Trois jours...

Publié le par Gorgonzolla

Je m'étais fixé une échéance.


Il restait trois jours avant le départ en vacances des abricots.


Trois jours où je n'ai pensé à rien d'autre qu'à la manière d'aborder avec elle cette question qui me taraudait depuis de longs mois..


Trois jours où je me suis demandé comment faire pour ne pas la brusquer, comment lui parler sans risquer de l'effrayer...


Trois jours, c'est long quand on ne réfléchit qu'à une chose et qu'on se pose une infinité de questions. Car les questions, c'est comme les ribambelles: elles se tiennent toutes par la main, et quand on a le malheur d'en sortir une du chapeau, il y a toute la famille qui vient avec... Je vous assure qu'au bout d'un certain temps, vous avez vraiment l'impression de tourner en rond et que vous vous demandez rapidement si la pelote est encore longue à dérouler...


Trois jours, c'est bien long quand on se triture l'esprit à élaborer plans sur plans. Surtout quand en prenant du recul, on s'aperçoit qu' ils sont plus ridicules les uns que les autres et qu'après avoir évalué leur trop faible potentiel de réussite, on finit par tous les rejeter un par un...


Mais finalement, trois jours, c'est très court quand on voit le temps s'écouler inexorablement et qu'on sent l'Echéance s'approcher de vous, un petit sourire sadique aux lèvres, avec la ferme intention de ramasser votre copie alors que vous n'avez encore rien commencé à écrire dessus...


Je m'étais imposé cette échéance, un peu comme quand gamin, on se dit "Allez, maintenant, je compte jusqu'à trois et j'y vais", et qu'on y va en sachant qu'une fois la bêtise faite et le crâne bien ouvert, il faudrait serrer les dents en marmonant "Même pas mal!" ...


J'aurais pu me contenter de tâter le terrain, de rester à couvert, de m'abriter une fois encore derrière les rochers de l'ambiguité... Mais non... Cette fois, il ne fallait pas tricher, il ne fallait plus repousser. Il fallait faire les choses et ne pas les faire à moitié, car sinon, tout était à refaire. Il fallait oser un peu. Etre entier. Il fallait que je dise aux abricots ce que je ressentais...


Durant ces trois jours, plusieurs occasions se sont présentées, où j'aurais pu aborder la question naturellement. Mais à chacune de ces occasions, je me suis retrouvé tel le joueur de tennis un peu fébrile qui a la possibilité de smasher mais qui doute au dernier moment et n'ose conclure le point...


Pourtant, je m'étais fixé une échéance...  Il fallait aller jusqu'au bout...


La suite un autre jour...
 




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Publié dans Un peu de fromage

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Marie 18/05/2008 23:03

Quelle suspense !! Le temps des ponts du mois de Mai est désormais fini ... Alors, Alors, Alors ... j'espère en tous cas, cher Marquis, que tu auras le temps de prendre ta plume dès demain ... A demain promis hein ? ;-)

Gorgonzolla 23/05/2008 02:27



Chère lectrice, merci pour ces encouragements, et merci pour votre intérêt,... La suite dès que j'ai le temps... Promis...  Parole de Marquis... (si
elle vaut encore quelque chose...)