Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Dimanche 19 août 2007

Bon, ca y est, j'ai dégagé l'entrée du blog à coup de machette... Encore quelques toiles d'araignées par ci et par là, mais a priori, c'est bon, on peut y rentrer maintenant.. Reste plus qu'à dépoussiérer...

Pour ceux qui s'inquiétaient, non, tout va bien... Je suis parti quelques jours, mais me revoilà...

En bref et en vrac:

- Le matin, en prenant le bus, je recroise de temps en temps l'étudiante en mathématiques (qui n'en est plus une, je pense)  Toujours cet air très sage et ce sourire discret, et à chaque fois un nouveau livre à la main... Là, elle est revenue de vacances avec de jolies couleurs sur les joues...

- La semaine dernière, ma gentille collégue y est partie, elle, en vacances. Les abricots reviennent dans une semaine...

- J'ai fait réparer mon vélo par un réparateur hollandais assermenté (Je vous dirai dans un autre article ce que c'est qu'un réparateur hollandais assermenté...)

- J'ai repris la course à pied (plusieurs objectifs cette année)

- J'ai repris le piano (plusieurs objectifs aussi cette année)

- Je vais encore passer pour un râleur, mais si le soleil, ça marche comme EDF, faudrait demander aux personnes concernées de bien vouloir payer la facture.. Coupure de soleil au mois d'août, c'est pas terrible quand même.

- Août à Paris, c'est sympa et il y a plein de choses à faire... Le seul truc qui est moins sympa, c'est quand tous les commerces décident de fermer en même temps... Tenez, les boulangeries de mon quartier par exemple... Actuellement, d'ouverte, il n'y a plus que celle où le pain ne ressemble à rien...  Et comme en plus, la boulangère est aimable comme une porte de goulag, cela n'arrange pas les choses... Du coup, j'ai décidé de changer de boulangerie... J'ai fini par en trouver une autre... Elle est un peu plus éloignée, mais est à tout point de vue, nettement plus avenante...

Palpitant, hein? Bon, comme vous le voyez, rien de bien neuf... Mais ne vous affolez pas, j'ai deux-trois articles sur le feu, pas beaucoup de temps pour les finaliser, mais ça va venir...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Jeudi 2 août 2007

Vous qui prenez souvent les transports en commun, il vous est certainement déjà arrivé d'être troublé par une ou un inconnu rencontré au hasard d'un voyage...

Vous n'avez pas osé profiter de cette rencontre fugace? Vous regrettez de ne pas avoir eu sur le moment suffisement d'audace pour aller vers l'autre et l'aborder?

Rien n'est jamais perdu... Peut-être en avez vous déjà entendu parler, le quotidien Libération vous ouvre ses colonnes avec "Entre nous", la rubrique mythique du journal où sont déposés les fameux "Messages Personnels" si souvent utilisés comme moyen de communication dans les romans policiers...

Si vous êtes curieux et que vous allez jeter un oeil à la section "Transports amoureux", voici ce que vous pourrez par exemple y lire...

"Vous Annecy, moi région parisienne, rencontre escalator Valence, tél: 06.xx.xx.xx.xx"

"Train Paris-Toulouse le 24/12, jolie brune vous vous êtes endormie sur mon épaule, depuis je ne dors plus. e-mail: xxxxx.xxxxxx @ laposte.net"

Ces fameux messages personnels semblent si anodins...  On a presque du mal à réaliser que dans chacun de ces messages personnels soient concentrés tous les espoirs de leur auteur, que même si ces quelques mots s'adressent à tous les lecteurs,ils ne soient finalement destinés qu'à une seule personne... 

On les lit sans y attacher beaucoup d'importance, on les relit, on passe de l'un à l'autre, on s'en délecterait presque... On les lit comme ça, par curiosité, avec peut-être un soupçon de voyeurisme, mais toujours empreint d'un certain détachement ... Ce même détachement que vous Messieurs vous prenez chez votre coiffeur en feuilletant des magazines de presse People plutôt destinée à vous autres Mesdames... Le détachement de ceux qui savent prendre du recul et qui lisent "uniquement pour se tenir au courant"....

Mouais... A d'autres...

A mon avis, l'interêt retiré de ce genre de lecture est d'une toute autre nature et il y a certainement une part d'imaginaire...

"Ils" se sont rencontrés par hasard, d'accord, mais qui est Il? Qui est Elle? Dans quelles circonstances se sont ils rencontrés? Vont-ils se retrouver?

Finalement, le journal des petites annonces de Libé, c'est un peu comme un roman de gare...

Le concept a été adapté à Internet et les timides du métro parisien peuvent se connecter sur Paribulle... Ca perd un peu de son charme par rapport à la section "Transports Amoureux" de Libération... Mais l'avantage, c'est qu'il y a davantage de détails! Morceaux choisis... (ci dessous une bulle plutôt sympa)

 

Où: Paris RP, Métro Ligne 2, Stations "Nation" / "Jaurès"

Quand: Samedi 30 juin 2007   (23h30 - 24h00)

Description: Cheveux chatains, noués, yeux bruns, pas très grande, portant un jean et une veste beige

Message:  Je souhaite vous retrouver...

A Nation, je lisais un livre et vous vous êtes assise en face de moi et vous vous êtes mise à pleurer de petites larmes, et vous sortiez du sac posé sur vos genoux un petit miroir métallique pour vérifier que votre rimel ne coulait pas. Et puis vous êtes restée songeuse, et puis les larmes à nouveau, mais toutes petites, polies, et le miroir encore ouvert et refermé. Comme il ne faut pas déranger les gens qui pleurent, je ne vous ai rien dit, mais je vous regardais quand même avec curiosité, et je crois, cela a dû vous agacer et vous êtes restée les yeux ouverts et embués, comme une bravade. Vous descendiez  et moi aussi à Jaurès, et sur le quai, je vous ai pris le bras, et je vous ai dit "Courage", et c'était très très ridicule, mais si j'avais dit "Bon courage", cela aurait été comme vous souhaiter "Bon appétit". Et puis, tout a disparu.

Et puis deux heures plus tard, au milieu du Point Ephémère, vous dansiez et riiez. Et tout d'avant avait l'air aboli, ou peut-être exaucé, et comme on ne dérange pas les gens qui semblent si bien s'amuser, je ne vous ai rien dit...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Mardi 31 juillet 2007

Cela va faire un an que je la connais... Oui, demain, cela fera exactement un an...

Un an passé à la cotoyer et à l'observer...

Un an passé à discuter avec elle et à chercher à comprendre qui elle est...

Un an d'une lente et longue cristallisation.

Un an pendant lequel des tentatives d'approches ont été effectuées, à chaque fois soldées par une fuite précipitée de la demoiselle...

Un an passé à la voir s'enfuir, à la laisser s'éloigner et à la voir revenir...

Un an passé à s'interroger sur l'avenir de cette relation, à se demander comment se terminera ou ne se terminera pas cette histoire...

Un an à comprendre qu'elle seule peut y répondre...

Un an....

C'est long quand on est dans une situation d'attente (se posera t elle ou non les bonnes questions et quelles réponses trouvera t elle?) ... mais c'est court pour qui sait attendre...

 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 7 juillet 2007

Allez, un petit article car cela fait bien longtemps que je n'ai pas nourri mon blog...  Cette fois, pas d'autoflagellation, pas d'excuse pour le silence radio, rien, nada, niente... Tout simplement car je suis... pressé. (T'as vu, Souris, j'ai fait des progrès, hein!)

Bon, alors pour ceux qui ne l'avaient pas encore remarqué, en bas à droite, de nouvelles icônes ont fait leur apparition... Scroll, scroll, scroll... Ca y est? Z'avez vu? Là, juste en dessous de Super Pingouin... Trois jolies icônes pour me contacter...

Le "Gorgonzolla's online Indicator" bugge encore un peu, mais pas d'affolage, j'y travaille...

L'autre soir, j'ai eu une conversation rigolote avec une fidèle lectrice... C'est assez hallucinant de voir comment elle connait tous les détails du blog par coeur (et surtout ceux de l'histoire actuellement en cours). Greenduck m'a autorisé à vous retranscrire un extrait de notre dialogue (ci-dessous) ...  Merci Greenduck de t'être prêtée au jeu et d'avoir accepté de te mettre dans la peau de la demoiselle....

Bon, allez, je me sauve...  

Patience, un vrai article très bientôt!

 

 

Greenduck dit (22:11) :

Bon alors, à mon avis...

Greenduck dit (22:11) :

elle pense beaucoup à toi...

Greenduck dit (22:12) :

mais voilà ce qu'elle se dit:

Greenduck dit (22:12) :

je ne devrais pas penser autant à lui, parce que je vis avec quelqu'un, ce n'est pas bien..

Greenduck dit (22:12) :

pourtant, j'adore être en sa compagnie...

Greenduck dit (22:12) :

bon, allez tant que cela reste dans le cadre du boulot, ça va, je n'ai rien à me reprocher..

Greenduck dit (22:13) :

comme j'adore sa compagnie, je vais trouver des prétextes pour passer du temps avec lui !

Greenduck dit (22:13) :

alors, qu'est-ce que je pourrais lui poser comme question....

Greenduck dit (22:13) :

(j'en ai tout un stock)

Greenduck dit (22:13) :

je vais les poser au fur et à mesure, il va prendre tout son temps pour m'expliquer tout de A à Z

Greenduck dit (22:14) :

je vais lui proposer de rentrer avec moi

Greenduck dit (22:14) :

parce que c'est toujours lui qui le fait

Greenduck dit (22:14) :

mais j'ai bien remarqué qu'il a tiqué quand il m'a vue repartir avec cet autre collégue...

Greenduck dit (22:15) :

bon, allez je me lance...

Greenduck dit (22:15) :

oui mais bon, je ne veux pas qu'il pense que je lui cours après

Greenduck dit (22:15) :

parce que je ne suis pas libre, moi !

Greenduck dit (22:15) :

faut que je refuse de partir avec lui de temps en temps, ce n'est pas sain

Greenduck dit (22:15) :

je risquerais de craquer

Greenduck dit (22:16) :

mais bon, par moments j'ai envie de rentrer avec lui, après tout, je ne fais rien de mal !

Greenduck dit (22:16) :

euh, désolée, Gorgo, je me laisse emporter, là, je me suis carrément mise dans la peau du personnage !

Greenduck dit (22:17) :

je continue ?

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:17) :

Oui, vas-y.. Je t'écoute

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:17) :

C'est une interprétation qui me va bien!!

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:17) :

Juste une remarque.. je n'ai pas tiqué quand je l'ai vue repartir avec l'autre collégue..

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:18) :

Ca m'a fait bizzare, mais intérieurement!

Greenduck dit (22:18) :

ok, bon, fais pas ta chochotte !

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:18) :

rien de visible extérieurement...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:18) :

mais tout le reste, c'est pas mal...

Greenduck dit (22:18) :

d'accord, on enlève cette partie là

Greenduck dit (22:18) :

je la corrige :

Greenduck dit (22:19) :

peut-être a-t-il eu de la peine en me voyant repartir sans lui...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:20) :

"peut-être a-t-il eu de la peine en me voyant repartir sans lui..." Ca, c'est beaucoup mieux!!!

Greenduck dit (22:19) :

"bon, sinon, mon copain, c'est vrai que je l'aime"

Greenduck dit (22:20) :

on se connait depuis si longtemps !

Greenduck dit (22:20) :

on a vécu tellement de choses ensemble...

Greenduck dit (22:20) :

et puis, il y a l'appart

Greenduck dit (22:24) :

et puis je connais ses parents et il connait les miens...tout est en ordre...

Greenduck dit (22:24) :

pourtant...

Greenduck dit (22:24) :

j'apprécie de plus en plus la compagnie de mon collègue

Greenduck dit (22:24) :

il me stimule intellectuellement

Greenduck dit (22:24) :

il est toujours là pour moi

Greenduck dit (22:25) :

il est mignon

Greenduck dit (22:25) :

j'avoue que je suis un peu troublée.

Greenduck dit (22:25) :

je me demande ce qu'il pense...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:25) :

ben dis donc...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:25) :

Bon, tu veux savoir ce qu'il en pense?

Greenduck dit (22:25) :

c'est vrai qu'il avait mis des clémentines dans mon tiroir...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:25) :

vas y continue...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:26) :

je te dirai ce qu'il en pense après...

Greenduck dit (22:26) :

et que son mail m'avait perturbée...il me dit à demi-mot qu'il est amoureux de moi, puis il referme la porte...

Greenduck dit (22:27) :

je n'ai pas su gérer

Greenduck dit (22:27) :

j'ai été surprise

Greenduck dit (22:27) :

et j'ai préféré prendre mes distances

Greenduck dit (22:27) :

mais il est tellement adorable avec moi

Greenduck dit (22:27) :

que je n'ai pas tenu très longtemps

Greenduck dit (22:27) :

maintenant, j'ai l'impression qu'il m'aime toujours bien

Greenduck dit (22:28) :

mais je ne sais pas s'il a encore des sentiments amoureux pour moi

Greenduck dit (22:28) :

en tout cas on s'entend bien

Greenduck dit (22:28) :

tout est confus dans ma tête...

Greenduck dit (22:29) :

cette situation me convient pour le moment...

Greenduck dit (22:29) :

si seulement je savais ce qu'il a dans la tête...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:29) :

Bon, alors je vais te dire ce qu'il a dans la tête...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

En fait, voilà ce qu'il se dit:

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

Plus je l'observe, plus je lui trouve des qualités...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

elle est douce, gentille, intelligente

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

elle fait attention aux autres.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

elle fait attention à ce que je ressens.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

elle sait quand je ne me se sens pas bien

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:30) :

elle sent quand quelque chose ne va pas...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:31) :

elle a le don pour rétablir le contact et faire en sorte que tout se passe comme avant..

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:32) :

elle sait que je l'apprécie, que j'ai eu pour elle des sentiments très forts

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:32) :

mais elle ne sait peut être pas comment ils ont évolué avec le temps.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:32) :

Je l'aide toujours dans son travail du mieux que je peux.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:33) :

mais c'est complétement désintéressé. Je le fais car j'ai envie qu'elle progresse

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:34) :

J'aimerais que plus tard, elle se souvienne qu'il y avait quelqu'un dans l'équipe d'à côté qui a pris de son temps pour lui expliquer plein de choses...

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:34) :

J'ai envie de lui montrer ce que je sais, à défaut de pouvoir partager avec elle ce que je ressens.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:35) :

J'aimerais qu'elle me voit sous un autre jour, mais je ne peux pas le lui dire, car elle n'est pas libre.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:36) :

Je la respecte, je dois respecter son choix, je dois respecter l'engagement qu'elle a pris, même si rien n'est encore très officiel.

Greenduck dit (22:36) :

c'est super beau

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:36) :

C'est principalement pour cette raison que je ne peux pas avancer davantage.

Le Marquis de Gorgonzolla dit (22:37) :

C'est pour cette raison que je dois me contenter des courts trajets qu'on fait ensemble le soir,

Greenduck dit (22:38) :

Gorgo, un jour, il faudra lui dire tout ça...

Greenduck dit (22:39) :

elle ne soupçonne pas tout ce que tu as pour elle au fond de ton coeur

Greenduck dit (22:40) :

et tu sais, il y a très peu de filles qui ont la chance de susciter autant de choses chez un homme !

Greenduck dit (22:40) :

tu es super sensible

Greenduck dit (22:40) :

on ne peut pas résister à ce genre de déclaration

Greenduck dit (22:41) :

le temps est ton allié

Greenduck dit (22:41) :

et tu es très patient

Greenduck dit (22:41) :

je ne t'aide pas beaucoup, là...

Greenduck dit (22:42) :

             mais pour moi, ce n'est pas mort

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 23 juin 2007

Belle Marquise,

 

Même si vous en avez sans doute déjà deviné la nature, je souhaitais vous faire part des sentiments que je nourris à votre égard... Les taire ne serait pas honnête, et vous m'en voudriez certainement de ne pas vous les dire...

Tout d'abord intrigué par votre douceur et votre délicatesse, j'ai cherché à mieux vous connaître, à mieux vous comprendre. Votre amabilité et votre gentillesse ont fait le reste... Aujourd'hui, j'ai pour vous tellement d'admiration et de respect, que je n'ose vous dire que je vous aime.

Je n'ose vous le dire car je ne souhaite risquer cette relation qui nous lie, tenant trop à la complicité de nos échanges et à la magie des moments que nous partageons...

Je n'ose vous le dire car je sais que vous ne pouvez me donner plus que ce que vous m'accordez déjà...

Je n'ose vous le dire car vous pourrriez penser que je vous en demande davantage...

Je n'ose vous le dire, tout simplement car j'ai peur de perdre votre confiance...

Mais tout ce que je n'ose vous dire, vous le savez déjà...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Lundi 18 juin 2007

Cela fait un moment que je ne vous ai plus vraiment parlé de ma jeune collègue... Un long moment pendant lequel vous vous êtes peut-être demandé si mon silence ne traduisait pas un interêt pour elle en train de s'étioler, si son charmant visage n'était pas déjà en train de s'estomper et de disparaitre peu à peu de mes pensées, ou si finalement, je ne m'étais pas résigné à tourner doucement la page sans rien vous dire...

"Avec le temps va, tout s'en va" disait la chanson...
 
Et bien non... Rien de tout cela... En fait, la jeune demoiselle s'insinue toujours aussi souvent dans mes pensées, interrompant toujours aussi soudainement leur cheminement... Nous nous voyons quotidiennement au travail. J'aime toujours la voir s'approcher silencieusement de mon bureau tous les matins, et l'entendre me dire doucement bonjour, de sa petite voix un peu timide... La preuve que dans la vie, tout n'est pas si compliqué et qu'il reste toujours des choses très simples, n'est ce pas?

Lorsqu'elle est à sa place, j'aime la  regarder discrétement et parfois il m'arrive même de me laisser lentement glisser vers cet état délicieux de contemplation admirative et un peu rêveuse... J'aime alors lire les expressions sur son visage, décoder ces sourcils qu'elle froncent, deviner ce qui se passe sous ce front qu'elle prend délicatement entre ses mains, imaginer ce qui parfois peut bien la faire sourire ainsi... Il lui arrive quelque fois de lever les yeux... Nos regards se croisent alors, me sortant brutalement de ma rêverie... Troublé, je détourne alors immédiatement mon regard du sien, en essayant de prendre l'air le plus naturel possible, mais en me maudissant et en me disant intérieurement "Zut! Grillé!"...  Se dit-elle la même chose quand je la surprend à mon tour en train de m'observer et qu'à son tour, elle essaye d'adopter cet air détaché?

Cinq mois après l'épisode des clémentines et la période de glaciation qui a suivi, nos relations se sont progressivement normalisées... Aujourd'hui, nous nous entendons aussi bien qu'au début, et avons presque retrouvé la complicité initiale qui faisait tout le charme de notre relation et lui donnait toute sa fraîcheur.

Je dis "presque" car, il y a toujours cette frontière invisible que nous nous efforçons de ne pas franchir.... Oh, il ne s'agit ni d'un garde fou en pierres meunières ni d'une rembarde de sécurité dans le genre de celles qu'on peut voir sur les autoroutes... Rien de visible ou de solide... Juste une ligne imaginaire. Immatérielle et invisible... Une ligne en deça de laquelle nous nous efforçons de nous maintenir...

Pour être un peu plus imagé, j'ai un peu l'impression d'être sur une patinoire. Au départ, sur une patinoire, on est confiant, on essaye, on se lance, on tente, on s'enhardit. Puis souvent, arrive ce qui doit arriver, et en esquissant ce petit entrechat un peu plus audacieux,  on se retrouve splendidement étalé de tout son long sur la glace... On réussit tant bien que mal à me relever, mais refroidi par la chute, on reste toujours un petit peu figé, un petit peu désorienté...  Ca y est, vous visualisez bien l'image?

Bon, dans les faits, cela se traduit par davantage de réserve et de prudence dans mon attitude... Parfois je me surprends à réfléchir et à analyser mon comportement avec elle, m'interdisant certains gestes simplement prévenants qui m'auraient semblé naturels avec n'importe quelle autre personne dans les mêmes circonstances... Simplement pour éviter que ces gestes ne puissent paraître déplacés ou pire,  être mal interprétés... (Bon, je vous rassure, je ne me suis pas transformé en homme de cro-magnon non plus!)

De son côté, elle ne me propose plus de quitter le travail avec elle, mais la plupart du temps, elle s'arrange toujours pour me  faire savoir quand elle part... Du coup, nous repartons assez souvent ensemble le soir.

Aujourd'hui, les conversations par messagerie instantanée ont pris une part importante dans notre relation et de son côté comme du mien, tous les prétextes semblent bons pour engager de courtes mais très sympathiques discussions... C'est d'ailleurs une championne du smiley et il va falloir que je m'entraîne pour atteindre son niveau de maîtrise des emoticons...

Bref, vous l'aurez compris, rien de neuf sous le soleil...

Retour à la case départ...

 

 

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Mardi 12 juin 2007

 

 

 

Pour me faire pardonner de vous avoir fait subir mes gammes d'écriture, voici une petite photo qui ne vous dira pas grand chose sauf si je vous précise qu'il s'agit d'un petit d'Hermann...

Un grand merci à la Souris Blonde pour son excellent kougloff...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (12)    ajouter un commentaire
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Mardi 12 juin 2007

Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte, mais écrire un blog, c'est un peu comme avoir un tamagoshi... On surveille sa croissance quotidiennement, il faut s'en occuper régulièrement, le nourrir, le soigner, tout ça, tout ça...

Enfin bon, quand je vous parle de croissance surveillée quotidiennement, ça, c'est pour les bloggueurs les moins atteints... Si vous consultez vos statistiques plus d'une fois par jour, plus aucun doute, vous faites partie de l'autre catégorie...

Comme pour un tamagoshi, le blog, il faut penser à le nourrir régulièrement...

Comment nourrir un blog? Rien de plus simple, il suffit de lui donner de temps en temps quelques articles à manger... Mais bon, pas n'importe lesquels... Il faut des articles que les lecteurs prendront plaisir à lire, des articles les tenant en haleine, histoire de bien les pousser à revenir le lendemain chercher la suite... Car s'ils reviennent le lendemain, c'est tout bon pour les stats, et quand c'est bon pour les stats, c'est bon pour la croissance du blog!

En matière de blog, je trouve que le fond et la forme sont aussi importants l'un que l'autre... Ainsi, parmi la quinzaine de blogs que je lis régulièrement, il y en a certains que je lis pour le contenu (les idées, les histoires, les anecdotes...), d'autres que je lis pour le contenant (l'écriture, le style, la verve, le ton, l'humour... )... Super pactole quand contenu et contenant sont au rendez vous simultanément...
 
Bon, je parle, je parle, je donne des conseils, mais ces conseils, je devrais me les appliquer en premier...

  • Conseil n°1: Nourrir réguliérement son blog...  > C'est cela, oui...
  • Conseil n°2: Ecrire des articles tenant en haleine le lecteur... > Ben voyons...

Mon blog à moi, je trouve qu'il a un petit côté "boa constrictor"... C'est vrai qu'à force de l'élever à la dure, il est maintenant capable de rester très longtemps sans nourriture...

Un post par ci, un post par là...  Quelques jours d'intervalle entre deux articles en période faste, plusieurs semaines en période creuse, vous l'aurez compris, en ce qui concerne la fréquence de mise à jour des articles, la seule règle respectée ici, c'est avant tout l'absence de règle...

D'ailleurs, c'est comme pour le choix du thème des articles...

Au moment précis où je vous écris, je dois vous avouer que je me suis mis en mode "freestyle"... Sujet libre, comme on disait dans les petites classes... C'est un exercice assez éprouvant que celui de se placer devant une page blanche, de se dire qu'on va poser par écrit tout ce qui nous passe par la tête l'espace d'une petite demie heure...

A ce qu'il paraitrait, chercher au fil de l'eau à retranscrire avec des mots les pensées les moins organisées ou les réflexions les plus fugaces, est un très bon entraînement pour apprendre à écrire...

Désolé de vous avoir infligé cet entraînement, désolé pour cet article sans contenu et au contenant si insignifiant...  J'espère que cette page d'écriture vous aura plu et que vous reviendrez nombreux me lire demain...    (Comme ça, c'est mieux, Souris?)

Demain, promis, je vous donnerai quelques nouvelles de ma gentille collégue... Promis, je vous donnerai quelques nouvelles de ma gentille collégue dans le prochain article (donc, pas aujourd'hui, pour ceux qui n'auraient pas capté le message subliminal)  Ce n'est donc pas la peine de veiller tard ce soir, il n'y aura rien de publié aujourd'hui, car j'ai plein de trucs à faire, là, et qu'en plus de tout ça, c'est bien connu, il vaut mieux remettre à demain ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui...

Bon, là, je crois que ça commence à devenir un peu difficile à suivre, entre ce qui a été écrit hier, ce qui est corrigé ce soir et ce que les lecteurs liront demain... 

Oh et puis mince, z'avez qu'à suivre un petit peu... (Là, Souris, je crois que c'est bon... Je pense avoir trouvé le ton!) 

 

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Mardi 5 juin 2007

Bonne question, n'est ce pas?

En attendant de pouvoir y répondre, voici une sympathique animation dénichée sur le Net sur une chanson interprétée par Edith Piaf et Theo Sarapo... Merci à Louis Clichy pour ce petit film.


A quoi ça sert l'Amour?

 

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Samedi 2 juin 2007

Quand j'en ai le temps, j'aime me promener dans les allées du marché qui se tient plusieurs fois par semaine en bas de chez moi... J'aime à déambuler ainsi, tous les sens en éveil...  A regarder à gauche et à droite, à me délecter de la gouaille des marchands,  à avancer le nez au vent en humant les différentes odeurs...

J'aime les odeurs du marché...

Parce qu'une odeur, c'est très particulier... Ca a le pouvoir d'évoquer en vous des souvenirs, de créer dans votre esprit des images qui semblent parfaitement réelles... Et si vous êtes dans un bon état d'esprit, votre imagination débridée pourra instantanément se mettre à vagabonder dès lors qu'une nouvelle odeur sera parvenue à vos narines...

Faire son marché, c'est un petit peu comme faire une thérapie... On en revient toujours l'esprit léger, et tout plein d'images raffraîchissantes dans la tête...

Cette odeur là, elle vient de la rôtisserie située à l'autre bout de l'allée... Sans même passer devant, vous pouvez déjà imaginer les poulets tournant lentement sur leur broche... Ah, cette belle couleur dorée laissant deviner une peau croustillante et une chair blanche tendre et parfumée... Et ce jus perlant goutte à goutte sur le lit de pommes de terre persillées...

Une foule de souvenirs se bouscule alors dans votre esprit... Principalement des souvenirs d'enfance... La saveur d'une cuisse de poulet... Le goût de la chair rôtie à point que viennent réhausser quelques grains de gros sel...

Un peu plus loin, ce sont les fruits et légumes... C'est actuellement la saison des abricots... Et cette année, les abricots sentent drôlement bon!

C'est difficile de décrire un parfum... Le parfum de l'abricot est très doux et pour pouvoir l'analyser plus finement, il faut le respirer profondément et à plusieurs reprises... Immédiatement, les images se créent et le film commence... 

Vous vous représentez ce fruit dont on ne ferait qu'une bouchée, vous voyez cette forme galbée, vous imaginez sa chair ferme et  sa souplesse au toucher... Des images plus précises se forment... Une peau douce et veloutée, une onctueuse couleur de pêche...  Et là, c'est le drame...  Vous repensez à votre jeune collégue.... Vous repensez à la remarque que vous vous êtes faite hier sur son teint de pêche, sur ses joues légérement rosies et  sur les jolies couleurs qu'elle avait sur le bout du nez... Vous vous rappelez même avoir pensé en la regardant à une espéce particulière de pêche, la pêche du Roussillon... (Et oui, vous êtes un puriste...)

Et là, vous vous dites que décidément, cette demoiselle est vraiment belle... Vraiment très belle... Trop belle? Non... Elle est belle, simplement belle....  Belle comme un abricot...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Vendredi 1 juin 2007

 

Poursuite de mon périple en Asie: après les temples d'Angkor, direction le Vietnam!

La géographie de ce pays est assez simple. Il s'agit d'un "S" très allongé, bordé à l'ouest par le Cambodge et le Laos. Au Nord, le Vietnam a une frontière commune avec la Chine.  Les autres frontières sont des frontières maritimes... Du coup, où que l'on soit, on n'est jamais très loin de la Mer de Chine...

Le Vietnam est un pays que je connais pour y avoir déjà séjourné... Lors d'un précédent voyage, j'ai déjà eu l'occasion d'effectuer la lente remontée du Sud vers le Centre du pays. C'est assurément  un très joli parcours et le contraste est particulièrement saisissant, entre  la tumultueuse Saïgon, ville laborieuse et dynamique,  et Huê, ancienne capitale impériale qui a conservé son petit côté austère... 

Cette fois-ci, je me suis concentré sur le Nord du pays,  en visitant Hanoï et ses environs.

Hanoï est une ville où l'on ressent encore beaucoup l'influence française.

Les anciennes villas de l'époque coloniale ont  été entretenues et ont résisté aux ravages du temps. D'ailleurs, certaines ont été réhabilitées et transformées en de somptueuses ambassades. 

La cathédrale Saint Joseph a des airs de Notre Dame de Paris en miniature. Quant à l'Opéra de Hanoï, c'est une réplique en modèle réduit de  l'Opéra Garnier...  Les anciens bâtiments administratifs français sont nombreux et reconnaissables à cette couleur jaune très spécifique...  Ils sont encore en bon état pour la plupart d'entre eux.

Chaque rue a son ancien nom que les vietnamiens ayant connu l'Indochine se plaisent à vous rappeler... Le boulevard Carnot, la rue Paul Bert, le lycée Albert Sarrault, la Citatelle Française... Autant de noms au charme désuet  qui vous transportent en un clin d'oeil quelques décennies auparavant...

 

L'Opéra d'Hanoï

La Pagode à un Pilier

 

 

La ville a gardé un rythme de vie très calme. A 6h du matin, les vietnamiens viennent effectuer leur gymnastique matinale aux abords du petit Lac. Marche à pied, jogging, badminton... Apparement, la population vietnamienne est sportive et profiter ainsi de la fraicheur matinale semble être très agréable...

 

 Le Petit Lac

 

Aux alentours de Hanoï, il y a des montagnes... En deux heures de route, on peut totalement changer de climat et partir pour Tam Dao, petit village perché en altitude et offrant de magnifiques panoramas... 

 

 

 TamDao

 

De Hanoï, la Mer de Chine n'est pas très loin non plus et en quelques heures de car, on se retrouve dans la Baie d'Ha Long...

 

 La Baie d'Ha Long

 

J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce pays que je trouve très beau. A redécouvrir cette population que j'admire pour son courage et son opiniâtreté, ces gens fiers et accueillants, attachants, serviables  et respectueux des traditions. Une culture subtile à laquelle j'adhère, reposant principalement sur les valeurs de la famille et le respect de la sagesse des plus anciens...

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Mardi 29 mai 2007

 

Vous vous en serez aperçus par vous-même, ces derniers temps, j'ai légérement tendance à délaisser mon blog... (Doux euphémisme, n'est ce pas?)

Un seul article pendant le mois dernier...  Autant vous dire que là, je me sens aussi penaud qu'un éléve mis à l'amende pour avoir bâclé ses devoirs...

Un seul article en un mois...  Mon ancien prof de russe aurait très certainement  roulé les "R" et hoché la tête d'un air résigné en disant sévérement:  "C'est faible... Trrrrès faible."   Quant à mon ancien prof de français, il n'aurait sans doute pas manqué de me recommander d'  "éviter le surmenage..." avec cette ironie que je trouve exquise aujourd'hui...

Un seul article en un mois!!  Là, nous venons incontestablement d'atteindre les abysses et si mon blog rank s'est tellement dégradé, c'est bien parce qu'en terme d'activité, ce blog remue à peu près autant que pourrait le faire un poulpe échoué sur le bord d'une plage... 

Et pourtant, j'en ai des choses à vous raconter...

Je pourrais peut-être déjà vous parler des semaines passées dernièrement en Asie du Sud-Est, de ce que j'y ai vu, des personnes que j'y ai rencontrées et des cultures que j'ai pu y cotoyer... Oui, cela pourrait effectivement être un bon début... (et peut être vais-je même réussir à retenir quelques lecteurs, qui sait?)

Donc, voilà... En l'espace de deux semaines, j'ai eu l'occasion de visiter trois très beaux pays de ce coin éloigné du globe... La Malaisie, le Cambodge, le Vietnam... Trois pays en deux semaines, autant vous dire que les journées ont été intenses...

Kuala Lumpur, Phnom Penh, Siem Reap, Angkor, Saïgon et ses alentours, Hanoï et la baie d'Ha Long... Autant de nom de villes et de sites aussi évocateurs les uns que les autres et une telle variété qu'on en perd facilement tout ses repères...

Tout d'abord, Kuala Lumpur... Ses tours, ses buildings, ses lumières, ses habitants d'origines diverses (malais, chinois, musulmans...) son aéroport ultra sophistiqué... (A quand donc, le prochain lifting de nos aéroports de Roissy ou d'Orly?) La capitale malaisienne a décidément  tout de la métropole moderne... Bonne chose, mauvaise chose? Tout dépend bien sûr de quel point de vue on se place...

 

 

 

Le Cambodge semble nettement plus rural. 

C'est un pays très vert à cette période de l'année et il suffit de le parcourir en bus pour voir  des rizières s'étalant à perte de vue de part et d'autre de la route...

Les routes du pays sont parfois encore en terre battue, souvent inconfortables, toujours très chaotiques. Elles sont à l'image du pays. En reconstruction...

Car le Cambodge est un pays en pleine renaissance... Sur les routes khmères, l'absence de poteaux électriques m'a  longuement intrigué jusqu'à ce que je réalise que l'électricité n'arrivait pas encore partout dans le pays...

Dans les campagnes, la population se léve et se couche donc avec le soleil.

Une fois la nuit tombée, les lampes à pétrole s'allument, et dans les hameaux disposant d'un groupe électrogéne, on peut  parfois distinguer la lueur d'une télévision en noir et blanc...

Une station service "low cost"

 

La capitale, Phnom Penh, est une ville en perpétuelle reconstruction. Le sens de la récupération et le recyclage y sont encore de mise...

La population y est étonnement jeune. Elle est dynamique et semble désireuse de s'ouvrir à l'étranger (les écoles mettent particuliérement l'accent sur l'apprentissage et la pratique de l'anglais).

Quand on visite le Cambodge, on ne peut passer à côté d'Angkor et de ses multiples temples..

On est tout d'abord surpris par la végétation luxuriante, le nombre d'espéces différentes... Là bas, point d'écureuil  craintif à la queue en panache, mais des bandes de singes assiégeant les pare-brises et jouant avec les essuie-glaces... 

On continue à rouler... Les pneus soulévent des nuages de poussière d'une couleur ocre...

Puis soudain, au détour de la route, un premier temple englouti par la jungle apparait.. On a un peu l'impression de découvrir l'Atlantide et la visite des temples d'Angkor est très impressionnante, surtout lorsque le guide est captivant...

 

 

Ta Prom

 

Bayon

 

Angkor Wat

 

Un étranger au Cambodge a toujours l'impression d'avoir la moitié de la ville qui lui court derrière pour lui proposer ses services... "Tuk Tuk? Motorbike? Taxi? Tee shirts? Cigarettes? Coconut?" Le tout est de savoir décliner poliment... Avec le sourire... Car une caractéristique du peuple cambodgien est de toujours tout faire avec le sourire...

Prochaine étape, le Vietnam...

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)