Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que
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Vue sur la Tour Eiffel

L'avez vous remarqué? On est plus souvent dérangé par le bruit fait par des personnes qu' on ne connait ou n'apprécie pas, que par celui engendré par des personnes avec lesquelles on entretient de bonnes relations...
Dans un cas, le bruit est souvent perçu comme une sorte d'agression alors que dans l'autre, il y a incontestablement une plus grande marge de tolérance...
Le degré de nuisance sonore semble vraiment dépendre de la personne qui la crée..
D'ailleurs, reconnaissez que vous êtes plus amène à supporter les gammes de la pianiste qui vous sourit tous les matins dans l'ascenseur que celles du trompettiste du 5eme étage aimable comme une porte de goulag... Surtout si la dite porte de goulag s'est plainte à tout le monde (sauf à vous) du vélo que vous gariez dans la cour de l'immeuble!
A côté de cela, la perception du bruit relève d'une évaluation totalement subjective... On ne sera par exemple pas tous dérangé de la même manière par une personne parlant un peu fort au téléphone dans le train. Certains s'offusqueront et se mettront à marmonner aux premières notes de la sonnerie du téléphone portable alors que d'autres prendront leur mal en patience et s'amuseront à écouter la conversation sans en avoir l'air..
De la même manière, observez bien ces personnes, là, au fond du wagon... Vous verrez certains voyageurs se retourner et décocher un regard noir au djeun's faisant profiter tout le monde du son hâché de la musique qu'il écoute, casque vissé dans les oreilles, volume au maximum, alors que d'autres ne reléveront même pas le nez de leur journal...
Du silence au bruit, il existe une infinité de nuances. Il existe tout autant de perceptions individuelles... Tout dépend de la sensibilité de chacun... Pour ma part, je trouve le silence d'une bibliothèque complétement différent de celui d'une cathédrale... Par contre, le flic-floc du robinet qui goutte la nuit aura sur moi le même effet que le bourdonnement d'un moustique à la recherche d'une aire d'atterissage et d'un point de ravitaillement...
Mais finalement, qu'il dérange ou non, le bruit, c'est la vie, et parfois, on se sent obligé d'en faire...
Tenez, lorsque vous prenez l'ascenseur, par exemple...
Avez vous remarqué qu'une fois entrés dans l'ascenseur, les gens observaient généralement un silence quasi religieux, gardaient leurs yeux rivés sur le voyant lumineux à regarder les étages défiler, et qu'une fois arrivés, ils se sentaient obligés de rompre ce silence par un "Bonne journée" ou un "Au revoir" alors qu'ils ne s'étaient pas dit "Bonjour" en attendant en bas?
Finalement, ce "bonne journée" ou cet "au revoir", sont-ce là uniquement quelques paroles anodines distillées par politesse? Ou bien est-ce parce dans notre inconscient, le silence perturbe lorsqu'il nous est imposé?
Pour mieux se convaincre de la réponse, essayez d'imaginer une classe de maternelle où la maîtresse n'aurait pas besoin de réclamer le silence, et où tous les enfants se tiendraient un peu comme des moines bénédictins se retirant dans la solitude de leur couvent... Improbable, non?
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Je vous l'accorde, Giusepe, les boules Quies, c'est bien utile parfois...
Toutefois, en ce qui me concerne, j'aime bien m'imbiber de l'environnement sonore dans leque je me trouve... Je trouve que c'est une manière comme les autres de prendre la température ...
L'autre matin, j'ai entendu (écouté??) une jeune étudiante parler au téléphone et dire à une de ses camarades... "T'inquiétes, il fait pas l'appel.. De toutes façons, y'a pas moyen, t'es obligée de passer par en haut... T'as qu'à pas venir la première heure. Je te garde une place à côté de moi au fond, à droite.." Rassurant de voir que le temps passe, mais que les étudiants restent les mêmes, qu'ils ont gardé les mêmes "préoccupations", celles de la jeunesse insouciante...
Le lendemain, même bus, même heure... Je vois un jeune descendre en dévisageant un autre jeune, casquette vissée sur le crâne, musique MP3 à fond dans les tympans... "La prochaine fois que tu me regardes mal, je te casse la bouche..." dit le jeune qui descend du bus au jeune qui y reste... La phrase m'est restée dans la tête pendant une dizaine de minutes... Et là, j'ai encore du mal à croire qu'un regard puisse déclencher autant de violence.. Le regard qui tue, sans doute...
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