Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Samedi 27 octobre 2007

Le dernier épisode se terminait sur un mystérieux sourire des abricots et une petite lueur dans les yeux de ma collègue... J'aime repenser à cet instant où tout semble simple. Vraiment simple. J'aime à revivre ce moment là où tout parait facile. Si facile...

Ce soir là, nous étions donc repartis ensemble du bureau. Nous venions de travailler tous les deux sur un sujet sur lequel elle m'avait posé beaucoup de questions. C'est elle qui avait donné le signal du départ.

- "Go?" 
- "Oui, go!"

Toute la journée, je m'étais demandé comment j'allais faire pour lui offrir son cadeau. C'est seulement lorsque je me suis retrouvé avec elle devant les ascenseurs que je me suis aperçu que, ô râge, ô désespoir, je n'avais rien trouvé, qu'il allait vraiment falloir tout improviser...

Quelque chose devait sans doute se lire sur mon visage ou peut-être devais-je la regarder étrangement, car dans l'ascenseur, elle m'a regardé en me souriant et m'a demandé d'un air amusé:

- "Quoi? Qu'est ce qu'il y a?"
- "Non, non, rien"

Nous sommes sortis du bâtiment et nous nous sommes dirigés vers l'arrêt du bus. Il est arrivé quelques minutes plus tard. Une fois installés, nous avons commencé à discuter. De tout et de rien... Du boulot... Des collègues... De l'âge que certains pouvaient bien avoir... Avec un brin de coquetterie, elle a pris cet air gentillement contrarié en évoquant son anniversaire... "Maintenant que j'ai un an de plus, ..."  Je me suis demandé si elle pensait vraiment ce qu'elle disait, si passer de 25 ans à 26 ans, cela faisait vraiment autant d'effet...

Puis, étrangement, je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de penser, que c'était le moment, que l'occasion était là... 

- "J'ai quelque chose pour toi..." lui ai-je simplement dit...

Je lui ai remis son cadeau avec ces mots tout simples... Des mots qui ne traduisaient pas toutes les hésitations que j'ai eues et dont je ne vous ai pas parlé... Des mots ne reflétant aucunement toutes les interrogations que vous imaginez certainement si vous me connaissez un peu... Comment allait elle le prendre? Comment allait elle interpréter mon geste?

"J'ai quelque chose pour toi"... En prononçant ces mots, j'ai ressenti cette même sensation qu'on a, quand on a sept ans et qu'on se décide à sauter du haut du 3ème plongeoir de la piscine... Oui, exactement cette sensation là, très précisément...

Tant qu'on en est à gravir les échelons, tout va bien... Une fois qu'on est sur le plongeoir, on se rassure comme on peut... Mais tout va encore bien..  Enfin, à peu près bien... On s'approche alors du bord et on jette un oeil vers le bas... Et c'est là  que rien ne va plus... On s'interroge... Et si...???  Les doigts de pied se recroquevillent et s'agrippent désespérement sur le bord du plongeoir... On hésite mais on sait qu'on ne peut plus reculer. Les secondes semblent alors durer une éternité...  On prend une profonde inspiration pour chasser l'appréhension, on ne pense plus à rien, et en une micro seconde, on se décide à sauter... On ressent alors la sensation de chute libre et  surtout, ce petit  frisson qui vous parcourt le long du dos...

L'autre soir, j'ai ressenti ce même petit  frisson... Car je savais que je prenais un nouveau risque, que l'air de rien, je me dévoilais à nouveau.  Que je ne l'avais pas fait depuis l'épisode des clémentines... Je courais à nouveau le risque qu'elle interprète mal mon geste. Offrir un cadeau d'anniversaire à sa jeune collègue dans ce contexte, avec toute cette ambiguité, tout ces non-dits, je ne savais pas bien ce que cela allait donner, j'avais beaucoup réfléchi, je m'étais longuement interrogé, mais je ne savais pas... Et pourtant, quelque chose me poussait à le faire... J'avais envie de le faire...

Elle m'a regardé avec un sourire interrogateur, complétement surprise, ne sachant pas vraiment quoi dire...

- "Je l'ouvre tout de suite?" m'a t elle alors demandé dans un souffle, tout en commençant déjà à enlever le papier qu'il y avait autour.
- "Oui, si tu veux.."  (Brillante réponse, je sais, merci de me le signaler...)

Je l'ai regardé retirer délicatement le ruban, puis le papier. J'essayais de lire son regard mais elle était trop occupée à ouvrir le paquet. J'essayais d'imaginer ce à quoi elle pouvait bien penser à ce moment. Fébrilement, elle a ouvert la boîte et a découvert son cadeau. D'un coup, elle est devenue toute timide, ne sachant plus quoi dire. Elle m'a alors gentillement remercié. Elle semblait vraiment surprise par cette situation inattendue et de l'attention que je lui portais, et paraissait un peu gênée de ne trouver ses mots... Mademoiselle, il ne faut pas être gênée... Je me serais largement contenté de ce sourire si doux éclairant votre visage et  vos yeux si brillants m'ont déjà dit merci...


( Désolé, Jerry, la suite au prochain épisode... :-) 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 27 octobre 2007
Bon, alors, je dois reconnaître qu'en matière de mise à jour de blog, je suis un peu à la ramasse, là...  Heureusement, ce n'est pas mon boulot et je ne suis pas payé à la ligne... Un article par semaine, la misère, quoi... Un vrai désert, ce blog... Si ça continue, il va vite falloir que ça cesse, car ce n'est pas comme ça que je vais réussir à garder mes trois lecteurs, moi...

 

[Et pis d'abord, c'est faux, quand je dis "trois", c'est juste un effet de style pour ne pas avoir trop l'air de me la ramener, et vous êtes bien plus nombreux que ça, à lire le blog du boulot, en prenant un air sérieux et concentré derrière vos petits écrans d'ordinateurs! Si, si, j'vous assure...]

Dites, les gens de la blogosphère, il faudrait que vous me donniez le truc, que vous me disiez comment vous faites, pour poster une voire plusieurs fois par jour... Vous ne dormez jamais ou bien? Parce que moi, rien que de lire les mises à jour des blogs des autres, ça me prend déjà un temps monstrueux... Bon, j'espère que vous l'avez remarqué, j'ai commencé à répondre à quelques commentaires... Ici et ... C'est un bon début, non?

Houlà, j'en vois plusieurs au fond, qui commencent à trépigner d'impatience en réclamant la suite des abricots... Patience, les z'amis... Je n'allais pas vous laisser repartir d'ici sans quelques nouvelles... Car je sais bien que mon lectorat est finalement très fleur bleue et que ce blog, c'est parfois rien de plus qu'un gros tonneau d'eau de rose...

Donc la suite des abricots, c'est  ici...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 20 octobre 2007

Qu'il s'agisse de Desperate Housewives, de Prison Break ou de n'importe quelle telenovela brésilienne non diffusée en France car ne faisant potentiellement pas assez d'audience, la recette est toujours la même... 

Pour obliger le téléspectateur à regarder tous les épisodes, on applique le principe de la  récurrence...

Surtout, ne me demandez pas comment j'arrive à parler de série TV et de principe de récurrence dans la même phrase car je l'ignore moi même... L'association de ces termes semble si improbable... Et pourtant, c'est bien de cela qu'il s'agit et la recette est immuable.

Tout d'abord, essayer de bien accrocher le téléspectateur avec l'épisode pilote (i=0).

Ensuite, faire en sorte que s'il regarde l'épisode de cette semaine (i=N), quelque chose le pousse à  regarder aussi l'épisode de la semaine suivante (i=N+1)... Dans le jargon consacré, on appelle ça le "teasing"...

Mon blog, c'est un peu ma série TV à moi... On y trouve de tout... Du blabla (alors là, il y en a  beaucoup), de vrais rebondissements (où ça? où ça?), du verbiage pour rallonger la sauce. Et aussi du teasing...

Bon, sauf que des fois, le teasing, il est pas vraiment voulu... Et si parfois je vous laisse sur votre faim en restant de longues périodes sans écrire, ne m'en voulez pas... (Parfois, pas le temps de poster, d'autres fois, pas la motivation suffisante pour rallumer le PC, tout ça, tout ça...)

La dernière note se terminait sur l'anniversaire des abricots, sur lequel je vous ai lâchement abandonné en laissant planer une espèce de suspense faussement insoutenable...

[Léger flou de l'image et ondulations à appliquer sur les bords de l'écran pour les effets spéciaux comme à la télé...]

Il y a quelque jours, c'était donc l'anniversaire des abricots... Je le savais et j'y pensais déjà depuis un moment...

Je connaissais la date d'anniversaire de ma jeune collègue car l'année dernière, à peu près à cette même époque, nous l'avions jouée sur une grille de Loto... Un tirage spécial Super Cagnotte du Vendredi 13 où nous n'avons rien gagné, sinon quelques agréables instants d'une bien douce complicité... A l'époque, je m'étais promis de m'en rappeler et d'y penser l'année prochaine.

J'ai une certaine facilité à mémoriser les chiffres. Anniversaires, numéros de téléphone, digicodes, horaires de train... Je me souviens même des codes de mes toutes premières cartes de crédit et au moment où j'écris (ça, c'est du blog en live!), je me rappelle même d'une liste de dates d'histoire apprises par coeur à l'époque du passage du Brevet des colléges... La révolte des marins du Potemkine, la création de la SDN lors de la signature du traité de Versailles, le Congrés de Tours, les accords de Munich, etc...

Pour les anniversaires, c'est encore plus étrange et maintenant, vous allez vraiment me prendre pour Rain Man si je vous dis qu'une ou deux semaines avant la date, il y a comme une espèce de reminder Outlook dans ma tête qui me signale l'approche d'un anniversaire à souhaiter. Si, si... Véridique!

Il y a quelques jours, c'était l'anniversaire de ma jeune collègue, j'y avais pensé et je lui ai offert un cadeau. Oh, rien de très extravagant... Quelque chose de sobre, de simple, plus pour dire "je t'offre cet objet pour te montrer que j'ai compris qui tu étais".. Un cadeau dont la valeur réside davantage dans le geste effectué et le message délivré...

Le matin, ma jeune collègue avait apporté croissants et jus de fruits... La journée s'était passée tranquillement. Le soir, sur le chemin du retour, la surprise a été totale. J'aurais aimé pouvoir saisir son sourire et cette petite lueur dans les yeux...

 

[To be continued]

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 13 octobre 2007

Arghh! Je m'aperçois avec effroi que cela fait une semaine que je n'ai rien écrit sur mon blog... Activité du blog: zéro. Nada. Niente. Que dalle.. Je n'ai même pas répondu aux commentaires...

C'est mal, je sais...

Là, cela fait une semaine que je n'ai même pas regardé le blog ranking, le nombre de visiteurs, les statistiques d'audience, les articles les plus lus, etc... Une semaine que je n'ai pas jeté un oeil sur toute cette batterie d'indicateurs que tout bloggueur consulte frénétiquement plusieurs fois par jour pour flatter son ego surdimensionné... (enfin, quand les indicateurs sont flatteurs, parce que là, ça s'apparente plus à "Vingt Mille lieux sous les mers" qu'à autre chose....)

Bon, alors... Passons aux choses sérieuses maintenant...  De quoi vais-je bien pouvoir vous parler aujourd'hui, là, comme ça, sans avoir vraiment réfléchi à la question?

Je regarde les derniers articles et je m'aperçois que cela fait plus d'un mois que je ne vous ai pas parlé des abricots... On peut parler des abricots, tiens...

Les abricots, les abricots... Que dire sinon qu'en ce moment, les abricots et moi, ça se passe plutôt bien...

Ma jeune collègue et moi, nous sommes souvent amenés à travailler ensemble, ces derniers temps. En fait, nous ne travaillons pas sur les mêmes projets, mais elle me demande souvent des informations et me pose parfois des rafales de questions... J'ai toujours beaucoup de plaisir à lui répondre et à chercher avec elle les informations qui lui manquent. C'est quelqu'un d'intelligent et de minutieux.

En travaillant avec elle, j'ai l'occasion de mieux la voir dans sa relation avec les autres. Réservée et plutôt timide, elle agit toujours avec les autres avec tact et modération. Mais cela ne l'empêche pas d'avoir un esprit critique et des avis très précis...

Entre elle et moi, je sens qu'il y a une relation privilégiée car nous échangeons en toute franchise et en toute confiance nos points de vue, nos avis...  Enfin, tant que cela reste sur le plan du travail, bien sûr... Car pour ce qui est du reste, même si nous sommes très proches, il y a toujours ce non-dit, ce  je-ne-sais-quoi d'ambigu, qui vous donne l'impression d'être en équilibre sur le fil d'une lame de rasoir...

Nos bureaux sont assez eloignés mais en visibilité directe... Nous pouvions nous voir à travers un angle vitré... Parfois, il nous arrivait de nous surprendre à nous regarder l'un l'autre. Quand c'était moi qui la surprenait, je sentais chez elle une certaine gêne, elle détournait rapidement le regard, se mettant à rassembler et à ranger les feuilles sur son bureau pour se donner une contenance...  Quand c'était elle qui me surprenait à la regarder, c'était à mon tour de regarder penaudement ailleurs en me félicitant tout bas de ma discrétion ("Ah ben bravo, mon petit père!")

Depuis quelques semaines, l'angle vitré est devenu opaque...  "Bon, ben je ne peux plus te voir, là!"... "Bah moi non plus.." lui ai-je répondu..

Les discussions par messagerie instantanée n'en ont repris que de plus belle...

D'ailleurs, au bureau, nous nous parlons très peu et ne discutons que par chat... Les discussions de vive voix n'ont lieu que le soir, sur le trajet du retour.

Nous sommes très proches et continuons de nous rapprocher... Etrange situation qui l'autre jour, m'a rappelé mes cours de philo de terminale... Le paradoxe de Zénon, l'histoire d'Achille et la Tortue, tout ça, tout ça... "Toute évidence des sens est fallacieuse et le mouvement est impossible"... Ben voyons!

L'autre jour, c'était son anniversaire...

 

[ Bon, allez, il faut que j'y aille,  je vous laisse imaginer la suite... A vous de bosser un peu maintenant... La suite, très vite...]

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 6 octobre 2007


L'avez vous remarqué? On est plus souvent dérangé par le bruit fait par des personnes qu' on ne connait ou n'apprécie pas, que par celui engendré par des personnes avec lesquelles on entretient de bonnes relations...

Dans un cas, le bruit est souvent perçu comme une sorte d'agression alors que dans l'autre, il y a incontestablement une plus grande marge de tolérance...

Le degré de nuisance sonore semble vraiment dépendre de la personne qui la crée..

D'ailleurs, reconnaissez que vous êtes plus amène à supporter les gammes de la pianiste qui vous sourit tous les matins dans l'ascenseur que celles du trompettiste du 5eme étage aimable comme une porte de goulag... Surtout si la dite porte de goulag s'est plainte à tout le monde (sauf à vous) du vélo que vous gariez dans la cour de l'immeuble!

A côté de cela, la perception du bruit relève d'une évaluation totalement subjective... On ne sera par exemple pas tous dérangé de la même manière par une personne parlant un peu fort au téléphone dans le train. Certains s'offusqueront et se mettront à marmonner aux premières notes de la sonnerie du téléphone portable alors que d'autres prendront leur mal en patience et s'amuseront à écouter la conversation sans en avoir l'air..

De la même manière, observez bien ces personnes, là, au fond du wagon... Vous verrez certains voyageurs se retourner et décocher un regard noir au djeun's faisant profiter tout le monde du son hâché de la musique qu'il écoute, casque vissé dans les oreilles, volume au maximum, alors que d'autres ne reléveront même pas le nez de leur journal...

Du silence au bruit, il existe une infinité de nuances. Il existe tout autant de perceptions individuelles... Tout dépend de la sensibilité de chacun... Pour ma part, je trouve le silence d'une bibliothèque complétement différent de celui d'une cathédrale... Par contre, le flic-floc du robinet qui goutte la nuit aura sur moi le même effet que le bourdonnement d'un moustique à la recherche d'une aire d'atterissage et d'un point de ravitaillement...

Mais finalement, qu'il dérange ou non, le bruit, c'est la vie, et parfois, on se sent obligé d'en faire...

Tenez, lorsque vous prenez l'ascenseur, par exemple...

Avez vous remarqué qu'une fois entrés dans l'ascenseur, les gens observaient généralement un silence quasi religieux, gardaient leurs yeux rivés sur le voyant lumineux à regarder les étages défiler, et qu'une fois arrivés, ils se sentaient obligés de rompre ce silence par un "Bonne journée" ou un  "Au revoir" alors qu'ils ne s'étaient pas dit "Bonjour" en attendant en bas?

Finalement, ce "bonne journée" ou cet "au revoir", sont-ce là uniquement quelques paroles anodines distillées par politesse? Ou bien est-ce parce dans notre inconscient, le silence perturbe lorsqu'il nous est imposé?

Pour mieux se convaincre de la réponse, essayez d'imaginer une classe de maternelle où la maîtresse n'aurait pas besoin de réclamer le silence, et où tous les enfants se tiendraient un peu comme des moines bénédictins se retirant dans la solitude de leur couvent... Improbable, non?

 

 

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Dimanche 30 septembre 2007

Il arrive parfois des choses très étranges dans la vie de tous les jours. Des choses qu'on ne prend pas vraiment le temps d'analyser, mettant tout sur le dos de la Coïncidence...

"C'est une coïncidence...", "Quelle drôle de coïncidence"...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Petit retour en arrière (dans certains métiers, on appelle ça un "flachebaque"...)  pour vous expliquer comment j'en suis arrivé à me poser cette question existentielle...

Nous sommes jeudi matin. Il doit être 8h20, le tramway arrive à la porte de Versailles. Les portes automatiques s'ouvrent et laissent passer un flot continu de voyageurs. Un homme monte. La trentaine, lunettes à la Yves Saint Laurent, plutôt bien habillé. Des couleurs osées mais finalement bien assorties. Original sans atteindre les limites de l'excentricité. L'homme semble nerveux. Il tripote son téléphone portable, dernier cri de la technologie...

Porte de Vanves, une jeune femme monte dans la rame. La trentaine aussi. Bonne présentation, un look classique et soigné. La jeune femme est sophistiquée sans en avoir l'air. Le chic parisien, quoi.

L'homme et la femme sont assis l'un en face de l'autre. En diagonale, plus exactement. L'homme parcourt les titres de 20mn, le journal gratuit distribué sur les réseaux de la RATP. La femme "textote" fébrilement.

Le tramway arrive Porte d'Orléans. Porte d'Orléans, c'est la station où je descends. Enfin, normalement... Car là, perdu dans mes hypothèses, j'avais complétement oublié que j'étais arrivé à destination... Brûtalement arraché à mes pensées par le signal sonore, je saute sur le quai in extremis, un peu désolé de n'avoir pas obtenu plus d'indices sur ces deux personnages bien intriguants (je sais,je sais, il en faut pas beaucoup pour m'intriguer...)

La journée passe... Rien de bien particulier, une journée banale, qui ne mérite pas plus que ces quelques mots pour la décrire... 

Le soir, en reprenant le tramway dans le sens inverse, quelle ne fut ma surprise de retrouver mes deux sujets... Ils étaient assis à la place même où je les avais laissés le matin... Et chose plus extraordinaire, ils se parlaient comme s'ils se connaissaient depuis toujours...

Les oreilles complètement écarquillées et les yeux regardant dans une autre direction (technique enseignée dans toutes les écoles d'agents secrets...), j'ai bien sûr essayé d'en savoir plus...

Mais non, apparement, ces deux là ne se connaissaient pas avant et il s'agissait d'une banale coïncidence. Une coïncidence qui les a sans doute fait échanger un sourire quand ils se sont reconnus. Une coïncidence qui les a poussés à engager la conversation...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Tenez, prenez les films de Lelouch par exemple. La vie ne se résume pas à un film de Lelouch, bien sûr... Mais le schéma de ses films est quand même très caractéristique... En général, plusieurs histoires sont racontées en paralléle. Et toutes finissent par lentement se rejoindre... Chaque détail, chaque coïncidence a son importance. Et pendant tout le film, on a un peu l'impression de voir les pièces d'un puzzle s'assembler les unes aux autres...

Et si finalement, la vie était un immense puzzle?

 

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Lundi 24 septembre 2007

Un autre petit extrait de "Paris, je t'aime" .... Un peu loufoque, mais tout plein de poésie... 

En hommage au Mime et à son clown mélancolique...

 

 

 

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Vendredi 21 septembre 2007

Il est 2h du matin. La nuit est calme et la ville dort paisiblement.  Dehors, un chat se promène sur un toit voisin... La démarche est souple et assurée. L'animal se déplace lentement sous le clair de lune. Sans un bruit. La nuit semble lui appartenir.

Confortablement installé dans mon canapé, je tapote ces quelques lignes dans l'obscurité de mon salon.

Je viens de revoir "Paris je t'aime". Chose étrange, l'an dernier, à sa sortie, ce film ne m'avait pas laissé autant d'impression qu'il m'en laisse ce soir... Du coup, j'ai eu envie d'écrire quelques mots à ce sujet.

Pour ceux qui ne l'avaient pas vu, "Paris, je t'aime", c'est un film composé de dix huit court-métrages réalisés autour d'un seul thème, l'amour...

Dix huit court-métrages, un thème unique, l'amour, et un seul lieu, Paris... Paris qui sert de toile de fond à des histoires originales, parfois très poétiques, quelque fois un peu tristes, mais toujours romantiques...

J'ai particulièrement aimé le film réalisé par Tom Tykwer...

Une histoire simple et touchante, mettant en scène tout ces petits riens du quotidien si indispensables... Natalie Portman et Melchior Beslon sont justes et la bande son est bien choisie...

Mais je vous laisse juger...

 


 

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Mardi 18 septembre 2007

Même si vous ne vous en plaignez pas, vous avez raison de le penser... Ces derniers temps, ce blog est nourri à l'hormone de croissance... Une vidéo par ci, une vidéo par là...  C'est vrai qu'il n'y a pas eu beaucoup de texte ces derniers temps...

Concernant la ligne éditorialiste affichée jusqu'à présent, je dois bien reconnaître que je fais plutôt dans le minimaliste depuis quelques semaines...

Mais patience... Les articles sont là, quelque part, en cours de rédaction...  Des articles sur le sport, la mode, les abricots, tout ça, tout ça...

En attendant   d'être moins paresseux d'avoir  le temps d'écrire de vrais articles et de pouvoir alimenter ce blog avec d'autres choses que des vidéos glanées à gauche et à droite sur le Net, je vous laisse en compagnie de Lasse Gjertsen, un  jeune homme qui ne sait jouer ni du piano, ni de la batterie... Et pourtant...

 


Lasse Gjertsen - Drums & Piano Amateur

 

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Samedi 15 septembre 2007

Adeptes du Vélib', il vous est peut-être déjà arrivé de prendre un Vélib' et de ne pas trouver en fin de trajet, de borne disponible pour le restituer?

Pas de problèmes, tout a été pensé  et le système vous octroie gratuitement quinze minutes de temps supplémentaire pour vous déplacer à la borne disponible la plus proche et rendre l'engin... Seulement voilà... D'autres joyeux vélibeurs sont certainement dans la même situation que vous... Résultats des courses, dans certains cas, il vous est peut-être déjà arrivé de devoir errer de borne en borne pour finalement vous retrouver à une vingtaine de minutes de chez vous et d'avoir à redécouvrir les joies de la marche à pied à une heure où vous auriez préféré être sous votre couette...

En attendant que le système ne se rode complétement, pour ceux qui ne le connaissaient pas, voici un site où on peut consulter les statistiques de fréquentation de toutes les stationss de Vélib'... Pour chaque station, sont données des informations telles que sa localisation, le nombre de bornes disponibles, le nombre de vélos disponibles. Ces informations sont mises à jour en temps réel et l'historisation de ces informations permettent même de prévoir à peu près où prendre et où rendre un vélo en fonction de l'horaire du déplacement...

Dans le même genre, mais sans les statistiques, il y a aussi  http://www.unvelovite.com  ou   http://www.parisavelo.net ... Le design des deux sites est un peu différent, mais globalement, ils indiquent tout deux l'état d'occupation des bornes...

Allez, en bonus, voici  la carte imprimable des stations...

Avec tout ça, si vous ne vous en sortez pas...

En attendant, bon vent au Vélib'... (Et un clin d'oeil de bienvenue à son sympathique concurrent, le Piélib'...)

 

 

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Jeudi 13 septembre 2007

Piège de Cristal,  vu et corrigé par Mozinor... (Décidément, ce garçon a une imagination débordante!) ... Du second degré et  un petit côté burlesque qui vous font voir les super productions hollywoodiennes d'un tout autre oeil...

 


Prise d'otages... (Mozinor)
 
 
 
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Lundi 10 septembre 2007

Comme quoi on peut faire dire n'importe quoi aux images...

 

 
L'affaire du Doudou (Mozinor)

 

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Mercredi 5 septembre 2007

Si vous n'avez jamais encore entendu parler de speed painting, allez vite regarder la vidéo ci-dessous...
Il y a un côté très spectaculaire qui force l'admiration et vous allez rester sans voix... La performance est vraiment bluffante, non?... Bon, même si  la prouesse  peut sembler plus technique qu'artistique, on ne peut que s'incliner devant la dexterité de ces graphistes hors pair... Chapeau bas...

 

 

 

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Mardi 4 septembre 2007

Ca faisait bien longtemps que je ne vous avais pas donné de nouvelles du front et  depuis le temps, vous devez certainement vous demander ce qu'ont bien pu devenir les abricots...

Ah, les abricots... Je ne vous en ai plus trop parlé dernièrement, et peut-être avez vous pensé que je les avais oubliés? Et bien non, les abricots, j'y pense toujours autant... Je vous en parle moins car besoin de recul, besoin de garder un peu tout ça pour moi, tout ça tout ça...  Mais pour ceux qui s'inquiétaient, rassurez vous, la telenovela continue, les abricots sont toujours là et je pense toujours à eux... Pour les autres, ceux qui se réjouissaient d'avoir enfin des articles portant sur autre chose que sur mes états d'âme et mes histoires de coeur avec ma jeune collègue, vous pouvez cliquer ailleurs car cet article est un article 100% pur abricot...

Bon, je me souviens vous avoir fait part de cette phase pleine de questionnement et d'interrogations métaphysiques se résumant en gros à la question suivante: se déclarer ou non?

Vous qui maintenant connaissez bien ma propension à procrastiner, vous vous en doutez sans doute, à ce jour, je n'ai toujours pas trouvé de réponse... Mais étrangement, les événements semblent avoir quand même pris une toute autre tournure...

Cela fait un petit moment que ma jeune collègue et moi, nous avons retrouvé notre entente du départ... De la complicité, du respect mutuel, un brin d'admiration de part et d'autre.. Il y a bien cette réserve, ces sujets qu'on n'aborde ni l'un, ni l'autre, cette frontière invisible que nous nous gardons bien de franchir, mais bon, c'est sans doute normal...

Un peu avant son départ en vacances, elle m'avait proposé à l'improviste de venir avec elle chercher les cadeaux à offrir à une collégue à l'occasion de son départ et du coup, j'ai passé en sa compagnie deux heures très agréables, dans les rayons des magasins à chercher avec elle de bonnes idées de cadeaux... Un moment partagé très sympathique, parfois drôle, et j'ai trouvé tout simplement délicieux de fureter ainsi à gauche et à droite avec à mes côtés une petite souris espiègle et enjouée...

A leur retour de vacances, les abricots ont continué à se rapprocher. Ils ont donné beaucoup de signes. Mais les signes, ce qui est difficile, ce n'est pas de les voir... C'est de les interpréter...

Ma collègue et moi, nous rentrons tous les soirs ensemble. Comme avant. Lorsque je suis assis à ses côtés, j'éprouve un sentiment très étrange... Quelque chose d'indéfinissable.  De très contrasté... Je me sens à la fois à l'aise et à la fois gêné.. J'aime sa présence, j'aime les regards et les sourires timides que nous échangons, j'aime la faire parler, j'aime les silences qu'il y a parfois entre nous. De sentir le respect qu'il y a dans notre relation me met à l'aise , mais parfois, je la sens perdue au loin... Je suis alors gêné de la sentir gênée et j'ai peur de commettre des impairs...

Ce soir, en rentrant, elle m'a dit s'être mise à la course à pied. C'est bête, mais du coup, ça m'a donné envie d'aller courir...  Chrono pulvérisé ce soir... (Je ne sais pas encore comment j'ai fait ça!)

Bref, je pense toujours aux abricots, et je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression qu'eux aussi, ils pensent un petit peu à moi...

 

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Samedi 25 août 2007

Un  court métrage de Jean-Pierre Jeunet... Rien que pour vous...  (Bon, promis, un vrai article très bientôt)...

Régalez vous bien...

 


Foutaises (Court-Metrage De Jean-Pierre Jeunet)

 

Et vous? Qu'est ce que vous aimez? Qu'est ce que vous n'aimez pas?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Mardi 21 août 2007

Ah, cette pluie fine qui s'abat sur la capitale en plein mois d'Aout et qui n'arrête pas de tomber... Sommes nous encore en été ou est-ce déjà l'automne? On douterait presque, n'est ce pas... Hélas, le beau temps ne se commande pas... Faut-il pour autant se résigner à la grisaille?

Tentons une expérience... Fermons les yeux et imaginons un peu..

Oui, imaginons par exemple, que vous soyez en train de vous promener...Tenez, du côté de la Seine, vers la Fontaine Saint Michel, par exemple...

Nous sommes en été...Il doit être dans les environs de 15h... Vous êtes sur la Place Saint-Michel et vous vous apprêtez à traverser le pont.

Il fait beau. Vous levez les yeux vers le ciel azuré et regardez au loin. Pas un nuage à l'horizon. Les rayons du soleil viennent vous caresser le visage et vous plissez légérement les yeux pour ne pas être ébloui.  Quelle agréable sensation, n'est ce pas?... Vous restez ainsi immobile quelques instants, le temps de sentir la chaleur du soleil vous envahir tout doucement. Vous avez alors l'impression qu'une lente regénération s'opére en vous. Un peu comme une batterie complétement à plat qui se rechargerait tout doucement...

Le temps semble avoir été suspendu. Les bruits autour de vous se font plus feutrés. Vous distinguez des sons, mais rien de bien précis. Une sensation très étrange. Un peu comme à la plage lorsqu'on sort de l'eau et qu'on a les oreilles bouchées... Finalement, ce silence ouaté est plutôt agréable et aucun bruit ne vient vous heurter...

Vous inspirez alors profondément. Puis vous maintenez votre respiration quelques instants pour expirer le plus lentement possible... Tout en sentant la chaleur du soleil vous inonder totalement, vous continuez à respirer tranquillement. Calmement et profondément. Dès la deuxième inspiration, vous sentez un frisson de bien-être vous parcourir tout le long de l'échine.

Le bleu du ciel est d'une telle intensité que vous avez envie d'en prendre une photo. Comme ça. Juste pour voir comment l'appareil restituera cette magnifique couleur. Vous sortez votre appareil photo et prenez votre cliché. Autour de vous, les gens lévent alors les yeux à leur tour. Ils scrutent le ciel mais ils ne voient pas ce que vous voyez. Car ils ne regardent pas ce que vous regardez. Ne voyant rien, ils vous dévisagent alors étrangement et s'éloignent lentement... Vous ne dites rien, mais, petite rémanence, Panurge et ses moutons ont rapidement traversé les landes de votre esprit...

Vous reprenez votre promenade et traversez le pont Saint Michel. Au milieu du pont, vous vous arrêtez pour contempler le fleuve. Quand il fait aussi beau, l'eau de la Seine est d'une magnifique couleur de jade et de toutes petites vaguelettes viennent en animer la surface. Le fleuve semble briller de mille particules d'or et vous vous amusez à regarder le scintillement de l'eau. Un spectacle qui devient rapidement très hypnotisant. Vous vous mettez alors à penser... A rêver...

D'un coup, quelque chose vous arrache subitement à votre rêverie...  D'une façon tellement fugitive que vous aurez beau chercher de quoi il s'agissait, vous ne trouverez pas ce qui a bien pu mettre un terme aussi brutal à cette si agréable rêverie...

Vous continuez alors à traverser le pont. Sur l'autre rive, vous voyez un groupe d'artistes... Un dessinateur de paysages, un caricaturiste, un portraitiste...

Les trois artistes sont asiatiques. Tout trois sont assis sur de petites chaises pliables. Le cheveux est très court, presque ras, l'oeil légérement plissé. Les trois artistes parlent entre eux dans la même langue. Ils semblent prendre beaucoup de plaisir à dessiner et rient souvent. De grandes pochettes cartonnées sont posées ici et là. Le matériel semble assez rudimentaire. A chacun sa technique... Aquarelle pour celui qui dessine les tours de Notre Dame de Paris, fusain pour le caricaturiste, crayon pour le portraitiste.

La technique du portraitiste vous impressionne beaucoup et vous restez de longues minutes à admirer l'artiste.

La main est alerte, le geste est sûr. Un trait fortement appuyé ici, une simple esquisse là. Et ce petit doigt qui vient caresser le papier pour légérement ombrer telle partie du dessin: le crayon apporte les traits, mais ce sont les mains de l'artiste qui donne tout le volume au dessin...

Vous restez de longues minutes pour voir l'oeuvre finale.

Et vous finissez de traverser le pont, avec ce brin de soleil dans le dos...

 

 

(Allez, pour terminer, une petite vidéo glanée sur le Net... C'est assez spectaculaire!)

  

 

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Dimanche 19 août 2007

En attendant, je m'aperçois que je ne vous ai encore jamais parlé de cuisine...  Ca vous tente?

Ah, on  vient de me dire dans l'oreillette que je venais de perdre d'un coup 50% d'audience... Bon, ben toi qui es encore là, je te laisse découvrir une recette de cuisine assez simple à faire...

Au fait, j'ai oublié de te dire que je me suis remis à étudier le foie gras... Mais si... Etudier... Tu sais? Etudier un produit, sa texture, sa cuisson, ses changements d'état, comment il se marie avec d'autres produits, tout ça tout ça... Tu sais, moi, je fonctionne par période... Je ne sais plus si je t'ai déjà parlé de ma période "Noix de Saint-Jacques", ma période "Oeuf de poule", ou de ma période "Asperges", etc.. Bon, là c'est le foie gras qui revient....

Bon, en fait, ca ne sera pas vraiment une recette car je n'ai pas les proportions en tête... On va donc dire qu'il s'agit juste de grandes lignes et que tu as toute liberté pour adapter ces lignes à ta manière... La cuisine, c'est comme le théâtre, c'est parfois beaucoup d'improvisation...

T'es toujours là? Bon, allez, c'est parti!

Alors tu prends des fruits de saison: par exemple, des reines-claudes, des nectarines. Quelques pommes aussi, parce que ça va bien avec le foie gras. Je n'ai pas essayé avec des mirabelles (j'ai peur qu'elles réduisent trop à la cuisson), mais je pense que ça peut être tenté car elles sont très bonnes cette année...

Pour la recette, il faut aussi du pain d'épices... Si ton boulanger en fait, ça serait idéal.. Sinon, mieux vaut choisir un pain d'épices entier et non pré-tranché.. Un pain d'épice à l'ancienne, avec du miel et tout.. (Tiens, Hermann, il peut peut-être nous faire du vrai pain d'épices?)

Pour le foie gras, il faut un bon foie gras frais, qui a une bonne tête de foie gras, c'est à dire un avec des lobes bien fermes et luisants. Les lobes doivent être bien bombés, donc le foie qui semble un peu écrasé, tu le laisses de côté et tu en prends un qui n'a pas de traces de chocs, qui n'est pas éclaté ou fendillé. Avant de le manipuler, tu le laisseras plusieurs heures au froid.

Il te faudra un peu de banyuls pour déglacer, et un jurançon bien frais pour accompagner. (Le sauternes, c'est peut être un peu trop moelleux...)

Bon, voilà pour les ingrédients...

Pour les opérations en elle même...

Tout d'abord, goûte tes fruits... Normalement, ils sont de saison donc normalement sucrés... Sinon, il faudra penser à rajouter un peu de sucre pendant la cuisson... Fais les dorer séparément dans une poele légérement beurrée. Tu les mets de côté dès lors que tu les sens un peu ramollir. L'idée, c'est d'avoir des fruits cuits mais sans arriver au stade de compote! Tu déglaces alors la poele avec un verre de banyuls.

Ensuite, tu tranches ton pain d'épice... Trois à quatre tranches par personnes par exemple. Des tranches pas trop fines, pas trop épaisses (je sais, je t'aide pas beaucoup, là!) que tu mets à griller... En ce qui me concerne, j'évite le grille-pain car d'une part, on ne maitrise pas bien la température, et d'autre part, les tranches risquent de s'émietter... Je préfére mettre mes tranches de pain d'épice sur une plaque enfournée dans un four préchauffé (position grill).

Alors là, il faut faire très attention.. Trop grillé, le sucre du pain d'épice va caraméliser et t'auras intérêt à avoir de bonnes dents (et ne pas avoir fait de tranches trop épaisses!) La caramélisation se fait en une fraction de seconde, donc reste vigilant.. A la rigueur, mieux vaut "pas assez grillé" que "trop grillé"..

Pendant que tu restes vigilant, tu peux aussi faire chauffer une poele et trancher des escalopes dans ton foie gras. Là encore, pas trop fines, pas trop épaisses, les escalopes. Une fois la poele bien chaude, déposes-y les escalopes. Normalement, le gras coule tout de suite et se met à grésiller.. Tu laisses dorer une minute sur chaque face et pendant ce temps, tu peux humer la bonne odeur qui emplit ta cuisine... Je te rappelle que pendant que tu fais tout cela, tu étais sensé rester vigilant! Donc, N'OUBLIE PAS LE PAIN D'EPICES!!!

Bon maintenant, il te suffit de dresser les assiettes... Un peu comme quand on assemble un Airbus, une fois que toutes les pièces détachées ont été construites et acheminées à Toulouse (Une remarque complétement hors-sujet, mais bon, au point où on en est...)

Pains d'épice + Fruits de saisons par dessus + Escalope de foie par dessus + un peu de sirop de banyuls pour atteindre la bonne température de dégustation...

Tu peux compléter avec une feuille de salade et une petite tomate cerise pour ajouter un peu de verdure à l'assiette, et mettre un peu de fleur de sel de Guérande sur les escalopes pour exalter le goût du foie gras...

Normalement, c'est pas mal du tout et j'attends de tes nouvelles.

 

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par Gorgonzolla publié dans : Coup de fourchette... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Dimanche 19 août 2007

Bon, ca y est, j'ai dégagé l'entrée du blog à coup de machette... Encore quelques toiles d'araignées par ci et par là, mais a priori, c'est bon, on peut y rentrer maintenant.. Reste plus qu'à dépoussiérer...

Pour ceux qui s'inquiétaient, non, tout va bien... Je suis parti quelques jours, mais me revoilà...

En bref et en vrac:

- Le matin, en prenant le bus, je recroise de temps en temps l'étudiante en mathématiques (qui n'en est plus une, je pense)  Toujours cet air très sage et ce sourire discret, et à chaque fois un nouveau livre à la main... Là, elle est revenue de vacances avec de jolies couleurs sur les joues...

- La semaine dernière, ma gentille collégue y est partie, elle, en vacances. Les abricots reviennent dans une semaine...

- J'ai fait réparer mon vélo par un réparateur hollandais assermenté (Je vous dirai dans un autre article ce que c'est qu'un réparateur hollandais assermenté...)

- J'ai repris la course à pied (plusieurs objectifs cette année)

- J'ai repris le piano (plusieurs objectifs aussi cette année)

- Je vais encore passer pour un râleur, mais si le soleil, ça marche comme EDF, faudrait demander aux personnes concernées de bien vouloir payer la facture.. Coupure de soleil au mois d'août, c'est pas terrible quand même.

- Août à Paris, c'est sympa et il y a plein de choses à faire... Le seul truc qui est moins sympa, c'est quand tous les commerces décident de fermer en même temps... Tenez, les boulangeries de mon quartier par exemple... Actuellement, d'ouverte, il n'y a plus que celle où le pain ne ressemble à rien...  Et comme en plus, la boulangère est aimable comme une porte de goulag, cela n'arrange pas les choses... Du coup, j'ai décidé de changer de boulangerie... J'ai fini par en trouver une autre... Elle est un peu plus éloignée, mais est à tout point de vue, nettement plus avenante...

Palpitant, hein? Bon, comme vous le voyez, rien de bien neuf... Mais ne vous affolez pas, j'ai deux-trois articles sur le feu, pas beaucoup de temps pour les finaliser, mais ça va venir...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Jeudi 2 août 2007