Hier soir, conformément à la résolution n°27 prise en
cette nouvelle année 2008, j'ai retroussé mes manches et j'ai fait un peu de rangement... En rangeant, je suis tombé sur un vieux DVD. (Je sais, j'ai une vie palpitante... mais c'est aussi un
petit peu pour ça que vous venez sur ce blog, non?)
C'était un DVD dont j'avais oublié jusqu'à l'existence... Bien caché sur une étagère, il devait dormir là depuis un bon moment, tombant peu à peu dans l'oubli. Sur le boîtier, une épaisse couche de poussière s'était déposée, à travers laquelle (oui, j'ai des yeux bioniques! Et alors?), on pouvait lire le titre du film...
"Treize jours". Pas quatorze, pas douze. Treize.
Bizarre. Le titre ne me disait absolument rien. Avais-je déjà vu ce film? Je ne m'en souvenais même pas... De quoi pouvait-il bien parler?
Dans les contes des Mille et Une Nuits, lorsqu' Aladin trouve une lampe et la frotte, il en fait sortir un génie enturbanné, en burnou et babouches, qui lui exauce trois de ses souhaits. Moi, en
passant un coup de chiffon sur la jaquette, bah rien... J'ai juste fait apparaître une jaquette dépoussiérée... On y voit un décor un peu sombre, un ciel orageux, trois hommes à l'air
sérieux et au regard grave, le tout sur fond de bannière étoilée et de Maison Blanche... Pas même une tête d'affiche un peu connue... Ah si, le gominé du fond, celui au front plissé et soucieux
comme un professeur d'anthropologie, ça doit être Kevin Costner...
En général, les affiches, ça permet de savoir assez vite le genre de film auquel on a affaire... Normal, me direz vous, c'est étudié pour. Sur cette affiche là, pas de doute... Ces trois lascars
au regard déterminé ne sont pas là pour rigoler... On sent bien qu'ils s'apprêtent à sauver le monde d'une catastrophe imminente... On se demande juste ce que les scénaristes hollywoodiens ont
bien pu inventer comme catastrophe ce coup-ci... Menace terroriste? Catastrophe naturelle? Invasion extra-terrestre?
Et bien figurez vous qu'ils n'ont rien inventé du tout, puisque "Treize jours" est un film relatant des évenements s'étant réellement déroulés... Kevin Costner, c'est Kenny O'Donnel, conseiller à
la Maison Blanche. Les deux autres hommes sur l'affiche, ce sont les frères Kennedy... Et les treize journées, ce sont celles qui se sont écoulées entre le début de la crise des missiles de Cuba
et son dénouement. C'était durant le mois d'octobre 1962 (Non, non, pas la peine de me remercier, c'est aussi l'une des missions de ce blog, que de vous permettre d'enrichir votre culture
générale... Si, si, j'vous assure!)
Pour en revenir au film, il évoque davantage la gestion de la crise au sein de la Maison Blanche que le thème de la Guerre Froide entre les deux super puissances du moment. Il est assez
intéressant car au delà des enjeux et des aspects politiques de cette crise, ce sont davantage les mécanismes de prise de décision qui y sont analysés... L'accent est mis sur les tensions
internes et les luttes d'autorité en résultant, ainsi que sur les affrontements et les désaccords sur la stratégie à adopter au sein d'un même camp... Et si on arrive à faire abstraction de
quelques passages un peu trop estampillés "God Bless America", c'est plutôt un film qui se laisse regarder car en filigrane, on peut y lire beaucoup de choses...
Pourquoi je vous parle de ce film? Je vous le dirai dans le prochain article...
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