| Novembre 2009 | ||||||||||
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Jusque là, je n'avais pas été d'une redoutable
efficacité... Pas l'ombre d'une avancée... Et cette satanée Echéance silencieusement lancée à mes trousses qui ne semblait pas vouloir me lacher d'un pouce...
Le compte à rebours était enclenché. Souvent, dans ces cas là, on commence par compter en jour, puis au moment de passer en heure, on se rassure en se disant que c'est toujours mieux que de
compter en minute. Le temps passe. On se répéte (comme pour s'en convaincre) qu'on en a encore un peu devant soi, mais qu'il faudrait quand même sérieusement penser à s'activer...
C'était le dernier jour des abricots avant leur départ en vacances. Dernière chance, comme on dit... Il fallait aller jusqu'au bout. Ne plus reculer au dernier moment devant l'obstacle.
La matinée avait été un long supplice. J'agissais machinalement. Le regard souvent perdu à travers la vitre, je n'étais pas du tout concentré sur ce que je faisais.
Totalement absorbé par mes pensées, j'avais l'impression d'évoluer dans un épais brouillard et de ne rien entendre d'autre que le bruit de mes propres réflexions. Je pensais aux abricots, je
réfléchissais à ce que j'allais leur dire, comment j'allais le faire, j'essayais d'imaginer leur réaction... Ca en faisait, du bruit... Et évidemment, quand il y a trop de bruit, on n'arrive à
rien.
En début d'après-midi, j'ai éprouvé le besoin d'écrire. Et j'ai écrit. Le plus simplement possible. Le plus sincèrement possible. Deux pages manuscrites. Deux pages que je n'avais plus qu'à lui
remettre tout à l'heure, à la sortie du bureau.
Une fois cette lettre écrite, tout devenait plus simple. Il ne restait plus qu'à patienter et attendre le moment opportun. Le plus dur était fait.
L'Echéance voyant sa proie lui échapper, a commencé à ralentir, puis s'est arrêtée de courir. Allez, coucouche panier! Sale bête, va!
Mais les meilleurs plans ont toujours une faille... et je n'avais pas prévu qu'en partant du bureau, nous ne serions pas seuls...
Nous avons alors fait une partie du trajet tous ensemble. Puis, ma lettre dans ma poche, j'ai quitté ma collègue en lui souhaitant de passer de bonnes vacances, la laissant à contre-coeur poursuivre son trajet avec les collègues empêcheurs de tourner en rond.
L'Echéance qui s'était résignée à reprendre le chemin de la niche, s'est alors remise à me poursuivre de plus belle, avec la ferme intention de me dévorer...
La suite, ce soir...
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