Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Mardi 12 juin 2007

Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte, mais écrire un blog, c'est un peu comme avoir un tamagoshi... On surveille sa croissance quotidiennement, il faut s'en occuper régulièrement, le nourrir, le soigner, tout ça, tout ça...

Enfin bon, quand je vous parle de croissance surveillée quotidiennement, ça, c'est pour les bloggueurs les moins atteints... Si vous consultez vos statistiques plus d'une fois par jour, plus aucun doute, vous faites partie de l'autre catégorie...

Comme pour un tamagoshi, le blog, il faut penser à le nourrir régulièrement...

Comment nourrir un blog? Rien de plus simple, il suffit de lui donner de temps en temps quelques articles à manger... Mais bon, pas n'importe lesquels... Il faut des articles que les lecteurs prendront plaisir à lire, des articles les tenant en haleine, histoire de bien les pousser à revenir le lendemain chercher la suite... Car s'ils reviennent le lendemain, c'est tout bon pour les stats, et quand c'est bon pour les stats, c'est bon pour la croissance du blog!

En matière de blog, je trouve que le fond et la forme sont aussi importants l'un que l'autre... Ainsi, parmi la quinzaine de blogs que je lis régulièrement, il y en a certains que je lis pour le contenu (les idées, les histoires, les anecdotes...), d'autres que je lis pour le contenant (l'écriture, le style, la verve, le ton, l'humour... )... Super pactole quand contenu et contenant sont au rendez vous simultanément...
 
Bon, je parle, je parle, je donne des conseils, mais ces conseils, je devrais me les appliquer en premier...

  • Conseil n°1: Nourrir réguliérement son blog...  > C'est cela, oui...
  • Conseil n°2: Ecrire des articles tenant en haleine le lecteur... > Ben voyons...

Mon blog à moi, je trouve qu'il a un petit côté "boa constrictor"... C'est vrai qu'à force de l'élever à la dure, il est maintenant capable de rester très longtemps sans nourriture...

Un post par ci, un post par là...  Quelques jours d'intervalle entre deux articles en période faste, plusieurs semaines en période creuse, vous l'aurez compris, en ce qui concerne la fréquence de mise à jour des articles, la seule règle respectée ici, c'est avant tout l'absence de règle...

D'ailleurs, c'est comme pour le choix du thème des articles...

Au moment précis où je vous écris, je dois vous avouer que je me suis mis en mode "freestyle"... Sujet libre, comme on disait dans les petites classes... C'est un exercice assez éprouvant que celui de se placer devant une page blanche, de se dire qu'on va poser par écrit tout ce qui nous passe par la tête l'espace d'une petite demie heure...

A ce qu'il paraitrait, chercher au fil de l'eau à retranscrire avec des mots les pensées les moins organisées ou les réflexions les plus fugaces, est un très bon entraînement pour apprendre à écrire...

Désolé de vous avoir infligé cet entraînement, désolé pour cet article sans contenu et au contenant si insignifiant...  J'espère que cette page d'écriture vous aura plu et que vous reviendrez nombreux me lire demain...    (Comme ça, c'est mieux, Souris?)

Demain, promis, je vous donnerai quelques nouvelles de ma gentille collégue... Promis, je vous donnerai quelques nouvelles de ma gentille collégue dans le prochain article (donc, pas aujourd'hui, pour ceux qui n'auraient pas capté le message subliminal)  Ce n'est donc pas la peine de veiller tard ce soir, il n'y aura rien de publié aujourd'hui, car j'ai plein de trucs à faire, là, et qu'en plus de tout ça, c'est bien connu, il vaut mieux remettre à demain ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui...

Bon, là, je crois que ça commence à devenir un peu difficile à suivre, entre ce qui a été écrit hier, ce qui est corrigé ce soir et ce que les lecteurs liront demain... 

Oh et puis mince, z'avez qu'à suivre un petit peu... (Là, Souris, je crois que c'est bon... Je pense avoir trouvé le ton!) 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Mardi 5 juin 2007

Bonne question, n'est ce pas?

En attendant de pouvoir y répondre, voici une sympathique animation dénichée sur le Net sur une chanson interprétée par Edith Piaf et Theo Sarapo... Merci à Louis Clichy pour ce petit film.


A quoi ça sert l'Amour?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 2 juin 2007

Quand j'en ai le temps, j'aime me promener dans les allées du marché qui se tient plusieurs fois par semaine en bas de chez moi... J'aime à déambuler ainsi, tous les sens en éveil...  A regarder à gauche et à droite, à me délecter de la gouaille des marchands,  à avancer le nez au vent en humant les différentes odeurs...

J'aime les odeurs du marché...

Parce qu'une odeur, c'est très particulier... Ca a le pouvoir d'évoquer en vous des souvenirs, de créer dans votre esprit des images qui semblent parfaitement réelles... Et si vous êtes dans un bon état d'esprit, votre imagination débridée pourra instantanément se mettre à vagabonder dès lors qu'une nouvelle odeur sera parvenue à vos narines...

Faire son marché, c'est un petit peu comme faire une thérapie... On en revient toujours l'esprit léger, et tout plein d'images raffraîchissantes dans la tête...

Cette odeur là, elle vient de la rôtisserie située à l'autre bout de l'allée... Sans même passer devant, vous pouvez déjà imaginer les poulets tournant lentement sur leur broche... Ah, cette belle couleur dorée laissant deviner une peau croustillante et une chair blanche tendre et parfumée... Et ce jus perlant goutte à goutte sur le lit de pommes de terre persillées...

Une foule de souvenirs se bouscule alors dans votre esprit... Principalement des souvenirs d'enfance... La saveur d'une cuisse de poulet... Le goût de la chair rôtie à point que viennent réhausser quelques grains de gros sel...

Un peu plus loin, ce sont les fruits et légumes... C'est actuellement la saison des abricots... Et cette année, les abricots sentent drôlement bon!

C'est difficile de décrire un parfum... Le parfum de l'abricot est très doux et pour pouvoir l'analyser plus finement, il faut le respirer profondément et à plusieurs reprises... Immédiatement, les images se créent et le film commence... 

Vous vous représentez ce fruit dont on ne ferait qu'une bouchée, vous voyez cette forme galbée, vous imaginez sa chair ferme et  sa souplesse au toucher... Des images plus précises se forment... Une peau douce et veloutée, une onctueuse couleur de pêche...  Et là, c'est le drame...  Vous repensez à votre jeune collégue.... Vous repensez à la remarque que vous vous êtes faite hier sur son teint de pêche, sur ses joues légérement rosies et  sur les jolies couleurs qu'elle avait sur le bout du nez... Vous vous rappelez même avoir pensé en la regardant à une espéce particulière de pêche, la pêche du Roussillon... (Et oui, vous êtes un puriste...)

Et là, vous vous dites que décidément, cette demoiselle est vraiment belle... Vraiment très belle... Trop belle? Non... Elle est belle, simplement belle....  Belle comme un abricot...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Vendredi 1 juin 2007

 

Poursuite de mon périple en Asie: après les temples d'Angkor, direction le Vietnam!

La géographie de ce pays est assez simple. Il s'agit d'un "S" très allongé, bordé à l'ouest par le Cambodge et le Laos. Au Nord, le Vietnam a une frontière commune avec la Chine.  Les autres frontières sont des frontières maritimes... Du coup, où que l'on soit, on n'est jamais très loin de la Mer de Chine...

Le Vietnam est un pays que je connais pour y avoir déjà séjourné... Lors d'un précédent voyage, j'ai déjà eu l'occasion d'effectuer la lente remontée du Sud vers le Centre du pays. C'est assurément  un très joli parcours et le contraste est particulièrement saisissant, entre  la tumultueuse Saïgon, ville laborieuse et dynamique,  et Huê, ancienne capitale impériale qui a conservé son petit côté austère... 

Cette fois-ci, je me suis concentré sur le Nord du pays,  en visitant Hanoï et ses environs.

Hanoï est une ville où l'on ressent encore beaucoup l'influence française.

Les anciennes villas de l'époque coloniale ont  été entretenues et ont résisté aux ravages du temps. D'ailleurs, certaines ont été réhabilitées et transformées en de somptueuses ambassades. 

La cathédrale Saint Joseph a des airs de Notre Dame de Paris en miniature. Quant à l'Opéra de Hanoï, c'est une réplique en modèle réduit de  l'Opéra Garnier...  Les anciens bâtiments administratifs français sont nombreux et reconnaissables à cette couleur jaune très spécifique...  Ils sont encore en bon état pour la plupart d'entre eux.

Chaque rue a son ancien nom que les vietnamiens ayant connu l'Indochine se plaisent à vous rappeler... Le boulevard Carnot, la rue Paul Bert, le lycée Albert Sarrault, la Citatelle Française... Autant de noms au charme désuet  qui vous transportent en un clin d'oeil quelques décennies auparavant...

 

L'Opéra d'Hanoï

La Pagode à un Pilier

 

 

La ville a gardé un rythme de vie très calme. A 6h du matin, les vietnamiens viennent effectuer leur gymnastique matinale aux abords du petit Lac. Marche à pied, jogging, badminton... Apparement, la population vietnamienne est sportive et profiter ainsi de la fraicheur matinale semble être très agréable...

 

 Le Petit Lac

 

Aux alentours de Hanoï, il y a des montagnes... En deux heures de route, on peut totalement changer de climat et partir pour Tam Dao, petit village perché en altitude et offrant de magnifiques panoramas... 

 

 

 TamDao

 

De Hanoï, la Mer de Chine n'est pas très loin non plus et en quelques heures de car, on se retrouve dans la Baie d'Ha Long...

 

 La Baie d'Ha Long

 

J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce pays que je trouve très beau. A redécouvrir cette population que j'admire pour son courage et son opiniâtreté, ces gens fiers et accueillants, attachants, serviables  et respectueux des traditions. Une culture subtile à laquelle j'adhère, reposant principalement sur les valeurs de la famille et le respect de la sagesse des plus anciens...

 

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Mardi 29 mai 2007

 

Vous vous en serez aperçus par vous-même, ces derniers temps, j'ai légérement tendance à délaisser mon blog... (Doux euphémisme, n'est ce pas?)

Un seul article pendant le mois dernier...  Autant vous dire que là, je me sens aussi penaud qu'un éléve mis à l'amende pour avoir bâclé ses devoirs...

Un seul article en un mois...  Mon ancien prof de russe aurait très certainement  roulé les "R" et hoché la tête d'un air résigné en disant sévérement:  "C'est faible... Trrrrès faible."   Quant à mon ancien prof de français, il n'aurait sans doute pas manqué de me recommander d'  "éviter le surmenage..." avec cette ironie que je trouve exquise aujourd'hui...

Un seul article en un mois!!  Là, nous venons incontestablement d'atteindre les abysses et si mon blog rank s'est tellement dégradé, c'est bien parce qu'en terme d'activité, ce blog remue à peu près autant que pourrait le faire un poulpe échoué sur le bord d'une plage... 

Et pourtant, j'en ai des choses à vous raconter...

Je pourrais peut-être déjà vous parler des semaines passées dernièrement en Asie du Sud-Est, de ce que j'y ai vu, des personnes que j'y ai rencontrées et des cultures que j'ai pu y cotoyer... Oui, cela pourrait effectivement être un bon début... (et peut être vais-je même réussir à retenir quelques lecteurs, qui sait?)

Donc, voilà... En l'espace de deux semaines, j'ai eu l'occasion de visiter trois très beaux pays de ce coin éloigné du globe... La Malaisie, le Cambodge, le Vietnam... Trois pays en deux semaines, autant vous dire que les journées ont été intenses...

Kuala Lumpur, Phnom Penh, Siem Reap, Angkor, Saïgon et ses alentours, Hanoï et la baie d'Ha Long... Autant de nom de villes et de sites aussi évocateurs les uns que les autres et une telle variété qu'on en perd facilement tout ses repères...

Tout d'abord, Kuala Lumpur... Ses tours, ses buildings, ses lumières, ses habitants d'origines diverses (malais, chinois, musulmans...) son aéroport ultra sophistiqué... (A quand donc, le prochain lifting de nos aéroports de Roissy ou d'Orly?) La capitale malaisienne a décidément  tout de la métropole moderne... Bonne chose, mauvaise chose? Tout dépend bien sûr de quel point de vue on se place...

 

 

 

Le Cambodge semble nettement plus rural. 

C'est un pays très vert à cette période de l'année et il suffit de le parcourir en bus pour voir  des rizières s'étalant à perte de vue de part et d'autre de la route...

Les routes du pays sont parfois encore en terre battue, souvent inconfortables, toujours très chaotiques. Elles sont à l'image du pays. En reconstruction...

Car le Cambodge est un pays en pleine renaissance... Sur les routes khmères, l'absence de poteaux électriques m'a  longuement intrigué jusqu'à ce que je réalise que l'électricité n'arrivait pas encore partout dans le pays...

Dans les campagnes, la population se léve et se couche donc avec le soleil.

Une fois la nuit tombée, les lampes à pétrole s'allument, et dans les hameaux disposant d'un groupe électrogéne, on peut  parfois distinguer la lueur d'une télévision en noir et blanc...

Une station service "low cost"

 

La capitale, Phnom Penh, est une ville en perpétuelle reconstruction. Le sens de la récupération et le recyclage y sont encore de mise...

La population y est étonnement jeune. Elle est dynamique et semble désireuse de s'ouvrir à l'étranger (les écoles mettent particuliérement l'accent sur l'apprentissage et la pratique de l'anglais).

Quand on visite le Cambodge, on ne peut passer à côté d'Angkor et de ses multiples temples..

On est tout d'abord surpris par la végétation luxuriante, le nombre d'espéces différentes... Là bas, point d'écureuil  craintif à la queue en panache, mais des bandes de singes assiégeant les pare-brises et jouant avec les essuie-glaces... 

On continue à rouler... Les pneus soulévent des nuages de poussière d'une couleur ocre...

Puis soudain, au détour de la route, un premier temple englouti par la jungle apparait.. On a un peu l'impression de découvrir l'Atlantide et la visite des temples d'Angkor est très impressionnante, surtout lorsque le guide est captivant...

 

 

Ta Prom

 

Bayon

 

Angkor Wat

 

Un étranger au Cambodge a toujours l'impression d'avoir la moitié de la ville qui lui court derrière pour lui proposer ses services... "Tuk Tuk? Motorbike? Taxi? Tee shirts? Cigarettes? Coconut?" Le tout est de savoir décliner poliment... Avec le sourire... Car une caractéristique du peuple cambodgien est de toujours tout faire avec le sourire...

Prochaine étape, le Vietnam...

 

 

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Jeudi 24 mai 2007

Je suis parti en vacances et j'ai abandonné mon blog sur le bord de la route... C'est mal, je sais, et je plaide coupable...  Vous avez raison, chers lecteurs... Pendu par les pouces, c'est tout ce que je mérite...

Presqu'un mois sans avoir écrit... Je ne pensais pas que ce serait si dur de s'y remettre... On a l'impression de ne plus avoir les bons réflexes. On se dit qu'il va falloir tout réapprendre depuis le départ. Réapprendre à être patient. Réapprendre à chercher durant des heures le mots juste. Réapprendre à écrire et à réecrire une phrase, à la polir et à la repolir...

On éprouve alors le vertige de la page blanche... Non pas parce qu'on ne sait pas quoi écrire (de ce côté, pas d'inquiétude en ce qui me concerne: j'ai toujours un truc à dire...) Mais plutôt parce qu'on ne sait pas par quoi commencer...

Commencons donc par donner quelques nouvelles de ce cher Hermann...

Comme prévu, il est resté une dizaine de jours chez moi, sagement installé dans son saladier, avec un linge propre sur la tête. Les instructions fournies ont été scrupuleusement suivies...  Le lait, la farine, le sucre ont été dosés avec une précision d'apothicaire (pas trop difficile, j'ai une balance numérique).

Hermann a été mélangé et touillé  plus que de raison et à chaque fois, il manifestait son contententement en laissant éclater quelques bulles à la surface (Si, si... Quand Hermann content,lui toujours faire ainsi...)

Au dixième jour, une lectrice m'a demandé in extremis s'il était encore possible d'adopter un petit Hermann junior... ... Je n'avais pas encore eu le temps de rechercher de parents adoptifs pour Hermann et partant à l'étranger le lendemain, j'avais jusque là envisagé de le cryogéniser... La charmante bloggueuse a pu donc repartir avec un petit bout d'Hermann sous les bras. J'ai rangé le reste dans un compartiment de mon congélateur et je suis parti en vacances...

 


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Jeudi 26 avril 2007

Une longue période de silence, un post sur Paris, un article un peu loufoque sur une boule de levain ... Bilan des courses, je m'aperçois que cela fait bien longtemps que je ne vous ai plus donné de nouvelles de ma jeune collégue... D'ailleurs, j'en vois quelques uns au fond qui se fichent bien de savoir qui est Hermann... Les mêmes qui commencent à trépigner d'impatience de n'entendre parler que du printemps parisien...

Que les lecteurs reviennent et que les lectrices se rassurent!  La telenovela avec ma jeune collégue n'est pas terminée, la demoiselle reste toujours aussi présente dans mes pensées et gageons que de nombreux autres articles la concernant viendront de temps à autre émailler ce blog...

Après tout ce temps écoulé, je n'arrive toujours pas à bien qualifier cette relation qu'il y a entre elle et moi... Je sens une sympathie réciproque, une complicité certaine... Peut-être un soupçon d'admiration de part et d'autre... En tout cas, un profond respect mutuel...

Mais au delà de tout cela, j'ai l'étrange impression qu'il y a autre chose... Quelque chose dépassant la simple relation entre collégues, quelque chose d'implicite, à la fois solide et fragile...

Ces derniers soirs, nous faisons assez souvent le chemin du retour ensemble...  Retour à la case Départ, me direz vous? Pas forcément, car les circonstances sont un peu différentes...

Dans la journée, nous n'avons que rarement l'occasion de discuter ensemble. En fait, ni elle, ni moi ne cherchons plus à multiplier les contacts, moi ne souhaitant pas l'étouffer ou la gêner, et elle respectant sans doute ma distance.  Du coup, il se passe parfois des journées où nous ne nous retrouvons qu'au moment de quitter le bureau... Elle me fait toujours signe avant de partir, et inversement, je la préviens toujours avant d'y aller... C'est peut-être un peu une façon implicite de se dire qu'on s'apprécie... En tout cas, c'est toujours un moment trés agréable. Nous commençons un peu à reparler d'autres choses que des collégues et de ce qui touche au travail et surtout, les sourires sont progressivement revenus...

Cette relation entre elle et moi, je la trouve étrangement solide... Elle peut parfois se fissurer, mais j'ai l'impression qu'elle ne se cassera jamais. C'est une relation magique qui a le don de pouvoir toujours se reconstruire...  Mais je la trouve fragile aussi car je me dis qu'elle est à la merci du moindre dérapage...

 

 

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Mardi 24 avril 2007

Aujourd'hui, on m'a présenté Hermann. 

Hermann, je ne sais pas d'où il vient car il n'est pas très causant... Et quand je dis "pas très causant", je devrais plutôt dire "pas causant du tout". Car pour ce qui est de faire parler Hermann, autant apprendre à un éléphant à jouer du piano...  

J'ai cru comprendre qu'il avait des origines suédoises ou alsaciennes. Mais ce n'est pas très clair... A ce qu'on m'a raconté, il est passé par beaucoup de familles d'accueil avant d'en arriver là aujourd'hui...

Hermann, il a un teint un peu jaunâtre et semble très fatigué. Mais rien qu'à le voir, je me dis que même en pleine forme, il doit quand même être d'une certaine mollesse...

Mais bon, comme on m'a demandé de m'occuper de lui, j'ai accepté de le ramener chez moi.  Par amitié pour la personne qui me l'a demandé ce matin.

En le ramenant chez moi, j'ai découvert qu'Hermann ne sentait pas très bon. Mais ce n'est pas très grave. A ce qu'il parait, c'est normal: quand on n'est pas habitué, on est toujours un peu surpris... On m'avait prévenu,  ça commence toujours comme ça...

De toutes façons, Hermann,  je n'ai accepté de m'en occuper que pour les dix jours à venir. Après, il faudra qu'il se trouve un autre endroit  à squatter...

Car je ne pourrais pas l'héberger ad vitam eternam dans mon saladier... Oui, car Hermann, c'est une...  boule de levain!

On l'éleve pendant 10 jours, rajoutant de temps en temps du lait, de la farine du sucre, laissant respirer le tout  et le mélangeant  réguliérement. Pour bien s'occuper d'Hermann, il y a même un mode opératoire détaillé et tout, et tout... Au bout du 10ème jour, on sépare le levain en quatre parties égales. On s'en garde une partie pour se faire un bon gâteau car toute peine mérite récompense  (on peut même faire de la brioche avec Hermann), et on offre les trois autres parties à trois amis qui devront  chacun en prendre soin comme au premier jour...

Hermann, on l'appelle aussi le pain de l'amitié... C'est un peu le concept des chaînes de lettres sur Internet... A la différence près qu'il ne s'agit  là, ni de se cotiser pour le pacemaker de Bryan, ni de retrouver la petite Patricia âgée de 5 ans et perdue depuis 1996, mais juste de faire une petite expérience originale et un peu marrante....

 

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par Gorgonzolla publié dans : Comment ça marche ??? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Lundi 23 avril 2007

Je n'ai pas encore tout bien compris, mais une chose est sûre, le soleil a une influence sur la fréquence de parution des articles de ce blog... Ne vous étonnez donc pas...  Si j'écris moins ces derniers temps, c'est parce que je suis souvent dehors...

Et oui, cela fait plusieurs semaines que le beau temps s'est installé sur la capitale, et pour tout ceux qui en doutaient, Paris sous le soleil, en plus d'être agréable, c'est quand même super beau... A un tel point qu'on en oublie de nourrir son blog favori, préférant flâner dans les rues, à humer à pleines narines les senteurs du printemps... 

Le printemps à Paris, c'est le parfum des glycines en fleur, c'est la première glace Berthillon sur l'Ile Saint-Louis, ce sont les robes légéres qui virevoltent à nouveau... Ce sont les touristes se balladant sur des engins toujours plus bizzares chaque année (photos à venir...) ou les sourires des étrangers demandant leur chemin dans des langues parfois difficilement compréhensibles...

Le printemps à Paris,  ce sont les spectacles de rue et les groupes de jazz sur le pont Saint-Louis, ou les nombreux  concerts de musique classique, place de la Sorbonne... C'est le Jardin du Luxembourg qui ferme plus tard ses grilles, c'est la douceur du soir tombant plus lentement sur la ville, c'est cette ambiance crépusculaire très particulière qu'on retrouve un peu plus tard sur le pont des Arts, cette ambiance magique de pique-nique sur fond de ciel orangé et de cordes de guitare grattées...

Le printemps à Paris, c'est l'impressionnant contraste entre le vacarme de la rue de Rivoli et le silence régnant sur la place Carrée, c'est l'inaltérable majesté des bâtiments du Louvre, ce sont ces deux musiciens s'amusant dans l'obscurité à faire rebondir les sonorités à l'infini sur les pierres séculaires, ce sont ces promeneurs en rollers arpentant silencieusement la cour du Louvre ou bien ces couples d'amoureux s'attardant aux abords des Tuileries...

Le printemps à Paris, ce sont toutes ces choses qui rendent la vie agréable, toutes ces choses qu'on retrouve avec plaisir chaque année, à Paris et certainement ailleurs sous une autre forme...

Et chez vous, le printemps, qu'est ce que cela donne?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Vendredi 13 avril 2007

Non, non,  je n'ai pas été retenu prisonnier par une horde de brigands dans une cabane au fin fond de la Forêt Noire... Je ne suis pas non plus parti photographier les tortues géantes dans les Iles Galapagos... Et je n'ai pas été opéré des deux mains non plus...

Une fois de plus, j'ai honteusement laissé mon blog péricliter sans avoir vraiment de raisons valables... Une fois de plus, j'ai laissé mes statistiques dégringoler et là, je me dis qu'à force de le maltraiter ainsi et de lui faire subir des plongeons aussi vertigineux, un beau jour, mon blog rank  va finir par ne plus s'en remettre...

Désolé, chers lecteurs, de vous avoir laissés à vous mêmes pendant ces deux dernières semaines, de ne pas avoir donné de nouvelles réguliérement et d'avoir laissé vos commentaires sans réponses...

Je m'aperçois avec effroi que le dernier article remonte au 31 mars... Que s'est t il passé depuis???

Et bien, j'ai eu le temps de partir à la montagne quelques jours, de profiter des plaisirs du ski de printemps... Un site magnifique, de remarquables conditions d'enneigement, de l'air pur à foison, un soleil exceptionnel, et tout, et tout...  J'en ai profité pour prendre quelques couleurs et revenir au bureau avec un teint qui sent bon les vacances...

Concernant les autres nouvelles que vous attendiez, rien à dire, c'est toujours le printemps... Les relations avec ma jeune collégue sont  toujours aussi agréables.  Comment les décrire?  De part et d'autre, du professionalisme (car, rappelons le, nous sommes collégues... ),  du respect mutuel, une certaine réserve,  et aussi des sourires...

Ah! Les sourires...  Un sourire, c'est déjà bien difficile à décrire, c'est encore plus difficile à analyser... Les siens surtout... Car elle en a plusieurs...

Il y a son sourire quand, toute timide, elle approche silencieusement de mon bureau et vient me faire la bise du matin. C'est un sourire discret, toujours léger... Un sourire matinal qui respire la fraicheur, un sourire qui dit bonjour à lui tout seul...

Lorsqu'elle s'éloigne alors de mon bureau, il arrive parfois qu'au bout de quelque pas, elle se retourne, que nos regards se croisent... Il y a alors cet autre sourire, plus espiègle, plus difficile à interpréter... Sourire qui me réchauffe d'un coup et que je lui rends aussitôt...

Dans la journée, elle me demande  parfois par messagerie instantanée si elle peut passer à mon bureau pour que je lui explique deux ou trois choses... Vous vous en doutez, quelque soit mon degré d'occupation du moment, invariablement, ma réponse est: "Bien sûr! Passe..." Lorsque je la vois alors approcher de mon bureau  son petit cahier à la main, son visage affiche un sourire très différent de tout ses autres sourires... Un gentil sourire, non pas gêné, ni même embarrassé, mais qui semble dire assez clairement "Désolé de t'ennuyer, merci beaucoup pour ton temps"... Un sourire empreint de cette délicatesse qui justifie à elle seule d'interrompre toute activité du moment....

Elle en a d'autres que j'aime beaucoup aussi... Quand je passe lui proposer de faire une pause et d'aller prendre un thé, elle a ce petit sourire entendu accompagné d'un signe d'acquiescement de la tête pour  m'indiquer qu'elle termine quelque chose et  viendra me rejoindre dans cinq minutes. Et cinq minutes plus tard, je la vois alors arriver avec encore un nouveau sourire... Un petit sourire timide, cette fois... Comme pour dire "Coucou, me voilà"... Le même que lorsqu'on part ensemble le soir et qu'on se donne rendez-vous devant les ascenseurs...

Les sourires de ma jeune collégue sont tous plus charmants les uns que les autres... Elle en a quasiment un pour chaque situation... Ou alors est ce moi qui les trouve particulièrement expressifs?

Mais le plus mystérieux des sourires reste quand même le dernier de la journée, après qu'on se soit souhaité une bonne soirée ou un bon week-end. Un sourire très doux... Je donnerais beaucoup pour savoir ce qu'il signifie...

 

 

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Samedi 31 mars 2007

Vous les attendiez avec impatience? Tout vient à point à qui sait attendre... Voici quelques nouvelles du front....

Dans l'un des articles précédents, je vous annonçais le retour de congés de ma jeune collègue... Après une semaine passée à la montagne, elle est revenue lundi dernier, toute fraîche et toute pimpante,  avec de jolies couleurs sur les joues... C'est bête à dire, mais j'étais content de la revoir... J'étais content de la voir si détendue et si souriante.

Au départ, elle comme moi, nous avions l'impression de marcher sur des oeufs, mais cette impression s'est vite estompée et le contact s'est rétabli tout doucement et de façon assez naturelle. Nous avons fait le chemin du retour ensemble dès le premier soir...Comme avant...  Tout au long de la semaine, nous avons déjeuné plusieurs fois ensemble,  et pris quelques pauses communes... Côté travail, arrivée du printemps oblige, les fameuses questions "boulot" se sont mises à bourgeonner d'un coup et c'est à chaque fois l'occasion d'échanger quelques mots et parfois quelques plaisanteries...

Tout semble donc aller pour le mieux... Le printemps est revenu, il semble s'être installé de façon durable... Il pourrait même être sans fin...

Mais voilà, un nuage subsiste... Durant toute la semaine précédente, j'ai ressenti cette sensation étrange que quelque chose clochait, sans vraiment savoir quoi exactement...

A force d'y penser, je me suis aperçu que cela venait de moi. Que quelque chose semblait cassé... Que je n'arrivais plus de moi-même, à lui parler de choses personnelles (alors que j'en ai plein à lui raconter), que je n'arrivais plus à lui poser de questions personnelles (alors que, vous vous en doutez, j'en ai une liste longue comme mon bras)...

Je me suis aperçu que je ne parvenais plus à aborder avec elle que des sujet dont parlent des collégues et non plus des sujets dont peuvent parler des amis...  Sans doute ce fichu altimètre...

A y réfléchir, j'ai l'étrange impression qu'une épaisseur supplémentaire s'est développée à mon insu et est venue renforcer la carapace... La complicité est revenue, mais de mon côté, la prudence est toujours là... C'est trés étrange...

Mais plus étrange encore, j'ai l'impression qu'elle l'a ressenti... Je le vois aux précautions qu'elle semble prendre avant d'aborder tel ou tel sujet avec moi... 

Affaire à suivre...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Mardi 27 mars 2007

"Pourquoi ne pas nommer ma jeune collègue par son prénom? " me demandiez-vous tantôt...

Elémentaire mon cher Giusepe... La nommer par son prénom m'aurait amené à mentionner ce prénom maintes et maintes fois à travers les pages de ce blog...

Or sur Internet, des outils très puissants appelés communément "web spiders" lisent méthodiquement toutes les pages web, les indexant automatiquement selon les mots utilisés et surtout selon leur fréquence d'utilisation. Cette indexation sert à classer les pages web de façon plus ou moins pertinente et c'est d'ailleurs le principe des moteurs de recherche de type "Google" et consorts... (Merci Wiki)

Sachant cela, n'était-il pas plus sage de préserver le prénom de ma jeune collègue plutôt que de le laisser à la merci de ces araignées de la toile qui ne doivent guère se préoccuper des directives énoncées par la CNIL... Car avouez qu'il peut être déconcertant de voir son prénom systématiquement associé à un site web dont on n'a que faire... Cela doit même être assez agaçant, je pense... D'ailleurs, à ce propos, j'en profite pour présenter toutes mes excuses à ce cher Giusepe Gorgonzolla qui nous lit du fin fond de sa Calabre natale...

 [ NDLR: Cher ami, conscients du désagrément causé, nous avons soumis votre dossier à Google, qui vous suggère, pour résoudre votre problème, de mettre deux "P" à votre prénom et un seul "L"  à votre nom...]

Bon, où en étais-je avant de me perdre dans ces considérations pivotesques?

J'étais donc en train d'expliquer pourquoi je ne souhaitais pas utiliser son prénom pour nommer ma jeune collègue... Comme alternative, restait l'utilisation d'un autre prénom ou d'un surnom, mais cela n'aurait pas été d'une trés grande délicatesse non plus..

Nous voilà donc ramenés à la case départ, sans vraiment d'autres solutions que d'utiliser cette périphrase que je trouve finalement pas très adaptée...

Sinon, effectivement, j'aime beaucoup le prénom que vous me suggériez... 

 

 

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Dimanche 25 mars 2007

C'était un mercredi soir.  Un mercredi soir sur la Terre... De toute la journée, il n'avait cessé de pleuvoir... Il devait être 20h30, tout au plus.  Les lampadaires venaient à peine de s'allumer et diffusaient une lumière encore blafarde et vacillante. Sur les murs et les trottoirs, les ombres des passants pressés semblaient effectuer une mystérieuse et inquiétante danse, donnant à la rue un aspect complétement fantasmagorique...

20h30, mais la boulangerie du quartier est encore éclairée... Dans la queue, un jeune homme... Il se dit qu'il a de la chance que sa boulangerie soit encore ouverte à cette heure... C'est le dernier dans la file, mais ce n'est pas grave, ce soir, il a décidé qu'il n'était pas pressé, qu'il prendrait son temps...

En attendant d'être servi, il jette un coup d'oeil amusé aux personnages en sucre qui sont dans la vitrine... Blanche Neige et les Sept Nains, une famille de poussins jaunes, un cochon tout rose en pâte d'amande, un Caliméro en chocolat...

- La boulangère (s'adressant à la personne précédant le jeune homme dans la file): "Mademoiselle, c'est à vous"...

- La demoiselle: "Je prendrais une baguette, coupée en deux, s'il vous plaît"

- La boulangère: "Ca tombe bien , il en reste une... 85 centimes s'il vous plait."

Alors qu'il est en train de se demander si Caliméro était plein ou vide, la dernière phrase prononcée par la boulangère tire tant bien que mal notre jeune homme de sa rêverie et  horreur, malheur, il réalise la gravité de la situation... Mince, la dernière baguette va sans doute lui passer sous le nez... Cette baguette qu'il imaginait déjà bien dorée dehors et bien blanche à l'intérieur .... Décidément, Caliméro avait raison, la vie est vraiment trop injuste...

"Bon, ben tant pis" se dit-il...

La demoiselle cherche son porte-monnaie au fond de son sac...

- La boulangère (s'adressant au jeune homme): "Monsieur, c'est à vous"..

- Le jeune homme:  "Bon...Puisqu'il ne vous reste plus de baguette... que vous reste-il d'autre, s'il vous plait?"

- La boulangère: "Il me reste du pain au levain, du pain au sésame, une miche de campagne..."

- Le jeune homme (sur le ton du Renard dans "le Renard et les Raisins") :  "Va pour un pain au levain... "

- La boulangère: "Ca fera 1€30, s'il vous plait..."

Le jeune homme sort son porte-monnaie, et paie. Il s'apprête à sortir de la boulangerie avec son pain sous le bras, et aussi, il faut l'avouer, une petite pointe de déception dans l'âme, mêlée à un soupçon de frustration...  (C'est un jeune homme qui ne se contrarie pas facilement d'habitude, mais là...)

D'ailleurs, il est justement en train de repenser à cette fable du Renard et des Raisins... (Bon, d'accord, ce jeune homme  a aussi des associations d'idées parfois étranges, mais reconnaissez que de temps en temps, ce n'est pas une mauvaise chose de penser à ce bon vieux La Fontaine!)

C'est alors à cet instant précis que la demoiselle réalise qu'elle a oublié son porte-monnaie... Confuse, elle explique à la boulangère qu'elle n'a pas de quoi payer. Elle regarde le jeune homme d'un air désolé, semblant presque s'excuser pour le hold-up de la dernière baguette...

Les grains de raisins ont alors éclatés comme des bulles de savon et le Renard s'est mystérieusement évaporé... Notre jeune homme a alors eu un geste dont aujourd'hui encore, il s'étonne de la spontanéité... Et pour la première fois, il a offert une baguette de pain à une demoiselle...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Vendredi 23 mars 2007

"Chouette, un nouvel article sur le blog du Marquis!"

Bah oui,  je suis toujours là...  Bon, je le reconnais, ces derniers temps, je n'ai pas nourri mon blog comme j'aurais du le faire.  C'est mal. Je le regrette et promis, je ne recommencerais plus...  Voilà pour la petite séquence d'autoflagellation matinale... 

[NDLR: Je vous l'ai faite courte car je sais d'avance que  j'aurais du mal à ne pas récidiver... Une vague histoire de chasseur, de naturel qui revient au galop... tout ça, tout ça...]

Bon, comme d'habitude, je ne sais pas bien comment expliquer le rythme de parution des articles, pourquoi parfois il en sort un toutes les semaines, alors que d'autres fois,  il faut plus de temps... Question d'inspiration? Oui, sans doute... Mais là, j'ai davantage l'impression qu'il s'agit d'une question d'état d'esprit et que les articles sortent plus facilement quand le moral est bas...

Ces derniers temps, ça va plutôt bien... Du coup...

Oh, rien de bien palpitant, vous savez... Quelques satisfactions très ponctuelles... Celle par exemple d'avoir tenu le pari d'une première participation à un semi-marathon et de l'avoir terminé... En fait, la satisfaction provient moins de la perfomance physique (mon chrono était assez banal, après tout...) que du sentiment d'accomplissement qu'on ressent après. On en retire une certaine confiance en soi. Faites comme moi, courez, vous vous sentirez mieux, vous verrez...

Oui... On peut dire que ces derniers temps, ça va plutôt bien...

J'ai même plus ou moins réussi à rattraper le retard accumulé en matière de  classement de paperasse  ou en matière de rangement d'appartement...  Non, je ne suis pas un maniaque du rangement... (il s'en faut de beaucoup!)  Mais étrangement, l'état de mon appartement est un reflet assez fidèle de mon état d'esprit ... A un tel point que je me pose souvent la question de savoir qui de l'oeuf ou de la poule vient en premier...

Mais si ces derniers temps, ça va plutôt bien, c'est peut-être aussi parce que le printemps est revenu... Je trouve cela très apaisant et je profite silencieusement...

Ces derniers temps, ça va plutôt bien et c'est peut-être pour cela que j'écris moins...

La semaine dernière, ma jeune collègue était en congé... Finalement, c'est sûrement pour cela que j'ai moins écrit...

Elle revient lundi...

 

PS: Pourquoi un  pin maritime en guise d'illustration? A vous de le deviner...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 17 mars 2007

 

Je ne comprends pas... Et a priori, je ne suis pas le seul... C'est rassurant...

Ci-dessous une petite interview du petit Nicolas qui vaut le détour....

Cette interview a été diffusée sur France Inter le 23 Novembre 2006 et le 8 février 2007, dans "Cartier Libre", la chronique de Caroline Cartier... Je me suis amusé à retranscrire les propos du petit Nicolas sur l'ardoise ci-dessous...

 

 
 
 
Nicolas, si ça peut te rassurer, je comprends pas moi non plus... Mais t'inquiéte pas, on va pas devenir des vauriens... Enfin, j'espére...
 
 
  
par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 10 mars 2007

Non, non, je ne me suis pas trompé de date et vous qui me lisez réguliérement, vous avez sans doute déjà compris ce qui se cachait derrière le titre de cet article... Mais alors, me direz-vous, ... pourquoi cette photo d'altimètre ci-contre? Mais c'est pour mieux vous berner, mon enfant... Bon, de toute façons, ne vous inquiétez pas, vous allez vite comprendre...

Vous commencez à un petit peu me connaître maintenant... Aussi ne me répandrais-je pas en excuses pourtant sincères (si, si...) pour le peu de nouvelles données ces derniers temps, ni en promesses d'en donner plus fréquemment (car je sais où je vais finir à force de dire "croix de bois, croix de fer"...)

Effectivement, (allez, un petit Mea Culpa quand même...), je dois le reconnaître, je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers temps et  vous n'avez pas eu beaucoup d'éléments concrets et factuels à vous mettre sous la dent dernièrement...

Dans les épisodes précédents, nous en étions restés aux quelques signes annonciateurs perceptibles semblant indiquer un changement de tendance très prochain... Et bien, tout cela s'est confirmé et je crois bien que dans cet univers un peu particulier de la tante Ursule, l'équinoxe de printemps vient d'avoir lieu...  C'était hier, précisément.

Je ne vous ai pas donné beaucoup de nouvelles, mais pourtant, il s'est quand même passé des choses ces dernières semaines... Un véritable changement de saison avec tout ce qu'on peut voir lorsqu'on passe par exemple de l'hiver au printemps... J'ai senti la distance entre ma collégue et moi  fondre lentement , j'ai senti nos relations se réchauffer progressivement... J'ai pu observer  avec plaisir ce bourgeonnement de questions "boulot" qui traduisait enfin une certaine volonté de rapprochement de sa part...

Je dois avouer que de mon côté, des questions,  je ne m'en suis pas trop posé.... Que je n'ai pas cherché à résister.  Car en somme, au fond de moi, la fonte des glaces, c'est un peu ce que j'espérais...

Les courts échanges par messagerie instantanée ont repris.  Le nuage semble avoir pris un peu d'altitude. Je dois avouer que c'est bien agréable...  Même si cette fois, j'ai pris la précaution de m'équiper d'un altimétre... Oui, celui là même que vous voyez ci-contre...

Hier après-midi, on a enfin pris ensemble cette pause-café que j'attendais... Vu de l'extérieur, cela a vraiment l'air de rien, mais j'ai l'étrange impression que ce court moment était autant chargé de symbole pour moi que pour elle... Hier soir, pour la première fois depuis plusieurs mois, c'est elle qui a donné le signal du départ...

Le passage à l'heure de printemps semble avoir été effectué et les relations diplomatiques semblent avoir repris leur cours... Bonne chose, mauvaise chose? Je l'ignore encore... Mais je garde un oeil sur mon altimétre...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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