Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Vendredi 1 juin 2007

 

Poursuite de mon périple en Asie: après les temples d'Angkor, direction le Vietnam!

La géographie de ce pays est assez simple. Il s'agit d'un "S" très allongé, bordé à l'ouest par le Cambodge et le Laos. Au Nord, le Vietnam a une frontière commune avec la Chine.  Les autres frontières sont des frontières maritimes... Du coup, où que l'on soit, on n'est jamais très loin de la Mer de Chine...

Le Vietnam est un pays que je connais pour y avoir déjà séjourné... Lors d'un précédent voyage, j'ai déjà eu l'occasion d'effectuer la lente remontée du Sud vers le Centre du pays. C'est assurément  un très joli parcours et le contraste est particulièrement saisissant, entre  la tumultueuse Saïgon, ville laborieuse et dynamique,  et Huê, ancienne capitale impériale qui a conservé son petit côté austère... 

Cette fois-ci, je me suis concentré sur le Nord du pays,  en visitant Hanoï et ses environs.

Hanoï est une ville où l'on ressent encore beaucoup l'influence française.

Les anciennes villas de l'époque coloniale ont  été entretenues et ont résisté aux ravages du temps. D'ailleurs, certaines ont été réhabilitées et transformées en de somptueuses ambassades. 

La cathédrale Saint Joseph a des airs de Notre Dame de Paris en miniature. Quant à l'Opéra de Hanoï, c'est une réplique en modèle réduit de  l'Opéra Garnier...  Les anciens bâtiments administratifs français sont nombreux et reconnaissables à cette couleur jaune très spécifique...  Ils sont encore en bon état pour la plupart d'entre eux.

Chaque rue a son ancien nom que les vietnamiens ayant connu l'Indochine se plaisent à vous rappeler... Le boulevard Carnot, la rue Paul Bert, le lycée Albert Sarrault, la Citatelle Française... Autant de noms au charme désuet  qui vous transportent en un clin d'oeil quelques décennies auparavant...

 

L'Opéra d'Hanoï

La Pagode à un Pilier

 

 

La ville a gardé un rythme de vie très calme. A 6h du matin, les vietnamiens viennent effectuer leur gymnastique matinale aux abords du petit Lac. Marche à pied, jogging, badminton... Apparement, la population vietnamienne est sportive et profiter ainsi de la fraicheur matinale semble être très agréable...

 

 Le Petit Lac

 

Aux alentours de Hanoï, il y a des montagnes... En deux heures de route, on peut totalement changer de climat et partir pour Tam Dao, petit village perché en altitude et offrant de magnifiques panoramas... 

 

 

 TamDao

 

De Hanoï, la Mer de Chine n'est pas très loin non plus et en quelques heures de car, on se retrouve dans la Baie d'Ha Long...

 

 La Baie d'Ha Long

 

J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce pays que je trouve très beau. A redécouvrir cette population que j'admire pour son courage et son opiniâtreté, ces gens fiers et accueillants, attachants, serviables  et respectueux des traditions. Une culture subtile à laquelle j'adhère, reposant principalement sur les valeurs de la famille et le respect de la sagesse des plus anciens...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Mardi 29 mai 2007

 

Vous vous en serez aperçus par vous-même, ces derniers temps, j'ai légérement tendance à délaisser mon blog... (Doux euphémisme, n'est ce pas?)

Un seul article pendant le mois dernier...  Autant vous dire que là, je me sens aussi penaud qu'un éléve mis à l'amende pour avoir bâclé ses devoirs...

Un seul article en un mois...  Mon ancien prof de russe aurait très certainement  roulé les "R" et hoché la tête d'un air résigné en disant sévérement:  "C'est faible... Trrrrès faible."   Quant à mon ancien prof de français, il n'aurait sans doute pas manqué de me recommander d'  "éviter le surmenage..." avec cette ironie que je trouve exquise aujourd'hui...

Un seul article en un mois!!  Là, nous venons incontestablement d'atteindre les abysses et si mon blog rank s'est tellement dégradé, c'est bien parce qu'en terme d'activité, ce blog remue à peu près autant que pourrait le faire un poulpe échoué sur le bord d'une plage... 

Et pourtant, j'en ai des choses à vous raconter...

Je pourrais peut-être déjà vous parler des semaines passées dernièrement en Asie du Sud-Est, de ce que j'y ai vu, des personnes que j'y ai rencontrées et des cultures que j'ai pu y cotoyer... Oui, cela pourrait effectivement être un bon début... (et peut être vais-je même réussir à retenir quelques lecteurs, qui sait?)

Donc, voilà... En l'espace de deux semaines, j'ai eu l'occasion de visiter trois très beaux pays de ce coin éloigné du globe... La Malaisie, le Cambodge, le Vietnam... Trois pays en deux semaines, autant vous dire que les journées ont été intenses...

Kuala Lumpur, Phnom Penh, Siem Reap, Angkor, Saïgon et ses alentours, Hanoï et la baie d'Ha Long... Autant de nom de villes et de sites aussi évocateurs les uns que les autres et une telle variété qu'on en perd facilement tout ses repères...

Tout d'abord, Kuala Lumpur... Ses tours, ses buildings, ses lumières, ses habitants d'origines diverses (malais, chinois, musulmans...) son aéroport ultra sophistiqué... (A quand donc, le prochain lifting de nos aéroports de Roissy ou d'Orly?) La capitale malaisienne a décidément  tout de la métropole moderne... Bonne chose, mauvaise chose? Tout dépend bien sûr de quel point de vue on se place...

 

 

 

Le Cambodge semble nettement plus rural. 

C'est un pays très vert à cette période de l'année et il suffit de le parcourir en bus pour voir  des rizières s'étalant à perte de vue de part et d'autre de la route...

Les routes du pays sont parfois encore en terre battue, souvent inconfortables, toujours très chaotiques. Elles sont à l'image du pays. En reconstruction...

Car le Cambodge est un pays en pleine renaissance... Sur les routes khmères, l'absence de poteaux électriques m'a  longuement intrigué jusqu'à ce que je réalise que l'électricité n'arrivait pas encore partout dans le pays...

Dans les campagnes, la population se léve et se couche donc avec le soleil.

Une fois la nuit tombée, les lampes à pétrole s'allument, et dans les hameaux disposant d'un groupe électrogéne, on peut  parfois distinguer la lueur d'une télévision en noir et blanc...

Une station service "low cost"

 

La capitale, Phnom Penh, est une ville en perpétuelle reconstruction. Le sens de la récupération et le recyclage y sont encore de mise...

La population y est étonnement jeune. Elle est dynamique et semble désireuse de s'ouvrir à l'étranger (les écoles mettent particuliérement l'accent sur l'apprentissage et la pratique de l'anglais).

Quand on visite le Cambodge, on ne peut passer à côté d'Angkor et de ses multiples temples..

On est tout d'abord surpris par la végétation luxuriante, le nombre d'espéces différentes... Là bas, point d'écureuil  craintif à la queue en panache, mais des bandes de singes assiégeant les pare-brises et jouant avec les essuie-glaces... 

On continue à rouler... Les pneus soulévent des nuages de poussière d'une couleur ocre...

Puis soudain, au détour de la route, un premier temple englouti par la jungle apparait.. On a un peu l'impression de découvrir l'Atlantide et la visite des temples d'Angkor est très impressionnante, surtout lorsque le guide est captivant...

 

 

Ta Prom

 

Bayon

 

Angkor Wat

 

Un étranger au Cambodge a toujours l'impression d'avoir la moitié de la ville qui lui court derrière pour lui proposer ses services... "Tuk Tuk? Motorbike? Taxi? Tee shirts? Cigarettes? Coconut?" Le tout est de savoir décliner poliment... Avec le sourire... Car une caractéristique du peuple cambodgien est de toujours tout faire avec le sourire...

Prochaine étape, le Vietnam...

 

 

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Jeudi 24 mai 2007

Je suis parti en vacances et j'ai abandonné mon blog sur le bord de la route... C'est mal, je sais, et je plaide coupable...  Vous avez raison, chers lecteurs... Pendu par les pouces, c'est tout ce que je mérite...

Presqu'un mois sans avoir écrit... Je ne pensais pas que ce serait si dur de s'y remettre... On a l'impression de ne plus avoir les bons réflexes. On se dit qu'il va falloir tout réapprendre depuis le départ. Réapprendre à être patient. Réapprendre à chercher durant des heures le mots juste. Réapprendre à écrire et à réecrire une phrase, à la polir et à la repolir...

On éprouve alors le vertige de la page blanche... Non pas parce qu'on ne sait pas quoi écrire (de ce côté, pas d'inquiétude en ce qui me concerne: j'ai toujours un truc à dire...) Mais plutôt parce qu'on ne sait pas par quoi commencer...

Commencons donc par donner quelques nouvelles de ce cher Hermann...

Comme prévu, il est resté une dizaine de jours chez moi, sagement installé dans son saladier, avec un linge propre sur la tête. Les instructions fournies ont été scrupuleusement suivies...  Le lait, la farine, le sucre ont été dosés avec une précision d'apothicaire (pas trop difficile, j'ai une balance numérique).

Hermann a été mélangé et touillé  plus que de raison et à chaque fois, il manifestait son contententement en laissant éclater quelques bulles à la surface (Si, si... Quand Hermann content,lui toujours faire ainsi...)

Au dixième jour, une lectrice m'a demandé in extremis s'il était encore possible d'adopter un petit Hermann junior... ... Je n'avais pas encore eu le temps de rechercher de parents adoptifs pour Hermann et partant à l'étranger le lendemain, j'avais jusque là envisagé de le cryogéniser... La charmante bloggueuse a pu donc repartir avec un petit bout d'Hermann sous les bras. J'ai rangé le reste dans un compartiment de mon congélateur et je suis parti en vacances...

 


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Jeudi 26 avril 2007

Une longue période de silence, un post sur Paris, un article un peu loufoque sur une boule de levain ... Bilan des courses, je m'aperçois que cela fait bien longtemps que je ne vous ai plus donné de nouvelles de ma jeune collégue... D'ailleurs, j'en vois quelques uns au fond qui se fichent bien de savoir qui est Hermann... Les mêmes qui commencent à trépigner d'impatience de n'entendre parler que du printemps parisien...

Que les lecteurs reviennent et que les lectrices se rassurent!  La telenovela avec ma jeune collégue n'est pas terminée, la demoiselle reste toujours aussi présente dans mes pensées et gageons que de nombreux autres articles la concernant viendront de temps à autre émailler ce blog...

Après tout ce temps écoulé, je n'arrive toujours pas à bien qualifier cette relation qu'il y a entre elle et moi... Je sens une sympathie réciproque, une complicité certaine... Peut-être un soupçon d'admiration de part et d'autre... En tout cas, un profond respect mutuel...

Mais au delà de tout cela, j'ai l'étrange impression qu'il y a autre chose... Quelque chose dépassant la simple relation entre collégues, quelque chose d'implicite, à la fois solide et fragile...

Ces derniers soirs, nous faisons assez souvent le chemin du retour ensemble...  Retour à la case Départ, me direz vous? Pas forcément, car les circonstances sont un peu différentes...

Dans la journée, nous n'avons que rarement l'occasion de discuter ensemble. En fait, ni elle, ni moi ne cherchons plus à multiplier les contacts, moi ne souhaitant pas l'étouffer ou la gêner, et elle respectant sans doute ma distance.  Du coup, il se passe parfois des journées où nous ne nous retrouvons qu'au moment de quitter le bureau... Elle me fait toujours signe avant de partir, et inversement, je la préviens toujours avant d'y aller... C'est peut-être un peu une façon implicite de se dire qu'on s'apprécie... En tout cas, c'est toujours un moment trés agréable. Nous commençons un peu à reparler d'autres choses que des collégues et de ce qui touche au travail et surtout, les sourires sont progressivement revenus...

Cette relation entre elle et moi, je la trouve étrangement solide... Elle peut parfois se fissurer, mais j'ai l'impression qu'elle ne se cassera jamais. C'est une relation magique qui a le don de pouvoir toujours se reconstruire...  Mais je la trouve fragile aussi car je me dis qu'elle est à la merci du moindre dérapage...

 

 

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Vendredi 13 avril 2007

Non, non,  je n'ai pas été retenu prisonnier par une horde de brigands dans une cabane au fin fond de la Forêt Noire... Je ne suis pas non plus parti photographier les tortues géantes dans les Iles Galapagos... Et je n'ai pas été opéré des deux mains non plus...

Une fois de plus, j'ai honteusement laissé mon blog péricliter sans avoir vraiment de raisons valables... Une fois de plus, j'ai laissé mes statistiques dégringoler et là, je me dis qu'à force de le maltraiter ainsi et de lui faire subir des plongeons aussi vertigineux, un beau jour, mon blog rank  va finir par ne plus s'en remettre...

Désolé, chers lecteurs, de vous avoir laissés à vous mêmes pendant ces deux dernières semaines, de ne pas avoir donné de nouvelles réguliérement et d'avoir laissé vos commentaires sans réponses...

Je m'aperçois avec effroi que le dernier article remonte au 31 mars... Que s'est t il passé depuis???

Et bien, j'ai eu le temps de partir à la montagne quelques jours, de profiter des plaisirs du ski de printemps... Un site magnifique, de remarquables conditions d'enneigement, de l'air pur à foison, un soleil exceptionnel, et tout, et tout...  J'en ai profité pour prendre quelques couleurs et revenir au bureau avec un teint qui sent bon les vacances...

Concernant les autres nouvelles que vous attendiez, rien à dire, c'est toujours le printemps... Les relations avec ma jeune collégue sont  toujours aussi agréables.  Comment les décrire?  De part et d'autre, du professionalisme (car, rappelons le, nous sommes collégues... ),  du respect mutuel, une certaine réserve,  et aussi des sourires...

Ah! Les sourires...  Un sourire, c'est déjà bien difficile à décrire, c'est encore plus difficile à analyser... Les siens surtout... Car elle en a plusieurs...

Il y a son sourire quand, toute timide, elle approche silencieusement de mon bureau et vient me faire la bise du matin. C'est un sourire discret, toujours léger... Un sourire matinal qui respire la fraicheur, un sourire qui dit bonjour à lui tout seul...

Lorsqu'elle s'éloigne alors de mon bureau, il arrive parfois qu'au bout de quelque pas, elle se retourne, que nos regards se croisent... Il y a alors cet autre sourire, plus espiègle, plus difficile à interpréter... Sourire qui me réchauffe d'un coup et que je lui rends aussitôt...

Dans la journée, elle me demande  parfois par messagerie instantanée si elle peut passer à mon bureau pour que je lui explique deux ou trois choses... Vous vous en doutez, quelque soit mon degré d'occupation du moment, invariablement, ma réponse est: "Bien sûr! Passe..." Lorsque je la vois alors approcher de mon bureau  son petit cahier à la main, son visage affiche un sourire très différent de tout ses autres sourires... Un gentil sourire, non pas gêné, ni même embarrassé, mais qui semble dire assez clairement "Désolé de t'ennuyer, merci beaucoup pour ton temps"... Un sourire empreint de cette délicatesse qui justifie à elle seule d'interrompre toute activité du moment....

Elle en a d'autres que j'aime beaucoup aussi... Quand je passe lui proposer de faire une pause et d'aller prendre un thé, elle a ce petit sourire entendu accompagné d'un signe d'acquiescement de la tête pour  m'indiquer qu'elle termine quelque chose et  viendra me rejoindre dans cinq minutes. Et cinq minutes plus tard, je la vois alors arriver avec encore un nouveau sourire... Un petit sourire timide, cette fois... Comme pour dire "Coucou, me voilà"... Le même que lorsqu'on part ensemble le soir et qu'on se donne rendez-vous devant les ascenseurs...

Les sourires de ma jeune collégue sont tous plus charmants les uns que les autres... Elle en a quasiment un pour chaque situation... Ou alors est ce moi qui les trouve particulièrement expressifs?

Mais le plus mystérieux des sourires reste quand même le dernier de la journée, après qu'on se soit souhaité une bonne soirée ou un bon week-end. Un sourire très doux... Je donnerais beaucoup pour savoir ce qu'il signifie...

 

 

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Samedi 31 mars 2007

Vous les attendiez avec impatience? Tout vient à point à qui sait attendre... Voici quelques nouvelles du front....

Dans l'un des articles précédents, je vous annonçais le retour de congés de ma jeune collègue... Après une semaine passée à la montagne, elle est revenue lundi dernier, toute fraîche et toute pimpante,  avec de jolies couleurs sur les joues... C'est bête à dire, mais j'étais content de la revoir... J'étais content de la voir si détendue et si souriante.

Au départ, elle comme moi, nous avions l'impression de marcher sur des oeufs, mais cette impression s'est vite estompée et le contact s'est rétabli tout doucement et de façon assez naturelle. Nous avons fait le chemin du retour ensemble dès le premier soir...Comme avant...  Tout au long de la semaine, nous avons déjeuné plusieurs fois ensemble,  et pris quelques pauses communes... Côté travail, arrivée du printemps oblige, les fameuses questions "boulot" se sont mises à bourgeonner d'un coup et c'est à chaque fois l'occasion d'échanger quelques mots et parfois quelques plaisanteries...

Tout semble donc aller pour le mieux... Le printemps est revenu, il semble s'être installé de façon durable... Il pourrait même être sans fin...

Mais voilà, un nuage subsiste... Durant toute la semaine précédente, j'ai ressenti cette sensation étrange que quelque chose clochait, sans vraiment savoir quoi exactement...

A force d'y penser, je me suis aperçu que cela venait de moi. Que quelque chose semblait cassé... Que je n'arrivais plus de moi-même, à lui parler de choses personnelles (alors que j'en ai plein à lui raconter), que je n'arrivais plus à lui poser de questions personnelles (alors que, vous vous en doutez, j'en ai une liste longue comme mon bras)...

Je me suis aperçu que je ne parvenais plus à aborder avec elle que des sujet dont parlent des collégues et non plus des sujets dont peuvent parler des amis...  Sans doute ce fichu altimètre...

A y réfléchir, j'ai l'étrange impression qu'une épaisseur supplémentaire s'est développée à mon insu et est venue renforcer la carapace... La complicité est revenue, mais de mon côté, la prudence est toujours là... C'est trés étrange...

Mais plus étrange encore, j'ai l'impression qu'elle l'a ressenti... Je le vois aux précautions qu'elle semble prendre avant d'aborder tel ou tel sujet avec moi... 

Affaire à suivre...

 

 

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Mardi 27 mars 2007

"Pourquoi ne pas nommer ma jeune collègue par son prénom? " me demandiez-vous tantôt...

Elémentaire mon cher Giusepe... La nommer par son prénom m'aurait amené à mentionner ce prénom maintes et maintes fois à travers les pages de ce blog...

Or sur Internet, des outils très puissants appelés communément "web spiders" lisent méthodiquement toutes les pages web, les indexant automatiquement selon les mots utilisés et surtout selon leur fréquence d'utilisation. Cette indexation sert à classer les pages web de façon plus ou moins pertinente et c'est d'ailleurs le principe des moteurs de recherche de type "Google" et consorts... (Merci Wiki)

Sachant cela, n'était-il pas plus sage de préserver le prénom de ma jeune collègue plutôt que de le laisser à la merci de ces araignées de la toile qui ne doivent guère se préoccuper des directives énoncées par la CNIL... Car avouez qu'il peut être déconcertant de voir son prénom systématiquement associé à un site web dont on n'a que faire... Cela doit même être assez agaçant, je pense... D'ailleurs, à ce propos, j'en profite pour présenter toutes mes excuses à ce cher Giusepe Gorgonzolla qui nous lit du fin fond de sa Calabre natale...

 [ NDLR: Cher ami, conscients du désagrément causé, nous avons soumis votre dossier à Google, qui vous suggère, pour résoudre votre problème, de mettre deux "P" à votre prénom et un seul "L"  à votre nom...]

Bon, où en étais-je avant de me perdre dans ces considérations pivotesques?

J'étais donc en train d'expliquer pourquoi je ne souhaitais pas utiliser son prénom pour nommer ma jeune collègue... Comme alternative, restait l'utilisation d'un autre prénom ou d'un surnom, mais cela n'aurait pas été d'une trés grande délicatesse non plus..

Nous voilà donc ramenés à la case départ, sans vraiment d'autres solutions que d'utiliser cette périphrase que je trouve finalement pas très adaptée...

Sinon, effectivement, j'aime beaucoup le prénom que vous me suggériez... 

 

 

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Vendredi 23 mars 2007

"Chouette, un nouvel article sur le blog du Marquis!"

Bah oui,  je suis toujours là...  Bon, je le reconnais, ces derniers temps, je n'ai pas nourri mon blog comme j'aurais du le faire.  C'est mal. Je le regrette et promis, je ne recommencerais plus...  Voilà pour la petite séquence d'autoflagellation matinale... 

[NDLR: Je vous l'ai faite courte car je sais d'avance que  j'aurais du mal à ne pas récidiver... Une vague histoire de chasseur, de naturel qui revient au galop... tout ça, tout ça...]

Bon, comme d'habitude, je ne sais pas bien comment expliquer le rythme de parution des articles, pourquoi parfois il en sort un toutes les semaines, alors que d'autres fois,  il faut plus de temps... Question d'inspiration? Oui, sans doute... Mais là, j'ai davantage l'impression qu'il s'agit d'une question d'état d'esprit et que les articles sortent plus facilement quand le moral est bas...

Ces derniers temps, ça va plutôt bien... Du coup...

Oh, rien de bien palpitant, vous savez... Quelques satisfactions très ponctuelles... Celle par exemple d'avoir tenu le pari d'une première participation à un semi-marathon et de l'avoir terminé... En fait, la satisfaction provient moins de la perfomance physique (mon chrono était assez banal, après tout...) que du sentiment d'accomplissement qu'on ressent après. On en retire une certaine confiance en soi. Faites comme moi, courez, vous vous sentirez mieux, vous verrez...

Oui... On peut dire que ces derniers temps, ça va plutôt bien...

J'ai même plus ou moins réussi à rattraper le retard accumulé en matière de  classement de paperasse  ou en matière de rangement d'appartement...  Non, je ne suis pas un maniaque du rangement... (il s'en faut de beaucoup!)  Mais étrangement, l'état de mon appartement est un reflet assez fidèle de mon état d'esprit ... A un tel point que je me pose souvent la question de savoir qui de l'oeuf ou de la poule vient en premier...

Mais si ces derniers temps, ça va plutôt bien, c'est peut-être aussi parce que le printemps est revenu... Je trouve cela très apaisant et je profite silencieusement...

Ces derniers temps, ça va plutôt bien et c'est peut-être pour cela que j'écris moins...

La semaine dernière, ma jeune collègue était en congé... Finalement, c'est sûrement pour cela que j'ai moins écrit...

Elle revient lundi...

 

PS: Pourquoi un  pin maritime en guise d'illustration? A vous de le deviner...

 

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Samedi 10 mars 2007

Non, non, je ne me suis pas trompé de date et vous qui me lisez réguliérement, vous avez sans doute déjà compris ce qui se cachait derrière le titre de cet article... Mais alors, me direz-vous, ... pourquoi cette photo d'altimètre ci-contre? Mais c'est pour mieux vous berner, mon enfant... Bon, de toute façons, ne vous inquiétez pas, vous allez vite comprendre...

Vous commencez à un petit peu me connaître maintenant... Aussi ne me répandrais-je pas en excuses pourtant sincères (si, si...) pour le peu de nouvelles données ces derniers temps, ni en promesses d'en donner plus fréquemment (car je sais où je vais finir à force de dire "croix de bois, croix de fer"...)

Effectivement, (allez, un petit Mea Culpa quand même...), je dois le reconnaître, je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers temps et  vous n'avez pas eu beaucoup d'éléments concrets et factuels à vous mettre sous la dent dernièrement...

Dans les épisodes précédents, nous en étions restés aux quelques signes annonciateurs perceptibles semblant indiquer un changement de tendance très prochain... Et bien, tout cela s'est confirmé et je crois bien que dans cet univers un peu particulier de la tante Ursule, l'équinoxe de printemps vient d'avoir lieu...  C'était hier, précisément.

Je ne vous ai pas donné beaucoup de nouvelles, mais pourtant, il s'est quand même passé des choses ces dernières semaines... Un véritable changement de saison avec tout ce qu'on peut voir lorsqu'on passe par exemple de l'hiver au printemps... J'ai senti la distance entre ma collégue et moi  fondre lentement , j'ai senti nos relations se réchauffer progressivement... J'ai pu observer  avec plaisir ce bourgeonnement de questions "boulot" qui traduisait enfin une certaine volonté de rapprochement de sa part...

Je dois avouer que de mon côté, des questions,  je ne m'en suis pas trop posé.... Que je n'ai pas cherché à résister.  Car en somme, au fond de moi, la fonte des glaces, c'est un peu ce que j'espérais...

Les courts échanges par messagerie instantanée ont repris.  Le nuage semble avoir pris un peu d'altitude. Je dois avouer que c'est bien agréable...  Même si cette fois, j'ai pris la précaution de m'équiper d'un altimétre... Oui, celui là même que vous voyez ci-contre...

Hier après-midi, on a enfin pris ensemble cette pause-café que j'attendais... Vu de l'extérieur, cela a vraiment l'air de rien, mais j'ai l'étrange impression que ce court moment était autant chargé de symbole pour moi que pour elle... Hier soir, pour la première fois depuis plusieurs mois, c'est elle qui a donné le signal du départ...

Le passage à l'heure de printemps semble avoir été effectué et les relations diplomatiques semblent avoir repris leur cours... Bonne chose, mauvaise chose? Je l'ignore encore... Mais je garde un oeil sur mon altimétre...

 

 

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Lundi 5 mars 2007

Vous les attendiez avec impatience? Voici quelques nouvelles du front...  Et du concret cette fois, car il en faut bien un peu pour tenir en haleine une horde de bloggeurs n'ayant rien eu à se mettre sous la dent depuis plusieurs longues semaines...

Enfin, je vous préviens tout de suite, ne vous emballez surtout pas...

Quand je vous parle de  "concret", je vous rappelle que l'univers de la Tante Ursule est un univers où la dimension "temps" est complétement dilatée et que tout s'y passe donc lentement, très lentement...

Par exemple, le dégel... Celui là même évoqué dans l'un des articles précédents... Et bien le dégel, il a lieu lentement, très lentement... Mais bon, pas de doutes, nous sommes assurément dans une période de réchauffement climatique... 

Après les timides questions "boulot", nous avons re-déjeuné ensemble... A plusieurs reprises... (Mais toujours avec d'autres collégues...)

Nous avons même refait le trajet du soir ensemble... Mais surtout, pas question de reprendre des habitudes...  Ni de mon côté, ni du sien...  Du coup, l'imprévu est roi et c'est toujours une agréable surprise...

Vendredi dernier, elle m'a même proposé de participer à une mini-conférence avec elle...

Et puis de temps en temps, un peu comme pour entretenir le contact, il y a toujours ces courtes discussions par messagerie instantanée, amorcées toujours comme si de rien n'était, par une de ces fameuses questions "boulot". Elle me les pose d'ailleurs de façon si ingénue que je ne peux y répondre qu'en souriant intérieurement...

Bon, là, je dois effectivement avouer que pour ce qui est  du concret, je vous ai peut-être un petit peu menti sur la marchandise... (Aïe, pas sur la tête! Ca fait mal...)

Mais j'avais envie de vous le dire, tout tend à montrer qu'on est en train de sortir de l'hiver et qu'on commence à percevoir les signes annonciateurs du printemps...

Tant mieux... Il commençait à faire un peu froid sur la banquise...

 

 

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Samedi 3 mars 2007

Je suis d'accord avec votre point de vue, Maître Giusepe... Une femme intelligente ne reprochera très probablement jamais à quelqu'un d'avoir des sentiments pour elle. Très certainement, elle ne tiendra pas non plus rigueur d'un éventuel aveu de sa part...  Car effectivement, aimer n'est pas une faute et l'avouer non plus...

Mais à mon avis, les choses ne sont pas aussi simples et  si avouer un amour n'est jamais une faute, le faire sans discernement est toujours une erreur, car cela reviendrait à penser uniquement à exprimer ce que l'on ressent, sans tenir compte de ce qu'il pourrait en advenir... Cela reviendrait à oublier que chaque histoire a son contexte particulier, cela reviendrait à ne pas considérer l'autre, sa vie, son environnement, ses contraintes, etc...

Dans ma situation, le fameux mail envoyé dans la précipitation et sous le coup de l'émotion à ma jeune collégue, contenait  l'aveu d'une certaine attirance.  Elle ne m'a jamais fait de reproches à ce sujet et je ne pense pas qu'elle m'en ait jamais voulu pour cet aveu.

Ce mail n'était pas encore une déclaration en bonne et dûe forme... Pourtant, il a suffi à rendre explicite et gênante une situation ambigue mais cordiale...

Ce ballon d'essai m'a tout de même permis de collecter un certain nombre de réponses, la non-réponse pouvant quand même être considérée comme une forme de réponse et étant d'ailleurs la réponse paradoxalement la plus explicite...

Avouez, Maître Giusepe, qu'il serait délicat, dans un contexte professionnel, de tenter de pousser l'expérience plus loin....

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire part de quelques principes glânés au cours de mes lectures... Vous me direz ce que vous en pensez...

  • - Principe 1: "Ne pas faire d'erreur est une erreur"
  • - Principe 2: "Faire une fois une erreur n'est pas une erreur"
  • - Principe 3: "Faire deux fois cette erreur est une erreur"

Pour l'instant, je pense avoir mis en pratique les deux premiers principes ( premier pas franchi, ballon d'essai lancé...) ... Mais je garde bien à l'esprit le troisième...

Sinon, pour en revenir à votre commentaire, la comparaison avec Cyrano de Bergerac est très exagérée flatteuse et me pousse à m'interroger sur moi-même...

Vous parliez d'onirisme? Rassurez vous...  C'est uniquement parce que vous ne me connaissez qu'au travers de mon blog...

Vous me voyiez romantique? Oui, sans doute...  

Avec une dose d'héroïsme? Ca par contre, rien de moins sûr...  Car pour être héroïque, il faut être courageux, et quelqu'un de courageux n'aurait pas hésité à aller jusqu'au bout et à  faire deux fois la même erreur, histoire de pouvoir définitivement passer à autre chose...

 

 

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Dimanche 25 février 2007

Ce soir, l'envie me vient d'écrire un article un peu différent des autres...  Un petit peu à la manière de ces messages glissés dans une bouteille qu'on jette à la mer sans pour autant savoir si elle tiendra ou non sa promesse d'espoir...

Une page perdue au milieu de tant d'autres... Un espoir infime que vous la trouviez...  Belle Marquise, lirez vous un jour ce billet?

Vous comprendriez tout ce que je ne puis vous dire... Les regrets que j'ai de ne vous avoir connue plus tôt, la sincérité des sentiments que je nourris à votre égard...

Vous verriez la lente et progressive évolution de ces sentiments depuis le moment où je vous ai rencontrée, comment ils se sont développés et renforcés au cours de ces derniers mois et pourquoi ne pouvant vous les avouer, je tente aujourd'hui de les maîtriser...

Vous ne sauriez alors douter du profond respect  et de l'attachement que j'ai pour vous.

Vous réaliseriez que le masque que depuis quelque temps j'arbore au quotidien n'est que façade, que mon indifférence est entièrement feinte, et que j'ai beaucoup agi ces derniers temps dans le but de me protéger d'un choc dévastateur que je sais imminent.

Vous me comprendriez et me pardonneriez mon manque de courage. Car vous sauriez que je n'ai jamais autant pensé à vous que depuis ce moment où j'ai décidé de m'éloigner de vous...

"Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour..."

 

Le Marquis de Gorgonzolla.

 

 

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Samedi 24 février 2007

Maître Giusepe, vos questions font à nouveau mouche et , croyez moi, les réponses deviennent de moins en moins évidentes...

Finalement, vous avez tout à fait raison et il s'agit bien de faire le tri entre scrupule, doute, timidité, respect et délicatesse... Cela semble a priori simple, mais là, tout est si intimement lié...

J'ai beaucoup de considération pour ma jeune collègue. Du coup, je ne pense pas pouvoir à la fois la respecter elle, ses aspirations, ses rêves, ses choix, etc.... et en même temps ranger mes scrupules au fond du placard en faisant fi de l'histoire qu'elle vit actuellement avec son ami.

La délicatesse, c'est comprendre l'autre sans qu'il y ait forcément besoin d'explication, c'est deviner ses pensées, c'est sentir et prévenir... Normalement, c'est ce qui permet justement d'éviter de se retrouver dans des situations délicates... Je pense comprendre cette jeune fille, je pense comprendre le message qu'elle m'envoye consciemment ou inconsciemment, et  je crois que c'est davantage cela qui me maintient en retrait vis à vis d'elle... Bien plus qu'une question de doute ou de timidité...

Car, des doutes, je n'en ai plus vraiment et  même si ces derniers temps, nos relations sont un peu tendues, je pense que nous nous apprécions toujours autant... Ainsi, j'ai beau essayer de mettre de la distance entre nous, elle occupe toujours autant mes pensées...   Et réciproquement, je ne pense pas lui être totalement indifférent, car si c'était le cas, il ne subsisterait pas cette ambiguïté qui plane entre nous aujourd'hui, et cette tension mutuelle que nous ressentons actuellement  n'aurait pas lieu d'être...

Quant à la question de timidité, je pense avoir plus ou moins réussi à dépasser ce stade avec elle... Plus que de la timidité, il s'agit davantage d'un mystérieux dosage entre retenue, réserve et prudence... Un peu comme quand on s'aventure sur une banquise et qu'on ignore quel poids la glace va pouvoir supporter...

Votre deuxième question est plus complexe... Que choisir entre la poursuite de relations équivoques, une oscillation perpétuelle entre le frisson et la douche écossaise ? Ou des relations amicales -seulement- et définitivement, clarifiées par une mise au point de la demoiselle?

Cette question est d'autant plus complexe qu'elle oblige à choisir de façon globale entre deux situations totalement différentes pour lesquelles il n'existe pas vraiment de point de comparaison et donc entre lesquelles il n'y a pas de choix rationnel possible.

Pour caricaturer un peu, et en m'excusant d'avance auprès des lecteurs que ma comparaison pourrait heurter,  cela revient à choisir entre avoir à se faire  opérer du genou tous les mois (pour les besoins de la caricature, on peut supposer l'opération très douloureuse, mais qu'une fois effectuée, elle permette de profiter à peu près correctement de ses gambettes jusqu'à la prochaine opération)  et se faire définitivement amputer de la jambe...

Je force évidemment le trait... Comparaison n'est pas raison, et pour en revenir au choix cornélien que vous me proposiez initialement,  je dois avouer une certaine difficulté à me prononcer. Même si le caractère définitif de l'amputation m'a toujours un peu effrayé et que l'oscillation perpétuelle a quelque chose d'un peu plus rassurant...

Dans l'article précédent, j'indiquais ne pas suivre de stratégie, ne pas avoir d'objectifs clairement définis en la matière... En l'occurence, aujourd'hui, je ne regarde que le court terme, cherchant déjà à reconstruire une relation amicale, et espérant avoir suffisamment de délicatesse pour gérer la suite, sans  forcément savoir ce qu'elle sera ...

En physique, quand on parle d'oscillations, on parle aussi du phénomène d'amortissement qui permet de tendre plus ou moins rapidement vers une situation d'équilibre... Car le mouvement perpétuel n'existe pas... Mais bon, ça reste de la physique!

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Lundi 19 février 2007

Décidément, Maître Giusepe, vous avez le don de poser des questions de fond qui m'inspirent ... Du coup, je prie les lecteurs qui me trouveraient un peu trop bavard, de bien vouloir m'excuser de répondre encore une fois sous forme d'article à votre commentaire...

Au vu des sentiments que j'éprouve pour ma jeune collègue, vous vous interrogiez sur la stratégie amoureuse que j'adoptais à son égard.

A vrai dire, le mot "stratégie" me gêne un peu dans la mesure où il sous-entend l'existence et la poursuite d'un objectif précis alors que souvent, en matière de coeur, les objectifs ne sont  pas si clairement définis, et que parfois, ils ne le sont même pas du tout (Mais peut-être que je généralise trop rapidement mon cas!)...

De façon plus globale, je ferais plus volontiers la distinction entre les sentiments éprouvés par une personne et le comportement de cette personne face aux sentiments qu'elle éprouve. En effet, sans toutefois exclure totalement cette part de préméditation, le terme "comportement", plus neutre que le terme "stratégie", ne préjuge pas d'un quelconque calcul...

Les sentiments que j'ai pour ma jeune collègue et le comportement que j'adopte à son égard ne sont contradictoires qu'en apparence et les questions que vous posez, Maître Giusepe, sont essentielles...

Le sacrifice de mon bonheur au profit du sien me semble-t-il correspondre au stade suprême de l'amour? Peut-être, oui... (Ca, ça doit être mon petit côté tragique qui ressort...)  Mais curieusement, je m'y sens préparé, et ce que je ressens pour elle est tellement inconditionnel et désintéressé que je suis convaincu de savoir accepter ce sacrifice et de pouvoir le surmonter, si je sais que son bonheur est ailleurs...

Que sais-je de son bonheur? Pas grand chose effectivement... Elle ne m'en a jamais parlé et je n'en sais pas plus que ce que je peux imaginer à partir des photos qu'elle met sur son site web. Toutefois, elle me semble suffisamment mûre et j'ai suffisamment confiance en son intelligence pour me dire qu'elle ne s'engage pas ainsi avec son ami  à l'aveuglette, qu'ils ne rentrent pas tout deux dans cette phase très symbolique de la "nidification" sans déjà de solides bases...

Que sait-elle de mes sentiments? Pas grand chose non plus... Avec tous les indices laissés par ci et par là, elle les soupçonne peut-être...  Toujours est-il que dans le contexte actuel, elle ne souhaite apparemment pas en parler, ni en entendre parler... Ai-je le droit de lui en parler davantage? Vu le contexte, je ne le pense pas... Du coup, elle seule peut aborder cette question, si elle le souhaite..

Non, mon amour n'est pas en train de douter de sa promesse de bonheur et je me surprends parfois à me projeter dans l'avenir, à penser à des scènes heureuses très simples... Hélas, la vie est très imprévisible et il ne faut présumer de rien...  Et puis, il serait trop facile de promettre aujourd'hui la lune...

De toutes façons, pas la peine d'anticiper, personne n'est encore en train de me demander ce que je peux promettre ou non...

Aujourd'hui, je souhaite surtout qu'on puisse dialoguer  ensemble comme avant. Elle aussi, je pense. Ce soir, avant de partir, j'ai encore eu droit à ma petite question "boulot"...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 17 février 2007

Brrrrr!  Cela fait  maintenant plusieurs semaines que nous sommes sur la banquise... Et dans cet univers parallèle créé  par la tante Ursule, les histoires de réchauffement climatique ne semblent pas vraiment exister... "Banquise", ça veut dire températures négatives, et personne d'autre à qui parler que les manchots de service et les pingouins du coin... Voilà, le décor virtuel est planté... Réjouissant, hein?

En gros, depuis plusieurs semaines, ma collègue et moi, nous nous en tenons à la bise du matin et ne nous croisons plus le reste de la journée que de manière accidentelle... Finies les discussions par chat, finis les échanges de séries TV, finis les pauses ensemble... Le temps des "hop hop hop" semble désormais révolu...

A y réfléchir, c'est quand même le monde à l'envers... C'était moi qui était sensé l'éviter et j'ai bien l'impression que c'est elle qui m'évite... Mais bon, j'aurais du le savoir, c'est de la physique tout ça, et dans une explosion, il y a toujours les phénomènes d'onde de choc à prendre en considération!

Plein de bonne volonté (c'est  vraiment tout moi, ça...), j'effectue toujours de temps en temps des missions de reconnaissance, tentant une fois par semaine des petites manoeuvres de rapprochement. Jusqu'à présent, toutes se sont soldées par un échec, mais c'est bien connu, nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour perséverer...

Hier après-midi, je m'apprêtais à décoller pour la mission de reconnaissance de la semaine. Le plan de vol était simple. Survol de l'objectif, proposition de pause café, et décrochage en cas de déclenchement intempestif de la DCA et des batteries anti-aériennes d'en face...

Alors même que j'étais en train de refermer mon cockpit, elle m'a envoyé un message  pour me poser une question "boulot"...

Inutile de vous dire ma surprise... Première tentative de communication de sa part depuis maintenant dix jours...

Je commence à lui expliquer en lui répondant par chat. Pour être plus clair, je décide de passer à son bureau... Elle me pose d'autres questions, j'en profite pour lui expliquer plusieurs bricoles pendant une demi-heure et retourne ensuite à ma place...

Pour me remettre de ma surprise, je suis allé prendre un café avec des collégues. Je n'ai pas jugé opportun de lui proposer de venir avec nous.

Pour finir la journée, nous avons un peu chatté ensemble. J'avais des courses à faire, et j'ai du écourter cette discussion que j'aurais bien aimé prolonger... Nous nous sommes souhaité un bon week-end...

Conclusion: Finalement, il doit aussi  y avoir des gaz à effet de serre dans le monde de la Tante Ursule...

 

 

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Mardi 13 février 2007

Une question bien directe que vous me posez  là, Maître Giusepe... Je vois aussi que vous commencez à bien me connaître, mais pour une  fois, je ne me déroberais pas...

Oui, je pense être vraiment amoureux de cette  personne... Rien à voir avec un coup de foudre ou tout autre phénoméne météorologique du même acabit qu'on associe souvent à l'amour...  En l'occurence, il s'agit davantage d'un sentiment qui s'est développé très progressivement, s'ancrant aujourd'hui en moi d'autant plus profondément qu'il s'est construit lentement et est mûrement réfléchi.

En relisant les précédents articles sur plusieurs mois, et en essayant de prendre le  recul nécessaire, je revis exactement cette lente cristallisation dont je reconnais distinctement les principales caractérisques pour l'avoir déjà  vécue quelques rares fois... Finalement, ce sont toujours les mêmes interrogations, les mêmes incertitudes, les mêmes hésitations qui reviennent...

Je ne franchis pas facilement ce premier pas évoqué dans l'un de mes précédents articles...  A un tel point que l'avoir fait est pour moi suffisamment révélateur sur la nature exacte de mes sentiments.

Dans ce fameux mail envoyé à ma jeune collégue, je cherchais à expliquer à mots couverts pourquoi je souhaitais mettre de la distance entre nous. J'espère qu'elle l'aura compris, je cherchais surtout à me protéger, me sentant  déjà sur une pente risquant de me mener à une impasse...

J'en parle avec détachement, comme si cette  situation pouvait encore être évitée, mais en fait, la pente, je l'ai déjà dévalée, et l'impasse, j'y suis déjà...

Je suis allé hier voir son site web, sur lequel elle met régulièrement des photos montrant  l'état d'avancement des travaux dans son appartement. J'y ai vu les photos d'un jeune  couple heureux, semblant encore insouciant. Je les imagine pressés de vivre cette expérience de la vie à deux et je ne me sens pas l'âme de me mettre entre ces jeunes gens qui ont tout pour être heureux et qui s'installent dans la vie comme tout jeune couple le ferait. Non, je ne m'en sens pas l'âme....