous les rejeter un par un...


Mais finalement, trois jours, c'est très court quand on voit le temps s'écouler inexorablement et qu'on sent l'Echéance s'approcher de vous, un petit sourire sadique aux lèvres, avec la ferme intention de ramasser votre copie alors que vous n'avez encore rien commencé à écrire dessus...


Je m'étais imposé cette échéance, un peu comme quand gamin, on se dit "Allez, maintenant, je compte jusqu'à trois et j'y vais", et qu'on y va en sachant qu'une fois la bêtise faite et le crâne bien ouvert, il faudrait serrer les dents en marmonant "Même pas mal!" ...


J'aurais pu me contenter de tâter le terrain, de rester à couvert, de m'abriter une fois encore derrière les rochers de l'ambiguité... Mais non... Cette fois, il ne fallait pas tricher, il ne fallait plus repousser. Il fallait faire les choses et ne pas les faire à moitié, car sinon, tout était à refaire. Il fallait oser un peu. Etre entier. Il fallait que je dise aux abricots ce que je ressentais...


Durant ces trois jours, plusieurs occasions se sont présentées, où j'aurais pu aborder la question naturellement. Mais à chacune de ces occasions, je me suis retrouvé tel le joueur de tennis un peu fébrile qui a la possibilité de smasher mais qui doute au dernier moment et n'ose conclure le point...


Pourtant, je m'étais fixé une échéance...  Il fallait aller jusqu'au bout...


La suite un autre jour...
 




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Mercredi 14 mai 2008

Ce texto, je l'ai envoyé sans trop vraiment y réfléchir, les mots étaient là, ils s'enchainaient facilement, et je ne me suis pas vraiment posé de question en l'écrivant.


Chose étrange, ce n'est qu'après l'avoir envoyé que je me suis vraiment demandé comment allaient réagir les abricots en le lisant...


Ce texto, c'était quelque chose de spontané, quelque chose que j'avais trouvé naturel de faire à ce moment-là. Quelque chose dont le côté étrangement irréfléchi me surprend encore. Au moins, voilà une chose que j'avais faite sans y penser et repenser une centaine de fois!


Sans vraiment savoir pourquoi, je me suis senti soulagé de l'avoir fait. Légérement grisé, même. J'étais content de cet aveu déguisé, mais un peu inquiet de ce qui pouvait aussi en résulter.


"Moi, je t'adore".


Quelques mots qui disaient tout à qui voulait bien les écouter, tout en restant prudemment cachés derrière d'autres mots au cas où "on" n'aurait pas voulu en entendre parler...


Comment allaient donc réagir les abricots? Comment allaient ils interpréter ce message? Allaient-ils voir le double sens? Allaient-ils faire semblant de ne pas le voir? Allaient-ils ne voir que le message amical?


Sans doute un peu surpris par l'ambiguité du message, les abricots ont été prévisibles et ils n'ont rien répondu.


Le lendemain matin, j'ai retrouvé au bureau des abricots un peu perplexes, n'osant trop rien dire, ne sachant pas trop quoi penser et semblant observer la moindre de mes réactions du coin de l'oeil...


La période des ponts du mois de Mai débutait la semaine suivante. Les abricots allaient en profiter pour partir une dizaine de jours en congés.


Mais il restait encore quelques jours avant leur départ...


La suite demain...





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Samedi 10 mai 2008

Pour l'avoir fait avant elle, je savais ce que c'était que de rallonger son chemin uniquement dans le but de passer davantage de temps avec quelqu'un et de pouvoir discuter plus longuement avec...


Une fois n'est pas coutume, ce soir là, c'était elle qui faisait le détour...
  Visiblement, elle avait besoin de parler.


Elle me disait qu'elle ne se sentait pas vraiment appréciée de tout ses collègues, que parfois elle ressentait avec certains d'entre eux une distance dont elle ne comprenait pas bien la raison.
Elle me disait se sentir parfois mise à l'écart, évoquant par exemple quelques soirées entre collègues qui avaient eu lieu récemment et où elle n'avait pas été conviée.


Je l'écoutais en cherchant à comprendre les raisons de sa mélancolie.


Puis j'ai cherché à la rassurer en lui disant que pour ma part, je l'appréciais beaucoup, sans forcément vouloir mettre l'accent sur la litote employée.


Quant aux soirées entre collègues où elle n'avait pas été conviée, si ce n'était que ça, on n'avait qu'à aller prendre ensemble un verre un de ces soirs! Je l'ai pensé très fort, mais ne voulant pas profiter de la situation et de son vague à l'âme, je l'ai dit volontairement de manière détachée. Comme on dit quand on dit une phrase en l'air.


Nous avons continué à discuter, à parler des collègues, de l'ambiance au travail...
 Et aussi un peu d'elle.


Arrivé à ma station de bus, je n'ai pas eu envie de la quitter comme ça et je ne suis pas descendu. J'avais envie de prolonger ce moment agréable, de continuer à parler avec elle.


Je n'étais pas pressé. Elle avait fait un détour, je pouvais bien la raccompagner jusqu'à sa station, lui ai-je dit. Je n'aurais qu'à prendre le bus dans le sens inverse pour revenir. L'affaire d'une demie heure, ai-je assuré.


Nous avons continué à parler. Etrangement, je l'ai sentie plus volubile, plus enjouée, moins mélancolique. Et peu à peu, les petits sourires timides sont revenus.


Arrivés à sa station, nous avons traversé la rue et elle a attendu avec moi le bus qui allait me ramener.


Ce dernier a un peu tardé. En l'attendant, nous nous sommes échangés silencieusement plein de sourires, nous nous sommes dit plein de gentillesses.


Le bus est arrivé et nous nous sommes quittés.


J'étais content d'avoir pu lui remonter le moral. Sur le chemin du retour, j'ai ressenti une sensation très étrange. Quelque chose de très agréable... J'avais l'impression de sourire à tout le monde. Je ne me souviens pas de ce à quoi j'avais bien pu penser pendant ce trajet. Peut-être à rien, d'ailleurs.


Avant d'arriver chez moi, sans vraiment trop y réfléchir, j'ai envoyé un texto aux abricots:





La suite demain...




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Vendredi 9 mai 2008
Ces derniers mois, j'ai beaucoup pensé aux abricots et je n'ai pas beaucoup écrit...


Mais peut-être qu'à travers les quelques articles publiés, les plus attentifs d'entre vous auront quand même réussi à déceler certains changements dans mon état d'esprit.

 


En fait de changements, il s'agit davantage d'une très lente et très progressive prise de conscience...

 

J'ai peu à peu réalisé que cette relation pleine de complicité et d'intelligence que nous entretenions, les abricots et moi, avait beau être une relation très agréable, ce n'était pas une relation entière. Car en filigrane, il y avait un non-dit de ma part.

 

J'ai aussi réalisé que cette relation "très agréable" mais "pas entière" pouvait continuer ainsi "très longtemps". En effet, pourquoi cela changerait-il? Nous nous entendions bien, nous nous apprécions mutuellement, nous nous faisions confiance...


Cela m'a mis mal à l'aise.


Chaque soir, ma collègue et moi, nous continuions à faire une partie du trajet du retour ensemble. Durant ces trajets, j'ai toujours cherché à deviner ce qui se cachait derrière ses petits sourires timides. Mais depuis quelques temps, étrangement, sans vraiment bien savoir pourquoi, j'avais de plus en plus envie qu'elle sache ce que signifiaient les miens...


J'avais envie que les abricots sachent ce que je ressentais à leur égard.


Voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouvais il y a quelques semaines. Etat d'esprit d'ailleurs renforcé par la bande d'amis, m'exhortant unanimement  "à sortir du bois",  inquiets de me voir rester ainsi bloqué sur une histoire traînant en longueur et soucieux de mon équilibre psychique et mental. (Au moins, j'aurais appris ce que signifie le mot "limerence".)


Un soir, il y a de cela deux semaines, comme cela lui est déjà arrivé de faire quand elle a envie de discuter plus longuement avec moi, ma collègue a fait un détour pour rentrer chez elle...


La suite demain...




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Jeudi 8 mai 2008

L'avantage des blogs où il n'y a pas tous les jours à boire et à manger, c'est que ça maintient l'appétit aiguisé... On reste toujours un petit peu sur sa faim en attendant impatiemment la suite...

Le problème de ces mêmes blogs, c'est que cette suite qu'on attend impatiemment, on ne sait jamais vraiment quand elle arrivera, et parfois, on en vient même à se demander si elle arrivera un jour... (Ne me regardez pas avec ces yeux furibards, SVP, ça me met mal à l'aise, là!)


Vous étiez en train de vous dire que ce blog remuait à peu près autant qu'un poulpe échoué sur le rivage à marée basse ?


Vous vous apprêtiez à me supprimer de votre blog-roll pour cause d'inactivité prolongée?


Ta-ddddammm!!  Lecteurs et lectrices, sous vos yeux ébahis et alors que  vous ne vous y attendiez plus du tout, prochainement un nouvel article écrit rien que pour vous, avec des morceaux de vraie vie dedans, du suspense, de l'émotion, tout ça, tout ça...


Je sais, je sais... Après la folle activité qu'il y a eue sur ce blog ces derniers mois, j'imagine que pour faire revenir les lecteurs, il va falloir un peu plus qu'une annonce au micro, façon "cabaret sur Broadway" ...


Bon.


Revenez donc demain, je vous raconterai la suite des abricots...



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Mercredi 2 avril 2008
Paresse, flemme, manque de motivation... Finalement, tout dépend du point de vue duquel on se place et c'est l'éternel débat du verre à moitié vide ou à moitié plein...


Vous pouvez me croire, Giusepe... Ces derniers temps, si je n'ai pas beaucoup écrit, c'est parce que j'étais bien occupé à côté.


Bon, d'accord... Si je me suis complu dans le repos du blog, sans doute était-ce aussi parce qu'inconsciemment cela m'arrangeait.


Désolé pour l'article sur la mésange et sa fin en queue de poisson, désolé pour le suspense insoutenable involontairement créé, désolé pour cette longue période de silence radio...


En fait, à mon retour de vacances (et oui, ça commence à dater!), j'ai réalisé que j'étais entré dans une espèce de boucle sans fin. J'ai réalisé que si rien ne changeait, rien ne risquait de changer. Que je pouvais continuer de cristalliser silencieusement pendant de nombreuses années encore, à écrire inlassablement sur ce blog tout plein d'articles bucoliques sur les abricots dorés, les jolis lapins, les petites mésanges et que sais-je encore...


Une boucle sans fin, c'est effrayant quand on y pense... C'est sans doute cela qui m'a rendu silencieux le mois dernier...


Voyez vous, je ne relis que très rarement les anciens articles. Par peur de constater de visu que rien n'a changé. Par peur de m'apercevoir que dans la plupart de ces articles, je ne parle que d'Elle. Par peur de retrouver des articles où ce n'est pas le cas et de me rappeler que je m'étais forcé à en écrire quelques uns, "pour changer un peu".


Dernièrement, je n'ai pas voulu me forcer à en écrire, de ces articles "pour-changer-un-peu". Ca n'aurait pas du tout reflété mon état d'esprit du moment et ce serait tombé comme un cheveu dans la soupe... (Bienvenue sur le premier blog qui pense au controle de l'hygiène pour le bien être de ses lecteurs..)
 

Bon, qu'est ce qui me motive à faire ce blog, me demandiez-vous?  Beaucoup de choses, croyez moi..


A la base, ce blog, je voulais m'en servir comme d'un dictaphone. Je voulais l'utiliser pour y noter en vrac mes pensées, mes réflexions, mes élucubrations diverses et variées. Je voulais l'utiliser pour y raconter ce que je voyais dans la vie courante, ce que j'entendais au quotidien. Pour dire ce qui me choquait, ce qui m'amusait. Pour relayer ce que je trouvais d'intéressant sur la Toile. A la base, ce blog, c'était de l'instantané, de la légereté, rien de vraiment sérieux, quoi. Encore moins quelque chose d'organisé.


Au fil du temps, et sans vraiment que je m'en aperçoive, ce blog a progressivement pris une autre orientation. Non pas qu'il soit devenu plus sérieux ou plus organisé (ça se saurait!)... Simplement, vos questions, vos remarques et vos commentaires l'ont lentement fait basculer dans un registre un peu plus personnel.


Aujourd'hui, je m'en sers un peu comme d'une chambre noire qui me permet de figer mes pensées du moment et d'en garder une trace.


Mais je m'en sers surtout comme d'une oreille attentive à qui je peux confier beaucoup de choses à défaut de ne pouvoir (encore) les dire à d'autres oreilles...




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Lundi 25 février 2008

mesange.jpg Les abricots et moi, ce n'est pas une histoire simple... 


Une relation basée sur l'estime et le respect mutuels, certes, mais avec en filigrane, cette ambiguité permanente et ce parfum de mystère et d'incertitude qui vous donnent toujours l'impression d'être sur le fil du rasoir...


Ma jeune collègue et moi, nous entretenons une relation intelligente. Parce que c'est une personne intelligente. Sur beaucoup de sujets, professionnels ou non, nous nous comprenons sans forcément avoir besoin de dire les choses. Parfois, il nous suffit d'échanger un mot, un regard ou un sourire...


Nul besoin de grandes phrases ou de longues explications... Il y a entre nous 
cette espèce de connivence, à la fois stimulante et fascinante, cette connexion mystérieuse qui fait qu'on ressent les choses de la même façon... Et pour indiquer que l'on s'est bien compris, il y a cette petite étincelle que l'on voit s'allumer dans les yeux de l'autre, ou encore, cette expression qu'on peut lire sur son visage...


L'inconvénient d'une telle fusion intellectuelle, c'est qu'on finit par prendre l'habitude de ne pas se dire les choses...  On finit par se dire que ce qu'on veut dire à l'autre, on n'a finalement pas besoin de le lui dire, parce qu'il le sait déjà, qu'il l'a déjà deviné, qu'il a déjà tout compris.


Une fois dans cet état d'esprit, on a peur d'insister, on a peur de faire preuve d'indélicatesse, on a peur de rompre maladroitement la magie et l'équilibre de cette relation si complexe... On se pose alors des questions. On hésite à les poser. On ne les pose pas... 


Si vous connaissiez ma collègue, vous me comprendriez:  ce n'est pas une biche qu'on cherche à approcher sans la faire fuir, c'est une petite mésange posée
sur une branche et qui s'envole au moindre souffle de vent...


Avant mon départ en vacances, je ne savais toujours pas comment entrer dans son univers sans la brusquer, je ne savais pas comment faire pour mieux la connaitre sans
l'effrayer. 


Pourtant, elle semblait m'accepter dans son environnement immédiat. Nous nous cotoyions au quotidien, nous échangions via la messagerie instantanée du
bureau, nous plaisantions ensemble... Nous nous étions beaucoup rapprochés. La plupart du temps, nous quittions le bureau ensemble.


Ma jeune collègue
et moi, on s'appréciait, on s'estimait, et surtout, on n'avait pas besoin de se le dire.


Je suis parti en vacances avec mon lot de questions non posées...


A mon retour, je me suis dit que...

 

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Mercredi 20 février 2008

marius-pagnol-2.jpg "Oh, ca va, j'arrive, j'arrive! Cinco minutos, hein!"  (A dire sur le ton un peu ronchon du patron de bar sortant de l'arrière boutique, dérangé pendant sa sieste par un client en train de s'impatienter au comptoir...


Bon, d'accord, c'est vrai que le dernier article date un peu... Mais dites donc, les gens, j'espère que vous ne vous attendiez pas à des mises à jour plus fréquentes... Parce que là, je vous arrête tout de suite: avec moi aux manettes, ca ne risque pas d'arriver... Ici, les mises à jour, c'est du freestyle et une chose est sûre, ça va le rester!

 
Bon, désolé quand même pour tout ceux qui ont trouvé le temps un peu long... J'avais des travaux chez moi dernièrement et du coup, mon appart' s'est un peu transformé en champ de bataille. Par moment, on se serait vraiment cru à Beyrouth! Pas facile d'écrire dans des conditions aussi peu propices...  Bah oui, quoi! Un appart' en vrac, des odeurs de peinture, des bâches un peu partout, autant vous dire que le soir, je n'avais pas tellement envie d'allumer le PC et de me mettre à écrire...


Pourtant, vous vous en doutez, j'ai plein de choses à vous raconter. Je pourrais par exemple vous raconter la suite de l'Argentine et mettre tout plein de photos dans des jolis cubes tournants. Les cubes tournants, ça va,  je pense que je maîtrise à peu près maintenant.  Mais bon, bizzarrement, j'ai l'impression que mes vacances en Argentine, avec ou sans cube tournant, ça a un petit goût de réchauffé et que du coup, ça ne va plus vraiment attirer les foules...


Oh, et puis je sais bien... Vous préféreriez nettement que je revienne à des sujets plus "classiques"...  Que je vous parle par exemple d'un sujet que je n'ai pas abordé depuis longtemps...  C'est vrai, ça... Ca fait longtemps que je ne vous ai plus donné de nouvelles des abricots...


Demain.


Promis.

 

 

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Lundi 4 février 2008

finisterre.jpg Bon... Effectivement... J'aurais pu vous laisser un petit mot sur la devanture du blog... 

Un truc tout simple... Du genre "Fermeture occasionnelle du blog pour cause de propriétaire parti au bout du monde"...


Un truc écrit sans fioriture... En "Times New Roman"  et en police 12 par exemple.... Ou alors, en "Comic sans MS" ,  pour faire moins sérieux...

 
Avertir son public d'une prochaine coupure de son et d'image, j'ai déjà vu faire ça sur certains blogs... C'est plutôt pas mal... Ca tend à montrer un certain souci du lecteur et ça permet d'éviter de le retrouver au retour de vacances dans un état de frustration avancé..


Mais si je ne l'ai pas fait, chers lecteurs, c'est parce que justement, je comptais vous écrire du bout du monde...


En tout cas, je vous assure qu'au départ, j'en avais vraiment l'intention.


Et même si je n'ai rien écrit, c'est l'intention qui compte, non?
 

 

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Samedi 12 janvier 2008

undefined Andy Warhol disait "A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale" . Et il a bien précisé quart d'heure... Fifteen minutes...


Là, Kevin Costner, avec son affiche de cinéma, cela fait plus de cinq jours qu'il est en première page de ce blog... Autant dire que son temps de célébrité mondiale est plus que dépassé... Par souci d'équité pour tout ceux qui n'ont pas encore connu leur quart d'heure warholien et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je me vois donc contraint de lui retirer la tête de gondole de ce blog...  Ce qui, au passage, vous vaut ce nouvel article...


Non mais c'est vrai, quoi! On le trouve déjà sur Allociné, sur Wikipédia et en huit centièmes de seconde, Google répertorie plus de 4 millions de sites parlant de lui... Il ne va pas non plus se mettre à squatter indéfiniment ce petit blog indépendant et paisible, juste parce que j'ai remis la main sur le DVD d'un
film dans lequel il a eu l'heur de jouer...


D'ailleurs, vous êtes sans doute en train de vous demander ce qui a bien pu m'amener à vous parler de ce
film...


En voilà une vraie question qu'elle est pertinente! Ca me fait plaisir d'avoir des lecteurs qui suivent et qui posent de vraies questions (surtout quand les questions, c'est moi qui les suggére) !  Oui... Que vient faire ce film sur l'affaire des missiles cubains dans un blog où on parle d'
amour et de sentiments et où il est très souvent question de clémentines, d'abricots et de lapin? Que viennent faire ces engins de destruction massive dans ce petit coin bucolique de la blogosphère, où on passerait volontiers son temps à gambader nu au milieu des chèvres, à boire l'hydromel paresseusement allongé à l'ombre des oliviers, avec pour seule ambiance musicale le doux gazouillis d'oiseaux au plumage chamarré mêlé au clapotis rieur d'une rivière aux reflets argentés... 


Mais je m'égare... Et la question essentielle reste entière: pourquoi vous avoir parlé de ce film?


Et bien tout simplement parce que c'est un film qui m'a fait réfléchir...  Oh, la réflexion n'a pas été très intense, vous vous en doutez bien... D'ailleurs, elle n'a porté ni sur l'affaire des missiles, ni sur la période de la Guerre Froide, ni sur des questions de géopolitique ou de géostratégie, ni sur quoique ce soit de vraiment sérieux... (Ce n'est pas trop le genre de la maison!) 


En fait, si je vous ai parlé de ce film, c'est juste parce que je trouve qu'il délivre un certain message d'espoir. Il montre que parfois, ça paye d'avoir des convictions et d'avoir le courage de s'y tenir. Il rappelle que ce n'est pas parce qu'on n'est pas nombreux à penser quelque chose qu'on a forcément tort... 


«Un jour, chacun pensera exactement ce qu’il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions» disait Andy Warhol... Pas faux...


En fait, si je vous ai parlé de ce film, c'est aussi parce qu'après l'avoir vu, une étrange association d'idée m'a fait penser aux
abricots et réfléchir à ce que me répétent certains de mes amis à ce sujet... Désolé les amis, mais je suis ainsi fait... Têtu et obstiné... Et surtout, j'aimerais bien connaître la suite de cette histoire qui au fil du temps, continue de s'écrire, lentement, imperceptiblement, mot après mot, virgule après virgule...



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Dimanche 6 janvier 2008

13jours.jpg Hier soir, conformément à la résolution n°27 prise en cette nouvelle année 2008, j'ai retroussé mes manches et j'ai fait un peu de rangement... En rangeant, je suis tombé sur un vieux DVD. (Je sais, j'ai une vie palpitante... mais c'est aussi un petit peu pour ça que vous venez sur ce blog, non?)


C'était un DVD dont j'avais oublié jusqu'à l'existence... Bien caché sur une étagère, il devait dormir là depuis un bon moment, tombant peu à peu dans l'oubli. Sur le boîtier, une épaisse couche de poussière s'était déposée, à travers laquelle  (oui, j'ai des yeux bioniques! Et alors?), on pouvait lire le titre du film...


"Treize jours".
  Pas quatorze, pas douze. Treize.


Bizarre. Le titre ne me disait absolument rien. Avais-je déjà vu ce film? Je ne m'en souvenais même pas... De quoi pouvait-il bien parler?


Dans les contes des Mille et Une Nuits, lorsqu' Aladin trouve une lampe et la frotte, il en fait sortir un génie enturbanné, en burnou et babouches, qui lui exauce trois de ses souhaits. Moi, en passant un coup de chiffon sur la jaquette, bah rien... J'ai juste fait apparaître une jaquette dépoussiérée...  On y voit un décor un peu sombre, un ciel orageux, trois hommes à l'air sérieux et au regard grave, le tout sur fond de bannière étoilée et de Maison Blanche... Pas même une tête d'affiche un peu connue... Ah si, le gominé du fond, celui au front plissé et soucieux comme un professeur d'anthropologie, ça doit être Kevin Costner...


En général, les affiches, ça permet de savoir assez vite le genre de film auquel on a affaire... Normal, me direz vous, c'est étudié pour. Sur cette affiche là, pas de doute... Ces trois lascars au regard déterminé ne sont pas là pour rigoler... On sent bien qu'ils s'apprêtent à sauver le monde d'une catastrophe imminente... On se demande juste ce que les scénaristes hollywoodiens ont bien pu inventer comme catastrophe ce coup-ci... Menace terroriste? Catastrophe naturelle? Invasion extra-terrestre?


Et bien figurez vous qu'ils n'ont rien inventé du tout, puisque "Treize jours" est un film relatant des évenements s'étant réellement déroulés... Kevin Costner, c'est Kenny O'Donnel, conseiller à la Maison Blanche. Les deux autres hommes sur l'affiche, ce sont les frères Kennedy... Et les treize journées, ce sont celles qui se sont écoulées entre le début de la crise des missiles de Cuba et son dénouement. C'était durant le mois d'octobre 1962 (Non, non, pas la peine de me remercier, c'est aussi l'une des missions de ce blog, que de vous permettre d'enrichir votre culture générale... Si, si, j'vous assure!)


Pour en revenir au film, il évoque davantage la gestion de la crise au sein de la Maison Blanche que le thème de la Guerre Froide entre les deux super puissances du moment. Il est assez intéressant car au delà des enjeux et des aspects politiques de cette crise, ce sont davantage les mécanismes de prise de décision qui y sont analysés... L'accent est mis sur les tensions internes et les luttes d'autorité en résultant, ainsi que sur les affrontements et les désaccords sur la stratégie à adopter au sein d'un même camp... Et si on arrive à faire abstraction de quelques passages un peu trop estampillés "God Bless America", c'est plutôt un film qui se laisse regarder car en filigrane, on peut y lire beaucoup de choses...


Pourquoi je vous parle de ce film? Je vous le dirai dans le prochain article...

 

 

 

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Dimanche 16 décembre 2007

inspiration.JPG Les crises subites de léthargie gorgonzollesque, ce n'est pas bon pour les statistiques  de fréquentation du blog... Oh, non...  <petit hochement de tête de gauche à droite>...  pas bon du tout...

Car les gens, ils veulent bien revenir une fois, deux fois, trois fois pour vérifier les mises à jour de leur blog favori... Mais au bout d'un certain temps, s'il n'y a toujours pas de nouvel article publié, dans un éclair de lucidité, ils  finissent quand même par se dire:  "Non, mais... De qui se moque-t-on ici?  Maintenant, c'est décidé: s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie!!"

C'est vrai quoi... Que diriez vous de votre boulanger si à chaque fois que vous venez chercher un croissant, il vous disait le sourire aux lévres: "Ah désolé, je n'en ai pas fait aujourd'hui, mais revenez demain..."

Bon, il faut le reconnaître, la mise à jour de ce blog, c'est vraiment une catastrophe ces derniers temps... Comme d'habitude, pas grand chose à la décharge du fainéant de scribouillard  qui rédige ces articles à ma décharge... Une horloge qui tourne toujours un peu trop vite... Et puis très certainement, une légére baisse d'inspiration et de motivation ces derniers temps..

Vous savez, l'approche de l'hiver, le changement de luminosité, les jours qui raccourcissent, l'arrivée du froid, tout ça, tout ça... Oui, ça doit être ça... Ca n'a l'air de rien, mais l'hiver et tout ses signes avant-coureurs, ça doit très certainement jouer sur l'inspiration...

C'est très curieux, l'inspiration... D'habitude, j'ai l'écriture plutôt facile, je parviens sans trop de difficulté à écrire sur tout et sur rien... D'ailleurs, écrire sur rien, je pense même que j'y arrive assez bien...

Mais là, depuis quelques jours, et bien justement, rien de rien... Le vide total... L'impression de se retrouver seul devant la blancheur des steppes ukrainiennes... Une très étrange blancheur... Une blancheur s'étendant à perte de vue... Une blancheur complétement ouatée, presque éblouissante, un peu planante...  Une blancheur vertigineuse mais très rapidement angoissante... Celle de la page blanche... 

Les phrases qu'on commence à écrire et qu'on efface aussitôt... L'impression d'aller à la chasse au papillon à chaque fois qu'on cherche le mot juste... La frustrante impression d'avoir des choses à écrire et de ne pas réussir à le faire comme on le souhaiterait... L'impression de se retrouver devant son clavier comme une poule venant de trouver un couteau...

A ce sujet, je rassure rapidement Jerry et les autres lecteurs... Non, non, il n'y a pas d'os... Le lapin ne semble pas effrayé... Et il continue à gambader gentillement ici et là...

Davantage de nouvelles la prochaine fois...  



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Samedi 1 décembre 2007

poule-couteau-2.jpg

Face à cette réponse totalement inattendue et pour le moins mystérieuse, je me suis senti à peu près aussi bête qu'une poule venant de trouver un couteau...

Vous vous demandez sans doute ce que fait une poule qui trouve un couteau et ce que j'ai bien pu répondre au lapin?    (Oui, je sais, ça devient une véritable basse-cour, ce blog, mais je fais ce que je veux, d'abord!)

Et bien, pendant quelques secondes, je suis resté un peu perplexe... Trois mots, trois petits points, un smiley... Bonjour, le décryptage...

Au départ, je me suis demandé si elle ne répondait pas à autre chose... S'il n'y avait pas un quiproquo possible. Je me suis aussitôt précipité pour relire tout ce que je venais de lui écrire... Scroll, scroll, scroll... Non, a priori, cela ne semblait pas être le cas... Une question, une réponse, pas de doute, la question et la réponse allaient forcément ensemble!

Et ce smiley tout confus qui n'arrêtait pas de rougir... 

Peut-être s'était elle trompée d'émoticône? Une erreur de frappe est si vite arrivée... Se tromper de smiley, c'est un truc qui peut arriver...  Oui... Ca arrive... Quelquefois... Des fois.. Parfois...

Sauf que non... Se tromper de smiley, cela aurait pu arriver à n'importe qui, mais certainement pas à elle qui les manie avec une époustouflante dextérité ...

En matière de smiley, je suis assez conservateur. Je me cantonne au :-), parfois, j'ose un ;-)  et c'est à peine si j'exprime mon incompréhension avec un  :-s .  
Elle, par contre, elle les maîtrise à peu près tous... Le smiley "motus et bouche cousue"  :-#    motus.JPG   pour dire "promis, croix de bois, crois de fer, je ne le répéterais à personne",  le smiley "je renifle et j'éclate en sanglots"  :'(   pleur.JPG    pour dire qu'elle s'arrache les cheveux sur un problème (... et  que de l'aide serait bienvenue) ...

Et je ne vous parle pas de tous les autres que parfois elle utilise aussi comme une ponctuation naturelle...

Le smiley rougissant, c'est  :-$ ...  Autant dire que techniquement parlant, (regardez où c'est donc qu'elle est cachée, la touche "$" sur votre clavier!)  il semble plutôt difficile de le confondre avec autre chose...

Mais alors, si les trois mots, les trois petits points et le smiley veulent bien dire ce qu'ils veulent dire, se pourrait-il que...???

Le fonctionnement du cerveau est bien mystérieux  et les associations d'idées qui s'y font sont parfois des plus étranges... En effet, c'est à ce moment précis que, de manière complètement improbable, m'est revenue à l'esprit cette séquence d'un épisode de Friends, The one in Barbados  (Saison IX, Episode 24)... 



La scène se passe dans un hôtel... Ross et une de ses nouvelles amies, Charlie, sont à côté du bar, cachés derrière une plante verte...
 

Charlie: ... I kind of realized I... was starting to have feelings... for someone else.
Ross: (apparently unruffled) Oh... Can I... can I ask who?
Charlie: I think you know.
Ross: I think I know too, but I’ve been really wrong about this stuff in the past, so...


C'était très étrange... Un flash très court,  vraiment une micro seconde, mais qui a suffi à me rappeler que moi aussi, je m'étais beaucoup trompé sur ce genre de choses dans le passé. Donc...

Que fait une poule qui trouve un couteau?  Je vous le demande...

Pas de cliffhanger cette fois-ci, mais la suite demain... clin-d-oeil.JPG



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Dimanche 25 novembre 2007

vase.jpg "Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?"

Cette question m' est venue à l'esprit comme ça...  Elle pouvait sembler anodine dans le contexte immédiat de notre conversation. Oui, finalement, c'était une question toute banale...

Et d'ailleurs, n'importe quelle réponse aurait très bien pu convenir... 

Quelqu'un d'un peu rigide aurait très bien pu répondre par un simple "Euh non, je ne change pas facilement d'avis..." . Une personne un peu plus souple aurait pu se réfugier derrière un "Ben si, ça dépend..." un peu plus nuancé...  Même l'absence de réponse aurait pu être une réponse possible...

Sauf que...

En formulant cette question, je pensais à autre chose... et du coup, vue sous cet angle là, la question n'était plus si innocente que cela, et d'anodine, elle devenait sibylline... 

Quand on pose une question ambigue à un lapin, il faut s'attendre à une réponse ambigue...

"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" lui avais-je demandé...

Le lapin s'est arrêté tout net de taper sur son clavier, a semblé réfléchir quelques secondes, puis a répondu:

"Si, au contraire..."

Et il a rajouté un petit smiley tout rougissant... smiley.JPG




[La suite, bientôt]


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