Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Dimanche 25 novembre 2007

vase.jpg"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?"

Cette question m' est venue à l'esprit comme ça...  Elle pouvait sembler anodine dans le contexte immédiat de notre conversation. Oui, finalement, c'était une question toute banale...

Et d'ailleurs, n'importe quelle réponse aurait très bien pu convenir... 

Quelqu'un d'un peu rigide aurait très bien pu répondre par un simple "Euh non, je ne change pas facilement d'avis..." . Une personne un peu plus souple aurait pu se réfugier derrière un "Ben si, ça dépend..." un peu plus nuancé...  Même l'absence de réponse aurait pu être une réponse possible...

Sauf que...

En formulant cette question, je pensais à autre chose... et du coup, vue sous cet angle là, la question n'était plus si innocente que cela, et d'anodine, elle devenait sibylline... 

Quand on pose une question ambigue à un lapin, il faut s'attendre à une réponse ambigue...

"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" lui avais-je demandé...

Le lapin s'est arrêté tout net de taper sur son clavier, a semblé réfléchir quelques secondes, puis a répondu:

"Si, au contraire..."

Et il a rajouté un petit smiley tout rougissant...smiley.JPG




[La suite, bientôt]


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Samedi 24 novembre 2007

lapin-panpan.jpgBon, chose promise, chose dûe, voici la suite du blog... Où en étais-je donc resté avant que le chien ne mange mon devoir? Ah oui... J'étais en pleine digression sur les routes de campagne les soirs d'été...

Les routes de campagne les soirs d'été, c'est l'étoile filante qui traverse l'obscurité et vous fait silencieusement prononcer un voeu même si vous ne vous dites pas superstitieux... Les routes de campagne les soirs d'été, c'est un concert en dolby surround d'un million de criquets cachés dans les fougères, c'est aussi le clair de lune façon lampadaire géant JC Decaux... mais c'est surtout le fameux petit lapin de garenne que vous avez parfois la chance de croiser sur votre chemin...

Ce soir là, en me connectant à Google Talk, j'ai eu de la chance, j'ai vu un petit lapin..

Un lapin de garenne, c'est plutôt craintif... Mais on ne sait jamais pour autant comment ça va réagir... Parfois, ça détale à toute allure... Parfois, non... Ce soir là, mon lapin de garenne n'a pas détalé... Il devait être très surpris de ma présence car cela faisait bien des mois qu'il ne m'avait pas vu dans les parages... Il est resté immobile, tous les sens en alerte... Je n'ai pas bougé non plus et nous sommes restés ainsi, quelques longues secondes à nous observer... Silencieusement...

Ca n'a l'air de rien, mais je vous rappelle que nous sommes sur Google Talk et je vous promets que quelques longues secondes de silence sur une messagerie instantanée à se regarder en chien de faïence, c'est quand même assez impressionnant... 

Deux icônes vertes, la mienne, la sienne... La mienne marquée "Online", la sienne marquée "Available"... Il suffisait d'un clic de souris pour parler au lapin... (NDLR: complétement surréaliste, cette dernière phrase, mais bon, passons...)

Je me suis decidé à rompre le silence en premier... Oh, rien de bien méchant, ni de très audacieux, vous imaginez bien!   Le lapin a répondu en souriant...  Contact établi... Je n'ai pas voulu l'effrayer et le retenir plus longtemps. Je lui ai donc souhaité une bonne soirée et je me suis déconnecté quelques secondes plus tard. Le plus court échange que nous ayons jamais eu par chat, ma collègue et moi... Mais il fallait renouer doucement.

Au quotidien, ma collègue et moi, nous continuons à être très proches. Nous discutons très peu de vive voix. Enormément par chat. Et ces derniers temps, de plus en plus souvent par SMS. 

Nous nous attendons toujours l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir et sur le trajet du retour, même si nous ne parvenons pas encore à aborder de sujets plus personnels, je sens bien cette confiance mutuelle et cette sincérité raffraîchissante qu'il y a entre nous. J'aime beaucoup la petite voix qu'elle prend lorsque nous nous échangeons des petites informations anodines sur le ton de la confidence. Entre nous deux, il semble vraiment y avoir une relation particulière, bien davantage qu'une relation de collègue à collègue. J'ai souvent l'impression qu'elle se sent bien avec moi. J'aimerais bien savoir à quel point...

Ces derniers temps, avec les grèves de transport en commun, nous passons davantage de temps ensemble, à marcher dans l'obscurité, à nous échanger des confidences "anodines", à nous sourire, à ne rien dire, à avoir l'air gêné, mais à se sentir bien...  On ne l'a pas assez dit aux infos: une grève de transports en commun, ça a des bons côtés... Parfois, ça peut rapprocher des gens...

L'autre jour, alors que nous étions tous les deux en train de discuter de je ne sais plus quel sujet (par chat, évidemment), elle a lâché dans la conversation un "Mais moi, je reste sur ma position..."   Je ne sais pas ce qu'il m'a alors pris, du tac au tac, je lui ai répondu  "Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" 

Elle a paru réfléchir quelques secondes et m'a alors dit...

[ Satanée éclipse bloguesque... La suite demain ] 



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Vendredi 23 novembre 2007

Eclipse-lune.jpgBon, alors là, les gens, sans le savoir, vous venez de vivre un phénomène qui se produit de temps en temps dans l'univers des blogs... Vous venez de vivre ce qu'on appelle communément une "éclipse bloguesque".

Et oui... Cette brutale coupure de son et d'image que vous venez de subir, ça porte un nom... Eclipse bloguesque... Si, si, ça vient de sortir. Google connaît pas encore, mais vous verrez, il va vite apprendre...

L'éclipse bloguesque, c'est le genre de truc qui ne prévient pas, qui vous tombe dessus, comme  ça, inopinément, au moment où vous vous y attendez le moins, un peu comme un contrôleur de la RATP à la descente du bus un jour de grève... Ca arrive... On ne s'y attend jamais... C'est comme les pluies de grenouilles dans Magnolia... Et quand ça arrive, on ne peut dire qu'une chose...  "It happens!"....
 
Vous étiez tranquille sur votre blog, en train de raconter quelque chose d'intéressant et tout, et tout? Paf, c'est le moment que choisit l'éclipse bloguesque pour frapper... Sournoisement tapie dans l'ombre et rampant silencieusement, c'est à ce moment précis qu'elle bondit, toutes griffes dehors...

L'éclipse bloguesque, c'est le truc bête qui prive vos gentils lecteurs de tout ces articles quotidiens  hebdomadaires  écrits quand j'en ai le temps, les laissant dans une incertitude follement angoissante et un suspense  difficilement soutenable...

Chers lecteurs, face à cette éclipse bloguesque, je vous ai imaginés désemparés, affolés, paniqués... Un petit peu comme les Incas dans le Temple du Soleil, lorsque Tintin fait mine d'éteindre leur astre fétiche...

En imagination, je vous ai même entendus vous lamenter: "Ciel, il va pas nous faire ce coup là! Et la suite de l'histoire alors???"

(NDLR: Les voix à l'intérieur, c'est mon petit côté Jeanne d'Arc... Faut pas vous inquiéter, je me soigne et le soir, je prends bien tout mes cachets avant de dormir...) 

Bon, comme je ne souhaite pas que vous me preniez tout de suite pour le mégalo que je suis un petit peu quand même, je vous épargnerais les scènes d'hystérie collective qui m'ont effleuré l'esprit, les défilés de pleureuses habillées en noir, s'autoflagellant et réclamant la suite du blog, les centaines de chèvres et de moutons immolés juste pour que je reprenne mon clavier...

Je ne vous en parlerais pas, mais je suis sensible à toutes ces manifestations (Comment ça, elles sont imaginaires?) et du coup, vous aurez la suite du blog demain, promis...

Désolé pour  ce long silence tout de même un petit peu  largement dépendant de ma volonté, et pour reprendre une expression souvent entendue ces derniers temps, veuillez m'excuser pour la gêne occasionnée...


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par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Mardi 13 novembre 2007

Non, vous ne rêvez pas... Nous sommes bien mardi et pourtant ceci est bien un nouvel article...

Enfin, bon,  vu la longueur de l'article, je devrais plutôt parler d'un post-it... Et le père Fouras, là,  à côté, il a la taille d'un timbre poste!

C'était juste pour donner quelques indices à tous les petits curieux qui cherchaient encore pour le cadeau... (Bah oui, vous ne  croyiez tout de même pas que j'allais vous dire ici de quoi il s'agissait ???)

Donc, voici les indices...

<Voix chevrotante "on">

"Il permet de conserver ce qui s'envole..."
"Dans l'ancien temps, il provenait de ce qui s'envole..."

<Voix chevrotante "off">

Je sais, c'est bien maigre comme indice... Et du coup, celui qui trouvera gagnera... toute mon admiration!

(Bien sûr, Jerry, toi, tu n'as plus le droit de jouer! ;-) 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Dimanche 11 novembre 2007

Depuis l'épisode des clémentines, je ne m'étais pas reconnecté à Google Talk...

Peut-être parce qu'à l'époque, instinctivement, je sentais qu'il me fallait prendre de la distance, qu'il me fallait m'éloigner, me protéger, tenter de rééquilibrer la situation. Visiblement, la barque penchait trop d'un côté, je ne voulais surtout pas rendre les choses encore plus gênantes...

Elle m'avait elle même initié à Google Talk et à plusieurs reprises, cela nous avait permis de prolonger le soir nos échanges de la journée... C'était sympa, agréable, à la fois simple et raffraichissant... En m'incitant à utiliser cette messagerie instantanée, elle m'avait en quelque sorte invité sur son terrain de jeu... Mais après l'épisode des clémentines, je ne me sentais plus le droit d'y venir... Nous n'étions apparement pas en phase, cela n'aurait pas été honnête de ma part. Depuis, je ne m'étais donc pas reconnecté...

Dernièrement, en relisant les articles publiés sur ce blog, j'ai pu constater le chemin progressivement parcouru, tout revivre,  du gel des relations diplomatiques à leur rétablissement, en passant par les tentatives de rapprochement timidement effectuées de part et d'autre...

L'autre soir, sans vraiment savoir pourquoi, je me suis reconnecté à Google Talk... Sans véritable raison... Juste comme ça...

Ce n'était pas un geste irréfléchi... Oh, non, loin de là, croyez moi... Car ceux qui me connaissent vous le diront, chez moi, l'action est toujours précédée d'une longue phase de pourrissement mûrissement et de réflexion...

A vrai dire, la réflexion, c'est l'un des grands problèmes de ma vie et parfois, j'en viens à me demander si je ne passe pas trop de temps à me poser des questions... Bon, effectivement, ça ne serait pas vraiment un problème si je trouvais les réponses, mais justement, là, on touche du doigt le deuxième autre grand problème de ma vie...

L'autre soir, je me suis donc reconnecté à Google Talk, la tête pleine de questions et sans l'ombre d'une réponse à aligner en face...  En quelque sorte, un saut dans le vide, sans parachute, ni filet... Etrangement, j'éprouvais le besoin de le faire...

Elle était elle aussi connectée...

Bon, maintenant, pour vraiment ressentir ce que j'ai ressenti, il faudrait que vous vous imaginiez au volant d'une vieille voiture (Tenez, une petite Renault 5 fera parfaitement l'affaire).

Imaginez vous en train de rouler tranquillement par une belle nuit d'été, sur une petite route de campagne. C'est bon? Alors rajoutons un petit peu de décor... Vous roulez à petite allure, feux de route allumés... Au dehors, le chant des grillons, le hululement d'une chouette, le croassement d'une grenouille... Sur votre pare-brise, une nuée de moustiques à tendance suicidaire et de moucherons kamikazes, probablement attirés par la lumière de vos phares... " Zut! demain matin, il va falloir jouer de la raclette et de l'eau savonneuse" pensez-vous tout bas....  Au dessus de votre tête, un ciel laiteux, une  pleine lune rousse et quelques étoiles scintillant au loin... (NDLR: Mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval??) 

Vous roulez tranquillement... 25km/h tout au plus... Car la route est chaotique... Et puis il fait un peu sombre quand même...  Et puis  les feux de la R5, c'est mal fichu, on voit que dalle sur les côtés...

Et là, soudain, en plein milieu de la route, vous apercevez un lapin... Une petite boule de poil, deux grandes oreilles, des oreilles de lapin, quoi...  Alors qu'il était en train de traverser la route, il s'immobilise tout net, vous regardant arriver vers lui. Pris dans le faisceau lumineux de vos phares, il semble complétement hypnotisé, complétement tétanisé... Il ne peut plus bouger...

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que l'autre soir, sur Google Talk, ma jeune collègue, elle était tellement surprise qu'elle m'a fait penser à ce gentil petit lapin tout mignon qu'on rencontre souvent le soir sur les routes de campagne...

 

[La suite bientôt...]

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 3 novembre 2007

Du haut de mon plongeoir, allais-je lamentablement m'éclater les gencives sur le ciment du fond de la piscine comme cela arrive souvent au coyote lorsqu'il poursuit le Roadrunner?

Je contemplais les  abricots...  Un doux sourire... Des yeux brillants... Une certaine émotion dans la voix... Assurément, non, mon geste n'avait pas été mal interprété... Ouf, je respirais enfin...

J'étais content de cette surprise que j'avais faite. J'étais content d'avoir fait plaisir à ma jeune collègue à un moment où elle ne s'y attendait pas...  Mais au delà de tout cela, je me disais surtout que j'avais un peu avancé, que je m'étais un peu revélé à elle...

Peut-être s'interrogerait-elle en se disant que ce geste anodin pouvait en fait ne pas être si anodin que cela?  Peut-être devinerait-elle alors toutes les hésitations qui l'ont précédé... Peut-être même y lirait-elle un aveu de ma part?  Peut-être comprendrait-elle que c'est une façon de lui avouer que je pense à elle...

Jusqu'alors, à force de travailler ensemble, à force de nous cotoyer au quotidien, de nous attendre l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir, nous avions retrouvé la complicité des débuts. Les échanges professionels que nous pouvions avoir par chat, souvent émaillés de smileys et de mots sympas, étaient toujours le prétexte à de petites discussions. De simples discussions comme peuvent en avoir deux collègues s'entendant très bien.

Les semaines qui suivirent mon saut du haut du 3ème plongeoir, il me sembla percevoir un rapprochement de sa part. Quelque chose avait imperceptiblement changé dans son comportement, qui la rendait encore plus proche de moi... Je n'arrive pas à déterminer quoi exactement...

Peut être se montrait-elle un brin plus joueuse dans nos discussions par chat? Peut-être semblait-elle plus pétillante le soir, sur le chemin du retour?  Je ne sais pas bien. Je cherche mais je ne parviens pas encore à mettre de mots dessus...

Toujours est-il qu'à présent, lorsque nous sommes tous les deux, je la sens un peu plus sûre d'elle, un peu plus confiante. Même si parfois elle baisse encore  timidement les yeux lorsque nos deux regards se croisent...

L'autre soir, je me suis reconnecté à Google Talk. Pour la première fois depuis les clémentines...

Elle était, elle aussi, connectée...


[La suite bientôt]


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