Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Mardi 13 février 2007

Une question bien directe que vous me posez  là, Maître Giusepe... Je vois aussi que vous commencez à bien me connaître, mais pour une  fois, je ne me déroberais pas...

Oui, je pense être vraiment amoureux de cette  personne... Rien à voir avec un coup de foudre ou tout autre phénoméne météorologique du même acabit qu'on associe souvent à l'amour...  En l'occurence, il s'agit davantage d'un sentiment qui s'est développé très progressivement, s'ancrant aujourd'hui en moi d'autant plus profondément qu'il s'est construit lentement et est mûrement réfléchi.

En relisant les précédents articles sur plusieurs mois, et en essayant de prendre le  recul nécessaire, je revis exactement cette lente cristallisation dont je reconnais distinctement les principales caractérisques pour l'avoir déjà  vécue quelques rares fois... Finalement, ce sont toujours les mêmes interrogations, les mêmes incertitudes, les mêmes hésitations qui reviennent...

Je ne franchis pas facilement ce premier pas évoqué dans l'un de mes précédents articles...  A un tel point que l'avoir fait est pour moi suffisamment révélateur sur la nature exacte de mes sentiments.

Dans ce fameux mail envoyé à ma jeune collégue, je cherchais à expliquer à mots couverts pourquoi je souhaitais mettre de la distance entre nous. J'espère qu'elle l'aura compris, je cherchais surtout à me protéger, me sentant  déjà sur une pente risquant de me mener à une impasse...

J'en parle avec détachement, comme si cette  situation pouvait encore être évitée, mais en fait, la pente, je l'ai déjà dévalée, et l'impasse, j'y suis déjà...

Je suis allé hier voir son site web, sur lequel elle met régulièrement des photos montrant  l'état d'avancement des travaux dans son appartement. J'y ai vu les photos d'un jeune  couple heureux, semblant encore insouciant. Je les imagine pressés de vivre cette expérience de la vie à deux et je ne me sens pas l'âme de me mettre entre ces jeunes gens qui ont tout pour être heureux et qui s'installent dans la vie comme tout jeune couple le ferait. Non, je ne m'en sens pas l'âme.... Par respect pour  elle. Par respect pour ses rêves. Par respect  pour les espoirs qu'elle a très certainement.

Aujourd'hui, je souhaite déjà réparer ce que par maladresse et indélicatesse j'ai malencontreusement cassé. Je souhaite effacer ce sentiment de gêne qu'il y a entre nous. Faire  disparaître cet embarras qui nous fait détourner le regard et essayer de faire lentement revenir les sourires. De façon plus concrète, je souhaite qu' elle puisse accepter de venir en pause café avec moi et qu'elle n'ait plus à s'excuser d'un timide "non merci" qui me tord le coeur. J'aimerais pouvoir retisser ces liens spéciaux  qui nous liaient, qu'on puisse  enfin retrouver cette relation naturelle qui existait entre nous avant...

C'est peu et beaucoup à la fois, mais je pense que ce sont des étapes à respecter...

Hier, je me suis reconnecté à Google Talk. Entre 21h et 01h du matin. Dans l'espoir de pouvoir dialoguer un peu avec elle, mettre les choses à plat. Rendez vous manqué, hélas... 

Mon profil Google ne comportait pas de photo, j'en ai profité pour y ajouter un avatar, comme pour lui laisser une trace de mon passage sur Google Talk.

Ce matin, nous avons pris par hasard le même bus pour arriver au bureau. Des sourires  timides ont été esquissés de part et d'autre, mais la gêne apparente n'était pas facile à  gérer et la discussion, un peu plate, a été ponctuée par de longs silences... Parfois, j'aimerais vraiment pouvoir être dans sa tête,  savoir pourquoi prendre un café avec moi (je lui en ai reproposé un ce matin) l'effraye autant... Car ce n'est pas parce que je suis plus âgé qu'elle que j'ai moins peur...
 
Voyez vous, Giusepe, à ce niveau, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'orgueil...

 

 

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Samedi 10 février 2007

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de petit interméde musical dans ce blog...  Réparons de suite cette erreur...

 

 

Alors, pour commencer, un petit morceau des Black Eyed Peas...

Petit clin d'oeil juste pour montrer à ceux avec qui je suis parti skier le week-end dernier que:

  • - je ne suis pas si obtus musicalement,
  • - je retiens les noms des groupes,
  • - je suis même allé chercher les paroles...

 

 

SHUT UP...

Shut up
Just shut up
Shut up,  [ x3 ] 
Shut it up, just shut up
Shut up
Just shut up
Shut up,  [ x3 ]
Shut it up, just shut up

[Chorus]

We try to take it slow
But we're still losin control
And we try to make it work
But it still isn't the worst
And I'm craaazzzy
For tryin to be your laaadddy
I think I'm goin crazy

Girl, me and you were just fine (you know)
We wine and dine
Did them things that couples do when in love (you know)
Walks on the beach and stuff (you know)
Things that lovers say and do
I love you boo, I love you too
I miss you a lot, I miss you even more
That's why I flew you out
When we was on tour
But then something got out of hand
You start yellin when I'm with my friends
Even though I had legitimate reasons (bull shit)
You know I have to make them evidence (bull shit)
How could you trust our private lives girl
That's why you don't believe my lies
And quit this lecture

[Chorus]

Why does he know she gotta move so fast
Love is progress if you could make it last
Why is it that you just lose control
Every time you agree on takin it slow
So why does it got to be so damn tough



Cuz fools in lust could never get enough of love
Showin him the love that you be givin
Changing up your livin
For a lovin transistion
Girl lip so much she tryin to get you to listen
Few mad at each other has become our tradition
You yell, I yell, everybody yells
Got neighbors across the street sayin
“Who the hell?!?”
Who the hell?
What the hell's going down?
Too much of the bickering
Kill it with the sound and



[Chorus]

Girl our love is dyin
Why can't you stop tryin
I never been a quitah
But I do deserve betta
Believe me I will do bad
Let's forget the past
And let's start this new plan
Why? Cuz it's the same old routine
And then next week I hear them scream
Girl I know you're tired of the things they say
You're damn right
Cuz I heard them lame dame excuses just yesterday
That was a different thing
No it ain't
That was a different thing
No it ain't
That was a different thing
It was the same damn thing
Same ass excuses
Boy you're usless
Whhoooaaaa

[Chorus]

Stop the talking baby
Or I start walking baby
Is that all there is, Is that all there is...

 

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Samedi 10 février 2007

Me voilà de retour avec mes croissants... (Le blog en live... Ca, c'est du concept!!!)

En attendant dans la queue à la boulangerie, j'ai eu le temps de réfléchir.. Oh! Pas très longtemps... Une petite cogitation d' 1mn30s au grand maximum... 

    • - Hypothèse de départ: Le manque de motivation de ces dernières semaines est en grande partie explicable par l'omelette norvégienne que je suis en train de me prendre à la figure... (Une tarte à la crème, ce n'est déjà pas agréable, alors je vous laisse imaginer une omelette norvégienne...) 
    • - Corollaire: Tout est dans l'image ci-contre et dans son commentaire... Je suis tombé dessus tout à l'heure, en cherchant une image pour illustrer la procrastination... "Quitters never win, winners never quit, but those who never win and never quit are idiots".... C'est cynique et caustique à la fois...
    • - Question: Les choses sont-elles si simples? Pour me sentir mieux, suffit-il que j'arrête de penser aux histoires de tante Ursule qui monopolisent pas mal de mes ressources intellectuelles ces derniers temps?

A priori, oui, mais ce n'est pas chose aisée, car on n'agit pas aussi facilement sur ses pensées... Vous avez du vous en apercevoir en me lisant... Depuis quelque temps, le même sujet revient toujours,  telle une musique lancinante qu'on n'arrive pas à se sortir de l'esprit...

Allez, zou, opération "Rangement d'appartement", maintenant...

 

 

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Samedi 10 février 2007

Ces derniers temps, j'éprouve une certaine difficulté à écrire... Les articles s'espacent de plus en plus, trahissant cet état de procrastination vers lequel je me laisse progressivement dériver... Rassurez-vous, je vais bien... Pourtant, en ambiance de fond,  il y a cette étrange sensation d'engourdissement, cette bête envie de ne rien faire... C'est à la fois hypnotisant et effrayant...

Moi qui suis d'habitude un minimum ordonné, c'est avec beaucoup de surprise et une inexplicable pointe d'amusement que je contemple:

  • - l'état de mon appartement... Pour vous donner une idée, Beyrouth à côté, c'est un jardin d'enfants avec du gazon verdoyant, des petites fleurs, des lapins gambadant à gauche et à droite, avec gazouillis d'oiseaux et tout ça...(Mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval?)
  • - la pile de courrier non classé... Une bonne chose, tout est en pile à peu près propre. Y aura plus qu'à dépiler...
  • - les factures à payer...  A priori, il ne me semble pas y avoir encore trop de retard... Et puis si celles là,  je ne les ai pas mensualisées, c'est qu'elles peuvent attendre...
  • - le courrier des Impôts... Depuis une semaine, je ne l'ai même pas encore ouvert et me suis accordé un répit jusqu'à dimanche...)
  • - la "to do list", longue comme mon bras, avec tout un tas de formalités administratives à effectuer rapidement...

Effrayant, non?

Ce qui est fascinant, c'est de pouvoir se dire "on est samedi, de toutes façons, il ne se passera rien d'ici dimanche, donc ça ne sert à rien que je fasse cela aujourd'hui, je le ferais demain"... C'est ce qu'on appelle de la procrastination en puissance et c'est assez surprenant de voir comment on peut parfois être excessivement tolérant avec soi-même et s'autoriser des écarts aussi facilement... Je procrastine depuis des semaines... Cela ne me ressemble pas et mon petit Jiminy Cricket est en train de m'avertir: pour le coup, cela peut devenir inquiétant et il y a certainement un point de non-retour au delà duquel on se transforme en véritable légume... 

Bon, allez, fini de procrastiner, je descends chercher mes croissants, je range l'appart',  je classe le courrier et j'envoye les chéques...

Merci Jiminy!

 

 

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Lundi 5 février 2007

Chers lecteurs,

Tout d'abord, laissez moi vous présenter mes excuses pour mon manque évident d'assiduité ces derniers temps... Comme d'habitude, je n'ai pas vraiment d'explications à vous apporter, et comme d'habitude, je vous promets de ne plus jamais le refaire... Croix de bois, croix de fer, etc.

De quoi vais-je bien pouvoir vous parler ce soir?

Je pourrais vous parler de la mollesse qui me gagne, de la lassitude qui m'envahit, ou du manque général de motivation qui me submerge, mais non, je n'en ferais rien... Tout simplement car je n'aime pas cet état d'esprit et que je sais qu'il est passager... Et puis, la vie est déjà trop compliquée: ce n'est pas la peine non plus de donner le bourdon à tout le monde.... Surtout  à toi, ami lecteur du fin fond de l'Australie, qui me fait l'honneur de venir fréquemment me rendre visite sur mon espace virtuel...

Au passage, si vous vous reconnaissez sur le petit fond de carte ci-contre, n'hésitez pas à me faire un petit coucou en me laissant un commentaire avec le nom de la ville dans laquelle vous vivez.... (Les esprits  chagrins déploreront mon manque d'imagination... mais hélas,  je n'ai pas trouvé mieux pour faire remonter mon blog rank qui chute vertigineusement ces derniers temps ;-)

Un truc pour faire remonter le blog rank serait de parler des histoires de la Tante Ursule... Mais je n'ai pas envie non plus d'épiloguer très longtemps là-dessus...  Car de ce côté là,  il ne se passe pas vraiment grand chose... Ces derniers temps, les histoires de la Tante Ursule s'apparentent assez à une omelette norvégienne... Un jour, c'est tiède, le lendemain, c'est la banquise. Etrange alternance de périodes de chaud, puis  de froid, successions de journées où avec ma jeune collégue, on ne se parle pas, et de moments de chat  furtifs où la complicité semble au contraire n'avoir jamais disparu...

Des pas ont été faits de chaque côté pour renouer le dialogue... Mais étrangement, lorsqu'un pas est fait en avant, immanquablement, un pas en arrière est effectué le lendemain... Par l'un ou par l'autre... On dirait une sorte de valse où tous les gestes et enchainements semblent minutieusement définis à l'avance. Sauf qu'il ne s'agit pas de danse... Car pour évoquer ce statu quo quasi parfait, je ne sais pas pourquoi, j'ai plutôt l'impression qu'au lieu de danse, on devrait plutôt parler de guerre de position ...

Parfois, je m'interroge sur le bien-fondé de ma façon de réagir et de plus en plus souvent, j'ai des scrupules à me montrer aussi distant,  mais il faut pourtant que j'arrive à m'y tenir...

 

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Samedi 27 janvier 2007

Oui, oui,  vous pouvez rester... Ca remue encore un peu au fond de ce blog.... Il y a encore quelques signes de vie et c'est bien un nouvel article que vous avez sous la main....

Bon, désolé de vous avoir laissé si longtemps sans nouvelles... Il y a eu un peu de laisser aller et pas beaucoup de mises à jour  car j'ai été pas mal occupé ces derniers temps...

Pour les curieux, je viens de me mettre au montage vidéo... C'est très consommateur en temps, mais c'est un moyen formidable pour laisser s'exprimer sa créativité... Travailler des images brutes, les couper, les monter, mettre du son, organiser le tout pour en faire quelque chose de cohérent, finalement, le montage vidéo, c'est un petit peu comme la sculpture, la cuisine, la peinture, la littérature... C'est un Art... Un moyen de faire ressentir quelque chose à quelqu'un, de manière précise tout en restant dans la suggestion...

J'aime beaucoup ce concept... et je pense que c'est tout moi, ça... Faire ressentir quelque chose à quelqu'un, de manière précise tout en restant dans la suggestion... Dire quelque chose sans le dire vraiment... Par extension, ressentir et faire ressentir les délices et les affres de l'ambiguité...

En ce qui concerne l'ambiguité,  pas la peine de vous dire que je suis bien servi... (Pour ceux qui prennent le train en route, il vous faudra lire les articles précédents pour comprendre!)

Bon, quelques nouvelles du front avant de nous quitter!

Une certaine distance s'est installée entre ma collégue et moi...  Du coup, je la sens se rapprocher du groupe des autres collégues filles... En plus, en cette période de soldes, j'imagine le sujet des discussions...

Cela me fait de la peine de me montrer distant avec elle, car ce n'est pas du tout dans ma nature. Chaque fois que je décale mes pauses café afin qu'on ne les prenne pas ensemble, chaque fois que je pars du bureau le soir sans lui souhaiter une bonne soirée, j'ai des remords et j'ai envie de lui expliquer, de lui redire que ce n'est pas contre elle que j'en ai, que je l'apprécie toujours autant, et que par conséquent, une façon de me protéger était de moins la voir...

J'ignore comment elle perçoit cette distance. Mais je sens qu'en retour, elle en met aussi de son côté... Cela me fait de la peine de la voir s'éloigner de moi...

Je me demande si elle ne m'en veut pas un petit peu de m'être définitivement déconnecté du chat Google, d'avoir coupé ce moyen de communication avec elle, alors que c'était elle qui m'avait poussé à l'utiliser... J'ignore si elle a compris que je n'utilisais plus le chat Google, uniquement parce que je ne voulais pas qu'elle puisse se sentire espionnée ou qu'elle puisse croire que je guette les moments où elle est connectée et  ceux où elle ne l'est pas...

Moi qui me pensais si fort en me disant qu'il s'agissait uniquement d'une question de volonté, j'ai du mal à rester totalement cohérent... Une fois, je lui ai proposé de faire une pause café, en espérant que cela permettrait de détendre un peu l'atmosphère entre nous deux. Elle n'a pas voulu... Sans doute redoutait-elle comme moi, la gêne et l'embarras d'une pause en tête à tête.... Je ne sais pas vraiment comment renouer... Peut-être laisser encore un peu de temps...

Merci d'avance pour toutes vos suggestions...

En tout cas, une bonne chose, le montage vidéo a bien occupé toutes mes périodes d'insomnie!

 

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Mercredi 17 janvier 2007
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Mercredi 17 janvier 2007

Trois fois par semaine, le marché vient s'installer juste en bas de chez moi... Je dois avouer que c'est bien pratique et il m'arrive souvent de m'approvisionner en fruits et légumes juste avant de partir au bureau... Passionante ma vie, hein? Patience, patience et cessez de trépigner, vous allez comprendre...

Bon, je disais donc avant d'être interrompu par moi-même qu'il m'arrivait souvent d'acheter mon kilo de clémentines et d'arriver au bureau avec... (Ah! je vous vois revivre...) Parfois, je trouve sympa et convivial de les partager avec mes collègues lors de la pause déjeuner... Je me suis aperçu que, ma jeune collègue les appréciait bien et disait à chaque fois qu'elle n'avait jamais le temps d'en acheter...  Du coup, hier matin, devant l'étalage, j'ai pensé à elle et en arrivant, je lui ai mis trois clémentines dans son tiroir...

Quand elle est arrivée, je n'ai pas eu le temps de la prévenir de mon geste ... Sa réaction a été plutôt inattendue "Tu n'es peut-être pas obligé de mettre des clémentines dans mon tiroir quand je ne suis pas là",  "Je ne comprends pas pourquoi tu me mets des clémentines dans mon tiroir",   ce à quoi je n'ai rien trouvé de mieux à répondre que " Ben moi non plus... J'y ai pensé ce matin, c'est tout"...

Petit malaise qui m'a fait comprendre que sans le savoir, un pas important avait été réalisé dans une direction... Cette réaction spontanée qu'elle a eue va peut-être me permettre d'y voir un peu plus clair dans cette relation si ambigüe...

Je me suis alors dit qu'il était temps de crever l'abcès et je lui ai envoyé un mail.

 


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Lundi 15 janvier 2007

J'en vois au fond qui commencent à bailler...  Vite, quelques nouvelles du front avant qu'ils ne tombent définitivement dans un état de profonde léthargie...

La semaine dernière (lire les commentaires de l'article précédent) , les services de contre-espionnage du Marquis avaient réussi à collecter de nombreuses informations sur Martine et son ami Jean (oui, oui... celui la même qui possède de longues moustaches)...

Rien de vraiment nouveau à l'ouest... Essentiellement des confirmations et quelques nouvelles informations... Martine et Jean ont le même âge, ils se connaissent a priori depuis au moins 7 ans, ils vont officiellement emménager ensemble, bref, schéma classique pour un jeune couple classique...

Ce qui semble moins classique, ce sont les petites conversations en messagerie instantanée  échangées de temps en temps entre le Marquis et Martine, et initiées par elle... (Au fait, petite précision pour ceux qui avaient oublié de comprendre, Martine est évidemment un nom de code)...

Ces petites conversations ne durent jamais très longtemps (pas plus de 10mn) et bien qu'agréables, sont somme toute assez banales...  Par contre, quelle peut bien en être la raison... Pourquoi ces  petits contacts furtifs? A quoi riment-ils?

Ce soir, en allumant mon PC et en lançant Google Talk,  je l'ai aperçue connectée avec un message d'accueil du genre  "Et pendant ce temps à Triffouillis etc." (sans doute en train de chatter avec son ami, Trifouillis étant le nom de leur future rue)... Dans le dixieme de seconde qui a suivi mon arrivée sur Google Talk, elle s'est déconnectée,  pour se reconnecter avec cette fois pour message d'accueil,  un sobre "Available". Ensuite, elle s'est déconnectée dans la foulée...

Tout ça commence à être d'un compliqué... Pourquoi a-t-elle agi ainsi? Afin de ne pas avoir à discuter avec moi ou  simplement pour que je ne vois pas qu'elle était en train de discuter avec son ami?

Pour ne pas la gêner davantage, je me suis déconnecté. 

Giusepe, vous avez raison, il doit certainement y avoir une certaine dose de coquetterie...

Je me dis qu'elle ressent certainement quelque chose à mon égard... Car sinon, elle ne se donnerait pas tant de peine... Mais quoi? De l'affection? De la pitié? De la peur?

Bon, ce blog et ces articles rédigés quasiment en live et sans aucun recul,  ça commence vraiment à devenir du grand n'importe quoi et  à  virer à la blogo-réalité... Va falloir vite reprendre tout ça en main,  et plus vite que cela, jeune homme!

 

 

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Lundi 8 janvier 2007

Autant vous dire que ce soir, je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas tout à fait dans mon état normal et une fois n'est pas coutume, je me permets de vous donner quelques nouvelles en direct live... 

Vous qui me lisez depuis quelque temps maintenant, vous devez sans doute être bien étonnés... Cela ne me ressemble pas du tout de ne pas prendre le temps de l'analyse et de la réflexion, et j'en suis le premier surpris.

Mais auparavant, lisez l'article précédent, vous comprendrez mieux le contexte... C'est bon? OK, vous pouvez à présent  reprendre votre lecture ci-dessous...

Le contact par chat Google a été établi tout à l'heure, un peu avant 21h. C'est elle qui m'a vu en premier. On a discuté tranquillement deux minutes de tout et de rien. Je lui ai demandé ce qu'on pouvait faire avec tout ces outils Google... "Un site internet, par exemple" m'a-t-elle répondu... "J'ai déjà un blog qui me prend pas mal de temps" lui ai-je alors dit.. (NDLR: Si, si c'est vrai, ça prend du temps d'écrire!).

On s'est dit au revoir (elle allait dîner). En se déconnectant, l'URL de son site web s'est automatiquement affichée sur mon écran...

Curieux de nature, j'y suis allé jeter un oeil....

(Je n'ose même pas imaginer l'effet que je produirais si j'arrêtais là mon article... )

Mais non! Je n'ai même pas envie de vous faire ce coup là...

Sur son site, il y avait sur plusieurs mois des photos de son appartement en construction... Sur certaines photos, on pouvait voir ses parents. Sur d'autres, on voyait son ami...

Le titre du site, c'était "Bienvenue chez nous"...

Des fois, je me dis que je suis vraiment trop nul...

 

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Lundi 8 janvier 2007

Il aura fallu le temps, mais a priori, les relations diplomatiques avec ma jeune collègue sont  complètement rétablies maintenant. 

Nous refaisons toutes nos pauses ensemble, les regards sont encore timides, mais les sourires et la complicité sont progressivement revenus.  Quand elle a une question concernant le travail, elle me la pose toujours en premier et inversement, quand je souhaite parler à quelqu'un, faire une blague, prendre un petit moment de détente,  etc,  c'est à elle que je pense en premier... On a des petites attentions l'un pour l'autre qui, pour ma part, me réchauffent le coeur..

La seule différence qu'il pourrait y avoir avec la situation avant l'incident diplomatique, c'est l'expérience que j'ai pu en retirer... Là, actuellement, j'ai un peu cette impression qu'on peut ressentir  face à un jeu vidéo du genre Arkanoïd ou Space Invaders, lorsqu'on a crashé un aéronef, mais que la partie peut encore continuer, parce qu'il reste encore deux "vies"... Vous vous souvenez, ces jeux d'arcade, avec une musique un peu monotone, ces jeux "que les moins de trente ans ne peuvent pas connaî-treuuuh"...

Bref, j'ignore si l'allégorie est parlante pour tout le monde, mais vous l'aurez compris, actuellement, j'ai l'impression d'être en train de refaire tout le chemin jusqu'au moment du crash, me préparant mentalement à faire correctement ce qu'il y a à faire pour passer au niveau d'après...

Bon, comme je suis bavard ce soir, voici quelques nouvelles plus concrètes... Accrochez vous à votre écran, j'ai l'impression qu'il y a eu comme qui dirait  une petite secousse...  Pas grand chose sur l'échelle des secousses, mais bon,  à vous de juger...

La journée s'annonçait de la façon la plus normale possible...

"Bonjour", petit bisou,  "Tu as passé un bon week-end", petit bisou, "Oui, oui et toi?", patati et patata,  "On va prendre un petit café?"... etc.

Dans la matinée ont lieu quelques échanges par chat, on discute un peu  de l'ambiance du boulot, puis vient la pause déjeuner qu'on fait ensemble avec d'autres collègues... Dans l'après-midi, au cours d'une discussion toujours par chat, elle en vient à me demander mon avis sur un mail dont elle soupçonne qu'il s'agit d'un mail piraté...  Séquence suspense!! ...

Elle me demande si j'ai une adresse gmail pour me transférer le mail incriminé, je la lui communique, elle m'envoye le mail, en profite pour me dire qu'elle m'a ajouté à ses contacts, j'en fais de même. Tout cela a lieu le plus naturellement possible!

Résultat des courses, ce petit échange a peut-être l'air anodin mais maintenant, nous sommes en mesure de chatter même le soir...  Un petit pas pour l'homme, etc..

Par acquis de conscience, j'ai quand même examiné les en-têtes SMTP du mail "piraté" qui de prime abord n'a de piraté que le qualificatif dont on a bien voulu l'affubler.  Puis, j'ai lu le contenu du mail en question...  Il s'agissait d'un mail automatisé adressé par un service client  à une personne dont je pense qu'il s'agit de son ami...

Je ne suis pas sûr de bien savoir que penser de tout ça... Toujours est-il que tout à l'heure, si je la vois se connecter,  je lui ferais un petit coucou...

 

 

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Samedi 6 janvier 2007

 

Non, je n'ai pas été enlevé par des extra-terrestres débarquant en soucoupe volante... Je n'ai pas décidé non plus de me transfomer en ermite des montagnes... Juste une apathie épistolaire chronique... Comme ça... Sans vraiment de raison...

Bon, j'en voyais qui commençaient à déserter les rangs...  Revenez les amis, tout vient à point  à qui sait attendre et voici quelques nouvelles fraîches du front...

Dans l'épisode précédent, nous nous étions quittés sur ce message multicolore que ma jeune collégue m' avait envoyé pour me souhaiter un joyeux anniversaire...

La semaine qui suivit, il ne se passa rien car comme la grande majorité des gens, elle avait pris une semaine de congés entre Noël et le jour de l'An...

Un peu avant le jour de l'An, j'ai entendu parler de ce tirage du Loto "Spécial Jour de l'An". Il y avait un petit pactole de 7 millions d'€uros à la clé. J'ai validé deux grilles en pensant à elle et aux grilles qu'on avait remplies ensemble il y a quelques mois. Evidemment, je n'ai rien gagné, sinon ce petit moment où je me suis imaginé lui dire "J'ai misé 2 €, on en a gagné 7 millions"...  (Bon, maintenant, ça suffit... Toi au fond de la salle qui rigole depuis le début,  tu sors!  ;-)

On s'est échangé nos voeux par texto... Je lui ai souhaité "plein de belles choses, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel"... Elle m'a souhaité la pareille... "Comme de gagner au loto par exemple"...  Je me suis dit qu'une telle remarque n'était pas anodine et qu'elle aussi, elle avait du entendre parler de ce tirage du loto "Spécial fin d'année" et que cela avait  du lui faire penser à nos grilles de loto communes...

La semaine de la rentrée fut assez agréable. Elle était revenue détendue, souriante et avenante. Elle avait changé quelque choses dans sa façon de se maquiller. Cela la rendait encore plus radieuse... Tous les soirs, on est parti du bureau ensemble. Comme avant...

Hier, en fin d'après-midi, elle m'a demandé de l'aide sur un travail qu'elle avait à faire. Je suis venu à son bureau et ai passé une petite demi-heure pour l'aider et lui expliquer. Cela l'a beaucoup fait progresser je pense. Nous sommes partis du bureau ensemble. A la sortie du RER, elle a attendu avec moi l'arrivée de ma rame de tramway avant de repartir de son côté... Sans doute pour me remercier de mon aide... Ce geste m'a beaucoup touché...

Vers quoi allons nous?

 

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Jeudi 21 décembre 2006

Je suis né un 21 décembre... Aujourd'hui, c'est donc mon anniversaire... Je n'aime pas les anniversaires. Enfin, quand il s'agit des miens, bien évidemment!  (Je ne suis pas non plus un sociopathe... ) 

Pourquoi je ne les aime pas?  Je ne le sais vraiment...

Certainement pas par coquetterie, car après tout, un an de plus, cela ne change rien fondamentalement...  Peut-être juste parce que je ne trouve pas très justifié de devoir attirer les regards sur soi, simplement parce qu'on a eu le hasard de naître tel jour à telle heure...

Je n'aime pas les anniversaires, mais bon, parfois... 

Ce matin, ma collégue est venue vers moi. Elle m'a fait la bise comme à son habitude et a pensé à me souhaiter un bon anniversaire.  Cela m'a fait très plaisir qu'elle y ait pensé... Je ne lui avais dit la date de mon anniversaire qu'à une seule occasion, il y a deux mois, alors qu'on remplissait une grille de loto ensemble. (C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai su la sienne!).

Mais ce ne fut pas tout...

En envoyant un mail à toute l'équipe pour dire que j'avais amené des croissants "pour fêter l'arrivée de l'hiver, et accessoirement, mon changement d'âge...", voilà la réponse que je reçus de sa part... Un mail contenant simplement deux mots, que vous pouvez voir ci-dessous... 

 

 

Cela a bien du lui prendre plusieurs minutes à mettre ainsi une couleur par lettre... J'ai trouvé l'attention très touchante... Au moins, cela montre qu'elle m'apprécie un petit peu...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (6)    ajouter un commentaire
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Lundi 18 décembre 2006

Ces derniers temps, je vous imagine assez bien me rendre visite sur ce blog... Je vous verrais presque  y débarquant, les yeux remplis d'espoir, pensant y trouver une anecdote croustillante, et en repartir deux secondes plus tard, dépités et sans le moindre article intéressant à se mettre sous la dent...

Pas la peine de le nier, je vous ai entendu vous plaindre, tous autant que vous êtes...

- "Les articles de fond, les compilations de tubes musicaux , les sondages à deux balles, c'est bien gentil, mais cela commence à bien faire... De qui se moque-t-on?  On veut la suite de l'histoire, celle avec des morceaux de tante Ursule dedans!! "...

- "Et s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie... "    entendrais-je presque!

Je ne sais pas ce qu'a bien pu faire Tante Ursule pour mériter de figurer ainsi dans mes posts, mais en tous les cas, réjouissez vous, chers lecteurs, tout vient à point à qui sait attendre, et voici donc quelques nouvelles... Des "vraies" nouvelles, j'entends...  Des nouvelles de mon histoire avec ma jeune collégue...

Nous en étions restés sur ce geste un peu maladroit de ma part, cette invitation au cinéma qu'elle avait acceptée sans vraiment accepter... Ce geste que je pensais pourtant anodin avait  créé un sentiment de gêne entre elle et moi... Une certaine distance s'était  peu à peu installée entre nous... Finis les regards complices, les trajets en RER ensemble...  J'avais l'impression qu'elle me fuyait... Sans doute pour m'épargner... En tout cas, certainement pour éviter des confrontations qui auraient pu être gênantes... 

En même temps, je sentais de sa part de furtives tentatives de rapprochement. Sans doute pour essayer de dédramatiser la situation...  Cela n'empêchait pas la situation d'être plutôt délicate ... Vous l'imaginez aisément, il n'est pas facile de faire comme si de rien n'était alors qu'en fait,  plus rien n'est comme avant...

Cette période a duré au moins trois semaines... Trois semaines assez éprouvantes moralement... Cela me faisait mal de la voir ainsi s'éloigner, de ne plus partir ensemble le soir, de ne plus pouvoir discuter avec elle, de ne plus la voir sourire...

De mon côté, j'essayais de faire abstraction de tout ça, de me concentrer sur mon travail... Je restais travailler plus tard que d'habitude, je faisais davantage de sport... J'enchainais les tours de piste ou les longueurs de piscine, histoire de bien me fatiguer et de bien dormir le soir... Le lendemain matin, je me réveillais souvent aux aurores, toujours complétement vidé... Ces quelques semaines ont été physiquement épuisantes et moralement éreintantes...

Puis, peu à peu, à ma grande surprise et sans que je ne m'en aperçoive vraiment, les sourires sont revenus...  Des sourires un peu différents de ceux d'avant, mais des sourires qui ont sans doute débloqué beaucoup de choses... Des sourires qui montraient qu'il était temps de tourner la page de l'invitation au ciné... Des sourires qui m'ont encouragé à proposer te temps en temps à la demoiselle de l'attendre le soir pour partir avec elle du bureau...  "Si tu veux" me répondait-elle à chaque fois...  Pas très engageant, mais je tenais à renouer avec nos habitudes d'avant,  et surtout, je souhaitais arrêter cette ridicule guerre de tranchée où l'un s'éclipsait et partait du bureau dès que l'autre avait le dos tourné...

La première fois qu'on a repris ensemble ce trajet qu'on connaissait si bien, je l'ai sentie gênée, toute silencieuse, un peu crispée peut-être... On a parlé du boulot, des collégues, de tout et de rien.. Elle s'est vite détendue... En nous quittant, j'ai même eu droit à ce petit regard brillant qui m'a fait un bien fou...

Je ne voulais pas la brusquer et ai respecté la distance qu'elle avait souhaité mettre entre nous... C'était à elle de lever cette distance. De manière générale,  on continuait donc de rentrer chacun de notre côté.

Hier, pour la première fois depuis plusieurs semaines, c'est elle qui m'a fait signe en partant... Un petit "Bonne soirée" par messagerie instantanée... J'en ai profité pour dire que j'étais aussi sur le départ... On est parti ensemble...

Je ne voudrais pas m'avancer, mais il semblerait que les relations diplomatiques aient enfin été renouées...

 

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Mardi 12 décembre 2006

 

Vous arrive-t-il à vous aussi d'associer des musiques ou des chansons à  certaines périodes de votre vie? Moi, cela m'arrive assez fréquemment... Ces musiques ou chansons agissent alors comme autant de madeleines de Proust, me ramenant immanquablement à la période en question, déclenchant pleins de souvenirs, me faisant presque revivre certaines scènes...

Ainsi, certaines chansons plutôt "début eighties" ont le don de me replonger dans ma plus tendre enfance... Je me revois alors tout petit garçon en train de dévorer en cachette les aventures d'Arsène Lupin, au lieu de faire les devoirs de vacances confiés par ma mère... Les années passaient, les étés défilaient, mais le principe restait globalement le même: pendant ces fameuses vacances d'été, je me faisais gronder à longueur de journée car au lieu de faire mes devoirs, j'avalais les romans... Après Arsène Lupin, ce fut Sherlock Holmes, puis l'oeuvre compléte de Dumas, puis celle de Balzac, etc...  Et tout cela, sur un fond musical auquel je ne prêtais pas attention mais qui aujourd'hui me ramène, dès que je l'entend, à cette période assez heureuse de ma vie...

De nombreuses autres chansons me rappellent les différentes étapes de mon adolescence, les années "lycée", la découverte de la radio libre, l'époque NRJ.  Cette période est trop riche en chansons pour que je puisse en parler ici...

 

 

Bien plus tard, j'ai eu ma période Creep... Vous vous souvenez? Le fabuleux tube de Radiohead...  Aujourd'hui, quand je l'entends, cette chanson évoque pour moi les années insouciantes où j'étais étudiant  logé sur le campus dans ma chambre meublée de 17m2....  A l'époque, côté scolarité, le gros de mes préoccupations consistait à déterminer les cours que je pouvais sécher... De temps en temps, il fallait aussi bachotter les annales et récupérer les TP des années précédentes pour pouvoir s'en ..."inspirer" à bon escient. Mais il n'y avait pas que la scolarité...A  côté de cela,  je m'investissais dans la vie associative et je me souviens des longues nuits blanches passées à refaire le monde avec quelques comparses sur fond de Radiohead... Encore une autre période heureuse de ma vie...

 

 

 

Dans la même veine, il y a aussi Unintended de Muse... que j'associe toujours à ma première grande peine sentimentale...

Une musique très belle et très triste à la fois qui me donne un coup de blues et oriente toujours pareillement mes pensées, me rendant d'un coup tout rêveur...

 

Un autre tube de Radiohead, No Surprises,  me ramène systématiquement à Lyon où je suis allé travailler durant quelques mois... Cette chanson me rappelle immanquablement ce petit cinéma de quartier  situé dans le centre de Lyon, pas très loin des Cordeliers. Je revois l'ambiance intime de la salle, les larges et confortables fauteuils recouverts de velours rouge. Une ambiance feutrée, presque familiale... Rien à voir avec les salles Gaumont des Champs ou des salles UGC de Paris Bercy... J'étais allé voir un film, comme ça, par hasard, sans en avoir entendu la critique, sans en connaître le thème. J'avais été très agréablement surpris. C'était un film de Klapisch, l'Auberge Espagnole, un des meilleurs films sortis cette année-là...

Plus récemment, il fut un temps où j'écoutais Vincent Delerm.

Je l'écoutais en boucle pendant mes trajets de métro, parce que la durée de mon trajet coincidait exactement avec celle de son premier album...  (OK, je sais, ce n'est pas une raison, mais bon, il n'y a pas non plus besoin d'avoir une raison à  tout)... 

Cette période Delerm a duré un an. Non, deux, car il y a eu son deuxième album... Deux ans pendant lesquels j'ai vécu Delerm au quotidien... Deux ans, forcément, ça déforme... Du coup, aujourd'hui, lorsque j'entends une chanson de notre ami Vincent, la machine à remonter le temps se met automatiquement en marche...

Dernièrement, j'ai beaucoup écouté Keane, Shivaree et Lhasa de Sela... Je n'ai pas encore associé Keane et Shivaree à des souvenirs précis... Par contre, si vous me lisez régulièrement, vous savez très certainement à quoi je pense quand j'écoute Lhasa de Sela...

 

 

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Dimanche 10 décembre 2006

Il suffit de se ballader dans Paris un samedi ou un dimanche après-midi pour s'en apercevoir, Noël approche à grands pas... 

Vitrines illuminées, sapins blanchis, guirlandes clignotantes, tout est là pour vous rappeler qu'il faut vous empresser de faire vos courses de Noël...

Pour celui qui aime observer les gens, c'est assez fascinant de voir la foule effervescente se presser dans les rayons du Bon Marché et autres Galeries Lafayette.

C'est encore plus troublant de penser que toutes ces personnes ont le même objectif... Trouver absolument des cadeaux à offrir pour Noël...

Certaines enseignes ont commencé à matraquer leurs clients depuis plusieurs semaines en leur envoyant invitations privées sur invitations privées, annonçant  "x% de réduction sur tout le magasin" lors de ces soirées privées. D'autres sont allées jusqu'à promettre à certains de leurs clients privilégiés des ristournes supplémentaires si leurs achats atteignaient un certain montant...

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a tant de publicité faite autour de Noël que beaucoup oublient la signification première du geste d'offrir ce jour là... 

La société de consommation aidant, on offre alors par habitude. Parce qu'il faut offrir quelque chose ce jour là.  Parce que ça se fait...  La date fatidique approchant inexorablement, on se met alors à acheter frénétiquement, sans forcément prendre le temps de la réflexion nécessaire...

Entendu hier dans un grand magasin: "Je lui prends une cravate, il sera content..."  Suit  alors la scène de la carte bleue qu'on dégaine, du code qu'on compose,  et de la liste pense-bête sur laquelle on coche le nom de la personne à qui est destinée le cadeau... Bilan de l'opération:  2mn45 secondes chrono... Rapide, efficace, expéditif.  Limite choquant...

Parce que, rappelons le, ce n'est pas tant offrir, ni ce qu'on offre qui est important, et  la magie d'un cadeau ne réside pas forcément en l'objet lui-même, encore moins en son prix... 

Ce qui donne une signification à ce qu'on offre, c'est davantage le temps passé à chercher, les questions qu'on s'est posées, le clin d'oeil qu'on souhaite faire, etc.

Un bon cadeau est généralement très révélateur de la personne qui l'offre. Car inconsciemment, le choix n'est jamais neutre et est souvent effectué en fonction de ses propres goûts... Si la personne qui offre a mis un peu d'elle-même dans son cadeau, il n'en sera que plus beau aux yeux de la personne qui le recevra...

Pour en revenir à cette cravate choisie et achetée en 2mn45 secondes... J'espére que la personne à qui elle était destinée ne l'avait pas déjà...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 2 décembre 2006

Je blogge, tu blogges, il bloggue... Pourquoi bloggons nous? Pourquoi lisons nous des blogs? Qu'est ce qui pousse ainsi une partie des internautes à raconter leurs histoires? Qu'est ce qui pousse une autre partie d'entre eux à les lire?

Quand on y réfléchit, le concept d'écrire un journal et de le laisser lire par la planète entière est somme toute assez étrange, et la tentation est grande de faire le rapprochement avec l'exhibitionnisme...  La vérité est à mon avis bien différente...

Voilà près de sept mois que je blogge... Au départ, l'idée était de partager de façon totalement détachée une scène de la vie courante, une anecdote vécue au quotidien, une réflexion faite comme ça en attendant le bus...   

"Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues" précise l'édito...

Au fil du temps et sans que je m'en aperçoive vraiment, les motivations ont lentement évolué et les articles ont progressivement pris une teinte un peu plus personnelle... Aujourd'hui, j'en suis à vous parler de ma vie sentimentale... Croyez moi, c'est une chose que je n'aurais jamais imaginé faire il y a sept mois... Comment expliquer une telle évolution?

A force d'écrire et de me savoir lu par des inconnus, je pense avoir progressivement ressenti le besoin de communiquer avec ces personnes n'appartenant pas à mon entourage...  J'ai l'impression, chers lecteurs, que ce sont vos commentaires qui ont donné à ce blog son orientation actuelle... Un blog où tout ce qui est raconté est véridique mais surtout, un blog où je vous fais part de mes états d'âme et de mes pensées les plus personnelles... Je ne me livre pas facilement,  mais sur mon blog, je peux le faire grâce à l'anonymat d'Internet...

A ce jour, il n'y a que deux de mes amis qui save