Adorer: [a.dɔ.ʁe] verbe transitif, 1er groupe, ...

Publié le par Gorgonzolla

Pour l'avoir fait avant elle, je savais ce que c'était que de rallonger son chemin uniquement dans le but de passer davantage de temps avec quelqu'un et de pouvoir discuter plus longuement avec...


Une fois n'est pas coutume, ce soir là, c'était elle qui faisait le détour...
  Visiblement, elle avait besoin de parler.


Elle me disait qu'elle ne se sentait pas vraiment appréciée de tout ses collègues, que parfois elle ressentait avec certains d'entre eux une distance dont elle ne comprenait pas bien la raison.
Elle me disait se sentir parfois mise à l'écart, évoquant par exemple quelques soirées entre collègues qui avaient eu lieu récemment et où elle n'avait pas été conviée.


Je l'écoutais en cherchant à comprendre les raisons de sa mélancolie.


Puis j'ai cherché à la rassurer en lui disant que pour ma part, je l'appréciais beaucoup, sans forcément vouloir mettre l'accent sur la litote employée.


Quant aux soirées entre collègues où elle n'avait pas été conviée, si ce n'était que ça, on n'avait qu'à aller prendre ensemble un verre un de ces soirs! Je l'ai pensé très fort, mais ne voulant pas profiter de la situation et de son vague à l'âme, je l'ai dit volontairement de manière détachée. Comme on dit quand on dit une phrase en l'air.


Nous avons continué à discuter, à parler des collègues, de l'ambiance au travail...
 Et aussi un peu d'elle.


Arrivé à ma station de bus, je n'ai pas eu envie de la quitter comme ça et je ne suis pas descendu. J'avais envie de prolonger ce moment agréable, de continuer à parler avec elle.


Je n'étais pas pressé. Elle avait fait un détour, je pouvais bien la raccompagner jusqu'à sa station, lui ai-je dit. Je n'aurais qu'à prendre le bus dans le sens inverse pour revenir. L'affaire d'une demie heure, ai-je assuré.


Nous avons continué à parler. Etrangement, je l'ai sentie plus volubile, plus enjouée, moins mélancolique. Et peu à peu, les petits sourires timides sont revenus.


Arrivés à sa station, nous avons traversé la rue et elle a attendu avec moi le bus qui allait me ramener.


Ce dernier a un peu tardé. En l'attendant, nous nous sommes échangés silencieusement plein de sourires, nous nous sommes dit plein de gentillesses.


Le bus est arrivé et nous nous sommes quittés.


J'étais content d'avoir pu lui remonter le moral. Sur le chemin du retour, j'ai ressenti une sensation très étrange. Quelque chose de très agréable... J'avais l'impression de sourire à tout le monde. Je ne me souviens pas de ce à quoi j'avais bien pu penser pendant ce trajet. Peut-être à rien, d'ailleurs.


Avant d'arriver chez moi, sans vraiment trop y réfléchir, j'ai envoyé un texto aux abricots:





La suite demain...




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Publié dans Un peu de fromage

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Giusepe 11/05/2008 23:05

n'en n'êtes, pff...

Giusepe 11/05/2008 23:01


Adorer, oui il est rigolo ce verbe… superlatif quand on
l’emploie « sérieusement », mais quand on l’emploie avec légèreté,
c’est le contraire…

Rien ne vaut un vrai « je t’aime ! », vous
n’en n’êtes pas encore à ce stade, mais au moins vous vous en rapprochez !
Au moins devrait-elle se poser quelques questions…

Ça me rappelle une certaine déclaration loupée de grand
timide (je ne vous dirai pas qui ni quand !) : « Tu sais, je
t’aime… (hésitation)… bien ». Oups, un mot de trop !