Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Samedi 3 mars 2007

Je suis d'accord avec votre point de vue, Maître Giusepe... Une femme intelligente ne reprochera très probablement jamais à quelqu'un d'avoir des sentiments pour elle. Très certainement, elle ne tiendra pas non plus rigueur d'un éventuel aveu de sa part...  Car effectivement, aimer n'est pas une faute et l'avouer non plus...

Mais à mon avis, les choses ne sont pas aussi simples et  si avouer un amour n'est jamais une faute, le faire sans discernement est toujours une erreur, car cela reviendrait à penser uniquement à exprimer ce que l'on ressent, sans tenir compte de ce qu'il pourrait en advenir... Cela reviendrait à oublier que chaque histoire a son contexte particulier, cela reviendrait à ne pas considérer l'autre, sa vie, son environnement, ses contraintes, etc...

Dans ma situation, le fameux mail envoyé dans la précipitation et sous le coup de l'émotion à ma jeune collégue, contenait  l'aveu d'une certaine attirance.  Elle ne m'a jamais fait de reproches à ce sujet et je ne pense pas qu'elle m'en ait jamais voulu pour cet aveu.

Ce mail n'était pas encore une déclaration en bonne et dûe forme... Pourtant, il a suffi à rendre explicite et gênante une situation ambigue mais cordiale...

Ce ballon d'essai m'a tout de même permis de collecter un certain nombre de réponses, la non-réponse pouvant quand même être considérée comme une forme de réponse et étant d'ailleurs la réponse paradoxalement la plus explicite...

Avouez, Maître Giusepe, qu'il serait délicat, dans un contexte professionnel, de tenter de pousser l'expérience plus loin....

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire part de quelques principes glânés au cours de mes lectures... Vous me direz ce que vous en pensez...

  • - Principe 1: "Ne pas faire d'erreur est une erreur"
  • - Principe 2: "Faire une fois une erreur n'est pas une erreur"
  • - Principe 3: "Faire deux fois cette erreur est une erreur"

Pour l'instant, je pense avoir mis en pratique les deux premiers principes ( premier pas franchi, ballon d'essai lancé...) ... Mais je garde bien à l'esprit le troisième...

Sinon, pour en revenir à votre commentaire, la comparaison avec Cyrano de Bergerac est très exagérée flatteuse et me pousse à m'interroger sur moi-même...

Vous parliez d'onirisme? Rassurez vous...  C'est uniquement parce que vous ne me connaissez qu'au travers de mon blog...

Vous me voyiez romantique? Oui, sans doute...  

Avec une dose d'héroïsme? Ca par contre, rien de moins sûr...  Car pour être héroïque, il faut être courageux, et quelqu'un de courageux n'aurait pas hésité à aller jusqu'au bout et à  faire deux fois la même erreur, histoire de pouvoir définitivement passer à autre chose...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Dimanche 25 février 2007

Ce soir, l'envie me vient d'écrire un article un peu différent des autres...  Un petit peu à la manière de ces messages glissés dans une bouteille qu'on jette à la mer sans pour autant savoir si elle tiendra ou non sa promesse d'espoir...

Une page perdue au milieu de tant d'autres... Un espoir infime que vous la trouviez...  Belle Marquise, lirez vous un jour ce billet?

Vous comprendriez tout ce que je ne puis vous dire... Les regrets que j'ai de ne vous avoir connue plus tôt, la sincérité des sentiments que je nourris à votre égard...

Vous verriez la lente et progressive évolution de ces sentiments depuis le moment où je vous ai rencontrée, comment ils se sont développés et renforcés au cours de ces derniers mois et pourquoi ne pouvant vous les avouer, je tente aujourd'hui de les maîtriser...

Vous ne sauriez alors douter du profond respect  et de l'attachement que j'ai pour vous.

Vous réaliseriez que le masque que depuis quelque temps j'arbore au quotidien n'est que façade, que mon indifférence est entièrement feinte, et que j'ai beaucoup agi ces derniers temps dans le but de me protéger d'un choc dévastateur que je sais imminent.

Vous me comprendriez et me pardonneriez mon manque de courage. Car vous sauriez que je n'ai jamais autant pensé à vous que depuis ce moment où j'ai décidé de m'éloigner de vous...

"Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour..."

 

Le Marquis de Gorgonzolla.

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 24 février 2007

Maître Giusepe, vos questions font à nouveau mouche et , croyez moi, les réponses deviennent de moins en moins évidentes...

Finalement, vous avez tout à fait raison et il s'agit bien de faire le tri entre scrupule, doute, timidité, respect et délicatesse... Cela semble a priori simple, mais là, tout est si intimement lié...

J'ai beaucoup de considération pour ma jeune collègue. Du coup, je ne pense pas pouvoir à la fois la respecter elle, ses aspirations, ses rêves, ses choix, etc.... et en même temps ranger mes scrupules au fond du placard en faisant fi de l'histoire qu'elle vit actuellement avec son ami.

La délicatesse, c'est comprendre l'autre sans qu'il y ait forcément besoin d'explication, c'est deviner ses pensées, c'est sentir et prévenir... Normalement, c'est ce qui permet justement d'éviter de se retrouver dans des situations délicates... Je pense comprendre cette jeune fille, je pense comprendre le message qu'elle m'envoye consciemment ou inconsciemment, et  je crois que c'est davantage cela qui me maintient en retrait vis à vis d'elle... Bien plus qu'une question de doute ou de timidité...

Car, des doutes, je n'en ai plus vraiment et  même si ces derniers temps, nos relations sont un peu tendues, je pense que nous nous apprécions toujours autant... Ainsi, j'ai beau essayer de mettre de la distance entre nous, elle occupe toujours autant mes pensées...   Et réciproquement, je ne pense pas lui être totalement indifférent, car si c'était le cas, il ne subsisterait pas cette ambiguïté qui plane entre nous aujourd'hui, et cette tension mutuelle que nous ressentons actuellement  n'aurait pas lieu d'être...

Quant à la question de timidité, je pense avoir plus ou moins réussi à dépasser ce stade avec elle... Plus que de la timidité, il s'agit davantage d'un mystérieux dosage entre retenue, réserve et prudence... Un peu comme quand on s'aventure sur une banquise et qu'on ignore quel poids la glace va pouvoir supporter...

Votre deuxième question est plus complexe... Que choisir entre la poursuite de relations équivoques, une oscillation perpétuelle entre le frisson et la douche écossaise ? Ou des relations amicales -seulement- et définitivement, clarifiées par une mise au point de la demoiselle?

Cette question est d'autant plus complexe qu'elle oblige à choisir de façon globale entre deux situations totalement différentes pour lesquelles il n'existe pas vraiment de point de comparaison et donc entre lesquelles il n'y a pas de choix rationnel possible.

Pour caricaturer un peu, et en m'excusant d'avance auprès des lecteurs que ma comparaison pourrait heurter,  cela revient à choisir entre avoir à se faire  opérer du genou tous les mois (pour les besoins de la caricature, on peut supposer l'opération très douloureuse, mais qu'une fois effectuée, elle permette de profiter à peu près correctement de ses gambettes jusqu'à la prochaine opération)  et se faire définitivement amputer de la jambe...

Je force évidemment le trait... Comparaison n'est pas raison, et pour en revenir au choix cornélien que vous me proposiez initialement,  je dois avouer une certaine difficulté à me prononcer. Même si le caractère définitif de l'amputation m'a toujours un peu effrayé et que l'oscillation perpétuelle a quelque chose d'un peu plus rassurant...

Dans l'article précédent, j'indiquais ne pas suivre de stratégie, ne pas avoir d'objectifs clairement définis en la matière... En l'occurence, aujourd'hui, je ne regarde que le court terme, cherchant déjà à reconstruire une relation amicale, et espérant avoir suffisamment de délicatesse pour gérer la suite, sans  forcément savoir ce qu'elle sera ...

En physique, quand on parle d'oscillations, on parle aussi du phénomène d'amortissement qui permet de tendre plus ou moins rapidement vers une situation d'équilibre... Car le mouvement perpétuel n'existe pas... Mais bon, ça reste de la physique!

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Lundi 19 février 2007

Décidément, Maître Giusepe, vous avez le don de poser des questions de fond qui m'inspirent ... Du coup, je prie les lecteurs qui me trouveraient un peu trop bavard, de bien vouloir m'excuser de répondre encore une fois sous forme d'article à votre commentaire...

Au vu des sentiments que j'éprouve pour ma jeune collègue, vous vous interrogiez sur la stratégie amoureuse que j'adoptais à son égard.

A vrai dire, le mot "stratégie" me gêne un peu dans la mesure où il sous-entend l'existence et la poursuite d'un objectif précis alors que souvent, en matière de coeur, les objectifs ne sont  pas si clairement définis, et que parfois, ils ne le sont même pas du tout (Mais peut-être que je généralise trop rapidement mon cas!)...

De façon plus globale, je ferais plus volontiers la distinction entre les sentiments éprouvés par une personne et le comportement de cette personne face aux sentiments qu'elle éprouve. En effet, sans toutefois exclure totalement cette part de préméditation, le terme "comportement", plus neutre que le terme "stratégie", ne préjuge pas d'un quelconque calcul...

Les sentiments que j'ai pour ma jeune collègue et le comportement que j'adopte à son égard ne sont contradictoires qu'en apparence et les questions que vous posez, Maître Giusepe, sont essentielles...

Le sacrifice de mon bonheur au profit du sien me semble-t-il correspondre au stade suprême de l'amour? Peut-être, oui... (Ca, ça doit être mon petit côté tragique qui ressort...)  Mais curieusement, je m'y sens préparé, et ce que je ressens pour elle est tellement inconditionnel et désintéressé que je suis convaincu de savoir accepter ce sacrifice et de pouvoir le surmonter, si je sais que son bonheur est ailleurs...

Que sais-je de son bonheur? Pas grand chose effectivement... Elle ne m'en a jamais parlé et je n'en sais pas plus que ce que je peux imaginer à partir des photos qu'elle met sur son site web. Toutefois, elle me semble suffisamment mûre et j'ai suffisamment confiance en son intelligence pour me dire qu'elle ne s'engage pas ainsi avec son ami  à l'aveuglette, qu'ils ne rentrent pas tout deux dans cette phase très symbolique de la "nidification" sans déjà de solides bases...

Que sait-elle de mes sentiments? Pas grand chose non plus... Avec tous les indices laissés par ci et par là, elle les soupçonne peut-être...  Toujours est-il que dans le contexte actuel, elle ne souhaite apparemment pas en parler, ni en entendre parler... Ai-je le droit de lui en parler davantage? Vu le contexte, je ne le pense pas... Du coup, elle seule peut aborder cette question, si elle le souhaite..

Non, mon amour n'est pas en train de douter de sa promesse de bonheur et je me surprends parfois à me projeter dans l'avenir, à penser à des scènes heureuses très simples... Hélas, la vie est très imprévisible et il ne faut présumer de rien...  Et puis, il serait trop facile de promettre aujourd'hui la lune...

De toutes façons, pas la peine d'anticiper, personne n'est encore en train de me demander ce que je peux promettre ou non...

Aujourd'hui, je souhaite surtout qu'on puisse dialoguer  ensemble comme avant. Elle aussi, je pense. Ce soir, avant de partir, j'ai encore eu droit à ma petite question "boulot"...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 17 février 2007

Brrrrr!  Cela fait  maintenant plusieurs semaines que nous sommes sur la banquise... Et dans cet univers parallèle créé  par la tante Ursule, les histoires de réchauffement climatique ne semblent pas vraiment exister... "Banquise", ça veut dire températures négatives, et personne d'autre à qui parler que les manchots de service et les pingouins du coin... Voilà, le décor virtuel est planté... Réjouissant, hein?

En gros, depuis plusieurs semaines, ma collègue et moi, nous nous en tenons à la bise du matin et ne nous croisons plus le reste de la journée que de manière accidentelle... Finies les discussions par chat, finis les échanges de séries TV, finis les pauses ensemble... Le temps des "hop hop hop" semble désormais révolu...

A y réfléchir, c'est quand même le monde à l'envers... C'était moi qui était sensé l'éviter et j'ai bien l'impression que c'est elle qui m'évite... Mais bon, j'aurais du le savoir, c'est de la physique tout ça, et dans une explosion, il y a toujours les phénomènes d'onde de choc à prendre en considération!

Plein de bonne volonté (c'est  vraiment tout moi, ça...), j'effectue toujours de temps en temps des missions de reconnaissance, tentant une fois par semaine des petites manoeuvres de rapprochement. Jusqu'à présent, toutes se sont soldées par un échec, mais c'est bien connu, nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour perséverer...

Hier après-midi, je m'apprêtais à décoller pour la mission de reconnaissance de la semaine. Le plan de vol était simple. Survol de l'objectif, proposition de pause café, et décrochage en cas de déclenchement intempestif de la DCA et des batteries anti-aériennes d'en face...

Alors même que j'étais en train de refermer mon cockpit, elle m'a envoyé un message  pour me poser une question "boulot"...

Inutile de vous dire ma surprise... Première tentative de communication de sa part depuis maintenant dix jours...

Je commence à lui expliquer en lui répondant par chat. Pour être plus clair, je décide de passer à son bureau... Elle me pose d'autres questions, j'en profite pour lui expliquer plusieurs bricoles pendant une demi-heure et retourne ensuite à ma place...

Pour me remettre de ma surprise, je suis allé prendre un café avec des collégues. Je n'ai pas jugé opportun de lui proposer de venir avec nous.

Pour finir la journée, nous avons un peu chatté ensemble. J'avais des courses à faire, et j'ai du écourter cette discussion que j'aurais bien aimé prolonger... Nous nous sommes souhaité un bon week-end...

Conclusion: Finalement, il doit aussi  y avoir des gaz à effet de serre dans le monde de la Tante Ursule...

 

 

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Mardi 13 février 2007

Une question bien directe que vous me posez  là, Maître Giusepe... Je vois aussi que vous commencez à bien me connaître, mais pour une  fois, je ne me déroberais pas...

Oui, je pense être vraiment amoureux de cette  personne... Rien à voir avec un coup de foudre ou tout autre phénoméne météorologique du même acabit qu'on associe souvent à l'amour...  En l'occurence, il s'agit davantage d'un sentiment qui s'est développé très progressivement, s'ancrant aujourd'hui en moi d'autant plus profondément qu'il s'est construit lentement et est mûrement réfléchi.

En relisant les précédents articles sur plusieurs mois, et en essayant de prendre le  recul nécessaire, je revis exactement cette lente cristallisation dont je reconnais distinctement les principales caractérisques pour l'avoir déjà  vécue quelques rares fois... Finalement, ce sont toujours les mêmes interrogations, les mêmes incertitudes, les mêmes hésitations qui reviennent...

Je ne franchis pas facilement ce premier pas évoqué dans l'un de mes précédents articles...  A un tel point que l'avoir fait est pour moi suffisamment révélateur sur la nature exacte de mes sentiments.

Dans ce fameux mail envoyé à ma jeune collégue, je cherchais à expliquer à mots couverts pourquoi je souhaitais mettre de la distance entre nous. J'espère qu'elle l'aura compris, je cherchais surtout à me protéger, me sentant  déjà sur une pente risquant de me mener à une impasse...

J'en parle avec détachement, comme si cette  situation pouvait encore être évitée, mais en fait, la pente, je l'ai déjà dévalée, et l'impasse, j'y suis déjà...

Je suis allé hier voir son site web, sur lequel elle met régulièrement des photos montrant  l'état d'avancement des travaux dans son appartement. J'y ai vu les photos d'un jeune  couple heureux, semblant encore insouciant. Je les imagine pressés de vivre cette expérience de la vie à deux et je ne me sens pas l'âme de me mettre entre ces jeunes gens qui ont tout pour être heureux et qui s'installent dans la vie comme tout jeune couple le ferait. Non, je ne m'en sens pas l'âme.... Par respect pour  elle. Par respect pour ses rêves. Par respect  pour les espoirs qu'elle a très certainement.

Aujourd'hui, je souhaite déjà réparer ce que par maladresse et indélicatesse j'ai malencontreusement cassé. Je souhaite effacer ce sentiment de gêne qu'il y a entre nous. Faire  disparaître cet embarras qui nous fait détourner le regard et essayer de faire lentement revenir les sourires. De façon plus concrète, je souhaite qu' elle puisse accepter de venir en pause café avec moi et qu'elle n'ait plus à s'excuser d'un timide "non merci" qui me tord le coeur. J'aimerais pouvoir retisser ces liens spéciaux  qui nous liaient, qu'on puisse  enfin retrouver cette relation naturelle qui existait entre nous avant...

C'est peu et beaucoup à la fois, mais je pense que ce sont des étapes à respecter...

Hier, je me suis reconnecté à Google Talk. Entre 21h et 01h du matin. Dans l'espoir de pouvoir dialoguer un peu avec elle, mettre les choses à plat. Rendez vous manqué, hélas... 

Mon profil Google ne comportait pas de photo, j'en ai profité pour y ajouter un avatar, comme pour lui laisser une trace de mon passage sur Google Talk.

Ce matin, nous avons pris par hasard le même bus pour arriver au bureau. Des sourires  timides ont été esquissés de part et d'autre, mais la gêne apparente n'était pas facile à  gérer et la discussion, un peu plate, a été ponctuée par de longs silences... Parfois, j'aimerais vraiment pouvoir être dans sa tête,  savoir pourquoi prendre un café avec moi (je lui en ai reproposé un ce matin) l'effraye autant... Car ce n'est pas parce que je suis plus âgé qu'elle que j'ai moins peur...
 
Voyez vous, Giusepe, à ce niveau, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'orgueil...

 

 

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Samedi 10 février 2007

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de petit interméde musical dans ce blog...  Réparons de suite cette erreur...

 

 

Alors, pour commencer, un petit morceau des Black Eyed Peas...

Petit clin d'oeil juste pour montrer à ceux avec qui je suis parti skier le week-end dernier que:

  • - je ne suis pas si obtus musicalement,
  • - je retiens les noms des groupes,
  • - je suis même allé chercher les paroles...

 

 

SHUT UP...

Shut up
Just shut up
Shut up,  [ x3 ] 
Shut it up, just shut up
Shut up
Just shut up
Shut up,  [ x3 ]
Shut it up, just shut up

[Chorus]

We try to take it slow
But we're still losin control
And we try to make it work
But it still isn't the worst
And I'm craaazzzy
For tryin to be your laaadddy
I think I'm goin crazy

Girl, me and you were just fine (you know)
We wine and dine
Did them things that couples do when in love (you know)
Walks on the beach and stuff (you know)
Things that lovers say and do
I love you boo, I love you too
I miss you a lot, I miss you even more
That's why I flew you out
When we was on tour
But then something got out of hand
You start yellin when I'm with my friends
Even though I had legitimate reasons (bull shit)
You know I have to make them evidence (bull shit)
How could you trust our private lives girl
That's why you don't believe my lies
And quit this lecture

[Chorus]

Why does he know she gotta move so fast
Love is progress if you could make it last
Why is it that you just lose control
Every time you agree on takin it slow
So why does it got to be so damn tough



Cuz fools in lust could never get enough of love
Showin him the love that you be givin
Changing up your livin
For a lovin transistion
Girl lip so much she tryin to get you to listen
Few mad at each other has become our tradition
You yell, I yell, everybody yells
Got neighbors across the street sayin
“Who the hell?!?”
Who the hell?
What the hell's going down?
Too much of the bickering
Kill it with the sound and



[Chorus]

Girl our love is dyin
Why can't you stop tryin
I never been a quitah
But I do deserve betta
Believe me I will do bad
Let's forget the past
And let's start this new plan
Why? Cuz it's the same old routine
And then next week I hear them scream
Girl I know you're tired of the things they say
You're damn right
Cuz I heard them lame dame excuses just yesterday
That was a different thing
No it ain't
That was a different thing
No it ain't
That was a different thing
It was the same damn thing
Same ass excuses
Boy you're usless
Whhoooaaaa

[Chorus]

Stop the talking baby
Or I start walking baby
Is that all there is, Is that all there is...

 

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Samedi 10 février 2007

Me voilà de retour avec mes croissants... (Le blog en live... Ca, c'est du concept!!!)

En attendant dans la queue à la boulangerie, j'ai eu le temps de réfléchir.. Oh! Pas très longtemps... Une petite cogitation d' 1mn30s au grand maximum... 

    • - Hypothèse de départ: Le manque de motivation de ces dernières semaines est en grande partie explicable par l'omelette norvégienne que je suis en train de me prendre à la figure... (Une tarte à la crème, ce n'est déjà pas agréable, alors je vous laisse imaginer une omelette norvégienne...) 
    • - Corollaire: Tout est dans l'image ci-contre et dans son commentaire... Je suis tombé dessus tout à l'heure, en cherchant une image pour illustrer la procrastination... "Quitters never win, winners never quit, but those who never win and never quit are idiots".... C'est cynique et caustique à la fois...
    • - Question: Les choses sont-elles si simples? Pour me sentir mieux, suffit-il que j'arrête de penser aux histoires de tante Ursule qui monopolisent pas mal de mes ressources intellectuelles ces derniers temps?

A priori, oui, mais ce n'est pas chose aisée, car on n'agit pas aussi facilement sur ses pensées... Vous avez du vous en apercevoir en me lisant... Depuis quelque temps, le même sujet revient toujours,  telle une musique lancinante qu'on n'arrive pas à se sortir de l'esprit...

Allez, zou, opération "Rangement d'appartement", maintenant...

 

 

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Samedi 10 février 2007

Ces derniers temps, j'éprouve une certaine difficulté à écrire... Les articles s'espacent de plus en plus, trahissant cet état de procrastination vers lequel je me laisse progressivement dériver... Rassurez-vous, je vais bien... Pourtant, en ambiance de fond,  il y a cette étrange sensation d'engourdissement, cette bête envie de ne rien faire... C'est à la fois hypnotisant et effrayant...

Moi qui suis d'habitude un minimum ordonné, c'est avec beaucoup de surprise et une inexplicable pointe d'amusement que je contemple:

  • - l'état de mon appartement... Pour vous donner une idée, Beyrouth à côté, c'est un jardin d'enfants avec du gazon verdoyant, des petites fleurs, des lapins gambadant à gauche et à droite, avec gazouillis d'oiseaux et tout ça...(Mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval?)
  • - la pile de courrier non classé... Une bonne chose, tout est en pile à peu près propre. Y aura plus qu'à dépiler...
  • - les factures à payer...  A priori, il ne me semble pas y avoir encore trop de retard... Et puis si celles là,  je ne les ai pas mensualisées, c'est qu'elles peuvent attendre...
  • - le courrier des Impôts... Depuis une semaine, je ne l'ai même pas encore ouvert et me suis accordé un répit jusqu'à dimanche...)
  • - la "to do list", longue comme mon bras, avec tout un tas de formalités administratives à effectuer rapidement...

Effrayant, non?

Ce qui est fascinant, c'est de pouvoir se dire "on est samedi, de toutes façons, il ne se passera rien d'ici dimanche, donc ça ne sert à rien que je fasse cela aujourd'hui, je le ferais demain"... C'est ce qu'on appelle de la procrastination en puissance et c'est assez surprenant de voir comment on peut parfois être excessivement tolérant avec soi-même et s'autoriser des écarts aussi facilement... Je procrastine depuis des semaines... Cela ne me ressemble pas et mon petit Jiminy Cricket est en train de m'avertir: pour le coup, cela peut devenir inquiétant et il y a certainement un point de non-retour au delà duquel on se transforme en véritable légume... 

Bon, allez, fini de procrastiner, je descends chercher mes croissants, je range l'appart',  je classe le courrier et j'envoye les chéques...

Merci Jiminy!

 

 

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Lundi 5 février 2007

Chers lecteurs,

Tout d'abord, laissez moi vous présenter mes excuses pour mon manque évident d'assiduité ces derniers temps... Comme d'habitude, je n'ai pas vraiment d'explications à vous apporter, et comme d'habitude, je vous promets de ne plus jamais le refaire... Croix de bois, croix de fer, etc.

De quoi vais-je bien pouvoir vous parler ce soir?

Je pourrais vous parler de la mollesse qui me gagne, de la lassitude qui m'envahit, ou du manque général de motivation qui me submerge, mais non, je n'en ferais rien... Tout simplement car je n'aime pas cet état d'esprit et que je sais qu'il est passager... Et puis, la vie est déjà trop compliquée: ce n'est pas la peine non plus de donner le bourdon à tout le monde.... Surtout  à toi, ami lecteur du fin fond de l'Australie, qui me fait l'honneur de venir fréquemment me rendre visite sur mon espace virtuel...

Au passage, si vous vous reconnaissez sur le petit fond de carte ci-contre, n'hésitez pas à me faire un petit coucou en me laissant un commentaire avec le nom de la ville dans laquelle vous vivez.... (Les esprits  chagrins déploreront mon manque d'imagination... mais hélas,  je n'ai pas trouvé mieux pour faire remonter mon blog rank qui chute vertigineusement ces derniers temps ;-)

Un truc pour faire remonter le blog rank serait de parler des histoires de la Tante Ursule... Mais je n'ai pas envie non plus d'épiloguer très longtemps là-dessus...  Car de ce côté là,  il ne se passe pas vraiment grand chose... Ces derniers temps, les histoires de la Tante Ursule s'apparentent assez à une omelette norvégienne... Un jour, c'est tiède, le lendemain, c'est la banquise. Etrange alternance de périodes de chaud, puis  de froid, successions de journées où avec ma jeune collégue, on ne se parle pas, et de moments de chat  furtifs où la complicité semble au contraire n'avoir jamais disparu...

Des pas ont été faits de chaque côté pour renouer le dialogue... Mais étrangement, lorsqu'un pas est fait en avant, immanquablement, un pas en arrière est effectué le lendemain... Par l'un ou par l'autre... On dirait une sorte de valse où tous les gestes et enchainements semblent minutieusement définis à l'avance. Sauf qu'il ne s'agit pas de danse... Car pour évoquer ce statu quo quasi parfait, je ne sais pas pourquoi, j'ai plutôt l'impression qu'au lieu de danse, on devrait plutôt parler de guerre de position ...

Parfois, je m'interroge sur le bien-fondé de ma façon de réagir et de plus en plus souvent, j'ai des scrupules à me montrer aussi distant,  mais il faut pourtant que j'arrive à m'y tenir...

 

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Samedi 27 janvier 2007

Oui, oui,  vous pouvez rester... Ca remue encore un peu au fond de ce blog.... Il y a encore quelques signes de vie et c'est bien un nouvel article que vous avez sous la main....

Bon, désolé de vous avoir laissé si longtemps sans nouvelles... Il y a eu un peu de laisser aller et pas beaucoup de mises à jour  car j'ai été pas mal occupé ces derniers temps...

Pour les curieux, je viens de me mettre au montage vidéo... C'est très consommateur en temps, mais c'est un moyen formidable pour laisser s'exprimer sa créativité... Travailler des images brutes, les couper, les monter, mettre du son, organiser le tout pour en faire quelque chose de cohérent, finalement, le montage vidéo, c'est un petit peu comme la sculpture, la cuisine, la peinture, la littérature... C'est un Art... Un moyen de faire ressentir quelque chose à quelqu'un, de manière précise tout en restant dans la suggestion...

J'aime beaucoup ce concept... et je pense que c'est tout moi, ça... Faire ressentir quelque chose à quelqu'un, de manière précise tout en restant dans la suggestion... Dire quelque chose sans le dire vraiment... Par extension, ressentir et faire ressentir les délices et les affres de l'ambiguité...

En ce qui concerne l'ambiguité,  pas la peine de vous dire que je suis bien servi... (Pour ceux qui prennent le train en route, il vous faudra lire les articles précédents pour comprendre!)

Bon, quelques nouvelles du front avant de nous quitter!

Une certaine distance s'est installée entre ma collégue et moi...  Du coup, je la sens se rapprocher du groupe des autres collégues filles... En plus, en cette période de soldes, j'imagine le sujet des discussions...

Cela me fait de la peine de me montrer distant avec elle, car ce n'est pas du tout dans ma nature. Chaque fois que je décale mes pauses café afin qu'on ne les prenne pas ensemble, chaque fois que je pars du bureau le soir sans lui souhaiter une bonne soirée, j'ai des remords et j'ai envie de lui expliquer, de lui redire que ce n'est pas contre elle que j'en ai, que je l'apprécie toujours autant, et que par conséquent, une façon de me protéger était de moins la voir...

J'ignore comment elle perçoit cette distance. Mais je sens qu'en retour, elle en met aussi de son côté... Cela me fait de la peine de la voir s'éloigner de moi...

Je me demande si elle ne m'en veut pas un petit peu de m'être définitivement déconnecté du chat Google, d'avoir coupé ce moyen de communication avec elle, alors que c'était elle qui m'avait poussé à l'utiliser... J'ignore si elle a compris que je n'utilisais plus le chat Google, uniquement parce que je ne voulais pas qu'elle puisse se sentire espionnée ou qu'elle puisse croire que je guette les moments où elle est connectée et  ceux où elle ne l'est pas...

Moi qui me pensais si fort en me disant qu'il s'agissait uniquement d'une question de volonté, j'ai du mal à rester totalement cohérent... Une fois, je lui ai proposé de faire une pause café, en espérant que cela permettrait de détendre un peu l'atmosphère entre nous deux. Elle n'a pas voulu... Sans doute redoutait-elle comme moi, la gêne et l'embarras d'une pause en tête à tête.... Je ne sais pas vraiment comment renouer... Peut-être laisser encore un peu de temps...

Merci d'avance pour toutes vos suggestions...

En tout cas, une bonne chose, le montage vidéo a bien occupé toutes mes périodes d'insomnie!

 

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Mercredi 17 janvier 2007
par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Mercredi 17 janvier 2007

Trois fois par semaine, le marché vient s'installer juste en bas de chez moi... Je dois avouer que c'est bien pratique et il m'arrive souvent de m'approvisionner en fruits et légumes juste avant de partir au bureau... Passionante ma vie, hein? Patience, patience et cessez de trépigner, vous allez comprendre...

Bon, je disais donc avant d'être interrompu par moi-même qu'il m'arrivait souvent d'acheter mon kilo de clémentines et d'arriver au bureau avec... (Ah! je vous vois revivre...) Parfois, je trouve sympa et convivial de les partager avec mes collègues lors de la pause déjeuner... Je me suis aperçu que, ma jeune collègue les appréciait bien et disait à chaque fois qu'elle n'avait jamais le temps d'en acheter...  Du coup, hier matin, devant l'étalage, j'ai pensé à elle et en arrivant, je lui ai mis trois clémentines dans son tiroir...

Quand elle est arrivée, je n'ai pas eu le temps de la prévenir de mon geste ... Sa réaction a été plutôt inattendue "Tu n'es peut-être pas obligé de mettre des clémentines dans mon tiroir quand je ne suis pas là",  "Je ne comprends pas pourquoi tu me mets des clémentines dans mon tiroir",   ce à quoi je n'ai rien trouvé de mieux à répondre que " Ben moi non plus... J'y ai pensé ce matin, c'est tout"...

Petit malaise qui m'a fait comprendre que sans le savoir, un pas important avait été réalisé dans une direction... Cette réaction spontanée qu'elle a eue va peut-être me permettre d'y voir un peu plus clair dans cette relation si ambigüe...

Je me suis alors dit qu'il était temps de crever l'abcès et je lui ai envoyé un mail.

 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Lundi 15 janvier 2007

J'en vois au fond qui commencent à bailler...  Vite, quelques nouvelles du front avant qu'ils ne tombent définitivement dans un état de profonde léthargie...

La semaine dernière (lire les commentaires de l'article précédent) , les services de contre-espionnage du Marquis avaient réussi à collecter de nombreuses informations sur Martine et son ami Jean (oui, oui... celui la même qui possède de longues moustaches)...

Rien de vraiment nouveau à l'ouest... Essentiellement des confirmations et quelques nouvelles informations... Martine et Jean ont le même âge, ils se connaissent a priori depuis au moins 7 ans, ils vont officiellement emménager ensemble, bref, schéma classique pour un jeune couple classique...

Ce qui semble moins classique, ce sont les petites conversations en messagerie instantanée  échangées de temps en temps entre le Marquis et Martine, et initiées par elle... (Au fait, petite précision pour ceux qui avaient oublié de comprendre, Martine est évidemment un nom de code)...

Ces petites conversations ne durent jamais très longtemps (pas plus de 10mn) et bien qu'agréables, sont somme toute assez banales...  Par contre, quelle peut bien en être la raison... Pourquoi ces  petits contacts furtifs? A quoi riment-ils?

Ce soir, en allumant mon PC et en lançant Google Talk,  je l'ai aperçue connectée avec un message d'accueil du genre  "Et pendant ce temps à Triffouillis etc." (sans doute en train de chatter avec son ami, Trifouillis étant le nom de leur future rue)... Dans le dixieme de seconde qui a suivi mon arrivée sur Google Talk, elle s'est déconnectée,  pour se reconnecter avec cette fois pour message d'accueil,  un sobre "Available". Ensuite, elle s'est déconnectée dans la foulée...

Tout ça commence à être d'un compliqué... Pourquoi a-t-elle agi ainsi? Afin de ne pas avoir à discuter avec moi ou  simplement pour que je ne vois pas qu'elle était en train de discuter avec son ami?

Pour ne pas la gêner davantage, je me suis déconnecté. 

Giusepe, vous avez raison, il doit certainement y avoir une certaine dose de coquetterie...

Je me dis qu'elle ressent certainement quelque chose à mon égard... Car sinon, elle ne se donnerait pas tant de peine... Mais quoi? De l'affection? De la pitié? De la peur?

Bon, ce blog et ces articles rédigés quasiment en live et sans aucun recul,  ça commence vraiment à devenir du grand n'importe quoi et  à  virer à la blogo-réalité... Va falloir vite reprendre tout ça en main,  et plus vite que cela, jeune homme!

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Lundi 8 janvier 2007

Autant vous dire que ce soir, je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas tout à fait dans mon état normal et une fois n'est pas coutume, je me permets de vous donner quelques nouvelles en direct live... 

Vous qui me lisez depuis quelque temps maintenant, vous devez sans doute être bien étonnés... Cela ne me ressemble pas du tout de ne pas prendre le temps de l'analyse et de la réflexion, et j'en suis le premier surpris.

Mais auparavant, lisez l'article précédent, vous comprendrez mieux le contexte... C'est bon? OK, vous pouvez à présent  reprendre votre lecture ci-dessous...

Le contact par chat Google a été établi tout à l'heure, un peu avant 21h. C'est elle qui m'a vu en premier. On a discuté tranquillement deux minutes de tout et de rien. Je lui ai demandé ce qu'on pouvait faire avec tout ces outils Google... "Un site internet, par exemple" m'a-t-elle répondu... "J'ai déjà un blog qui me prend pas mal de temps" lui ai-je alors dit.. (NDLR: Si, si c'est vrai, ça prend du temps d'écrire!).

On s'est dit au revoir (elle allait dîner). En se déconnectant, l'URL de son site web s'est automatiquement affichée sur mon écran...

Curieux de nature, j'y suis allé jeter un oeil....

(Je n'ose même pas imaginer l'effet que je produirais si j'arrêtais là mon article... )

Mais non! Je n'ai même pas envie de vous faire ce coup là...

Sur son site, il y avait sur plusieurs mois des photos de son appartement en construction... Sur certaines photos, on pouvait voir ses parents. Sur d'autres, on voyait son ami...

Le titre du site, c'était "Bienvenue chez nous"...

Des fois, je me dis que je suis vraiment trop nul...

 

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Lundi 8 janvier 2007

Il aura fallu le temps, mais a priori, les relations diplomatiques avec ma jeune collègue sont  complètement rétablies maintenant. 

Nous refaisons toutes nos pauses ensemble, les regards sont encore timides, mais les sourires et la complicité sont progressivement revenus.  Quand elle a une question concernant le travail, elle me la pose toujours en premier et inversement, quand je souhaite parler à quelqu'un, faire une blague, prendre un petit moment de détente,  etc,  c'est à elle que je pense en premier... On a des petites attentions l'un pour l'autre qui, pour ma part, me réchauffent le coeur..

La seule différence qu'il pourrait y avoir avec la situation avant l'incident diplomatique, c'est l'expérience que j'ai pu en retirer... Là, actuellement, j'ai un peu cette impression qu'on peut ressentir  face à un jeu vidéo du genre Arkanoïd ou Space Invaders, lorsqu'on a crashé un aéronef, mais que la partie peut encore continuer, parce qu'il reste encore deux "vies"... Vous vous souvenez, ces jeux d'arcade, avec une musique un peu monotone, ces jeux "que les moins de trente ans ne peuvent pas connaî-treuuuh"...

Bref, j'ignore si l'allégorie est parlante pour tout le monde, mais vous l'aurez compris, actuellement, j'ai l'impression d'être en train de refaire tout le chemin jusqu'au moment du crash, me préparant mentalement à faire correctement ce qu'il y a à faire pour passer au niveau d'après...

Bon, comme je suis bavard ce soir, voici quelques nouvelles plus concrètes... Accrochez vous à votre écran, j'ai l'impression qu'il y a eu comme qui dirait  une petite secousse...  Pas grand chose sur l'échelle des secousses, mais bon,  à vous de juger...

La journée s'annonçait de la façon la plus normale possible...

"Bonjour", petit bisou,  "Tu as passé un bon week-end", petit bisou, "Oui, oui et toi?", patati et patata,  "On va prendre un petit café?"... etc.

Dans la matinée ont lieu quelques échanges par chat, on discute un peu  de l'ambiance du boulot, puis vient la pause déjeuner qu'on fait ensemble avec d'autres collègues... Dans l'après-midi, au cours d'une discussion toujours par chat, elle en vient à me demander mon avis sur un mail dont elle soupçonne qu'il s'agit d'un mail piraté...  Séquence suspense!! ...

Elle me demande si j'ai une adresse gmail pour me transférer le mail incriminé, je la lui communique, elle m'envoye le mail, en profite pour me dire qu'elle m'a ajouté à ses contacts, j'en fais de même. Tout cela a lieu le plus naturellement possible!

Résultat des courses, ce petit échange a peut-être l'air anodin mais maintenant, nous sommes en mesure de chatter même le soir...  Un petit pas pour l'homme, etc..

Par acquis de conscience, j'ai quand même examiné les en-têtes SMTP du mail "piraté" qui de prime abord n'a de piraté que le qualificatif dont on a bien voulu l'affubler.  Puis, j'ai lu le contenu du mail en question...  Il s'agissait d'un mail automatisé adressé par un service client  à une personne dont je pense qu'il s'agit de son ami...

Je ne suis pas sûr de bien savoir que penser de tout ça... Toujours est-il que tout à l'heure, si je la vois se connecter,  je lui ferais un petit coucou...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 6 janvier 2007

 

Non, je n'ai pas été enlevé par des extra-terrestres débarquant en soucoupe volante... Je n'ai pas décidé non plus de me transfomer en ermite des montagnes... Juste une apathie épistolaire chronique... Comme ça... Sans vraiment de raison...

Bon, j'en voyais qui commençaient à déserter les rangs...  Revenez les amis, tout vient à point  à qui sait attendre et voici quelques nouvelles fraîches du front...

Dans l'épisode précédent, nous nous étions quittés sur ce message multicolore que ma jeune collégue m' avait envoyé pour me souhaiter un joyeux anniversaire...

La semaine qui suivit, il ne se passa rien car comme la grande majorité des gens, elle avait pris une semaine de congés entre Noël et le jour de l'An...

Un peu avant le jour de l'An, j'ai entendu parler de ce tirage du Loto "Spécial Jour de l'An". Il y avait un petit pactole de 7 millions d'€uros à la clé. J'ai validé deux grilles en pensant à elle et aux grilles qu'on avait remplies ensemble il y a quelques mois. Evidemment, je n'ai rien gagné, sinon ce petit moment où je me suis imaginé lui dire "J'ai misé 2 €, on en a gagné 7 millions"...  (Bon, maintenant, ça suffit... Toi au fond de la salle qui rigole depuis le début,  tu sors!  ;-)

On s'est échangé nos voeux par texto... Je lui ai souhaité "plein de belles choses, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel"... Elle m'a souhaité la pareille... "Comme de gagner au loto par exemple"...  Je me suis dit qu'une telle remarque n'était pas anodine et qu'elle aussi, elle avait du entendre parler de ce tirage du loto "Spécial fin d'année" et que cela avait  du lui faire penser à nos grilles de loto communes...

La semaine de la rentrée fut assez agréable. Elle était revenue détendue, souriante et avenante. Elle avait changé quelque choses dans sa façon de se maquiller. Cela la rendait encore plus radieuse... Tous les soirs, on est parti du bureau ensemble. Comme avant...

Hier, en fin d'après-midi, elle m'a demandé de l'aide sur un travail qu'elle avait à faire. Je suis venu à son bureau et ai passé une petite demi-heure pour l'aider et lui expliquer. Cela l'a beaucoup fait progresser je pense. Nous sommes partis du bureau ensemble. A la sortie du RER, elle a attendu avec moi l'arrivée de ma rame de tramway avant de repartir de son côté... Sans doute pour me remercier de mon aide... Ce geste m'a beaucoup touché...

Vers quoi allons nous?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Jeudi 21 décembre 2006

Je suis né un 21 d&eacu