Aujourd'hui, on m'a présenté Hermann.
Hermann, je ne sais pas d'où il vient car il n'est pas très causant... Et quand je dis "pas très causant", je devrais plutôt dire "pas causant du tout". Car pour ce qui est de faire parler Hermann, autant apprendre à un éléphant à jouer du piano...
J'ai cru comprendre qu'il avait des origines suédoises ou alsaciennes. Mais ce n'est pas très clair... A ce qu'on m'a raconté, il est passé par beaucoup de familles d'accueil avant d'en arriver là aujourd'hui...
Hermann, il a un teint un peu jaunâtre et semble très fatigué. Mais rien qu'à le voir, je me dis que même en pleine forme, il doit quand même être d'une certaine mollesse...
Mais bon, comme on m'a demandé de m'occuper de lui, j'ai accepté de le ramener chez moi. Par amitié pour la personne qui me l'a demandé ce matin.
En le ramenant chez moi, j'ai découvert qu'Hermann ne sentait pas très bon. Mais ce n'est pas très grave. A ce qu'il parait, c'est normal: quand on n'est pas habitué, on est toujours un peu surpris... On m'avait prévenu, ça commence toujours comme ça...
De toutes façons, Hermann, je n'ai accepté de m'en occuper que pour les dix jours à venir. Après, il faudra qu'il se trouve un autre endroit à squatter...
Car je ne pourrais pas l'héberger ad vitam eternam dans mon saladier... Oui, car Hermann, c'est une... boule de levain!
On l'éleve pendant 10 jours, rajoutant de temps en temps du lait, de la farine du sucre, laissant respirer le tout et le mélangeant réguliérement. Pour bien s'occuper d'Hermann, il y a même un mode opératoire détaillé et tout, et tout... Au bout du 10ème jour, on sépare le levain en quatre parties égales. On s'en garde une partie pour se faire un bon gâteau car toute peine mérite récompense (on peut même faire de la brioche avec Hermann), et on offre les trois autres parties à trois amis qui devront chacun en prendre soin comme au premier jour...
Hermann, on l'appelle aussi le pain de l'amitié... C'est un peu le concept des chaînes de lettres sur Internet... A la différence près qu'il ne s'agit là, ni de se cotiser pour le pacemaker de Bryan, ni de retrouver la petite Patricia âgée de 5 ans et perdue depuis 1996, mais juste de faire une petite expérience originale et un peu marrante....
<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
recommander créer un trackback

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que
globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos
commentaires!





Commentaires