Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Vendredi 30 juin 2006

Brides abattues, la crinière au vent,  il semble galoper à toute allure et on n'entend que le bruit de ses sabots marteler le sol.  De temps en temps, l'équidé pousse un hennissement. Sur son dos, un jeune garçon se cramponne autant qu'il peut au pommeau de sa selle. Un peu effrayé au début, notre cavalier semble maintenant rassuré et le voilà à présent en train de labourer le flanc de sa monture à coup d'éperons.

Soudain, une voix féminine s'éléva: "Bon, on finit ce tour et on rentre à la maison, d'accord?". Le cavalier acquiesca. Quelques minutes plus tard, une  fois le cheval immobilisé, le bambin mit pied à terre, suppliant sa mère de ...  remettre une pièce dans la fente destinée à cet effet...

Scène classique devant la boulangerie située en face de chez moi... Non moins classsique, le comportement de la mère faisant mine de regarder dans son porte-monnaie et répondant aussitôt: " Je n'ai plus de monnaie. Tu en referas demain..." .

Mais l'enfant n'est pas dupe. Et vous non plus... Si elle n'a plus de monnaie, avec quoi va t'elle donc acheter le pain?

Faudrait leur dire à ces mamans, qu'elle trouvent des excuses un peu plus plausibles!!!

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Mardi 27 juin 2006

Un truc que j'ai reçu par mail aujourd'hui... Comme il ne s'agissait ni se se cotiser pour implanter un myocarde au petit Brian, ni de participer aux recherches organisées pour retrouver Penny Simpson, disparue depuis 1995, et comme l'ensemble n'avait pas l'air trop délirant, je vous ai fait un petit copier-coller ci-dessous pour vous en faire profiter...


Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :

 · 57 asiatiques, 21 européens, 14 américains (Nord, Centre et Sud), 8 africains;
 · 52 femmes et 48 hommes;
 · 30 blancs et 70 non blancs;
 · 30 chrétiens et 70 non chrétiens;
 · 89 hétérosexuels et 11 homosexuels;

 · 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA.
 · 80 vivraient dans de mauvaises maisons;  
 · 70 seraient analphabètes;
 · 50 souffriraient de malnutrition; 
 · 1 posséderait un ordinateur;
 · 1 serait en train de naître;
 · 1 serait en train de mourir;
 · 1 aurait un diplôme universitaire.  


Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident. Prenez en considération aussi ceci :

· Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

· Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.

· Si vous pouvez allez à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

· Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.

· Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.

· Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares.

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Dimanche 25 juin 2006

La plupart du temps, c'est un labrador au pelage beige avec un regard souvent très doux qui en dit long sur son dévouement . Ses yeux couleur noisette pétillent d'intelligence et sa large truffe humide  vient souvent vous renifler la main. Il a très bon caractère ce qui en fait l'animal de compagnie idéal, et l'ami des enfants qui adorent le caresser lorsque son maître et lui attendent de pouvoir traverser au feu rouge.

Par les nombreux services qu'ils rendent, ces animaux sont tout simplement fantastiques...

L'autre jour, en allant au boulot, je croise une maman accompagnant sa petite fille à l'école. Je remarque le chien à leurs côtés. Intrigué, j'étais en train de me demander quelle pouvait bien être la scolarité d'une fillette aveugle dans une école non spécialisée...

Alors que je me posais toutes ces questions, la mère, la fillette et le chien étaient arrivés devant le portail de l'école. La maman embrassa son enfant, et là, je vis le labrador se retourner, prêt à reprendre le chemin inverse. Illumination... L'aveugle, c'était la maman... 

Petite scène de la vie qui n'est vraiment intéressante que si l'on voit son côté un peu insolite... Et vous, vous l'avez vu, ce petit côté insolite? Non? Et bien, il vient du chien qui a compris qu'après le bisou, on rentre à la maison et que pour ce faire, il doit se mettre dans le bon sens...

 

 

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Vendredi 23 juin 2006

 

Aviez vous déjà remarqué le comportement des automobilistes lorsqu'ils sont retranchés dans leurs voitures, protégés par un pare-brise en plexiglas et une carrosserie métallique? Non? Et bien demain, en allant au boulot, regardez mieux que ça...

Parfois, vous les verrez parler tout seul. Plus souvent, vous les verrez s'impatienter, gesticuler frénétiquement, pester contre le conducteur de devant ...  En lisant sur les lèvres, voici ce que vous entendrez...

"Alors, papy,  tu vas la bouger, ta poubelle?"

"Achète toi une carte orange!"

"Eh! Je travaille moi!" (Vous aurez reconnu Gégé le camionneur à qui il faudra d'ailleurs dire qu'il n'est pas le seul à travailler...)

... Dans sa voiture, l'automobiliste perd vite patience...

Confortablement  installé dans son habitacle, isolé des bruits de la circulation, il  trône dans son fauteuil en cuir, se sent en sécurité et commande plusieurs centaines de chevaux  du bout des doigts. La docilité avec laquelle obéit le véhicule confère immanquablement à son conducteur un sentiment de puissance débordante...

Alors imaginez qu'un pauvre piéton ait l'audace de lui couper le chemin, ou qu'un autre automobiliste lui faisse l'affront de le griller au feu rouge, le coup de klaxon part immédiatement pour remettre à sa place l'impudent. S'ensuit (ça dépend des conducteurs) un flot d'insultes déversées à son égard...

On aurait pu penser ce comportement purement masculin... Mais non, j'ai aussi vu des femmes agir ainsi....  "Moi d'abord, moi d'abord, tant pis pour les autres s'ils peuvent plus passer avec ma voiture en travers..."

Tout simplement hallucinant...

Pour terminer sur une note un peu plus positive, je souhaiterais accorder une note spéciale à cette sympathique conductrice que j'ai observée durant tout le trajet de mon bus... Elle ne pestait pas, ne gesticulait pas... mais  riait, tout simplement, sans doute en écoutant l'une de ces émissions radio diffusées le matin... Mademoiselle, votre éclatant sourire a éclairé ma journée . Merci pour votre fraîcheur...

 

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Mercredi 21 juin 2006

 

 

 

 

 

Ce soir, un de mes amis m'a expliqué que la drague était aussi régie par la loi des grands nombres... Son exposé, que je trouve plutôt cynique, vaut la peine d'être retranscrit ...

Lisez, et surtout, cherchez l'erreur...

"Tu prends deux mecs dans une soirée. Tu leur donnes pour objectif de coucher à la fin de la soirée avec une nana et tu leur imposes la méthode d'approche

  • - Le premier ne devra chercher à discuter qu'avec une seule fille tout au long de la soirée, dans le but de la connaître avant de tenter quoique ce soit.
  • - Le second aura le droit d'aborder toutes les filles qu'il rencontrera au cours de la soirée, mais devra se montrer hyper direct: il n'aura pas le droit de prendre le temps de faire connaissance (limite genre: "Tu couches?")  

D'après la loi des grands nombres

  • - le premier dragueur passera peut-être une soirée exquise à discuter avec une fille dont il découvrira peu à peu l'intelligence, mais finalement,  il est très improbable qu'à la fin de la soirée, il remplisse l'objectif assigné...
  • - le second dragueur se prendra un paquet de rateaux, passera pour un dragueur à la noix  auprès de la grande majorité des personnes abordées (pour savoir ce qu'est un dragueur à la noix, cf le blog de la Souris blonde, à l'URL suivante http://alanoix.over-blog.com ). Mais au bout du compte, sur toute la soirée, il se trouvera toujours une personne pour accepter le deal et le dragueur à la noix aura réussi son pari... "

 

Mathématiquement, ce n'est pas forcément faux.  Mais si on y réfléchit bien, c'est le problème qui est initialement mal posé... Quel est vraiment l'intérêt de coucher à la fin de la soirée? Quel besoin y-a-t-il de chercher à ce point une efficacité maximale (car, à ce niveau, c'est bien d'"efficacité" dont on peut parler) ? Comme explication, je ne vois que l'instinct animal, ce fameux instinct qui peut resurgir derrière tout homme pourtant si propre sur lui...

Zut, quoi! Nous ne sommes tout de même pas des mouches obligées de copuler à tout va pour être assurés de voir nos gênes perpétués sur la génération suivante...

Mon côté un peu trop fleur bleue me perdra... mais je me dis qu'on ne peut certainement pas non plus appliquer le taylorisme à outrance à n'importe quel domaine et  j'ai plutôt l'impression que la solidité d'une relation est généralement proportionnelle au temps qu'il a fallu pour la faire démarrer.

 

Gorgonzolla...

 

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Mardi 20 juin 2006

Barcelone en Espagne

 

Chers lecteurs, chères lectrices,

La rédaction a le regret de vous annoncer qu'elle n'est pas autorisée à divulguer d'informations de quelle nature que ce soit  sur ce fameux WE en pays catalan. Les consignes reçues sont strictes, claires, et peuvent se résumer en deux mots: "Blackout complet "

Conscient du désagrément occasioné, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le teaser mensonger qui apparemment a succité pas mal de visites aujourd'hui et vous assurons que le dossier vous sera révélé dès qu'il ne sera plus classé "Secret Défense".

 

 

 

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Lundi 19 juin 2006

 

Ce WE, avec des amis, on est parti à Barcelone pour enterrer la vie de garçon d'un pote. Et ben croyez moi, les espagnoles... ce sont vraiment des bombes! Bon, je développerai demain bicoze là, je n'ai plus vraiment les yeux en face des trous..

Bonne nuit..

 

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Samedi 17 juin 2006

Tout d'abord, les ingrédients: un coin branchouille genre Bastille, une boîte de nuit sympa, musique sourde et bien rythmée,  spots synchronisés et autres flashes de lumière stroboscopique, des caissons de basses dont les beats vous font exploser le coeur, de l'alcool, de la fumée... voià pour les ingrédients de base...Pour compléter,  prenez plusieurs catégories de personnes...

  • - Ceux qui sont déjà en couples. Ceux là iront en plein milieu de la piste et sembleront s'éclater à fond...
  • - Le groupe des garçons: clope au bec, un verre à la main pour se donner une contenance... Ceux là , vous les verrez danser en groupe. Ils auront très rapidement formé le cercle (vieille technique des cow-boys du far-west ), histoire de se sentir appartenir à un groupe, et mieux protégés...
  • - Le groupe des filles, qui ne se mélange surtout pas au groupe des garçons... Elles rigolent souvent entre elles, et  jettent souvent de petits coup d'oeil vers le groupe des garçons, mais généralement, les choses en restent au niveau de l'oeillade. Parmi ces filles, quelques unes plus délurées, n'hésitent pas à se rapprocher subrepticement d'un garçon, à le frôler en faisant croire qu'il s'agit d'un geste accidentel...  (Finalement, le langage du corps est parfois très explicite et le décodage des signaux hommes-femmes,  ce n'est pas si compliqué....)

De temps en temps, arrosez d'alcool et laissez mijoter tout ce petit mélange pendant quelques heures...

La recette est plutôt assez simple... Dégustez jusqu'au petit matin

Le Marquis

 

 

 

 

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Vendredi 16 juin 2006

Hier soir, avec des amis, on discutait au resto, des tracas quotidiens des uns et des autres... La conversation allait bon train, les mères de famille expliquant que leurs rejetons ne leur laissaient plus une minute à elles, que les imprévus du boulot leur rendaient la vie impossible, qu'une femme aujourd'hui se devait d'être non seulement une femme aimante, mais aussi une maîtresse de maison accomplie, une mère poule, et une business woman avertie...

Au bout d'un certain moment, j'ai lancé un truc du style: "Pour faire front simultanément à la vie professionnelle, la vie familiale et ses tracas quotidiens, il suffit de faire preuve  d'un peu d'organisation... "... Une lapalissade qui sur le coup me semblait  innocente...  mais apparement ne l'est  pas, vu les débats animés auxquels elle a donné lieu... Je me suis littéralement fait la-pi-der: " Ne parle pas de choses que tu ne connais pas", "T'es célibataire et sans gamin et du coup, tu n'as qu'à penser qu'à ta petite personne", etc.

J'avais vraiment l'impression d'avoir touché un point sensible... Et parce que je suis un peu du genre à taper là où ça fait mal, non content de camper sur mes positions, j'ai poussé un peu plus loin, histoire de voir...

A entendre tout un chacun se plaindre, j'ai ainsi affirmé que l'on n'était pas tant à plaindre et qu'il fallait savoir relativiser...

On m'a regardé comme si je débarquais directement de la planéte Mars et voilà à peu près ce que j'ai entendu: "Mais t'es vraiment qu'un égoïste...  On te parle de nos problémes, les amis doivent être là pour soutenir et toi, tu dis qu'on n'a pas le droit de se plaindre.. T'es vraiment trop perso."...

Du coup, je ne sais plus qui est vraiment égoïste... Celui qui étale ses problémes sans forcément penser aux malheurs qui arrivent à d'autres personnes, ou celui qui adopte la démarche opposée...

Je persiste et signe, le malheur, ce n'est pas quelque chose d'absolu et se plaindre d'être réveillé à 6h du matin par un bébé en bonne santé réclammant son biberon n'a pas de commune mesure avec le fait de ne pouvoir donner naissance à un enfant, ou de voir un proche agoniser sans pouvoir le soigner...

Les chochottes, réapprenez un peu prendre sur vous, faites un sport un peu physique  (un peu d'endurance, par exemple, c'est très bon pour exercer la volonté...) forgez vous  un mental d'acier, agissez ...

Mens sana in sano corpore...

 

Le Marquis.

 

 

 

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Jeudi 15 juin 2006

C'était trop beau pour être vrai.. Tout semblait pourtant si bien commencer...

Après avoir renvoyé mon formulaire d'inscription, mon RIB, je recevais quelques jours plus tard un accusé de réception, un identifiant de connexion et un mot de passe me permettant de surveiller où en était le processus... Prise en compte du dossier, Validation par France Télécom, Raccordement de la ligne, Envoi de la Freebox, Réception de la Freebox, etc... Jusque là, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Et depuis, c'est le drâaaame.... cela fait 2 semaines que l'engin affiche désespérement un chenillard tournant inlassablement dans le sens horaire...

Je suis allé sur tous les forums, j'ai téléchargé toutes les spécifications de la prise téléphonique à 4 paires, j'ai démonté toutes mes prises téléphoniques pour vérifier leur câblage, rajouté des filtres, viré les condensateurs inutiles, le chenillard semble déterminé et continue son entraînement pour le marathon des chenillards... 

En désespoir de cause, j'ai appelé la hotline, histoire de tester la compétence des hotliners du FAI...

Un bon point pour eux, ils ont décroché tout de suite. Mais un bon point vient rarement sans un maugais point... Le mauvais point, c'est qu'au bout de 20mn, la personne n'a toujours pas su me dire quand ils pourraient faire quelque chose, ni d'ailleurs ce qu'ils allaient concrétement faire, à part " saisir le dossier et remonter mon cas plus haut, selon la procédure"...

Heureusement que j'ai des voisins sympas dont je peux squatter la connection wifi...

 

Le Marquis

 

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Mardi 13 juin 2006

 

Animal doté d'un bec, d'une paire d'ailes, et d'un cerveau ridiculement petit.

Dans les grandes villes, le pigeon peut être considéré comme une sorte de rat volant. Il est omnivore et est extrêmement bête. La majorité du temps, il ne sait pas ce qu'il mange. A un tel point qu'on pourrait presque soumettre l'idée à Bertrand Delanöe d'étudier le dressage de quelques escadrilles de pigeons pour venir renforcer les Motocrottes de la Mairie de Paris.

La parade nuptiale du pigeon des villes est particulièrement ridicule... Il gonfle le jabot, étale les plumes de sa queue, et se met à tourner dans tous les sens autour de la femelle, jusqu'à ce que celle ci , excédée, finisse par s'envoler. Et oui... Quand un imbécile vous importune et vous tourne autour en roucoulant et en faisant le beau, il n'y a qu'une seule chose à faire, s'enfuir...  Avez vous remarqué en cette période avancée de la saison des amours, le nombre de râteaux que se prenait en moyenne un pigeon mâle? Des fois, on est content de ne pas être un pigeon...

Comme chez les hommes, il existe des pigeons ne prenant aucun soin d'eux. Ceux là vivent généralement en marge... Vous les reconnaitrez sans aucun problème, ils sont sales, ont un plumage terne un peu ébouriffé,  et semblent encore plus éteints que les pigeons normaux...

Bon, je ne sais pas pourquoi je vous parle du pigeon ce soir. Comme quoi, ce blog, c'est vraiment du grand n'importe quoi....

 

Le Marquis

 

 

 

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Mardi 13 juin 2006

Ce soir, je pense à mon grand-père. Des milliers de kilométres nous séparaient. J'avais une douzaine d'années quand je l'ai rencontré pour la première fois.  Avant cette première rencontre, je me souviens de mes parents me faisant réguliérement écrire des lettres pour lui donner de mes nouvelles. J'écrivais, je donnais des nouvelles, ne comprenant pas bien à l'époque ce que cela pouvait bien signifier...

J'ai eu l'occasion de franchir les milliers de kilométres nous séparant. Je ne le connaissais pas et redoutais un peu cette première rencontre. Le courant est passé entre nous comme il passerait entre n'importe quel vieil homme de 70 ans n'ayant jamais vu ses petits-enfants et des petits enfants  n'ayant jamais eu l'occasion de se faire chouchouter par un grand-père... J'ai eu l'occasion de le voir deux mois durant. Je me souviens que pour moi, cela a été un grand déchirement quand il m'a fallu revenir en France et le quitter. D'ailleurs, je crois bien que c'est le premier vrai gros chagrin que j'ai eu et aujourd'hui encore, je suis ému en écrivant ces lignes.

Quelque temps plus tard, gravement atteint par la maladie, il s'est doucement éteint. A l'époque, je révisais les épreuves du bac de français lorsqu'un télégramme est arrivé... (On n'était pas encore à l'heure d'internet à l'époque...)  Je revois parfaitement la feuille d'écolier "petit format, grand carreaux, perforée" sur laquelle j'étais en train de recopier au stylo à plume la biographie d' "Henri Beyle, dit Stendhal" et sur laquelle une larme a éclatée comme un soleil.

Aujourd'hui encore, je refuse de regarder les photos qui ont été prises au cours des différentes cérémonies précédant son incinération.

Je me souviens m'être posé tout un tas de questions. Pourquoi ne pouvait-il pas venir en France nous rendre visite? Pourquoi les visas de sortie étaient-ils si difficiles à obtenir? Pour quelles bonnes raisons un pays pouvait il empêcher ses citoyens de voyager à l'étranger? Tout un tas de questions dont un enfant de douze ans ne peut pas vraiment comprendre les réponses ...

Une vingtaine d'années ont passé. Aujourd'hui, les conditions se sont nettement améliorées pour ce pays lointain. Les gens y circulent à peu près librement. Le pays s'ouvre progressivement à l'extérieur.

Mon grand-père a seulement eu la malchance de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment...

 

Le Marquis, un peu amer ce soir, et remonté contre la bêtise de certains gouvernements.

 

 

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Mardi 13 juin 2006

Ah, la théorie des objets sympathiques.... Un de mes amis m'a parlé de ce concept il y a quelque temps... Mais vous, savez vous ce qu'est un objet sympathique?

Rien de tel qu'un bon exemple pour comprendre...

Un collégue arrive au bureau. Il pose son sac par terre, et commence à vider les poches de sa veste pour ne pas le déformer. Téléphone portable, clés, paquet de kleenex. Il se met à fouiller la poche droite. Puis c'est le tour de la poche intérieure. Il a l'air de chercher quelque chose... Il tate la poche gauche et son visage s'illumine soudain. Il a trouvé. Là, tout le monde se demande ce qu'il pouvait chercher et ce qu'il va sortir... La main sort doucement de la poche et révéle une belle orange, qu'il dépose à côté de son ordinateur...

C'est ce qu'on appelle un objet sympathique... Un objet inattendu dans un environnement donné, presque insolite, un objet possédant un certain capital "sympathie", un objet qui à défaut de vous faire sourire, ne peut manquer d'attirer votre attention...

La chasse aux objets sympathiques, en voilà un bon passe-temps...  Se pratique n'importe où, avec ou sans entraînement, pas besoin de permis, ni de fusil, une bonne paire d'yeux suffit.

Comme le disait Herta, ne passons pas à côté des choses simples...

 

Le Marquis

 

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Dimanche 11 juin 2006

Il jette un rapide coup d'oeil dans le rétro, puis actionne deux boutons restés allumés sur son tableau de bord, commandant ainsi la fermeture des portes. Au bip émis, il met son clignotant et démarre en trombe ... Les modèles récent d'autobus sont équipés de boîtes automatiques... Plus besoin de pédale d'embrayage... Le pied gauche, désormais au chômage, se sent seul et délaissé...

Le regard caché derrière des lunettes noires, il roule tranquillement. Tous les jours, c'est le même parcours. Notre homme  ne prête  attention ni aux étourdis déboîtant brusquement devant lui, ni aux chauffards se rabattant  sur sa trajectoire en moins de temps qu'il ne faut pour déchirer un permis... 

Son bus est immobilisé dans un embouteillage? Pas de probléme... Philosophe, il met en marche la climatisation, plaisantant avec les passagers installés à l'avant. Finalement, il semble que ce métier soit assez simple...

Pourtant, un mystère reste encore à percer. Pourquoi ces hommes se saluent-ils aussi souvent dans la journée? 

Vous êtes d'accord avec moi, en général, on se salue une fois dans la journée. Généralement,  la première fois qu'on se voit... D'ailleurs, dans le monde des openspaces que je connais particuliérement bien, il y a aussi une autre régle... Quand on se croise dans les couloirs la seconde fois, on échange un sourire un peu coincé. A la troisième fois, on fait mine de consulter un dossier tout en marchant. A la n-iéme fois, on regarde le bout de ses chaussures et on se promet  de passer la prochaine fois par l'autre chemin (celui qui passe à côté de l'escalier de secours) .

Là, avec nos conducteurs de bus, c'est un tout autre manége... Lorsque deux bus d'une même ligne se croisent, si vous regardez attentivement, vous verrez systématiquement  le petit signe de reconnaissance des chauffeurs de bus... Il y avait le salut des scouts, celui des rappeurs, il y a aussi celui des chauffeurs de bus, ce petit geste effectué au travers de la vitre d'une main gauche nonchalante, tous les doigts recourbés sauf l'index et le majeur, le sourire gouailleur aux lèvres et le petit air entendu qui va bien...

La question reste donc entière... Pourquoi les chauffeurs de bus se saluent ils tout le temps dans la journée???

 

(Bon, ok, je sais, je me pose parfois trop de questions existentielles.. Ceci dit, si vous avez une explication, je suis preneur....)

 

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Samedi 10 juin 2006

Bon, alors, je ne sais pas pour vous, mais moi, ce que je regarde en premier chez une personne, ce sont ses mains et ses chaussures...

Si vous regardez bien autour de vous, vous verrez  tantôt des mains épaisses, tantôt des mains fortes, ou alors des mains fines voire des mains racées. Examinez aussi les doigts et les ongles... Vous aurez les doigts aux jointures solides, les doigts fins de pianiste, les ongles soignés, les ongles complétement endeuillés... Chaque main est unique et raconte l'histoire de son  propriétaire, il suffit de savoir l'entendre et de la comprendre... La morphologie de la main est généralement très révélatrice du caractére de la personne...

Quant aux chaussures, c'est tout pareil... Vous verrez des chaussures éculées, des chaussures mal cirées, des lacets usés, ou au contraire, des chaussures très bien entretenues... Là aussi, écoutez attentivement  ce qu'elles ont à dire...

A partir d'aujourd'hui, si vous ne le faisiez pas auparavant, examinez discrétement les mains que vous serrez, et à chaque poignée de mains distribuée, (toujours discrétement bien sûr, car sinon, vous allez rapidement passer pour un psychopathe!)  portez votre regard par terre afin de voir comment est chaussé votre interlocuteur.... Et s'il a des mocassins en peau de requin, surtout ne rigolez pas car c'est impoli...

Faites vous votre propre opinion... Généralement, le lieu de travail est un terrain d'analyse idéal... De temps à autre, vous trouverez sur ce blog quelques analyses de mains et de chaussures... En général, ce n'est jamais triste!!

 

 

Le Marquis

 

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Samedi 10 juin 2006

Ce soir, le Marquis recevait à dîner deux charmantes demoiselles dans ses appartements.. J'en vois plusieurs qui ricanent au fond de la salle... Mais non, je ne me la joue pas à la "Greg, le Millionaire" et autre Bachelor-Gentleman-Célibataire: Mes invitées d'hier étaient des collégues de  boulot et en plus, maintenant que j'ai emmenagé dans mon nouvel appart', il se trouve que ce sont des voisines de quartier... Donc tout plein d'excuses (s'il en fallait ) pour pouvoir les inviter sans risquer d'ambiguité... Ah là, là.. c'est fou d'avoir à se justifier ainsi...

En tout cas, ambiance très sympa qui a permis à chacun-chacune d'exprimer sa personnalité dans un autre cadre que celui des openspaces  ou de la machine à café, où tout ce qui est dit est pesé, archi-pesé, et au final, s'en retrouve légérement aseptisé. Je n'ai pas été déçu et croyez moi, ça vaut le coût de chercher à connaître ses collégues en dehors du boulot.

Ca m'a vraiment fait plaisir de voir les timidités s'estomper et j'ai été surpris de découvrir  de nouvelles facettes à des personnalités que je trouvais déjà très riches...

L'expérience est à renouveler!  Je vous la reconseille vivement: voyez vos collégues en dehors du boulot, vous les verrez d'un autre oeil...

Le Marquis

 

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Jeudi 8 juin 2006

Dehors, la rue est calme. Les lueurs vacillantes des lampadaires projettent de douces ombres sur les trottoirs. Pas un chat... Dans l'immeuble d'en face, tout le monde semble dormir. Mon i-Pod distille quelques notes de musique... C'est du Keane, l'un de mes groupes préférés du moment....L'heure semble propice à la réflexion... Et si ce soir, on parlait des relations hommes femmes?

Les relations hommes femmes... Un vaste débat qui existe depuis Adam et Eve...  Je n'ai pas encore reçu ma Freebox, mais j'écume quand même pas mal les forums de discussion ces derniers temps (merci au voisin et à sa connexion Wifi)... Et qu'y lit on dans ces forums???

On y trouve bon nombre d'âmes en peine, des jeunes, des moins jeunes, des personnes qui doutent, qui s'interrogent sur elles, qui s'interrogent sur les autres... "Pourquoi réagit il comme cela?", "Que veut elle dire dans son SMS?", "Croyez vous que c'est fini entre nous?", " Comment faire pour faire avancer les choses?" ...  Autant de questions qu'on croyait reléguées aux cours de récré,  mais qui finalement ne le sont pas, pour la bonne raison qu'à tout âge,  une certaine incompréhension persiste toujours entre hommes et femmes. Un peu comme si on était systématiquement sur deux longueurs d'onde différentes...

Exemple: Lorsqu'un gars invite une fille à dîner, cette dernière ne peut s'empêcher de penser qu'il y a baleine sous gravillon alors que pour le gars, il y a plusieurs explications possibles:

  • - il a envie de mieux connaître la fille, mais les soirées où on se trémousse et où on ne s'entend pas parler, les bars à l'atmosphère enfumée ambiance "faut de l'alcool pour s'amuser", c'est plus de son âge et puis d'ailleurs, ça ne le tente plus...
  • - il a invité la fille à dîner comme il aurait pu inviter ses potes à aller manger une pizza  (mais ses potes étaient déjà pris...)
  • - il y a effectivement baleine sous gravillon.

Les filles, ne me dites pas que vous n'êtes pas systématiquement méfiantes quand un garçon (que vous ne connaissez pas bien) vous invite à dîner.... Et bien dites vous que ce n'est pas forcément pour cette "raison là" qu'il vous a invitée et qu'il reste des garçons respectueux...

Quant aux garçons, si aujourd'hui les filles sont si méfiantes, c'est bien parce qu'il y a eu des abus... Il faut agir avec un minimum de respect.... La société de consommation, celle dans laquelle nous vivons, celle qui nous a habitués à nous servir, à consommer, puis à jeter,  n'est pas un modèle adaptable à tout...

Ca fait très "discours de Miss France"   ("Je suis pour la paix", "Je suis contre la guerre", "je ne veux plus qu'il y ait de maladies dans le monde") mais si tout le monde y met un peu du sien, on finira bien par mieux se comprendre...

 

Le Marquis

 

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Mardi 6 juin 2006

Ce soir, j'ai envie de pousser un coup de gueule contre les vandales qui  ont saccagé mon vélo à coups de pied, frustrés qu'ils étaient de n'être parvenus à bout du cadenas qui le retenait...

D'ailleurs, je ne sais plus quoi penser maintenant et je me demande si c'étaient bien des vandales tellement j'ai trouvé leur réaction bestiale. Peut-être une horde de gorilles des montagnes de passage à Paris, on ne sait jamais...

Toujours est-il que le cadenas étant resté bloqué face à leurs assauts répétés, j'ai du l'ouvrir à la scie à métaux...

Alors que je perdais quelques litres de sueur à jouer de l'instrument, je me suis demandé si quelqu'un n'allait pas s'enquérir de ce que je faisais, ou prévenir directement la maréchaussée...  C'aurait été le comble... J'ai eu tout le loisir de me poser tout plein d'autres questions, car un barreau en acier trempé, figurez vous que ça prend bien 15mn à scier... (D'ailleurs, maintenant, je ne peux m'empêcher de sourire quand je pense aux films où on fait parvenir au prisonnier une lime à ongles caché dans une miche de pain... Ouarf...)

Bon, pour en revenir à mon histoire, et bien croyez moi ou non, pendant ces 15mn, personne ne s'est vraiment inquiété de ce que je pouvais bien faire avec ma scie à métaux... Seul un vieillard courageux est venu me poser des questions...  Et encore...  Je me demande si c'était par sollicitude pour le propriétaire du vélo, ou bien parce qu'il avait envie de parler à quelqu'un ce jour là...

 

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Mardi 6 juin 2006

Bon, alors ce soir, je voulais réagir sur une pub que vous pouvez voir sur tous les bus de la capitale, celle qui fait un gros plan sur un boutonneux à lunettes, aux cheveux gras et au sourire béat ... Vous voyez de quelle pub je veux parler?

Mais oui, celle pour LastMin.....com  qui affiche un slogan du genre "Deux billets pour le prix d'un, ce n'est pas le moment de le plaquer" ... Oui, car s'il se fait plaquer, le pauvre boutonneux,  il n'aura plus qu'à aller se pendre, vu que la nature ne l'a pas beaucoup favorisé... 

Je trouve cette campagne publicitaire d'un cynisme... Je parle de campagne car il n'y a pas que le boutonneux et ses carreaux d'1cm d'épaisseur... Il  y a aussi toute une déclinaison du même acabit, avec la fille cruche au sourire un peu niais, et un autre cliché dont je ne me souviens plus....

Les publicitaires à l'origine de cette campagne ont délibérément pris le parti de se moquer d'une certaine catégorie de gens. Je ne suis pas un  boutonneux à lunettes et je ne pense pas manquer particuliérement d'humour. Mais cet humour-là, je le trouve  un peu lourd et déplacé.

Juste pour forcer le trait et pousser le raisonnement jusqu'au bout... Comment appelez vous le fait de montrer du doigt  une catégorie de gens que vous avez isolés du reste de la population sur des considérations physiques?

 

Le Marquis

 

 

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Dimanche 4 juin 2006

Ca y est... Le beau temps semble revenu... En tout cas,  force est de constater que la  journée d'hier a été assez exceptionnelle. Enfin , je parle pour Paris...  Si à Lanilis ou à La Rochelle, vous avez eu un peu de crachin, tant pis pour vous... On va pas non plus vous plaindre. Toute l'année, vous ne subissez pas (liste non exhaustive)

  • - les voitures qui puent,
  • - le métro bondé de gens qui font la tronche parce qu'ils sont trop serrés ou qui râlent parce que A a marché sur le pied de B qui a bousculé C dont on entend très (trop?) distinctement la musique Heavy Metal malgré ses écouteurs,
  • - les rues pleines de gens qui font la tronche parce que les conducteurs de métro font grève  (Ca c'est typiquement parisien: quand il y a des métros, les gens font la gueule, quand il n'y en a pas, ils la font aussi...)

Bon, où en étais-je avant d'être interrompu par moi-même? Ah oui... Donc hier sur Paris, soleil, ciel bleu, gazouillis des pitits zoiseaux, etc... Une douceur paradisiaque à presque vous donner l'envie d'aller (au choix car j'aime bien utiliser les "bullets" de l'interface de Over-Blog...)

  • - gambader  nu dans les prairies (si, si, il y en a à Paris... Faut juste les chercher un peu...), 
  • - bondir avec les lapins (si vous voulez faire connaissance avec eux, faites un petit tour Porte Maillot, sur le terre-plein central),
  • - boire l'hydromel (mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval?)
  • - violer les chèvres (Ca par contre, ça risque d'être plus compliqué. Et puis, la SPA laissera jamais faire)

Bref, tout ça pour dire qu'après quelques revirements, il semblerait qu'on ait enfin fait un pas décisif vers l'été... 

Et avec l'été, un autre truc sympa qui revient, (et Alain Souchon voit particulièrement bien de quoi je parle), ce sont les jupes qui raccourcissent et les jolies gambettes qui s'exhibent timidement... (Ca y est, je vais encore passer pour le gros pervers de service...)

En fait de pervers de service, je dois avouer que j'ai un petit côté voyeuriste assez particulier... J'adore regarder les gens qui regardent les gens...

Exemple... L'aviez vous remarqué? Dans la rue, quand une jolie fille passe, les hommes se retournent et la regardent. Jusque là tout est normal. Vous le trouverez écrit ans n'importe quel magazine féminin, (c'est dire si l'information est fiable...), l'homme posséde naturellement un instinct de prédateur et donc, rien d'anormal à ce qu'il se retourne et mate... Certes, c'est sans-gêne, mais à ce qu'il paraitrait, c'est aussi une question de génes et du coup, ce regard-là, s'il n'est pas trop lubrique, ne choque pas outre-mesure...

Le regard que je trouve un peu plus extraordinaire, c'est celui des femmes qui regardent une jolie fille sur laquelle les hommes se retournent... Il est assez spécial car la plupart du temps, on arrive à y déceler une lueur très étrange... Généralement, il s'agit d'un regard aigu, très critique, presque implacable... On arriverait presque à entendre les réflexions silencieuses du genre "Celle-là, elle doit se faire lipposucer", "Son jean la moule trop", " Je trouve ses bottes un peu vulgaires"... Bref, un regard qui passe au crible tous les moindres détails...

Pire encore, le regard de la femme qui regarde SON homme se retourner sur une jolie fille... Celui-là de regard, il est très difficile à observer. Mais si vous parvenez ne serait-ce qu'une fois à l'entrevoir, vous éprouverez le sentiment du chasseur de bartavelles dans "la Gloire de mon Père" et saurez ce que ressentent les photographes lorsqu'ils ont réussi à capturer sur leur pellicule THE picture... De vous même, vous saurez que vous avez vu quelque chose de rare et de fugitif... Et puis surtout, croyez moi, comme moi, vous vous mettrez aussi à mater les gens qui matent les gens...

Comme disait la pub (... j'ai un trou de mémoire... Ma reconnaissance éternelle à celui qui me dira de quelle pub il s'agit...)

 Un jour, vous y viendrez

Le Marquis.

 

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