Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

Actuellement,
il y a  6  personne(s)
sur ce blog.

 

Nombre de visites:



 

 

Locations of visitors to this page

 

 

Wikio - Top des blogs
  •  Webcams en live...

 

 

Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Mercredi 30 août 2006

Tous les matins, je passe devant ce kiosque à journaux avant de traverser la rue... et tous les matins, je ne peux m'empêcher de regarder la une du Nouveau Détective qui me fait toujours autant sourire...

Vous savez? Le Nouveau Détective...  Les articles sur les faits divers, les meurtres sordides,avec en prime des titres qui se veulent accrocheurs mais dont on sent qu'il a bien fallu aux journalistes, allez,  au moins 1mn et 30 secondes de réflexion pour les trouver...

Allez, quelques moments savoureux... Voilà ce que vous pouvez lire à la une du dernier numéro:

Grenoble
Parce qu'il lui avait confisqué sa Playstation,
Marc, 14 ans abat son père d'une balle dans la nuque

La Roche-Sur-Yon
BRÛLEE VIVE pour avoir porté plainte aux PRUD'HOMMES

Au delà du dénigrement systématique dont fait l'objet cette catégorie de presse (la presse dite "people"), il est intéressant de regarder quel est le public visé et ce qui le pousse à dépenser hebdomadairement deux euros...

En fait, en y réfléchissant un peu, on s'aperçoit que tous les articles tournent la plupart du temps autour du thème de la mort violente, parfois avec en teinte de fond une histoire d'amour passionnée, mais il s'agit toujours d'un sujet dont on pourra parler à la pause café: "Au fait, l'autre fois, j'ai lu que..."

Tentative d'analyse du concept marketing:

1) Trouver un sujet qui intéresse les gens:

La mort violente fascine les gens.... [Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le contenu des séries américaines (du genre les Experts) et de compter le nombre de machabées à la minute ... ]

2) Ne pas se contenter d'un lecteur  complétement passif

Le fait de raccrocher les histoires à des faits d'actualités ("Les fous de Dieu ont encore frappé") peut faire cogiter le lecteur. L'histoire d'amour en filigrane peut aussi faire travailler son imaginaire.

3) Faire en sorte que le lecteur puisse se dire "C'est arrivé près de chez moi"

La façon dont sont écrits les articles permettent au lecteur de s'en approprier facilement le contenu: Marc 14 ans, pourrait quasiment être un voisin tellement il est anonyme et tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un connaissant quelqu'un ayant attaqué ses employeurs au Prud'hommes.

Bref, la recette est plutôt simple... C'est un petit peu comme au fast-food... Les gens avalent toujours la même chose sans vraiment s'en apercevoir...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Comment ça marche ??? commentaires (1)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Lundi 28 août 2006

Ces derniers temps, je me fais de temps en temps le soir des séances de rattrapage de Desperate Housewives, cette série américaine un peu déjantée qui raconte le quotidien à Wisteria Lane de quatre femmes et de leur entourage... Je termine à peine la 1ère saison mais autant vous dire que je suis déjà un mordu...

Une scène que j'ai trouvé très belle (Saison 1, épisode 16) rassemble deux des amies à qui il est arrivé des malheurs, malheurs connus de tous, mais dont elles ne veulent pas parler, jugeant humiliant ce qui leur est arrivé....

Le contexte:

Bree Van der Kamp, l'épouse modèle, la mère exemplaire, la névrosée de la perfection, a appris les tendances sado-masochistes de son mari et a eu vent de ses fréquentations peu recommandables.

Gabrielle Solis, ex mannequin qui ne jure que par l'argent et la richesse, rencontre actuellement des revers de fortune et est obligée d'utiliser les WC de ses amies, n'ayant pas assez d'argent pour réparer sa plomberie...

La scène: (Gabrielle sort des toilettes de Bree, feignant d'y être allée afin de s'inspirer de la décoration) 

Bree: Tu peux me dire si tu as des problèmes d'argent. On est amies. Ca ne changera rien. Pourquoi ne veux tu pas m'en parler?

Gabrielle: Peut-être  pour la même raison que celle pour laquelle tu ne m'as pas parlé de tes problèmes avec ton mari. Bree, voilà comment je vois les choses: les copines s'humilient et font tout pour s'éviter après... Les vraies amies passent sous silence tout ce qui est un peu délicat à aborder et font comme si de rien n'était...

Bree: (Elle réfléchit un instant, puis se lève, royale)  ...  Bon courage pour ta déco ...

Gabrielle: (sur le ton de la complicité) ... Tu passeras le bonjour à Rex de ma part...

 

J'adore.... Et puis, c'est tellement vrai... Les vrais amis savent ne pas appuyer là où cela fait mal...

Bon, tout ça pour dire que si vous n'êtes pas déjà un fan inconditionnel de l'humour grinçant de cette série, je vous recommande grandement d'y gouter... Vous serez définitivement conquis par la qualité de jeu des actrices, le burlesque de certaines situations et serez surpris par l'émotion que peuvent dégager certaines scènes...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 27 août 2006

Petit sondage: Que font les gens le dimanche??? 

 

Pour ma part, je suis allé nager à la piscine ce matin (chouette, une ligne d'eau pour moi tout seul... ).

Puis avec mon frére et deux de ses amis, on est allé bruncher du côté de la place du marché St Honoré (Le Pain Quotidien, où ils ont des confitures et des pâtes à tartiner à tomber par terre).

Je suis rentré chez moi à pied, en faisant une super ballade le long des quais de Seine (ouverts aux piétons) et en passant sur l'allée des Cygnes, j'ai rencontré un ami et sa femme qui eux aussi se balladaient...

Bref, en ce qui me concerne, le dimanche, c'est généralement une journée "glandouille"...

Et vous alors, que faites vous de beau le dimanche?

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Samedi 26 août 2006

Hier, je suis allé voir "La Tourneuse de Pages", un drame psychologique sur le thème de "La vengeance est un plat qui se mange froid",  que j'ai trouvé pas mal du tout... 

Ce film relate la rencontre de deux femmes déterminées qui ont chacune  à leur manière joué un rôle important dans la vie l'une de l'autre... Les deux actrices principales, Catherine Frot et Déborah François, incarnent très bien leur personnage de femme ambigue, à la fois forte et fragile. Blessées chacune à une période de leur vie, elles sont attachantes par leur vulnérabilité.

C'est simple, beau, et glacial...  Vous aimerez sûrement...

Un film qui fait réfléchir sur la nature humaine mais qui rappelle aussi que le moindre de nos actes, même le plus anodin, peut avoir des conséquences importantes... "Rien n'arrive sans raison"

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Jeudi 24 août 2006

Avant-hier, je suis sorti du boulot plus tôt que d'habitude... J'en ai profité pour aller nager à la piscine... Et oui, ces derniers temps, je suis dans ma période  "mens sana in corpore sano"... (D'ailleurs, à force de me demander pourquoi, je crois que maintenant je sais... Mais ça, je vous dirai pourquoi dans un autre post...)

Il est 18h, je suis dans le bassin "des grands",  je me positionne dans la première ligne d'eau et commence tranquillement mes longueurs. Apparement, les gens sont rentrés de vacances... Il y a beaucoup plus de monde que la semaine dernière...

Les longueurs en dos crawlé, c'est très sympa, on respire à l'air libre, l'eau ne rentre pas dans les narines, on rame, on bat des jambes et pendant ce temps, on peut réfléchir à tout ce à quoi on n'a pas eu le temps de penser dans la journée. Et puis si l'inspiration ne vient pas, on peut toujours regarder défiler les lattes du plafond...

Tout ça, c'est super, mais à une seule condition... Qu'il n'y ait pas dans votre ligne des nageurs à la gomme qui se mettent à nager le crawl comme des forcenés pour épater une belle demoiselle ou du moins, attirer son attention...

J'explicite un peu parce que là, il faut que ça sorte, sinon, je risque de faire un ulcère... 

J'en étais à ma 20éme longueur sur le dos quand Tarzan est arrivé... Il a ajusté ses lunettes,  nettoyé la buée, m'a laissé commencer ma 21éme longueur, et m'a  ensuite suivi sur 4 ou 5 longueurs.

En fait, j'avais l'impression qu'il n'était pas plus motivé que ça car à chaque longueur, il faisait de longues pauses, regardant nonchalament à gauche et à droite. Je dis "regarder", mais un autre terme aurait certainement été plus juste...

Les longueurs s'accumulent, il doit être près de 18h30.

Une jeune et jolie naïade est alors arrivée, fine,  souriante, bronzée à croquer. Elle s'est mise à nager dans notre ligne d'eau.  Elle avait une très bonne technique et beaucoup de style. Souple, efficace, et admirablement fuselée, elle semblait glisser sur l'eau.

Tarzan l'a sans doute repérée  car il s'est alors mis à crawler comme si sa vie en dépendait, bousculant tous les nageurs de la ligne, les doublant, un coup à gauche, un coup à droite, enchaînant longueur sur longueur... L'un des nageurs bousculés lui a même suggéré de passer dans la ligne d'à côté où le rythme pourrait être "plus adapté". Refus de Tarzan, qui a continué à nous pourrir un bon quart d'heure avant de décider de passer à l'abordage.. .

"Eh mademoiselle, ton père c'est un voleur...Il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettres dans tes yeux  " (Private joke :-)

Résultat des courses: Quelques minutes plus tard, la jeune nageuse change de bassin et Tarzan se remet  à nager normalement avec de longues pauses entre chaque longueur...

Moralité:  Rien ne sert de courir ... (je vous laisse compléter)

Coup de gueule: Bon sang de bonsoir, si vous nagez plus vite, passez dans la file d'à côté!!!

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Coup de gueule! commentaires (1)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mardi 22 août 2006

Deuxième histoire se déroulant pendant ce même trajet en train dimanche dernier...

Tandis que, tel un éclaireur Mohawk, j'observais à la dérobée Chevelure Bouclée et qu' à partir des maigres indices récoltés, je tentais en vain de faire des déductions sur elle , mon attention s'est portée sur le petit couple assis dans le carré d'à côté...

Deux personnes âgées... L'homme est assis à la place jouxtant le couloir. Il doit bien avoir soixante quinze ans. Ses cheveux sont blanchis par les temps, ses mains tremblantes sont totalement ridées. Bésicle sur le nez, il lit une revue scientifique. Le dossier du mois: "Freud et les sciences, la psychanalyse face aux neurosciences..."  (...  Ce qui est bien chez les éclaireurs indiens Mohawk, c'est qu'ils sont discrets et qu'ils peuvent voir beaucoup de détails sans même donner l'impression de regarder! )

La femme est assise à côté de la fenêtre. Elle aussi lit. C'est un roman  d'Henning Mankell:  "Le Guerrier Solitaire".

De temps en temps, le couple suspend sa lecture. Respectueux du confort des autres, le vieil homme et sa femme se chuchotent à l'oreille pour se parler. Pas de bol, même avec un casque sur les oreilles, un indien Mohawk parvient à discerner les chuchotements..

Surprise, ils se vouvoient...

La femme (enthousiaste, gloussant presque): "André, avez  vous vu ce coucher de soleil? Il faudrait que le train tourne un peu de ce côté pour qu'on le voit bien."

Le vieil homme: (d'un air blasé et sortant de sa poche son porte-clé boussole) "C'est étrange, cela signifie que nous allons actuellement dans une direction nord ouest."

Le train poursuit sa lente remontée vers Paris. Le vieil homme est passé à la lecture d'un épais pavé sur l'empire gréco-romain. D'autres petites conversations anodines viennent  émailler le voyage.

La femme (pensive): "Demain matin, j'irai chez le coiffeur"

Le vieil homme: (intéressé) "Bonne idée, j'irai aussi"

La femme : "Mais non André, vous le savez bien, le vôtre est fermé lundi"

Le vieil homme (confus): "Ah oui, peut-être..."

La femme (taquine): "Décidément, vous n'avez plus votre tête..."

Le train arrive à Paris. J'aide une passagère à descendre sa lourde valise rouge. Tous les voyageurs descendent sur le quai  et se dirigent vers les bouches de métro et les bornes de taxi. Je suis à la moitié du quai. Loin derrère moi, je surprends une dernière conversation:

La femme : "....  ça nous aurait fait de la distraction."

Le vieil homme: "Vu comme il la regardait, moi aussi, je pensais qu'il allait engager la conversation avec la  voisine..."

L'espace d'un instant, je me suis senti dans la peau d'un indien Mohawk pris à son propre piége ...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Lundi 21 août 2006

J'adore prendre les transports en commun... Quand on a le temps, c'est le meilleur endroit pour observer le comportement des uns et des autres et  parfois, c'est un peu comme si on se passait un DVD de Lelouch...

Dimanche dernier, je prenais le train pour revenir sur Paris après un week-end ensoleillé passé dans le Sud-Ouest.  Un long métrage de cinq bonnes heures en perspective... Heureusement que les acteurs et les nombreux figurants ont été à la hauteur...

Dans le rôle principal, la jeune femme qui était assise en face de moi.  Lorsque je suis monté dans le wagon, elle était déjà là et m'a regardé m'installer. Je lui ai dit bonjour, elle a semblé étonnée et m'a retourné mon salut.

Look jeune, assez soigné, de grands yeux verts, des lunettes de soleil portée "à la parisienne" (...c'est à dire monture placée en travers de sa chevelure bouclée), des petites baskets noires estampillées le Coq Sportif. Je dis "look soigné", mais je devrais plutôt parler de "look étudié"... Car de la chemise à motifs rouges et noirs au pantalon noir à fines rayures rouges en passant par les baskets (noires, si vous avez suivi...),  rien ne semblait avoir été laissé au hasard dans le choix des couleurs qui s'accordaient plutôt harmonieusement.

Le train repart. Elle semble absorbée par la lecture de son livre. "L'Arbre aux Secrets", de Santa Montefiore. Le temps passe, "l'Arbre aux Secrets" s'effeuille petit à petit. Mon iPod égrène une à une les chansons du répertoire de Vincent Delerm. Fanny Ardant, La Vipère du Gabon, les filles de 1973, etc.

De temps à autre, on se fait involontairement du pied, esquissant à chaque fois un sourire gêné en prononçant le petit "pardon" d'usage... Mais bon, qu'est ce que c'est agréable un petit sourire gêné...

De temps en temps, je la regarde lire. Elle semble captivée. Je trouve cette captivation à la fois exquise et fascinante. Fascinante au point d'oublier que dans ma jeunesse, ma maman m'avait toujours dit qu'il était impoli de fixer les gens. A plusieurs reprises, la jeune femme, se sentant sans doute observée, a levé son regard et a surpris le mien.

C'est étrange, moi qui m'entraînais lors de mes trajets de métro à soutenir les regards les plus appuyés et qui parvenait à faire détourner les regards les plus inquisiteurs, je ne pouvais m'empêcher de regarder aussitôt la vitre à chaque fois que nos regards se croisaient... Je n'avais jamais autant perdu au jeu du regard, un jeu dont j'avais moi-même  inventé les régles, un jeu dont j'étais le champion incontestable et incontesté jusqu'à présent...

Chaque fois, je la re-défiais à nouveau, chaque fois je perdais mon défi, jurant qu'au prochain coup, je gagnerais... C'était plus fort que moi, son regard magnétique attirait le mien...

Gare de Poitiers, l'Arbre aux Secrets est sérieusement entamé... Il se fait tard, les paupières sont un peu plus lourdes. La jeune femme se dit sans doute qu'elle ne parviendra pas à terminer son roman avant que le train n'arrive à Paris car d'un coup, elle se met à tourner les pages plus rapidement, lisant en diagonale, arrivant rapidement aux dernières pages qu'elle dévore littéralement... D'un coup, elle referme alors son livre et le range dans son sac.  Sur le moment, je me dis qu'il s'agit peut-être d'un roman policier et qu'elle est allé directement à la fin pour savoir qui a tué le Colonel Moutarde. Chouette, une nouvelle pièce au puzzle: outre le fait qu'elle est très forte au jeu du regard, Chevelure Bouclée est impatiente...

Elle chausse ses lunettes noires et se met à dormir. Je l'observe de temps en temps du coin de l'oeil. Mais je suis vite gêné. "On ne regarde pas les gens dormir" me dit mon petit Jiminy Cricket... Bon, allez, une dernière fois... Je la regarde dormir, essayant de sonder ce qui se cache derrière le mystère de ces lunettes noires. Tout d'un coup, elle se réveille (où alors faisait elle semblant de dormir?) et je vois nettement ses yeux verts me regarder d'un air amusé. Instantanément, je me mets à regarder les lampadaires défiler le long de la voie ferrée... Caramba! encore raté!

Je n'ai plus osé la regarder jusqu'à l'arrivée du train à Paris. Je l'ai alors aidée à descendre sa lourde valise rouge. Elle m'a remercié et m'a dit  "Au revoir" avec un délicieux sourire.

A y réfléchir, je n'aurais jamais osé aborder cette jeune femme. Mais si un jour je la revois, j'aimerais lui poser plusieurs questions...

1) A t-elle apprécié ou non l'Arbre aux Secrets? Après une rapide recherche sur Internet, il ne s'agit pas d'un roman policier mais plutôt d'un roman sentimental

2) Chausse-t-elle du 37 ou du 39?

3) Pourquoi m'a t-elle souri derrière ses lunettes?

4) Aurait-elle aimé que je l'interrompe dans sa lecture et qu'on discute pendant le voyage ou même, qu'on joue pour de vrai au jeu du regard ?

Lecteurs, lectrices, donnez moi vos avis et par la même occasion, dites moi si demain, vous voulez  connaître l'histoire du petit couple de retraités qui s'est déroulée en paralléle... (Je vous l'avais dit, c'est comme un DVD de Lelouch...) 

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mercredi 16 août 2006

Je me suis toujours demandé pourquoi les vendeurs de roses qui écument les restos étaient principalement d'origine indienne... Sont-ce les mêmes qui vendent des marrons chauds l'hiver?

Pourquoi les chinois sont-ils si fortement représentés dans le mileu des revendeurs informatiques?

Pourquoi mon concierge est-il systématiquement portuguais, et ce quelque soient  le coin et l'immeuble dans lesquels j'emménage?

Pourquoi l'épicerie du coin est-elle toujours tenue par le même vieil arabe en blouse grise à la moustache poivre sel?  Je parle bien sûr de l'épicerie où il y a marqué "Alimentation Générale", celle  où on se ruine pour un pot de Nutella, et qui est ouverte jusqu'à pas d'heure...  D'ailleurs, il y en a certainement une à côté de chez vous.... Vous n'avez qu'à vérifier, le vieux bonhomme à lunettes et en blouse grise est bien là!

Si quelqu'un a un semblant d'explication, je suis preneur....

  

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mardi 15 août 2006

J'ai profité de cette journée d'Assomption pour faire moi aussi mon petit pélérinage... Et oui, je me suis aperçu que depuis que l'été a commencé, je n'ai pas encore pu profiter de la magie de "Paris l'été" et qu'il y a un bon nombre de lieux que j'aime beaucoup et que je n'ai pas encore pu revoir cet été....

Tout d'abord, un petit tour au Luco, derrière les terrains de tennis... Pour ceux qui connaissent, c'est le coin des joueurs d'échecs... Je m'incruste à une table, me fais séchement sortir dès la première partie, rejoue, et prend ma revanche en dégageant à son tour le joueur au polo vert et au cigarillo... En me retournant, je reconnais un collégue qui trainait par là. Décidément, le monde est petit...

On décide de partir explorer Paris ensemble. En traversant le jardin du Luxembourg, je m'aperçois que ce dernier reste intemporel et qu'il est toujours aussi agréable de s'y promener... Il aurait fait un peu plus beau, j'aurais attrapé deux chaises et me serais posé quelque temps au soleil... (Je dis deux chaises, mais je précise "une chaise inclinée" pour le dos et  "une chaise normale" pour les pieds, car c'eut été un sacrilége de faire autrement. Les puristes me comprendront....)

Petit arrêt en haut du Boulevard St Michel... Nous prenons chacun une crêpe beurre-sucre. C'est dans cette petite échope que la crêpe beurre-sucre est la meilleure. Et en plus, c'est la moins chère de tout le boulevard... (Croyez moi, j'en ai fait des blind tests et des benchmarking de crêpes sur le boulevard St Michel...)

Nous déambulons sur le boulevard Saint Michel en direction de Notre Dame où nous sommes arrêtés par une longue procession. Et oui, c'est l'Assomption... Ca attire les touristes... Après quelques instants, nous parvenons sur le pont piétonnier derrière Notre Dame.

Je ne sais plus le nom de ce pont,  mais vous verrez immédiatement de quel pont je parle, si je vous décris le clown à bicylette avec un pantalon et un panneau de sens interdit sur les fesses... Vous voyez de quel clown je parle? Il n'y en a qu'un dans tout Paris et il est là depuis des années avec son anglais pour touristes, son numéro de James Bond à vélo et ses chaises pour enfants... 

On ne s'est pas trop arrêté, du coup, je ne sais pas si depuis l'année dernière, il a renouvellé son répertoire ou non... Bon, vous voyez maintenant de quel pont je parle? Mais oui, celui des glaces Berthillon... (D'ailleurs, on s'en est pris chacun une double ...  Pas très raisonnable après la crêpe, mais bon, c'était un pélerinage et  dès le départ, la glace faisait partie du pélerinage...)

On repart en direction du Louvre. Je m'arrête pour acheter un pot de basilic. Avec des tomates, de l'huile d'olive, et un peu de mozzarella, c'est excellent..

On arrive à la Cour Carrée... Toujours aussi majestueuse. Je me dis que les architectes de l'époque étaient très prévoyants... Même avec toute la circulation d'aujourd'hui, il n'y a pas un bruit dans cette magnifique cour. J'ai hâte d'y revenir un de ces soirs pour en prendre des photos sous cet élégant éclairage nocturne...

Mon collégue repart vers sa voiture. Je traverse les Tuileries, reprend mon bus à la Concorde et rentre à la maison, content d'avoir effectué mon petit pélérinage, la tête pleine de souvenirs lointains remémorés, et l'appareil photos plein de clichés que vous verrez peut-être une autre fois...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Lundi 14 août 2006

Tout petit, je me posais déjà un tas de questions métaphysiques... Qu'est ce qui était mieux, être un garçon ou être une fille? Je devais avoir 5 ans à l'époque mais je me souviens aujourd'hui encore du fruit de mes cogitations d'alors...

    • Hypothése 1: Etre un garçon, c'est bien, mais on risque de mourir à la guerre si jamais il y en a une.
    • Hypothése 2: Etre une fille, ce n'est pas plus mal (voire c'est bien aussi) , mais on est sûr d'avoir très mal en donnant naissance à ses enfants.
    • Corrollaire: Le pire n'est jamais certain alors que la probabilité d'avoir des enfants l'est nettement plus.
    • Conclusion du haut de mes 5 ans:  Elémentaire, mon cher Watson, il vaut mieux être un bon petit gars... Avec un peu de chance, on s'en sort sans une égratignure...

Ce raisonnement m'est brusquement revenu à l'esprit ce midi, au moment du café, alors qu'entre collègues, nous discutions de la future paternité de deux d'entre eux... Les deux futurs papas fanfaronnaient sur le rôle du père avant, pendant et après l'accouchement, lançant les quelques blagues machistes d'usage...

C'est à ce moment que j'ai réalisé que... Pour qu'à 5 ans, je puisse avoir une réflexion aussi orientée sur le rôle de l'homme et de la femme dans la société ("l'homme, c'est celui qui va se battre, la femme, c'est celle qui fait les enfants"), c'est que le formatage avait du commencer  très très tôt, et ce, sans doute à l'insu du plein gré de tout le monde...

Je pense qu'aujourd'hui les mentalités ont un peu évolué  mais que nous restons dans une phase de transition... La femme, c'est toujours elle qui fait les enfants, mais elle sait aussi faire ce que fait l'homme... Je parle de "transition" car j'ai l'impression que notre société n'est pas encore totalement adaptée au travail de la femme et qu'il reste de nombreux aménagements à faire pour éviter les situations aujourd'hui courantes d'enfants livrés à eux-mêmes parce que les deux parents travaillent...

Vous qui avez eu 5 ans dans les années 80, votre avis sur le sujet m'intéresse...  Avez vous constaté une évolution dans la manière de penser aujourd'hui? Avez vous constaté des changements de comportement?

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Comment ça marche ??? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 13 août 2006

Dimanche, 10h du matin... Je fais la queue à la boulangerie qui est en bas de chez moi, des images de croissants dorés plein la tête, humant à pleines narines cette bonne odeur si caractéristique des bonnes boulangeries...

Tout en attendant patiemment d'être servi, je me pose tout un tas de questions plus importantes les unes que les autres...   Me reste-t-il  encore du jus d'orange dans le réfrigérateur? A quelle heure est diffusé "C'est pas Sorcier" sur France 3, car ça fait longtemps que je n'ai pas pris mes croissants et mon jus d'orange devant les explications de Jamy sur le pourquoi de la disparition des dinosaures... 

Alors que j'étais perdu dans ces considérations essentielles, un homme s'est approché de la file. Mal rasé. Mal habillé. L'air un peu hésitant.  Il se met à faire la manche. Apparement, ce n'est pas un ivrogne.

Les visages se ferment. Les réponses vont  du simple  "Non, désolé" au petit sourire poli et gêné, en passant par le hochement de tête voire l'indifférence totale style "Pas la peine de me parler, je n'entends rien, je ne vois rien"...  J'ai même entendu un  "Non, je n'ai pas d'argent sur moi" qui m'a intérieurement fait sourire. (Ah, l'hypocrisie, le mensonge... Vive la nature humaine!)

L'homme est arrivé à mon niveau. Il m'a débité son histoire. Me montrant des photos de ses enfants. M'expliquant qu'il recherchait du travail mais qu'en attendant, il aurait besoin d'un coup de pouce... Le bougre ne me semblait pas malhonnête.

Jusqu'à ce moment-là, je n'avais fait qu'observer la réaction des gens et n'avais pas du tout réfléchi à ce que j'allais faire quand il arriverait à moi... Me voyant mal lui refuser une pièce, alors que j'étais en train de faire la queue pour acheter des croissants, j'ai regardé dans mon porte-monnaie et lui ai tendu une petite pièce de 20 centimes.  

Le gars me remercie et termine en disant " Merci encore! Dieu vous le rendra au centuple" et finit par s'éloigner. Je prends mes croissants, remonte chez moi les déguster tranquillement et la matinée se termine tranquillement.

L'après-midi,  je suis amené à sortir ma carte bleue pour régler une dépense. Le terminal du commerçant ne semble pas fonctionner correctement, le vendeur est obligé de saisir manuellement le prix. En rentrant chez moi, je m'aperçois qu'au lieu de me facturer 20,24 euros, il ne m'a facturé que 2,24 euros...

Dieu existerait-il?

(Si demain, je trouve 2 euros par terre, je commencerais à me poser des questions...)

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 13 août 2006

Ce soir, j'ai envie d'évoquer ces amitiés très spéciales, qui mettent du temps à se forger mais dont la solidité est à l'épreuve de beaucoup de choses, notamment du temps qui passe...

Je m'aperçois avoir développé ce type d'amitié toujours avec le même genre de personnes et que ces dernières  ont souvent en commun un caractère bien trempé, une certaine sensibilité, mais surtout une fragilité cachée et une pudeur insoupçonnable, des blessures bien trop souvent masquées derrière une bonne dose d'humour ou plus fréquemment encore, derrière une fausse assurance...

J'avoue être très intrigué lorsque je rencontre une de ces véritables énigmes vivantes. En effet, dans une personnalité, le plus intéressant à regarder, c'est justement ce qui ne se voit pas, et le plus intéressant à voir, c'est justement ce qui est caché... Cela peut prendre pas mal de temps, mais rien de plus stimulant que de rassembler une à une les pièces d'un puzzle pour le reconstituer...

Une fois la carapace perçée, on découvre une toute autre personnalité. L'humour servant de barrière tombe et la confiance aidant, le coeur s'ouvre et une tout autre sorte de complicité s'installe.
Les jeux de mots foireux laisse place à l'amitié. Le jeu de séduction laisse place à la sincerité.

Et c'est là qu'on se met à apprendre, découvrir, échanger, partager discuter, de tout, de rien, de la pluie, du beau temps, des amis, des collégues, et cela sans tabous, ni arrière pensée...

Merci à tout mes amis pour leur amitié et pour tout ce qu'ils m'apportent...

Comme le dit le titre, "Diamonds are Forever"...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Coup de blues... commentaires (0)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mercredi 9 août 2006

Ce soir, je dinais chez des amis qui, depuis que j'ai déménagé il y a quelques mois, se trouvent être mes nouveaux voisins de quartier... Allez, à tout casser, on doit habiter à 150 mètres d'écart, ce qui fait que je me retrouve souvent à squatter chez eux... Ce soir, le prétexte du squatt, c'était des tests de Freebox à domicile...

Ces amis/voisins avaient aussi invité à dîner un très sympathique couple d'anglais qu'ils connaissaient depuis 10 ans. Je devrais plutôt parler de couple de britanniques, le jeune homme étant  écossais, et la jeune femme venant du pays de Galles. D'ailleurs, cela me fait penser que même en y faisant attention, j'ai du faire plusieurs fois la gaffe durant la soirée... Ah, les anglais, les britanniques, les écossais, les gallois.... on a tendance à les mettre dans le même sac...Et pourtant, c'est un petit peu comme Balisto: ça change tout, c'est différent, c'est pas pareil...

Bilan de la soirée? Et bien figurez vous que cela m'a fait beaucoup de bien de parler anglais avec des vrais britishs... Au boulot, on parle souvent anglais, mais bon, le plus souvent c'est davantage parce que c'est une langue internationale, et je peux vous dire que ça change du tout au tout de parler anglais avec un vrai rosbif... Moi qui commençais à m' habituer à parler anglais avec les italiens, les espagnols, les indiens, les chinois... (=> Nan, là, je peux pas écrire ça et il faut que je barre... L'anglais des chinois, je ne m'y suis toujours pas fait....)

J'étais complétement sous le charme de cet accent très doux, de ces tonalités un petit peu chantantes, de ces mots si délicatement avalés... Un vrai régal...

J'adore l'anglais prononcé par les personnes d'Outre Manche... Ca me fait un peu penser au phrasé typiquement anglais de Wendy dans l'Auberge Espagnole/ Les Poupées Russes... So british...

Un vrai délice...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Lundi 7 août 2006

... et bien je crois que c'est être maman. Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, mais j'ai eu un flash tout à l'heure, en prenant le bus pour rentrer chez moi...

Une fois n'est pas coutume, je suis allé m'asseoir au fond... (Vous savez? Les 6 places qui forment la rotonde...) Le bus s'est arrêté à une station. Des personnes sont montées.

Une jeune maman accompagnée de son garçon âgé d'une dizaine d'années environ s'installent juste à côté de moi...

Le garçon commence à sortir de son sac deux petits livres de bandes dessinées... Des mangas petit format, genre "Dragon Ball Z", je crois. Apparement nouvellement achetés car il y avait encore l'étiquette du prix dessus... Le garçon semble faire la collection de ces mangas. Il se met à gratter consciencieusement les étiquettes du prix et en fait deux petites boulettes. Survient alors un dialogue pour le moins surréaliste:

La maman: "Je pense que tu l'as déjà, celui-là... J'ai déjà vu cette couverture"

L'enfant: "Non, je t'assure que je n'ai pas encore le n° 42"

La maman (qui apparement ne connaît pas Dragon Ball") : "Je crois que j'ai déjà vu dans ton armoire cet épisode avec le petit bonhomme se transformant en gorille"

L'enfant: "Oui, mais celui-là, c'était l'épisode n° 34. Je suis sûr que je n'ai pas encore le n° 42"

La maman: " Garde l'étiquette, comme ça, on pourra l'échanger si tu l'as déjà"

L'enfant (ton obstiné des enfants qui ont toujours raison) : "Mais non, je t'assure que je n'ai pas encore le n°42"

La conversation s'est arrêtée là, le bus continuant à rouler, l'enfant feuilletant ses mangas, sa maman regardant par la vitre défiler la rue... En tant qu'observateur extérieur, il me semblait que le garçon connaîssait son affaire et j'étais prêt à parier qu' il n'y aurait pas de doublons...  Je les observais tranquillement...

Jusque là, rien de bien extraordinaire me direz vous... 

Une bonne dizaine de minutes plus tard, la maman a eu un geste qui m'a laissé tout perplexe... Sans rien dire, elle a repris les deux étiquettes en boulette, les a soigneusement dépliées et les a recollées sur les illustrés...

C'est assez singulier, mais j'ai trouvé que ce geste symbolisait assez bien le métier de maman... Une certaine dévotion, un côté protecteur, et surtout, une aptitude à être toujours prête à réparer les bêtises de sa progéniture... Ce petite geste anodin m'a fait longtemps cogiter...

Du coup, je n'ai même pas eu le loisir d'examiner la jeune fille qui avait pris le bus en même temps que moi le matin et qui reprenait en même temps que moi le même bus  au retour le soir...

 

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Vendredi 4 août 2006

L'aviez vous remarqué?

Lorsque vous êtes à la caisse du supermarché, la caissière prend toujours un malin plaisir à faire la course avec vous... Lorsqu'elle est venue à bout de la montagne de produits entassés sur son tapis roulant, elle semble toujours vous narguer quand elle a écoulé le dernier paquet de pâtes Barilla alors que vous en êtes encore à ranger les bouteilles dans un sac, et les légumes dans un autre...

"32 Euros et soixante et un centimes... " annonce-t-elle d'un air triomphant.

Vous, vexé d'avoir perdu cette course, continuez à ranger silencieusement  vos achats... La caissière, elle,  regarde ses ongles ("Oh, je devrais refaire mon vernis...") , avec cet air détaché que seuls peuvent prendre les vainqueurs  ( "Sandra, tu as déjà pris ta pause?")

Il vous reste encore deux sacs à remplir, mais votre bon sens et votre civisme reprennent le dessus. Pensant au pauvre client derrière vous, vous vous empressez de dégainer la carte bleue, de l'insérer dans l'appareil destiné à cet effet. Le code est composé, il est validé, l'imprimante crache la petite facturette, vous terminez vos deux derniers sacs et vous partez, sous le regard sévére du vigile...

Petite question: Est ce qu'à ce moment, je suis le seul à me promettre que la prochaine fois, je gagnerais la course contre la caissière??

Bon, OK, je sais que je me pose des questions bizzares, mais bon, faut savoir revenir aux fondamentaux... Qui suis je, où vais je, pourquoi les caissières font la course alors que même si elles gagnent, elles doivent quand même attendre que le client ait fini de remballer avant de pouvoir passer au client suivant???

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mercredi 2 août 2006

Quand une fille m'invite chez elle, par défaut, je ne me fais pas de plans sur la comète... J'en déduis seulement qu'elle ne me trouve pas totalement antipathique et que je présente à ses yeux un minimum d'intérêt... Jusque là, c'est uniquement de la logique et à moins de tomber sur une dérangée du ciboulot qui aime perdre son temps avec des gens qu'elle n'apprécie pas, je pense que j'ai plutôt bon...
 
Ceci dit, je pense que certaines filles prêtent plus d'attention à ce geste... Elles se disent que lorsqu'elles invitent un mec chez elle, cela a une signification beaucoup plus particulière. Du coup, elles se sentent obligées de le camoufler, invitant plusieurs amis en même temps pour brouiller les pistes, invitant à la volée (style "Au fait, tu ne fais rien tel jour?").
 
D'autres, complétement bloquées, ne franchissent pas le pas... ("Si je l'invite, il va croire que je crois qu'il croit que patati et patata...")... J'ai connu une fille qui n'arrêtait pas de me dire "Il faut vraiment que je t'invite chez moi", "la prochaine fois qu'on fait une bouffe avec des amis, je t'invite" , et qui ne l'a jamais fait alors que je pense qu'elle en mourrait d'envie... Trop cérébrale...
 
En tout cas, je trouve que ce genre de comportement un peu calculé tue complétement la spontanéité...
 
Inversement, quand j'invite une fille chez moi, je n'ai pas d'autre but que de passer un bon moment à discuter avec elle, à mieux la connaître. Je n'aurais pas l'outrecuidance et l'indélicatesse de tenter quoique ce soit d'inapproprié, estimant que c'est à la fille de faire le second pas et que c'est à son tour d'envoyer un signe...
 
C'est marrant, dans certains pays, inviter quelqu'un chez soi se fait de façon si spontanée... Sous nos latitudes, notre façon de penser est biaisée par je ne sais quoi qui nous pousse à toujours chercher à interpréter des gestes, à prêter une signification cachée à des choses qui parfois en sont totalement dénuées.
 
A côté de tout ça, j'ai l'impression que les hommes et les femmes n'interprétent pas de la même façon les gestes des uns et des autres et par exemple, quand un homme invite une femme à dîner au restau, ça ne signifie pas qu'il veut coucher avec elle juste après.
 
Pour ma part, je joue franc jeu, je ne cherche pas à me déguiser, je continue à inviter à dîner les personnes que j'apprécie et tant pis si mes gestes sont mal interprétés.
 
Parce que je trouve qu'on partage plus autour d'une assiette, au calme, que dans un ciné où on ne peut parler, dans un club où on ne s'entend pas, ou dans un bar enfumé où on passe la moitié de son temps, le nez enfoui dans son verre.
 
Cela ne réussit pas tellement, mais je garde espoir... Mieux vaut être seul que mal accompagné... Je suis limite idéaliste, mais i'en suis convaincu, en restant authentique, la personne que je trouverais sera la bonne!

 

 << Précédent - Sommaire - Suivant >>

par Gorgonzolla publié dans : Comment ça marche ??? commentaires (7)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mardi 1 août 2006

Bon, alors ce soir, je suis  allé prendre un verre avec des potes, que je n'avais pas revus depuis que j'étais sorti de l'école, et avec qui j'ai repris contact à l'occation d'un mariage...

Ambiance très sympathique... Je n'en attendais pas moins d'une telle bande de potes. A l'école, pour les études, ils étaient considérés comme une équipe de branquignols, mais qu'est ce qu'ils se marraient...

Ils m'ont refait le sketche du TP où ils étaient au dernier rang, à ne pas savoir que faire, à surveiller les progrès des binômes devant, à tenter de glâner des informations à droite et à gauche...

- On allait pomper sur les mecs devant, mais on ne savait même pas quoi leur poser comme question... - Alors, vous, ça avance? vous en êtes où? Vous pouvez pas sauver ce que vous avez fait sur notre disquette?"

Moi, à l'évocation de ces souvenirs, j'étais plié de rire... Surtout en pensant qu'aujourd'hui, on est tous devenus des gens a priori sérieux dans la vie professionnelle, certains mariés, et d'autres avec des gamins...

Tout cela pour dire que finalement, on finit toujours par se ranger des voitures et cela, plus rapidement qu'on ne le pense...

Je dis ça, mais bon, à part être sérieux dans la vie professionnelle, je ne suis pas marié et n'ai pas encore d'enfants...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback