Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

Actuellement,
il y a  5  personne(s)
sur ce blog.

 

Nombre de visites:



 

 

Locations of visitors to this page

 

 

Wikio - Top des blogs
  •  Webcams en live...

 

 

Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Lundi 8 janvier 2007

Il aura fallu le temps, mais a priori, les relations diplomatiques avec ma jeune collègue sont  complètement rétablies maintenant. 

Nous refaisons toutes nos pauses ensemble, les regards sont encore timides, mais les sourires et la complicité sont progressivement revenus.  Quand elle a une question concernant le travail, elle me la pose toujours en premier et inversement, quand je souhaite parler à quelqu'un, faire une blague, prendre un petit moment de détente,  etc,  c'est à elle que je pense en premier... On a des petites attentions l'un pour l'autre qui, pour ma part, me réchauffent le coeur..

La seule différence qu'il pourrait y avoir avec la situation avant l'incident diplomatique, c'est l'expérience que j'ai pu en retirer... Là, actuellement, j'ai un peu cette impression qu'on peut ressentir  face à un jeu vidéo du genre Arkanoïd ou Space Invaders, lorsqu'on a crashé un aéronef, mais que la partie peut encore continuer, parce qu'il reste encore deux "vies"... Vous vous souvenez, ces jeux d'arcade, avec une musique un peu monotone, ces jeux "que les moins de trente ans ne peuvent pas connaî-treuuuh"...

Bref, j'ignore si l'allégorie est parlante pour tout le monde, mais vous l'aurez compris, actuellement, j'ai l'impression d'être en train de refaire tout le chemin jusqu'au moment du crash, me préparant mentalement à faire correctement ce qu'il y a à faire pour passer au niveau d'après...

Bon, comme je suis bavard ce soir, voici quelques nouvelles plus concrètes... Accrochez vous à votre écran, j'ai l'impression qu'il y a eu comme qui dirait  une petite secousse...  Pas grand chose sur l'échelle des secousses, mais bon,  à vous de juger...

La journée s'annonçait de la façon la plus normale possible...

"Bonjour", petit bisou,  "Tu as passé un bon week-end", petit bisou, "Oui, oui et toi?", patati et patata,  "On va prendre un petit café?"... etc.

Dans la matinée ont lieu quelques échanges par chat, on discute un peu  de l'ambiance du boulot, puis vient la pause déjeuner qu'on fait ensemble avec d'autres collègues... Dans l'après-midi, au cours d'une discussion toujours par chat, elle en vient à me demander mon avis sur un mail dont elle soupçonne qu'il s'agit d'un mail piraté...  Séquence suspense!! ...

Elle me demande si j'ai une adresse gmail pour me transférer le mail incriminé, je la lui communique, elle m'envoye le mail, en profite pour me dire qu'elle m'a ajouté à ses contacts, j'en fais de même. Tout cela a lieu le plus naturellement possible!

Résultat des courses, ce petit échange a peut-être l'air anodin mais maintenant, nous sommes en mesure de chatter même le soir...  Un petit pas pour l'homme, etc..

Par acquis de conscience, j'ai quand même examiné les en-têtes SMTP du mail "piraté" qui de prime abord n'a de piraté que le qualificatif dont on a bien voulu l'affubler.  Puis, j'ai lu le contenu du mail en question...  Il s'agissait d'un mail automatisé adressé par un service client  à une personne dont je pense qu'il s'agit de son ami...

Je ne suis pas sûr de bien savoir que penser de tout ça... Toujours est-il que tout à l'heure, si je la vois se connecter,  je lui ferais un petit coucou...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Samedi 6 janvier 2007

 

Non, je n'ai pas été enlevé par des extra-terrestres débarquant en soucoupe volante... Je n'ai pas décidé non plus de me transfomer en ermite des montagnes... Juste une apathie épistolaire chronique... Comme ça... Sans vraiment de raison...

Bon, j'en voyais qui commençaient à déserter les rangs...  Revenez les amis, tout vient à point  à qui sait attendre et voici quelques nouvelles fraîches du front...

Dans l'épisode précédent, nous nous étions quittés sur ce message multicolore que ma jeune collégue m' avait envoyé pour me souhaiter un joyeux anniversaire...

La semaine qui suivit, il ne se passa rien car comme la grande majorité des gens, elle avait pris une semaine de congés entre Noël et le jour de l'An...

Un peu avant le jour de l'An, j'ai entendu parler de ce tirage du Loto "Spécial Jour de l'An". Il y avait un petit pactole de 7 millions d'€uros à la clé. J'ai validé deux grilles en pensant à elle et aux grilles qu'on avait remplies ensemble il y a quelques mois. Evidemment, je n'ai rien gagné, sinon ce petit moment où je me suis imaginé lui dire "J'ai misé 2 €, on en a gagné 7 millions"...  (Bon, maintenant, ça suffit... Toi au fond de la salle qui rigole depuis le début,  tu sors!  ;-)

On s'est échangé nos voeux par texto... Je lui ai souhaité "plein de belles choses, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel"... Elle m'a souhaité la pareille... "Comme de gagner au loto par exemple"...  Je me suis dit qu'une telle remarque n'était pas anodine et qu'elle aussi, elle avait du entendre parler de ce tirage du loto "Spécial fin d'année" et que cela avait  du lui faire penser à nos grilles de loto communes...

La semaine de la rentrée fut assez agréable. Elle était revenue détendue, souriante et avenante. Elle avait changé quelque choses dans sa façon de se maquiller. Cela la rendait encore plus radieuse... Tous les soirs, on est parti du bureau ensemble. Comme avant...

Hier, en fin d'après-midi, elle m'a demandé de l'aide sur un travail qu'elle avait à faire. Je suis venu à son bureau et ai passé une petite demi-heure pour l'aider et lui expliquer. Cela l'a beaucoup fait progresser je pense. Nous sommes partis du bureau ensemble. A la sortie du RER, elle a attendu avec moi l'arrivée de ma rame de tramway avant de repartir de son côté... Sans doute pour me remercier de mon aide... Ce geste m'a beaucoup touché...

Vers quoi allons nous?

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Jeudi 21 décembre 2006

Je suis né un 21 décembre... Aujourd'hui, c'est donc mon anniversaire... Je n'aime pas les anniversaires. Enfin, quand il s'agit des miens, bien évidemment!  (Je ne suis pas non plus un sociopathe... ) 

Pourquoi je ne les aime pas?  Je ne le sais vraiment...

Certainement pas par coquetterie, car après tout, un an de plus, cela ne change rien fondamentalement...  Peut-être juste parce que je ne trouve pas très justifié de devoir attirer les regards sur soi, simplement parce qu'on a eu le hasard de naître tel jour à telle heure...

Je n'aime pas les anniversaires, mais bon, parfois... 

Ce matin, ma collégue est venue vers moi. Elle m'a fait la bise comme à son habitude et a pensé à me souhaiter un bon anniversaire.  Cela m'a fait très plaisir qu'elle y ait pensé... Je ne lui avais dit la date de mon anniversaire qu'à une seule occasion, il y a deux mois, alors qu'on remplissait une grille de loto ensemble. (C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai su la sienne!).

Mais ce ne fut pas tout...

En envoyant un mail à toute l'équipe pour dire que j'avais amené des croissants "pour fêter l'arrivée de l'hiver, et accessoirement, mon changement d'âge...", voilà la réponse que je reçus de sa part... Un mail contenant simplement deux mots, que vous pouvez voir ci-dessous... 

 

 

Cela a bien du lui prendre plusieurs minutes à mettre ainsi une couleur par lettre... J'ai trouvé l'attention très touchante... Au moins, cela montre qu'elle m'apprécie un petit peu...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Lundi 18 décembre 2006

Ces derniers temps, je vous imagine assez bien me rendre visite sur ce blog... Je vous verrais presque  y débarquant, les yeux remplis d'espoir, pensant y trouver une anecdote croustillante, et en repartir deux secondes plus tard, dépités et sans le moindre article intéressant à se mettre sous la dent...

Pas la peine de le nier, je vous ai entendu vous plaindre, tous autant que vous êtes...

- "Les articles de fond, les compilations de tubes musicaux , les sondages à deux balles, c'est bien gentil, mais cela commence à bien faire... De qui se moque-t-on?  On veut la suite de l'histoire, celle avec des morceaux de tante Ursule dedans!! "...

- "Et s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie... "    entendrais-je presque!

Je ne sais pas ce qu'a bien pu faire Tante Ursule pour mériter de figurer ainsi dans mes posts, mais en tous les cas, réjouissez vous, chers lecteurs, tout vient à point à qui sait attendre, et voici donc quelques nouvelles... Des "vraies" nouvelles, j'entends...  Des nouvelles de mon histoire avec ma jeune collégue...

Nous en étions restés sur ce geste un peu maladroit de ma part, cette invitation au cinéma qu'elle avait acceptée sans vraiment accepter... Ce geste que je pensais pourtant anodin avait  créé un sentiment de gêne entre elle et moi... Une certaine distance s'était  peu à peu installée entre nous... Finis les regards complices, les trajets en RER ensemble...  J'avais l'impression qu'elle me fuyait... Sans doute pour m'épargner... En tout cas, certainement pour éviter des confrontations qui auraient pu être gênantes... 

En même temps, je sentais de sa part de furtives tentatives de rapprochement. Sans doute pour essayer de dédramatiser la situation...  Cela n'empêchait pas la situation d'être plutôt délicate ... Vous l'imaginez aisément, il n'est pas facile de faire comme si de rien n'était alors qu'en fait,  plus rien n'est comme avant...

Cette période a duré au moins trois semaines... Trois semaines assez éprouvantes moralement... Cela me faisait mal de la voir ainsi s'éloigner, de ne plus partir ensemble le soir, de ne plus pouvoir discuter avec elle, de ne plus la voir sourire...

De mon côté, j'essayais de faire abstraction de tout ça, de me concentrer sur mon travail... Je restais travailler plus tard que d'habitude, je faisais davantage de sport... J'enchainais les tours de piste ou les longueurs de piscine, histoire de bien me fatiguer et de bien dormir le soir... Le lendemain matin, je me réveillais souvent aux aurores, toujours complétement vidé... Ces quelques semaines ont été physiquement épuisantes et moralement éreintantes...

Puis, peu à peu, à ma grande surprise et sans que je ne m'en aperçoive vraiment, les sourires sont revenus...  Des sourires un peu différents de ceux d'avant, mais des sourires qui ont sans doute débloqué beaucoup de choses... Des sourires qui montraient qu'il était temps de tourner la page de l'invitation au ciné... Des sourires qui m'ont encouragé à proposer te temps en temps à la demoiselle de l'attendre le soir pour partir avec elle du bureau...  "Si tu veux" me répondait-elle à chaque fois...  Pas très engageant, mais je tenais à renouer avec nos habitudes d'avant,  et surtout, je souhaitais arrêter cette ridicule guerre de tranchée où l'un s'éclipsait et partait du bureau dès que l'autre avait le dos tourné...

La première fois qu'on a repris ensemble ce trajet qu'on connaissait si bien, je l'ai sentie gênée, toute silencieuse, un peu crispée peut-être... On a parlé du boulot, des collégues, de tout et de rien.. Elle s'est vite détendue... En nous quittant, j'ai même eu droit à ce petit regard brillant qui m'a fait un bien fou...

Je ne voulais pas la brusquer et ai respecté la distance qu'elle avait souhaité mettre entre nous... C'était à elle de lever cette distance. De manière générale,  on continuait donc de rentrer chacun de notre côté.

Hier, pour la première fois depuis plusieurs semaines, c'est elle qui m'a fait signe en partant... Un petit "Bonne soirée" par messagerie instantanée... J'en ai profité pour dire que j'étais aussi sur le départ... On est parti ensemble...

Je ne voudrais pas m'avancer, mais il semblerait que les relations diplomatiques aient enfin été renouées...

 

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mardi 12 décembre 2006

 

Vous arrive-t-il à vous aussi d'associer des musiques ou des chansons à  certaines périodes de votre vie? Moi, cela m'arrive assez fréquemment... Ces musiques ou chansons agissent alors comme autant de madeleines de Proust, me ramenant immanquablement à la période en question, déclenchant pleins de souvenirs, me faisant presque revivre certaines scènes...

Ainsi, certaines chansons plutôt "début eighties" ont le don de me replonger dans ma plus tendre enfance... Je me revois alors tout petit garçon en train de dévorer en cachette les aventures d'Arsène Lupin, au lieu de faire les devoirs de vacances confiés par ma mère... Les années passaient, les étés défilaient, mais le principe restait globalement le même: pendant ces fameuses vacances d'été, je me faisais gronder à longueur de journée car au lieu de faire mes devoirs, j'avalais les romans... Après Arsène Lupin, ce fut Sherlock Holmes, puis l'oeuvre compléte de Dumas, puis celle de Balzac, etc...  Et tout cela, sur un fond musical auquel je ne prêtais pas attention mais qui aujourd'hui me ramène, dès que je l'entend, à cette période assez heureuse de ma vie...

De nombreuses autres chansons me rappellent les différentes étapes de mon adolescence, les années "lycée", la découverte de la radio libre, l'époque NRJ.  Cette période est trop riche en chansons pour que je puisse en parler ici...

 

 

Bien plus tard, j'ai eu ma période Creep... Vous vous souvenez? Le fabuleux tube de Radiohead...  Aujourd'hui, quand je l'entends, cette chanson évoque pour moi les années insouciantes où j'étais étudiant  logé sur le campus dans ma chambre meublée de 17m2....  A l'époque, côté scolarité, le gros de mes préoccupations consistait à déterminer les cours que je pouvais sécher... De temps en temps, il fallait aussi bachotter les annales et récupérer les TP des années précédentes pour pouvoir s'en ..."inspirer" à bon escient. Mais il n'y avait pas que la scolarité...A  côté de cela,  je m'investissais dans la vie associative et je me souviens des longues nuits blanches passées à refaire le monde avec quelques comparses sur fond de Radiohead... Encore une autre période heureuse de ma vie...

 

 

 

Dans la même veine, il y a aussi Unintended de Muse... que j'associe toujours à ma première grande peine sentimentale...

Une musique très belle et très triste à la fois qui me donne un coup de blues et oriente toujours pareillement mes pensées, me rendant d'un coup tout rêveur...

 

Un autre tube de Radiohead, No Surprises,  me ramène systématiquement à Lyon où je suis allé travailler durant quelques mois... Cette chanson me rappelle immanquablement ce petit cinéma de quartier  situé dans le centre de Lyon, pas très loin des Cordeliers. Je revois l'ambiance intime de la salle, les larges et confortables fauteuils recouverts de velours rouge. Une ambiance feutrée, presque familiale... Rien à voir avec les salles Gaumont des Champs ou des salles UGC de Paris Bercy... J'étais allé voir un film, comme ça, par hasard, sans en avoir entendu la critique, sans en connaître le thème. J'avais été très agréablement surpris. C'était un film de Klapisch, l'Auberge Espagnole, un des meilleurs films sortis cette année-là...

Plus récemment, il fut un temps où j'écoutais Vincent Delerm.

Je l'écoutais en boucle pendant mes trajets de métro, parce que la durée de mon trajet coincidait exactement avec celle de son premier album...  (OK, je sais, ce n'est pas une raison, mais bon, il n'y a pas non plus besoin d'avoir une raison à  tout)... 

Cette période Delerm a duré un an. Non, deux, car il y a eu son deuxième album... Deux ans pendant lesquels j'ai vécu Delerm au quotidien... Deux ans, forcément, ça déforme... Du coup, aujourd'hui, lorsque j'entends une chanson de notre ami Vincent, la machine à remonter le temps se met automatiquement en marche...

Dernièrement, j'ai beaucoup écouté Keane, Shivaree et Lhasa de Sela... Je n'ai pas encore associé Keane et Shivaree à des souvenirs précis... Par contre, si vous me lisez régulièrement, vous savez très certainement à quoi je pense quand j'écoute Lhasa de Sela...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 10 décembre 2006

Il suffit de se ballader dans Paris un samedi ou un dimanche après-midi pour s'en apercevoir, Noël approche à grands pas... 

Vitrines illuminées, sapins blanchis, guirlandes clignotantes, tout est là pour vous rappeler qu'il faut vous empresser de faire vos courses de Noël...

Pour celui qui aime observer les gens, c'est assez fascinant de voir la foule effervescente se presser dans les rayons du Bon Marché et autres Galeries Lafayette.

C'est encore plus troublant de penser que toutes ces personnes ont le même objectif... Trouver absolument des cadeaux à offrir pour Noël...

Certaines enseignes ont commencé à matraquer leurs clients depuis plusieurs semaines en leur envoyant invitations privées sur invitations privées, annonçant  "x% de réduction sur tout le magasin" lors de ces soirées privées. D'autres sont allées jusqu'à promettre à certains de leurs clients privilégiés des ristournes supplémentaires si leurs achats atteignaient un certain montant...

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a tant de publicité faite autour de Noël que beaucoup oublient la signification première du geste d'offrir ce jour là... 

La société de consommation aidant, on offre alors par habitude. Parce qu'il faut offrir quelque chose ce jour là.  Parce que ça se fait...  La date fatidique approchant inexorablement, on se met alors à acheter frénétiquement, sans forcément prendre le temps de la réflexion nécessaire...

Entendu hier dans un grand magasin: "Je lui prends une cravate, il sera content..."  Suit  alors la scène de la carte bleue qu'on dégaine, du code qu'on compose,  et de la liste pense-bête sur laquelle on coche le nom de la personne à qui est destinée le cadeau... Bilan de l'opération:  2mn45 secondes chrono... Rapide, efficace, expéditif.  Limite choquant...

Parce que, rappelons le, ce n'est pas tant offrir, ni ce qu'on offre qui est important, et  la magie d'un cadeau ne réside pas forcément en l'objet lui-même, encore moins en son prix... 

Ce qui donne une signification à ce qu'on offre, c'est davantage le temps passé à chercher, les questions qu'on s'est posées, le clin d'oeil qu'on souhaite faire, etc.

Un bon cadeau est généralement très révélateur de la personne qui l'offre. Car inconsciemment, le choix n'est jamais neutre et est souvent effectué en fonction de ses propres goûts... Si la personne qui offre a mis un peu d'elle-même dans son cadeau, il n'en sera que plus beau aux yeux de la personne qui le recevra...

Pour en revenir à cette cravate choisie et achetée en 2mn45 secondes... J'espére que la personne à qui elle était destinée ne l'avait pas déjà...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Samedi 2 décembre 2006

Je blogge, tu blogges, il bloggue... Pourquoi bloggons nous? Pourquoi lisons nous des blogs? Qu'est ce qui pousse ainsi une partie des internautes à raconter leurs histoires? Qu'est ce qui pousse une autre partie d'entre eux à les lire?

Quand on y réfléchit, le concept d'écrire un journal et de le laisser lire par la planète entière est somme toute assez étrange, et la tentation est grande de faire le rapprochement avec l'exhibitionnisme...  La vérité est à mon avis bien différente...

Voilà près de sept mois que je blogge... Au départ, l'idée était de partager de façon totalement détachée une scène de la vie courante, une anecdote vécue au quotidien, une réflexion faite comme ça en attendant le bus...   

"Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues" précise l'édito...

Au fil du temps et sans que je m'en aperçoive vraiment, les motivations ont lentement évolué et les articles ont progressivement pris une teinte un peu plus personnelle... Aujourd'hui, j'en suis à vous parler de ma vie sentimentale... Croyez moi, c'est une chose que je n'aurais jamais imaginé faire il y a sept mois... Comment expliquer une telle évolution?

A force d'écrire et de me savoir lu par des inconnus, je pense avoir progressivement ressenti le besoin de communiquer avec ces personnes n'appartenant pas à mon entourage...  J'ai l'impression, chers lecteurs, que ce sont vos commentaires qui ont donné à ce blog son orientation actuelle... Un blog où tout ce qui est raconté est véridique mais surtout, un blog où je vous fais part de mes états d'âme et de mes pensées les plus personnelles... Je ne me livre pas facilement,  mais sur mon blog, je peux le faire grâce à l'anonymat d'Internet...

A ce jour, il n'y a que deux de mes amis qui savent qui se cache derrière le fantasque Gorgonzolla et son masque vénitien... Mes autres amis me réclament l'adresse de mon blog, mais je ne peux la leur communiquer ... Cela casserait tout... 

[NDLR: Chers amis qui me connaissez, si un jour vous tombez sur cet article, j'espère que vous me comprendrez... Et puis, surtout, ne me dites pas que vous avez trouvé mon blog et que vous me lisez...]

Ce blog a sept mois... Sept mois pendant lesquels je me suis peu à peu construit cette liberté d'écriture...

En sept mois, il s'en est passé des choses... Beaucoup d'autres blogs ont aussi évolué et c'est assez amusant d'analyser cette évolution... La naissance, la vie, mais aussi la mort d'un blog... Comme le disait tonton André (le mari de Tante Ursule... )  "Quand le moteur ne tourne plus, la voiture s'arrête" .... Façon imagée de dire qu'un écorché vif n'écrira plus dès lors qu'il aura trouvé la sérénité qu'il cherchait,  et  qu'un célibataire ne nous parlera plus de ses déboires sentimentaux une fois l'âme soeur trouvée...

Blogger est un passage, une étape. On commence mais on s'arrêtera forcément un jour ou l'autre... Mais pendant cette étape, on est content de faire un bout de chemin avec les autres... Car blogger, c'est aussi lire les blogs des autres...

Et c'est là qu'on réalise la justesse des proverbes de cette vieille peau de Tante Ursule... "Qui se ressemble s'assemble"... On aime lire les blogs des personnes dont on se sent proche et on a tendance à se sentir proche des bloggeurs qui pensent comme nous... Vous l'aurez remarqué, les bloggeurs qui se lisent se commentent et se linkent les uns les autres... Une véritable communauté!

Et vous alors? Pourquoi bloggez vous?

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (5)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Jeudi 30 novembre 2006

J'ai été plutôt silencieux ces derniers temps... Mais vous qui me lisez et commencez à me connaître, vous aurez sans doute compris que c'était surtout pour prendre un peu de recul et de détachement...

Car les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas...

Cette dernière histoire me semblait plutôt claire. Aussi ai-je été très surpris qu'une semaine après, elle n'en soit pas pour autant terminée...

Dans mes derniers posts, j'évoquais la distance que ma jeune collégue semblait vouloir mettre entre nous... Très étrange comme sensation... On a un peu l'impression de marcher dans du vide, de ne pas savoir si en faisant le prochain pas, on ne va pas s'enfoncer dans un gouffre sans fin....

On prend toujours le café ensemble. Moins fréquemment, mais cela reste toujours un moment agréable.  On déjeune toujours ensemble et notre relation reste très cordiale..

Vu de l'extérieur, tout semble inchangé. Par contre, vu de l'intérieur, j'ai bien l'impression qu'il y a quelque chose de cassé... Les regards sont moins brillants, se font plus rares et sont toujours un peu gênés...Elle ne lance plus le "hop hop hop " donnant le signal du départ et s'éclipse toujours subrepticement, me laissant seul face à mes interrogations... De mon côté, j'essaye aussi de mettre un peu de distance entre nous.

Rien de bien anormal, me direz vous...Effectivement, je pense que cette petite sensation de gêne est même ce qu'il pourrait y avoir de plus normal...

Par contre, ce que je trouve étrange, c'est que de temps à autre, je perçois de sa part des tentatives de rapprochement dont je ne comprends pas encore très bien la signification.

Elle m'a ainsi invité à participer à une conférence avec elle, elle pense à me rapporter des épisodes de séries TV, initie de temps en temps des petites discussions par chat, me tend des perches en me faisant remarquer que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas fait une grille de Loto ensemble...

J'y réponds toujours avec plaisir mais j'ai la bizzare impression qu'on se tourne autour, qu'on se cherche... Je n'ai pas envie de me brûler encore une fois. Du coup, j'essaye de maintenir une certaine distance et je dois avouer que cela me pourrit bien la vie ces derniers temps...

Des fois, je fais exprès de partir du bureau avant elle sans un mot. Le lendemain, c'est elle qui file à l'anglaise en premier. En deux semaines, on est rentré une seule fois ensemble..  J'apprécie toujours autant sa compagnie, je la trouve toujours aussi charmante, mais je ne souhaite pas me diriger vers une voie sans issue, à rester ainsi à ses pieds à cristalliser pendant des années...

Ce soir, je lui ai proposé de rentrer ensemble. Elle m'a dit que je n'étais pas obligé de l'attendre mais qu'elle en avait encore pour 10mn. Je lui ai répondu que je l'attendais et lui ai dit de prendre son temps.  Je ne sais pas ce qui m'a pris, vingt minutes plus tard, je lui  souhaitais une bonne soirée, lui expliquant que je devais y aller car sinon, j'allais me mettre en retard... (En retard pour quoi?  Pour écrire mon blog, peut-être?)

Je me sens un peu perdu et j'ai peur de mettre un doigt dans l'engrenage de la surenchère dans la gaminerie. Alors que tout pourrait être si simple.

Bon, pour l'anecdote, le soir où on aurait du aller le voir ensemble, je suis quand même allé voir "Prête moi ta main" .  J'y suis allé seul. 

Cela m'a un peu gâché le film de le voir sans elle, mais tant pis, ainsi va la vie... J'avais réservé ma soirée, et du coup,  je me suis dit qu'il valait mieux aller le voir plutôt que de se morfondre à ne rien faire...

Merci pour vos commentaires et vos décryptages de cette situation très étrange...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Samedi 25 novembre 2006
Bon, ne faites pas gaffe, je teste l'insertion de vidéo dans mon blog... Si ça marche, vous devriez voir ci-dessous une vieille pub que j'aime beaucoup...



Bon, ça a l'air de marcher....Alors maintenenant, dites moi ce que vous en pensez ... Est ce que cette pub vous "parle" autant qu'à moi?
Elle semble plutôt s'adresser à une population masculine, trentenaire ou trentenaire "plus". (Là, je dois avouer que je suis en plein dans la cible... ) Mais surtout, ce que je trouve assez fort, c'est d'avoir réussi en très peu de plans à décrire un certain nombre d'étapes immuables au travers desquelles tout le monde peut plus ou moins s'identifier ...
"Maman, papa, les gens, moi, l'école, les filles, l'école, les amis, les fiiillles, le travail,  La fille, l'amour, la vie..."  Dites moi ce que vous pensez de ce schéma somme toute assez classique (limite simpliste) et dans quelle mesure vous vous y reconnaissez. Suis-je le seul à trouver très belle la dernière image du spot ou vous aussi, ne pouvez vous pas vous empêcher de sourire à ce petit bébé qu'on entendrait presque gazouiller?
 
<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mardi 21 novembre 2006

Chers lecteurs,

 

Tout d'abord, je tiens à vous remercier de l'intérêt que vous me portez... Sachez que j'apprécie beaucoup vos commentaires divers et variés. L'air de rien, avoir d'autres avis à confronter au sien, cela permet de réajuster sa vision des choses et par là même d'évoluer petit à petit...

Parfois, il m'arrive de vous imaginer derrière vos écrans... Au boulot dans la journée... Chez vous le soir...   Vous qui venez plus ou moins régulièrement me rendre visite sur ce blog, sachez que lorsque j'écris un article, je pense quand même un petit peu à vous (je dis "un petit peu", car faut pas exagérer non plus...)

Je pense à vous par exemple, lorsque je réfléchis à la petite image que je vais accoler à l'article pour l'illustrer... Un petit peu comme quand on réfléchit au timbre qu'on veut coller sur la lettre qu'on s'apprête à envoyer à quelqu'un de cher...  Alors? Touchés par cette délicate attention, j'espère...

Bon, alors ce soir, parmi  les illustrations potentielles, j'ai le choix entre:

  • - un soufflé au chocolat qui se dégonfle complétement à la sortie du four,
  • - un pommeau de douche projetant de l'eau (eau froide passant par des canalisations glacées, bien sûr...)
  • - une photo d'Icare se brûlant les ailes et faisant un vol en piqué vers la mer,
  • - un missile tiré sur mon nuage magique et le descendant en flammes...
  • - une photo de la tante Ursule avec ses proverbes... (je n'ai bien sûr aucune tante Ursule dans ma famillle..)

Vous qui avez suivi les épisodes précédents, vous l'aurez compris, il s'est passé un truc bizzare, quelque chose d'assez inattendu... Un "cliff" comme ils disent en langage "série TV"... 

Hier, j'étais très mal... Ce soir, je ne sais comment je trouve la force d'être aussi cynique, ni comment je peux  plaisanter ainsi alors que je suis en fait profondément triste...

Mercredi dernier, vous étiez aux premières loges à me voir saisir mon courage à deux mains et effectuer ce fameux premier pas ...  Un petit premier pas, puisque j'ai proposé à ma collégue d'aller voir au cinéma une sympathique comédie. Pas très courageuse l'invitation par mail, mais l'essentiel était là, "Pas cette semaine, mais pourquoi pas, effectivement, ça a l'air marrant..."

Confiant, je lui demande le lundi suivant, toujours par mail (c'est fou, mais on est loin d'imaginer tout ce qu'il circule sur les messageries professionelles...) quel soir elle serait disponible, lui proposant par exemple mercredi ou jeudi...

Pas de réponse... Mais depuis, j'ai la nette impression qu'elle met une certaine distance entre nous. 

Elle ne me prévient plus quand elle part le soir. Et quand je lui demande si elle est sur le départ, elle me dit qu'il lui reste du travail à terminer et en profite pour filer à l'anglaise... J'ai peur de réaliser qu'en fait, elle évite de se retrouver en tête à tête avec moi...  Plus de regards complices pendant les pauses café... Me serais-je finalement monté mon propre film avec moi-même en vedette dans le rôle du bênet naïf un peu crétin...??  

Je ne sais plus trop ni que penser ni que faire... Je ne vais pas changer mon comportement avec elle. Pourquoi aurais-je à le faire? C'est une personne que j'apprécie et j'essaye simplement de comprendre son comportement (qui ne change en rien ce que je pense d'elle)...

Elle, au contraire, a du ressentir la distance qu'elle mettait entre nous... Aujourd'hui, on a un petit peu chatté. Toujours à son initiative. Elle m'a demandé où j'en étais dans les séries TV, si je continuais à télécharger, etc.  J'ai peur de trop bien comprendre son message... Un gros feu rouge mais accompagné d'un petit  "Je ne t'en veux pas, je te trouve sympa, restons amis"...

C'est déjà pas mal, mais autant vous dire que le nuage magique n'est pas prêt de redécoller vers de nouvelles aventures... J'ai l'impression d'avoir une espèce de trou béant, là, en plein milieu de la poitrine, de pouvoir voir au travers...

J'ai l'impression d'avoir été aveuglé et de ne voir la réalité que maintenant... Le "Pas cette semaine, mais pourquoi pas, effectivement, ça a l'air marrant" n'était-il pas en fait une façon gentille de dire "Non"? C'est une fille délicate et pleine de tact, et maintenant, à y réfléchir, je ne vois pas quelle autre manière elle aurait pu utiliser pour me dire "non" de façon non brutale... Elle m'apprécie sans doute et sais certainement que je l'apprécie bien davantage... Délicatesse jusqu'au bout... Je ne m'étais pas trompée sur elle et c'est vraiment une chic fille.

Une autre qui ne s'est pas trompée, c'est la tante Ursule avec ses dictons... "Pas deux sans trois"...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (6)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Jeudi 16 novembre 2006

En le relisant, je m'aperçois que le précédent article avait un arrière-goût un peu rance de vieux "spoiler" des familles... Désolé, chers lecteurs, de vous avoir ainsi laissés sur votre faim... Promis, je ne recommencerais plus... Fini les mentions  "To be continued" au moment crucial de l'action...  Croix de bois, croix de fer, etc.

Mais revenons à nos moutons et en l'occurence, à ce premier pas qui finalement en est un sans vraiment en être un...

Techniquement, il y a eu premier pas puisque j'ai proposé à la demoiselle de nous voir en dehors du cadre professionnel...

Là où il peut y avoir discussion, c'est sur le signal envoyé... Je lui ai proposé d'aller voir une sympathique comédie récemment sortie sur les écrans, mais en y réfléchissant, je lui ai proposé à elle comme j'aurais pu le proposer à n'importe quelle autre collégue avec qui il n'y a pas d'ambiguïté... Du coup, le fait qu'elle accepte ne m'aide aucunement dans ma tentative de décryptage et ne fait que renforcer l'ambiguïté (ou alors, il faudra m'expliquer...)...

Bon, concrétement, il faut qu'on se choisisse tous les deux une date la semaine prochaine par exemple pour aller voir "Prête moi ta main" dont on m'a dit qu'il s'agissait d'une comédie pleine d'humour avec un soupçon de romance et tout plein de pépites de bonne humeur...

Finalement, je n'ai pas pris beaucoup de risque ... Un ciné, ce n'est pas un gros engagement non plus... Et à y réfléchir, ce premier pas n'en est  pas un.

Cela y  ressemblait pourtant beaucoup... Il y avait bien la phase de cogitation, les questionnements interminables  ("je le fais" ou  "je le fais pas"), le petit frisson d'angoisse ressenti au moment de passer à l'action, et une certaine euphorie lorsque tout se passe bien...

J'étais sur un nuage, le nuage est encore monté d'un cran... Mais plus on monte, plus on risque de tomber de haut...

(Merci pour vos avis qui m'aideront à voir plus clair...)

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Mercredi 15 novembre 2006

Alors ce que vous voyez ci-contre, c'est un Pas...

Un tout petit pas...

Mais attention, il ne s'agit pas de n'importe quel pas... Ce que vous voyez là est un "premier" pas... 

Un premier pas, cela a toujours quelque chose de magique... Car avant de le faire, on se pose toujours tout un tas de questions, on ne sait pas du tout ce qui va arriver juste après, ni ce que cela va entraîner...

Le fait d'éprouver les affres de l'incertitude, à essayer de quantifier le risque et  à tenter de sonder les mystères de l'inconnu donne au premier pas toute sa signification...

Dans toute tentative de premier pas, en même temps qu'on se pose la question "Que va t il se passer si je le fais?", on se pose toujours la question "Et si je ne le faisais pas?"... 

Automatiquement, on repense alors aux dictons de la vieille tante Ursule... "On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne", "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" et autres proverbes attentistes du même acabit...  La magie d'un premier pas, c'est ce qui justement permet d'aller au delà...

Aujourd'hui, j'ai fait un premier pas, et je ne le regrette pas... Bien au contraire ;-)

La suite très bientôt!

D'ici là, pour vous qui comme moi êtes un peu fleur bleue ce soir, je rajoute un extrait des paroles cette très belle chanson...

Le premier pas,
J'aim'rais qu'elle fasse le premier pas.
Je sais que cela ne se fait pas.
Pourtant j'aim'rais
Que ce soit elle qui vienne à moi,
Car, voyez vous, je n'ose pas
Rechercher la manière
De la voir, de lui plaire,
L'approcher, lui parler,
Et ne pas la brusquer,
Lui dire des mots d'amour
Sans savoir en retour
Si elle m'aimera
Ou refusera ce premier pas.


<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 12 novembre 2006

Sortie du RER... Il fait nuit noire. Les réverbères projettent des ombres fantasmagoriques sur le trottoir...  L'hiver approche et la température est bien descendue de quelques degrés ces derniers temps...  Autour de nous, des voyageurs pressés de rentrer chez eux... Beaucoup d'étudiants. Normal, nous sommes en face de la Cité Universitaire...

Voilà... Normalement, tous les soirs, c'est à ce moment qu'on se sépare... Mais non... Elle et moi, on s'est vu toute la journée, mais on n'a pas encore envie de se quitter... On reste encore à bavarder quelques minutes. On se sourit. On a du mal à se dire au revoir... On discute... De tout et de rien... Surtout, de rien...  Mais toujours en se regardant dans les yeux... Je trouve son regard encore plus pétillant que d'habitude.. Je la contemple silencieusement. Je l'écoute parler... J'adore sa conversation... Elle rebondit de sujets en sujets... Mais comment font donc les filles pour avoir autant de sujets de conversation?  Je souris, j'acquiesce, je me sens tout bête...

J'ai toujours trouvé cela très étrange, que tous les deux, on ait toujours tant de choses à se dire, là,  pile à cet instant, à ce moment même où des collégues normaux se seraient échangés une  poignée de main virile en se disant  "Allez, bonne soirée et à demain"... Nous, c'est un peu comme si on cherchait à prolonger cet instant, un peu comme si on cherchait à rester ensemble quelques secondes de plus...

Quelques secondes, c'est à la fois long et court... Je la regarde, on se sourit timidement... Je m'approche d'elle lentement... Elle ne dit plus rien... Je sens sa respiration... Je la prends alors tout doucement dans mes bras... Elle semble surprise par mon geste... Je le suis tout autant... Je la serre tendrement contre moi... Je sens son corps contre le mien, sa joue contre la mienne. Nos lèvres s'effleurent. Nous ne nous embrassons pas. J'aime ressentir la douceur de sa peau contre la mienne. Je respire profondément son parfum.  Nous fermons les yeux. Je sens ses mains se poser doucement sur mon dos. Mon coeur bat comme si je venais de courir un marathon.. 

Nous restons ainsi enlacés jusqu'à ce que je sois réveillé par ce satané réveil-matin que j'avais oublié de débrancher hier soir...  Merci Mademoiselle pour ce rêve très agréable...

 

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Samedi 11 novembre 2006

La vie au bureau est très intéressante à analyser... Les rapports de force, les peaux de bananes, les rumeurs, les comportements des uns et des autres...

Je continue à beaucoup observer ma jeune collégue... Je la savais gentille et douce, j'ai découvert qu'elle savait aussi se défendre, avait du caractère, et savait répondre avec intelligence et discernement. Un étrange mélange entre jeunesse et matûrité qui me laisse totalement admiratif...

Elle s'en est plutôt bien sortie avec ce tortionnaire acariâtre avec qui elle a été amenée à travailler la semaine dernière ... Ce n'était pas facile du tout, et la pauvre,  je l'ai sentie complétement minée tout au long de la semaine... J'ai essayé de la soutenir du mieux que j'ai pu, l'écoutant, la rassurant, essayant de la conseiller....  Du coup, aujourd'hui, le collégue acariâtre, nous en parlons entre nous en  faisant des petits sourires entendus...

Je crois que cet épisode nous a rapprochés davantage encore, mais à ce stade de la relation, je ne sais toujours pas où on va... Je continue à me laisse porter... C'est assez agréable... Les pauses, le déjeuner, le RER le soir, les quelques minutes de marche dans l'obscurité pour parvenir à la gare... Bref, le voyage dans les nuages se poursuit, toujours très agréablement...

On aime bien se rendre des petits services. Je lui prête des livres, elle m'apporte des séries TV, des CD, etc.

Il y a un mois de cela, on parlait de nos managers qui se faisaient coacher par leurs mentors sur les attitudes à adopter, les phrases à dire ou ne pas dire, les gestes à gommer... Elle, toute naïve, ne se doutait  même pas de cet aspect très artificiel du monde de l'entreprise et semblait très intéressée... J'ai trouvé cela d'une fraîcheur exquise... Je lui ai prêté un livre sur ce thème, en lui recommandant surtout ne ne pas changer et de rester comme elle était, naturelle... 

Hier, j'ai amené des chocolats au bureau. Pour toute l'équipe... Je lui ai glissé dans son tiroir un petit sachet spécialement pour elle. Pour la remercier d'être ma fournisseuse officielle en séries TV, lui ai-je expliqué.... Elle a beaucoup apprécié le geste...

En fait, j'ai un peu menti... Je savais qu'elle était très "sucré"...  C'était surtout pour lui faire plaisir... Un sachet spécial pour quelqu'un de spécial...

J'aime lui faire plaisir... J'aime son regard doux et brillant et sa petite voix charmante. J'aime sa gentillesse et sa délicatesse. J'aime l'attention qu'elle porte aux autres. J'aime quand elle me parle de ses problèmes ou de ses loisirs... J'aime par exemple l'enthousiasme avec lequel elle me parle d'Internet (là, je suis tombé sur une vraie mordue!) et des découvertes qu'elle y fait...  J'aime lorsqu'elle m'explique comment télécharger en torrent  ou lorsqu'elle me parle de  flux RSS... J'aime dire que je ne connais pas, pour qu'elle me regarde avec des yeux tout ronds, prenne son petit air étonné, et se mette à m'expliquer en commençant par  "Alors en fait, c'est super  facile"...

J'aime tout en elle et j'aimerais pouvoir le lui dire...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Jeudi 2 novembre 2006

Désolé, chers lecteurs, de ne pas vous avoir donné de nouvelles plus réguliérement... Chaque soir pourtant, je me colle derrière mon clavier... Mais j'ai beau essayer de rassembler mes idées, tenter de les ordonner, il ne sort de ces séances d'écritures qu'un amassis de pensées confuses noyées dans un texte mal structuré que, rageusement, j'efface aussitôt... (... J'ai aussi ma fierté!)

Ces derniers temps, mon blog rank chute vertigineusement sans que je ne puisse rien y faire ... J'ai vraiment  l'impression que ma créativité est au plus bas... Mais c'est certainement parce que mon esprit est bien occupé ailleurs...

Vous vous en doutez sans doute, je pense beaucoup à cette histoire qui est de plus en plus en train de se transformer en une non-histoire...

Elle et moi, nous nous sommes beaucoup rapprochés... Nous arrivons souvent ensemble au bureau, effectuons ensemble toutes nos pauses, déjeunons ensemble, chattons ensemble, et repartons du boulot ensemble... On  commence même à s'échanger sur le ton de la confidence des points de vue rigolos sur nos collégues communs... Malgrè sa jeunesse, elle semble être une très fine psychologue.

J'adore toujours autant ce moment de la journée où elle donne le signal du départ ("hop hop hop?"). Nous nous acheminons alors vers la gare. Pendant ces quelques minutes de marche, elle me raconte sa journée, me parle de ses loisirs... J'aime beaucoup l'écouter me parler de ce qu'elle aime faire. C'est une fan de séries télévisées...  (Elle est d'ailleurs devenue ma fournisseuse officielle en la matière. ) Parfois, elle me parle aussi des problèmes qu'elle a rencontrés dans la journée. Sa fraîcheur me charme.... Sa voix m'enchante... J'aime son regard brillant...  Je suis pris au piège...

Nous marchons ainsi pendant une dizaine de minutes...

Une fois sur le quai, il arrive que la conversation tombe d'un coup. Nous nous regardons alors silencieusement dans les yeux et ne pouvons nous empêcher d'échanger un sourire... 

La nature de ce sourire reste pour moi très mystérieuse.. Il ne s'agit pas d'un sourire gêné, mais d'un sourire très tendre et très doux, chargé d'une sorte de complicité... Le genre de truc qui me fait fondre complétement...  Mais ce n'est pas le plus étrange... Ce qui se passe après l'est bien davantage...  Après avoir détourné  le regard chacun de notre côté,  immanquablement, quelques secondes plus tard, le même échange de regard a de nouveau lieu. Suivi du même sourire.... Le double effet Kiss Cool...

J'ai l'impression d'évoluer à son contact. Sans le savoir, elle a même réussi à me faire changer mes vieilles habitudes... J'ai enfin abandonné ma bonne vieille carte Orange pour un pass Navigo Intégrale! C'est dire...

Bref, pour l'instant, je suis toujours sur mon petit nuage... Il va bien falloir un jour en descendre...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
recommander créer un trackback
Dimanche 29 octobre 2006

Chers lecteurs,

Vous qui me lisez depuis quelques temps, laissez moi donc un petit message pour me dire qui vous êtes et comment vous êtes arrivés à me lire... 

Pas obligé de me laisser vos vrais prénoms, votre nom d'artiste me suffit largement ;-)  

Dites moi ce que vous aimez faire dans la vie, pourquoi vous me lisez, ce que vous venez chercher sur ce blog, ce que vous y trouvez d'intéressant, de moins intéressant...

Bref, racontez moi un peu de vous...

 

<< Précédent - Sommaire - Suivant >>
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (6)