Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Dimanche 6 janvier 2008

13jours.jpgHier soir, conformément à la résolution n°27 prise en cette nouvelle année 2008, j'ai retroussé mes manches et j'ai fait un peu de rangement... En rangeant, je suis tombé sur un vieux DVD. (Je sais, j'ai une vie palpitante... mais c'est aussi un petit peu pour ça que vous venez sur ce blog, non?)


C'était un DVD dont j'avais oublié jusqu'à l'existence... Bien caché sur une étagère, il devait dormir là depuis un bon moment, tombant peu à peu dans l'oubli. Sur le boîtier, une épaisse couche de poussière s'était déposée, à travers laquelle  (oui, j'ai des yeux bioniques! Et alors?), on pouvait lire le titre du film...


"Treize jours".
  Pas quatorze, pas douze. Treize.


Bizarre. Le titre ne me disait absolument rien. Avais-je déjà vu ce film? Je ne m'en souvenais même pas... De quoi pouvait-il bien parler?


Dans les contes des Mille et Une Nuits, lorsqu' Aladin trouve une lampe et la frotte, il en fait sortir un génie enturbanné, en burnou et babouches, qui lui exauce trois de ses souhaits. Moi, en passant un coup de chiffon sur la jaquette, bah rien... J'ai juste fait apparaître une jaquette dépoussiérée...  On y voit un décor un peu sombre, un ciel orageux, trois hommes à l'air sérieux et au regard grave, le tout sur fond de bannière étoilée et de Maison Blanche... Pas même une tête d'affiche un peu connue... Ah si, le gominé du fond, celui au front plissé et soucieux comme un professeur d'anthropologie, ça doit être Kevin Costner...


En général, les affiches, ça permet de savoir assez vite le genre de film auquel on a affaire... Normal, me direz vous, c'est étudié pour. Sur cette affiche là, pas de doute... Ces trois lascars au regard déterminé ne sont pas là pour rigoler... On sent bien qu'ils s'apprêtent à sauver le monde d'une catastrophe imminente... On se demande juste ce que les scénaristes hollywoodiens ont bien pu inventer comme catastrophe ce coup-ci... Menace terroriste? Catastrophe naturelle? Invasion extra-terrestre?


Et bien figurez vous qu'ils n'ont rien inventé du tout, puisque "Treize jours" est un film relatant des évenements s'étant réellement déroulés... Kevin Costner, c'est Kenny O'Donnel, conseiller à la Maison Blanche. Les deux autres hommes sur l'affiche, ce sont les frères Kennedy... Et les treize journées, ce sont celles qui se sont écoulées entre le début de la crise des missiles de Cuba et son dénouement. C'était durant le mois d'octobre 1962 (Non, non, pas la peine de me remercier, c'est aussi l'une des missions de ce blog, que de vous permettre d'enrichir votre culture générale... Si, si, j'vous assure!)


Pour en revenir au film, il évoque davantage la gestion de la crise au sein de la Maison Blanche que le thème de la Guerre Froide entre les deux super puissances du moment. Il est assez intéressant car au delà des enjeux et des aspects politiques de cette crise, ce sont davantage les mécanismes de prise de décision qui y sont analysés... L'accent est mis sur les tensions internes et les luttes d'autorité en résultant, ainsi que sur les affrontements et les désaccords sur la stratégie à adopter au sein d'un même camp... Et si on arrive à faire abstraction de quelques passages un peu trop estampillés "God Bless America", c'est plutôt un film qui se laisse regarder car en filigrane, on peut y lire beaucoup de choses...


Pourquoi je vous parle de ce film? Je vous le dirai dans le prochain article...

 

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Lundi 31 décembre 2007
cadran1.jpgBon, je l'avoue, ce soir encore, je comptais me draper dans le silence majestueux du blogueur en mal d'inspiration... Je n'avais vraiment pas l'intention d'écrire... 

Puis j'ai pensé à vous, chers lecteurs... J'ai pensé à vous qui venez frapper régulièrement à la porte de ce blog, qu'il vente ou qu'il neige, les mains complétement bleuies par le froid, les pieds enveloppés de vieux chiffons... (NDLR: Ca fait un peu Cosette, là, mais c'est juste parce que j'ai relu hier le tome I des Misérables...)

Je vous ai imaginés en train de cogner contre le carreau embué, le regard brillant et plein d'espoir... Et j'ai alors entendu s'élever la voix acariâtre du mauvais boulanger, celui-là même qui fait ses croissants à l'unité:

- "Non, pas cette fois... J'ai pas eu le temps d'en faire aujourd'hui... Repassez demain..."
bougonnait-il... 

Là, pris d'un incommensurable remord en imaginant votre déception, je me suis dit que j'avais beau être un tout petit artisan du Net, deux articles en un mois, ce n'était quand même pas terrible... Même en cette période un peu particulière... Car cela a beau être la fin de l'année, ce n'est pas une raison de s'arrêter d'écrire... Même si le changement d'année est toujours une période un peu étrange où on se dit souvent "On verra à la rentrée"... 

Avec le changement d'année, on a tendance à procrastiner. Car on a toujours l'impression que quelque chose va changer... Un peu comme si le changement de millésime impliquait forcément du renouveau. Alors que finalement, si on y réfléchit bien, il n'y a pas vraiment de raison pour qu'il y ait quelque chose qui change... 

Une année qui se termine, une autre qui commence, et avec elle, tout ce qu'on peut en espérer, tout ce qu'on peut en redouter... Mélange inconscient d'angoisse et d'espoir sur lequel bien souvent, on ne parvient pas à mettre de mots... Un peu d'irrationnel que vont encore exploiter les vendeurs de magazines, à grand renfort d'horoscopes, en vous révélant dès demain tout ce que vous réserve l'année 2008... Amour, Travail, Famille, Santé, vous saurez tout... Et cela, sans même l'avoir demandé... 

Pour ma part, je ne prédis pas encore l'avenir... 

Cela ne m'empêche pas de vous souhaiter une très bonne année 2008 en espérant qu'elle apporte des réponses à toutes vos questions, des solutions à tout vos problèmes... Et comme la vie, ce n'est heureusement pas que cela, espérons que cette nouvelle année 2008 vous apporte aussi tout ce que vous pouvez en attendre d'autre...




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par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Dimanche 16 décembre 2007

inspiration.JPGLes crises subites de léthargie gorgonzollesque, ce n'est pas bon pour les statistiques  de fréquentation du blog... Oh, non...  <petit hochement de tête de gauche à droite>...  pas bon du tout...

Car les gens, ils veulent bien revenir une fois, deux fois, trois fois pour vérifier les mises à jour de leur blog favori... Mais au bout d'un certain temps, s'il n'y a toujours pas de nouvel article publié, dans un éclair de lucidité, ils  finissent quand même par se dire:  "Non, mais... De qui se moque-t-on ici?  Maintenant, c'est décidé: s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie!!"

C'est vrai quoi... Que diriez vous de votre boulanger si à chaque fois que vous venez chercher un croissant, il vous disait le sourire aux lévres: "Ah désolé, je n'en ai pas fait aujourd'hui, mais revenez demain..."

Bon, il faut le reconnaître, la mise à jour de ce blog, c'est vraiment une catastrophe ces derniers temps... Comme d'habitude, pas grand chose à la décharge du fainéant de scribouillard  qui rédige ces articles à ma décharge... Une horloge qui tourne toujours un peu trop vite... Et puis très certainement, une légére baisse d'inspiration et de motivation ces derniers temps..

Vous savez, l'approche de l'hiver, le changement de luminosité, les jours qui raccourcissent, l'arrivée du froid, tout ça, tout ça... Oui, ça doit être ça... Ca n'a l'air de rien, mais l'hiver et tout ses signes avant-coureurs, ça doit très certainement jouer sur l'inspiration...

C'est très curieux, l'inspiration... D'habitude, j'ai l'écriture plutôt facile, je parviens sans trop de difficulté à écrire sur tout et sur rien... D'ailleurs, écrire sur rien, je pense même que j'y arrive assez bien...

Mais là, depuis quelques jours, et bien justement, rien de rien... Le vide total... L'impression de se retrouver seul devant la blancheur des steppes ukrainiennes... Une très étrange blancheur... Une blancheur s'étendant à perte de vue... Une blancheur complétement ouatée, presque éblouissante, un peu planante...  Une blancheur vertigineuse mais très rapidement angoissante... Celle de la page blanche... 

Les phrases qu'on commence à écrire et qu'on efface aussitôt... L'impression d'aller à la chasse au papillon à chaque fois qu'on cherche le mot juste... La frustrante impression d'avoir des choses à écrire et de ne pas réussir à le faire comme on le souhaiterait... L'impression de se retrouver devant son clavier comme une poule venant de trouver un couteau...

A ce sujet, je rassure rapidement Jerry et les autres lecteurs... Non, non, il n'y a pas d'os... Le lapin ne semble pas effrayé... Et il continue à gambader gentillement ici et là...

Davantage de nouvelles la prochaine fois...  



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Samedi 1 décembre 2007

poule-couteau-2.jpg

Face à cette réponse totalement inattendue et pour le moins mystérieuse, je me suis senti à peu près aussi bête qu'une poule venant de trouver un couteau...

Vous vous demandez sans doute ce que fait une poule qui trouve un couteau et ce que j'ai bien pu répondre au lapin?    (Oui, je sais, ça devient une véritable basse-cour, ce blog, mais je fais ce que je veux, d'abord!)

Et bien, pendant quelques secondes, je suis resté un peu perplexe... Trois mots, trois petits points, un smiley... Bonjour, le décryptage...

Au départ, je me suis demandé si elle ne répondait pas à autre chose... S'il n'y avait pas un quiproquo possible. Je me suis aussitôt précipité pour relire tout ce que je venais de lui écrire... Scroll, scroll, scroll... Non, a priori, cela ne semblait pas être le cas... Une question, une réponse, pas de doute, la question et la réponse allaient forcément ensemble!

Et ce smiley tout confus qui n'arrêtait pas de rougir... 

Peut-être s'était elle trompée d'émoticône? Une erreur de frappe est si vite arrivée... Se tromper de smiley, c'est un truc qui peut arriver...  Oui... Ca arrive... Quelquefois... Des fois.. Parfois...

Sauf que non... Se tromper de smiley, cela aurait pu arriver à n'importe qui, mais certainement pas à elle qui les manie avec une époustouflante dextérité ...

En matière de smiley, je suis assez conservateur. Je me cantonne au :-), parfois, j'ose un ;-)  et c'est à peine si j'exprime mon incompréhension avec un  :-s .  
Elle, par contre, elle les maîtrise à peu près tous... Le smiley "motus et bouche cousue"  :-#   motus.JPG  pour dire "promis, croix de bois, crois de fer, je ne le répéterais à personne",  le smiley "je renifle et j'éclate en sanglots"  :'(   pleur.JPG   pour dire qu'elle s'arrache les cheveux sur un problème (... et  que de l'aide serait bienvenue) ...

Et je ne vous parle pas de tous les autres que parfois elle utilise aussi comme une ponctuation naturelle...

Le smiley rougissant, c'est  :-$ ...  Autant dire que techniquement parlant, (regardez où c'est donc qu'elle est cachée, la touche "$" sur votre clavier!)  il semble plutôt difficile de le confondre avec autre chose...

Mais alors, si les trois mots, les trois petits points et le smiley veulent bien dire ce qu'ils veulent dire, se pourrait-il que...???

Le fonctionnement du cerveau est bien mystérieux  et les associations d'idées qui s'y font sont parfois des plus étranges... En effet, c'est à ce moment précis que, de manière complètement improbable, m'est revenue à l'esprit cette séquence d'un épisode de Friends, The one in Barbados  (Saison IX, Episode 24)... 



La scène se passe dans un hôtel... Ross et une de ses nouvelles amies, Charlie, sont à côté du bar, cachés derrière une plante verte...
 

Charlie: ... I kind of realized I... was starting to have feelings... for someone else.
Ross: (apparently unruffled) Oh... Can I... can I ask who?
Charlie: I think you know.
Ross: I think I know too, but I’ve been really wrong about this stuff in the past, so...


C'était très étrange... Un flash très court,  vraiment une micro seconde, mais qui a suffi à me rappeler que moi aussi, je m'étais beaucoup trompé sur ce genre de choses dans le passé. Donc...

Que fait une poule qui trouve un couteau?  Je vous le demande...

Pas de cliffhanger cette fois-ci, mais la suite demain...clin-d-oeil.JPG



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Dimanche 25 novembre 2007

vase.jpg"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?"

Cette question m' est venue à l'esprit comme ça...  Elle pouvait sembler anodine dans le contexte immédiat de notre conversation. Oui, finalement, c'était une question toute banale...

Et d'ailleurs, n'importe quelle réponse aurait très bien pu convenir... 

Quelqu'un d'un peu rigide aurait très bien pu répondre par un simple "Euh non, je ne change pas facilement d'avis..." . Une personne un peu plus souple aurait pu se réfugier derrière un "Ben si, ça dépend..." un peu plus nuancé...  Même l'absence de réponse aurait pu être une réponse possible...

Sauf que...

En formulant cette question, je pensais à autre chose... et du coup, vue sous cet angle là, la question n'était plus si innocente que cela, et d'anodine, elle devenait sibylline... 

Quand on pose une question ambigue à un lapin, il faut s'attendre à une réponse ambigue...

"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" lui avais-je demandé...

Le lapin s'est arrêté tout net de taper sur son clavier, a semblé réfléchir quelques secondes, puis a répondu:

"Si, au contraire..."

Et il a rajouté un petit smiley tout rougissant...smiley.JPG




[La suite, bientôt]


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Samedi 24 novembre 2007

lapin-panpan.jpgBon, chose promise, chose dûe, voici la suite du blog... Où en étais-je donc resté avant que le chien ne mange mon devoir? Ah oui... J'étais en pleine digression sur les routes de campagne les soirs d'été...

Les routes de campagne les soirs d'été, c'est l'étoile filante qui traverse l'obscurité et vous fait silencieusement prononcer un voeu même si vous ne vous dites pas superstitieux... Les routes de campagne les soirs d'été, c'est un concert en dolby surround d'un million de criquets cachés dans les fougères, c'est aussi le clair de lune façon lampadaire géant JC Decaux... mais c'est surtout le fameux petit lapin de garenne que vous avez parfois la chance de croiser sur votre chemin...

Ce soir là, en me connectant à Google Talk, j'ai eu de la chance, j'ai vu un petit lapin..

Un lapin de garenne, c'est plutôt craintif... Mais on ne sait jamais pour autant comment ça va réagir... Parfois, ça détale à toute allure... Parfois, non... Ce soir là, mon lapin de garenne n'a pas détalé... Il devait être très surpris de ma présence car cela faisait bien des mois qu'il ne m'avait pas vu dans les parages... Il est resté immobile, tous les sens en alerte... Je n'ai pas bougé non plus et nous sommes restés ainsi, quelques longues secondes à nous observer... Silencieusement...

Ca n'a l'air de rien, mais je vous rappelle que nous sommes sur Google Talk et je vous promets que quelques longues secondes de silence sur une messagerie instantanée à se regarder en chien de faïence, c'est quand même assez impressionnant... 

Deux icônes vertes, la mienne, la sienne... La mienne marquée "Online", la sienne marquée "Available"... Il suffisait d'un clic de souris pour parler au lapin... (NDLR: complétement surréaliste, cette dernière phrase, mais bon, passons...)

Je me suis decidé à rompre le silence en premier... Oh, rien de bien méchant, ni de très audacieux, vous imaginez bien!   Le lapin a répondu en souriant...  Contact établi... Je n'ai pas voulu l'effrayer et le retenir plus longtemps. Je lui ai donc souhaité une bonne soirée et je me suis déconnecté quelques secondes plus tard. Le plus court échange que nous ayons jamais eu par chat, ma collègue et moi... Mais il fallait renouer doucement.

Au quotidien, ma collègue et moi, nous continuons à être très proches. Nous discutons très peu de vive voix. Enormément par chat. Et ces derniers temps, de plus en plus souvent par SMS. 

Nous nous attendons toujours l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir et sur le trajet du retour, même si nous ne parvenons pas encore à aborder de sujets plus personnels, je sens bien cette confiance mutuelle et cette sincérité raffraîchissante qu'il y a entre nous. J'aime beaucoup la petite voix qu'elle prend lorsque nous nous échangeons des petites informations anodines sur le ton de la confidence. Entre nous deux, il semble vraiment y avoir une relation particulière, bien davantage qu'une relation de collègue à collègue. J'ai souvent l'impression qu'elle se sent bien avec moi. J'aimerais bien savoir à quel point...

Ces derniers temps, avec les grèves de transport en commun, nous passons davantage de temps ensemble, à marcher dans l'obscurité, à nous échanger des confidences "anodines", à nous sourire, à ne rien dire, à avoir l'air gêné, mais à se sentir bien...  On ne l'a pas assez dit aux infos: une grève de transports en commun, ça a des bons côtés... Parfois, ça peut rapprocher des gens...

L'autre jour, alors que nous étions tous les deux en train de discuter de je ne sais plus quel sujet (par chat, évidemment), elle a lâché dans la conversation un "Mais moi, je reste sur ma position..."   Je ne sais pas ce qu'il m'a alors pris, du tac au tac, je lui ai répondu  "Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" 

Elle a paru réfléchir quelques secondes et m'a alors dit...

[ Satanée éclipse bloguesque... La suite demain ] 



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Vendredi 23 novembre 2007

Eclipse-lune.jpgBon, alors là, les gens, sans le savoir, vous venez de vivre un phénomène qui se produit de temps en temps dans l'univers des blogs... Vous venez de vivre ce qu'on appelle communément une "éclipse bloguesque".

Et oui... Cette brutale coupure de son et d'image que vous venez de subir, ça porte un nom... Eclipse bloguesque... Si, si, ça vient de sortir. Google connaît pas encore, mais vous verrez, il va vite apprendre...

L'éclipse bloguesque, c'est le genre de truc qui ne prévient pas, qui vous tombe dessus, comme  ça, inopinément, au moment où vous vous y attendez le moins, un peu comme un contrôleur de la RATP à la descente du bus un jour de grève... Ca arrive... On ne s'y attend jamais... C'est comme les pluies de grenouilles dans Magnolia... Et quand ça arrive, on ne peut dire qu'une chose...  "It happens!"....
 
Vous étiez tranquille sur votre blog, en train de raconter quelque chose d'intéressant et tout, et tout? Paf, c'est le moment que choisit l'éclipse bloguesque pour frapper... Sournoisement tapie dans l'ombre et rampant silencieusement, c'est à ce moment précis qu'elle bondit, toutes griffes dehors...

L'éclipse bloguesque, c'est le truc bête qui prive vos gentils lecteurs de tout ces articles quotidiens  hebdomadaires  écrits quand j'en ai le temps, les laissant dans une incertitude follement angoissante et un suspense  difficilement soutenable...

Chers lecteurs, face à cette éclipse bloguesque, je vous ai imaginés désemparés, affolés, paniqués... Un petit peu comme les Incas dans le Temple du Soleil, lorsque Tintin fait mine d'éteindre leur astre fétiche...

En imagination, je vous ai même entendus vous lamenter: "Ciel, il va pas nous faire ce coup là! Et la suite de l'histoire alors???"

(NDLR: Les voix à l'intérieur, c'est mon petit côté Jeanne d'Arc... Faut pas vous inquiéter, je me soigne et le soir, je prends bien tout mes cachets avant de dormir...) 

Bon, comme je ne souhaite pas que vous me preniez tout de suite pour le mégalo que je suis un petit peu quand même, je vous épargnerais les scènes d'hystérie collective qui m'ont effleuré l'esprit, les défilés de pleureuses habillées en noir, s'autoflagellant et réclamant la suite du blog, les centaines de chèvres et de moutons immolés juste pour que je reprenne mon clavier...

Je ne vous en parlerais pas, mais je suis sensible à toutes ces manifestations (Comment ça, elles sont imaginaires?) et du coup, vous aurez la suite du blog demain, promis...

Désolé pour  ce long silence tout de même un petit peu  largement dépendant de ma volonté, et pour reprendre une expression souvent entendue ces derniers temps, veuillez m'excuser pour la gêne occasionnée...


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par Gorgonzolla publié dans : Elucubrations diverses... commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Mardi 13 novembre 2007

Non, vous ne rêvez pas... Nous sommes bien mardi et pourtant ceci est bien un nouvel article...

Enfin, bon,  vu la longueur de l'article, je devrais plutôt parler d'un post-it... Et le père Fouras, là,  à côté, il a la taille d'un timbre poste!

C'était juste pour donner quelques indices à tous les petits curieux qui cherchaient encore pour le cadeau... (Bah oui, vous ne  croyiez tout de même pas que j'allais vous dire ici de quoi il s'agissait ???)

Donc, voici les indices...

<Voix chevrotante "on">

"Il permet de conserver ce qui s'envole..."
"Dans l'ancien temps, il provenait de ce qui s'envole..."

<Voix chevrotante "off">

Je sais, c'est bien maigre comme indice... Et du coup, celui qui trouvera gagnera... toute mon admiration!

(Bien sûr, Jerry, toi, tu n'as plus le droit de jouer! ;-) 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Dimanche 11 novembre 2007

Depuis l'épisode des clémentines, je ne m'étais pas reconnecté à Google Talk...

Peut-être parce qu'à l'époque, instinctivement, je sentais qu'il me fallait prendre de la distance, qu'il me fallait m'éloigner, me protéger, tenter de rééquilibrer la situation. Visiblement, la barque penchait trop d'un côté, je ne voulais surtout pas rendre les choses encore plus gênantes...

Elle m'avait elle même initié à Google Talk et à plusieurs reprises, cela nous avait permis de prolonger le soir nos échanges de la journée... C'était sympa, agréable, à la fois simple et raffraichissant... En m'incitant à utiliser cette messagerie instantanée, elle m'avait en quelque sorte invité sur son terrain de jeu... Mais après l'épisode des clémentines, je ne me sentais plus le droit d'y venir... Nous n'étions apparement pas en phase, cela n'aurait pas été honnête de ma part. Depuis, je ne m'étais donc pas reconnecté...

Dernièrement, en relisant les articles publiés sur ce blog, j'ai pu constater le chemin progressivement parcouru, tout revivre,  du gel des relations diplomatiques à leur rétablissement, en passant par les tentatives de rapprochement timidement effectuées de part et d'autre...

L'autre soir, sans vraiment savoir pourquoi, je me suis reconnecté à Google Talk... Sans véritable raison... Juste comme ça...

Ce n'était pas un geste irréfléchi... Oh, non, loin de là, croyez moi... Car ceux qui me connaissent vous le diront, chez moi, l'action est toujours précédée d'une longue phase de pourrissement mûrissement et de réflexion...

A vrai dire, la réflexion, c'est l'un des grands problèmes de ma vie et parfois, j'en viens à me demander si je ne passe pas trop de temps à me poser des questions... Bon, effectivement, ça ne serait pas vraiment un problème si je trouvais les réponses, mais justement, là, on touche du doigt le deuxième autre grand problème de ma vie...

L'autre soir, je me suis donc reconnecté à Google Talk, la tête pleine de questions et sans l'ombre d'une réponse à aligner en face...  En quelque sorte, un saut dans le vide, sans parachute, ni filet... Etrangement, j'éprouvais le besoin de le faire...

Elle était elle aussi connectée...

Bon, maintenant, pour vraiment ressentir ce que j'ai ressenti, il faudrait que vous vous imaginiez au volant d'une vieille voiture (Tenez, une petite Renault 5 fera parfaitement l'affaire).

Imaginez vous en train de rouler tranquillement par une belle nuit d'été, sur une petite route de campagne. C'est bon? Alors rajoutons un petit peu de décor... Vous roulez à petite allure, feux de route allumés... Au dehors, le chant des grillons, le hululement d'une chouette, le croassement d'une grenouille... Sur votre pare-brise, une nuée de moustiques à tendance suicidaire et de moucherons kamikazes, probablement attirés par la lumière de vos phares... " Zut! demain matin, il va falloir jouer de la raclette et de l'eau savonneuse" pensez-vous tout bas....  Au dessus de votre tête, un ciel laiteux, une  pleine lune rousse et quelques étoiles scintillant au loin... (NDLR: Mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval??) 

Vous roulez tranquillement... 25km/h tout au plus... Car la route est chaotique... Et puis il fait un peu sombre quand même...  Et puis  les feux de la R5, c'est mal fichu, on voit que dalle sur les côtés...

Et là, soudain, en plein milieu de la route, vous apercevez un lapin... Une petite boule de poil, deux grandes oreilles, des oreilles de lapin, quoi...  Alors qu'il était en train de traverser la route, il s'immobilise tout net, vous regardant arriver vers lui. Pris dans le faisceau lumineux de vos phares, il semble complétement hypnotisé, complétement tétanisé... Il ne peut plus bouger...

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que l'autre soir, sur Google Talk, ma jeune collègue, elle était tellement surprise qu'elle m'a fait penser à ce gentil petit lapin tout mignon qu'on rencontre souvent le soir sur les routes de campagne...

 

[La suite bientôt...]

 

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Samedi 3 novembre 2007

Du haut de mon plongeoir, allais-je lamentablement m'éclater les gencives sur le ciment du fond de la piscine comme cela arrive souvent au coyote lorsqu'il poursuit le Roadrunner?

Je contemplais les  abricots...  Un doux sourire... Des yeux brillants... Une certaine émotion dans la voix... Assurément, non, mon geste n'avait pas été mal interprété... Ouf, je respirais enfin...

J'étais content de cette surprise que j'avais faite. J'étais content d'avoir fait plaisir à ma jeune collègue à un moment où elle ne s'y attendait pas...  Mais au delà de tout cela, je me disais surtout que j'avais un peu avancé, que je m'étais un peu revélé à elle...

Peut-être s'interrogerait-elle en se disant que ce geste anodin pouvait en fait ne pas être si anodin que cela?  Peut-être devinerait-elle alors toutes les hésitations qui l'ont précédé... Peut-être même y lirait-elle un aveu de ma part?  Peut-être comprendrait-elle que c'est une façon de lui avouer que je pense à elle...

Jusqu'alors, à force de travailler ensemble, à force de nous cotoyer au quotidien, de nous attendre l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir, nous avions retrouvé la complicité des débuts. Les échanges professionels que nous pouvions avoir par chat, souvent émaillés de smileys et de mots sympas, étaient toujours le prétexte à de petites discussions. De simples discussions comme peuvent en avoir deux collègues s'entendant très bien.

Les semaines qui suivirent mon saut du haut du 3ème plongeoir, il me sembla percevoir un rapprochement de sa part. Quelque chose avait imperceptiblement changé dans son comportement, qui la rendait encore plus proche de moi... Je n'arrive pas à déterminer quoi exactement...

Peut être se montrait-elle un brin plus joueuse dans nos discussions par chat? Peut-être semblait-elle plus pétillante le soir, sur le chemin du retour?  Je ne sais pas bien. Je cherche mais je ne parviens pas encore à mettre de mots dessus...

Toujours est-il qu'à présent, lorsque nous sommes tous les deux, je la sens un peu plus sûre d'elle, un peu plus confiante. Même si parfois elle baisse encore  timidement les yeux lorsque nos deux regards se croisent...

L'autre soir, je me suis reconnecté à Google Talk. Pour la première fois depuis les clémentines...

Elle était, elle aussi, connectée...


[La suite bientôt]


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Samedi 27 octobre 2007

Le dernier épisode se terminait sur un mystérieux sourire des abricots et une petite lueur dans les yeux de ma collègue... J'aime repenser à cet instant où tout semble simple. Vraiment simple. J'aime à revivre ce moment là où tout parait facile. Si facile...

Ce soir là, nous étions donc repartis ensemble du bureau. Nous venions de travailler tous les deux sur un sujet sur lequel elle m'avait posé beaucoup de questions. C'est elle qui avait donné le signal du départ.

- "Go?" 
- "Oui, go!"

Toute la journée, je m'étais demandé comment j'allais faire pour lui offrir son cadeau. C'est seulement lorsque je me suis retrouvé avec elle devant les ascenseurs que je me suis aperçu que, ô râge, ô désespoir, je n'avais rien trouvé, qu'il allait vraiment falloir tout improviser...

Quelque chose devait sans doute se lire sur mon visage ou peut-être devais-je la regarder étrangement, car dans l'ascenseur, elle m'a regardé en me souriant et m'a demandé d'un air amusé:

- "Quoi? Qu'est ce qu'il y a?"
- "Non, non, rien"

Nous sommes sortis du bâtiment et nous nous sommes dirigés vers l'arrêt du bus. Il est arrivé quelques minutes plus tard. Une fois installés, nous avons commencé à discuter. De tout et de rien... Du boulot... Des collègues... De l'âge que certains pouvaient bien avoir... Avec un brin de coquetterie, elle a pris cet air gentillement contrarié en évoquant son anniversaire... "Maintenant que j'ai un an de plus, ..."  Je me suis demandé si elle pensait vraiment ce qu'elle disait, si passer de 25 ans à 26 ans, cela faisait vraiment autant d'effet...

Puis, étrangement, je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de penser, que c'était le moment, que l'occasion était là... 

- "J'ai quelque chose pour toi..." lui ai-je simplement dit...

Je lui ai remis son cadeau avec ces mots tout simples... Des mots qui ne traduisaient pas toutes les hésitations que j'ai eues et dont je ne vous ai pas parlé... Des mots ne reflétant aucunement toutes les interrogations que vous imaginez certainement si vous me connaissez un peu... Comment allait elle le prendre? Comment allait elle interpréter mon geste?

"J'ai quelque chose pour toi"... En prononçant ces mots, j'ai ressenti cette même sensation qu'on a, quand on a sept ans et qu'on se décide à sauter du haut du 3ème plongeoir de la piscine... Oui, exactement cette sensation là, très précisément...

Tant qu'on en est à gravir les échelons, tout va bien... Une fois qu'on est sur le plongeoir, on se rassure comme on peut... Mais tout va encore bien..  Enfin, à peu près bien... On s'approche alors du bord et on jette un oeil vers le bas... Et c'est là  que rien ne va plus... On s'interroge... Et si...???  Les doigts de pied se recroquevillent et s'agrippent désespérement sur le bord du plongeoir... On hésite mais on sait qu'on ne peut plus reculer. Les secondes semblent alors durer une éternité...  On prend une profonde inspiration pour chasser l'appréhension, on ne pense plus à rien, et en une micro seconde, on se décide à sauter... On ressent alors la sensation de chute libre et  surtout, ce petit  frisson qui vous parcourt le long du dos...

L'autre soir, j'ai ressenti ce même petit  frisson... Car je savais que je prenais un nouveau risque, que l'air de rien, je me dévoilais à nouveau.  Que je ne l'avais pas fait depuis l'épisode des clémentines... Je courais à nouveau le risque qu'elle interprète mal mon geste. Offrir un cadeau d'anniversaire à sa jeune collègue dans ce contexte, avec toute cette ambiguité, tout ces non-dits, je ne savais pas bien ce que cela allait donner, j'avais beaucoup réfléchi, je m'étais longuement interrogé, mais je ne savais pas... Et pourtant, quelque chose me poussait à le faire... J'avais envie de le faire...

Elle m'a regardé avec un sourire interrogateur, complétement surprise, ne sachant pas vraiment quoi dire...

- "Je l'ouvre tout de suite?" m'a t elle alors demandé dans un souffle, tout en commençant déjà à enlever le papier qu'il y avait autour.
- "Oui, si tu veux.."  (Brillante réponse, je sais, merci de me le signaler...)

Je l'ai regardé retirer délicatement le ruban, puis le papier. J'essayais de lire son regard mais elle était trop occupée à ouvrir le paquet. J'essayais d'imaginer ce à quoi elle pouvait bien penser à ce moment. Fébrilement, elle a ouvert la boîte et a découvert son cadeau. D'un coup, elle est devenue toute timide, ne sachant plus quoi dire. Elle m'a alors gentillement remercié. Elle semblait vraiment surprise par cette situation inattendue et de l'attention que je lui portais, et paraissait un peu gênée de ne trouver ses mots... Mademoiselle, il ne faut pas être gênée... Je me serais largement contenté de ce sourire si doux éclairant votre visage et  vos yeux si brillants m'ont déjà dit merci...


( Désolé, Jerry, la suite au prochain épisode... :-) 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (3)    ajouter un commentaire
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Samedi 27 octobre 2007
Bon, alors, je dois reconnaître qu'en matière de mise à jour de blog, je suis un peu à la ramasse, là...  Heureusement, ce n'est pas mon boulot et je ne suis pas payé à la ligne... Un article par semaine, la misère, quoi... Un vrai désert, ce blog... Si ça continue, il va vite falloir que ça cesse, car ce n'est pas comme ça que je vais réussir à garder mes trois lecteurs, moi...

 

[Et pis d'abord, c'est faux, quand je dis "trois", c'est juste un effet de style pour ne pas avoir trop l'air de me la ramener, et vous êtes bien plus nombreux que ça, à lire le blog du boulot, en prenant un air sérieux et concentré derrière vos petits écrans d'ordinateurs! Si, si, j'vous assure...]

Dites, les gens de la blogosphère, il faudrait que vous me donniez le truc, que vous me disiez comment vous faites, pour poster une voire plusieurs fois par jour... Vous ne dormez jamais ou bien? Parce que moi, rien que de lire les mises à jour des blogs des autres, ça me prend déjà un temps monstrueux... Bon, j'espère que vous l'avez remarqué, j'ai commencé à répondre à quelques commentaires... Ici et ... C'est un bon début, non?

Houlà, j'en vois plusieurs au fond, qui commencent à trépigner d'impatience en réclamant la suite des abricots... Patience, les z'amis... Je n'allais pas vous laisser repartir d'ici sans quelques nouvelles... Car je sais bien que mon lectorat est finalement très fleur bleue et que ce blog, c'est parfois rien de plus qu'un gros tonneau d'eau de rose...

Donc la suite des abricots, c'est  ici...

 

 

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Samedi 20 octobre 2007

Qu'il s'agisse de Desperate Housewives, de Prison Break ou de n'importe quelle telenovela brésilienne non diffusée en France car ne faisant potentiellement pas assez d'audience, la recette est toujours la même... 

Pour obliger le téléspectateur à regarder tous les épisodes, on applique le principe de la  récurrence...

Surtout, ne me demandez pas comment j'arrive à parler de série TV et de principe de récurrence dans la même phrase car je l'ignore moi même... L'association de ces termes semble si improbable... Et pourtant, c'est bien de cela qu'il s'agit et la recette est immuable.

Tout d'abord, essayer de bien accrocher le téléspectateur avec l'épisode pilote (i=0).

Ensuite, faire en sorte que s'il regarde l'épisode de cette semaine (i=N), quelque chose le pousse à  regarder aussi l'épisode de la semaine suivante (i=N+1)... Dans le jargon consacré, on appelle ça le "teasing"...

Mon blog, c'est un peu ma série TV à moi... On y trouve de tout... Du blabla (alors là, il y en a  beaucoup), de vrais rebondissements (où ça? où ça?), du verbiage pour rallonger la sauce. Et aussi du teasing...

Bon, sauf que des fois, le teasing, il est pas vraiment voulu... Et si parfois je vous laisse sur votre faim en restant de longues périodes sans écrire, ne m'en voulez pas... (Parfois, pas le temps de poster, d'autres fois, pas la motivation suffisante pour rallumer le PC, tout ça, tout ça...)

La dernière note se terminait sur l'anniversaire des abricots, sur lequel je vous ai lâchement abandonné en laissant planer une espèce de suspense faussement insoutenable...

[Léger flou de l'image et ondulations à appliquer sur les bords de l'écran pour les effets spéciaux comme à la télé...]

Il y a quelque jours, c'était donc l'anniversaire des abricots... Je le savais et j'y pensais déjà depuis un moment...

Je connaissais la date d'anniversaire de ma jeune collègue car l'année dernière, à peu près à cette même époque, nous l'avions jouée sur une grille de Loto... Un tirage spécial Super Cagnotte du Vendredi 13 où nous n'avons rien gagné, sinon quelques agréables instants d'une bien douce complicité... A l'époque, je m'étais promis de m'en rappeler et d'y penser l'année prochaine.

J'ai une certaine facilité à mémoriser les chiffres. Anniversaires, numéros de téléphone, digicodes, horaires de train... Je me souviens même des codes de mes toutes premières cartes de crédit et au moment où j'écris (ça, c'est du blog en live!), je me rappelle même d'une liste de dates d'histoire apprises par coeur à l'époque du passage du Brevet des colléges... La révolte des marins du Potemkine, la création de la SDN lors de la signature du traité de Versailles, le Congrés de Tours, les accords de Munich, etc...

Pour les anniversaires, c'est encore plus étrange et maintenant, vous allez vraiment me prendre pour Rain Man si je vous dis qu'une ou deux semaines avant la date, il y a comme une espèce de reminder Outlook dans ma tête qui me signale l'approche d'un anniversaire à souhaiter. Si, si... Véridique!

Il y a quelques jours, c'était l'anniversaire de ma jeune collègue, j'y avais pensé et je lui ai offert un cadeau. Oh, rien de très extravagant... Quelque chose de sobre, de simple, plus pour dire "je t'offre cet objet pour te montrer que j'ai compris qui tu étais".. Un cadeau dont la valeur réside davantage dans le geste effectué et le message délivré...

Le matin, ma jeune collègue avait apporté croissants et jus de fruits... La journée s'était passée tranquillement. Le soir, sur le chemin du retour, la surprise a été totale. J'aurais aimé pouvoir saisir son sourire et cette petite lueur dans les yeux...

 

[To be continued]

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 13 octobre 2007

Arghh! Je m'aperçois avec effroi que cela fait une semaine que je n'ai rien écrit sur mon blog... Activité du blog: zéro. Nada. Niente. Que dalle.. Je n'ai même pas répondu aux commentaires...

C'est mal, je sais...

Là, cela fait une semaine que je n'ai même pas regardé le blog ranking, le nombre de visiteurs, les statistiques d'audience, les articles les plus lus, etc... Une semaine que je n'ai pas jeté un oeil sur toute cette batterie d'indicateurs que tout bloggueur consulte frénétiquement plusieurs fois par jour pour flatter son ego surdimensionné... (enfin, quand les indicateurs sont flatteurs, parce que là, ça s'apparente plus à "Vingt Mille lieux sous les mers" qu'à autre chose....)

Bon, alors... Passons aux choses sérieuses maintenant...  De quoi vais-je bien pouvoir vous parler aujourd'hui, là, comme ça, sans avoir vraiment réfléchi à la question?

Je regarde les derniers articles et je m'aperçois que cela fait plus d'un mois que je ne vous ai pas parlé des abricots... On peut parler des abricots, tiens...

Les abricots, les abricots... Que dire sinon qu'en ce moment, les abricots et moi, ça se passe plutôt bien...

Ma jeune collègue et moi, nous sommes souvent amenés à travailler ensemble, ces derniers temps. En fait, nous ne travaillons pas sur les mêmes projets, mais elle me demande souvent des informations et me pose parfois des rafales de questions... J'ai toujours beaucoup de plaisir à lui répondre et à chercher avec elle les informations qui lui manquent. C'est quelqu'un d'intelligent et de minutieux.

En travaillant avec elle, j'ai l'occasion de mieux la voir dans sa relation avec les autres. Réservée et plutôt timide, elle agit toujours avec les autres avec tact et modération. Mais cela ne l'empêche pas d'avoir un esprit critique et des avis très précis...

Entre elle et moi, je sens qu'il y a une relation privilégiée car nous échangeons en toute franchise et en toute confiance nos points de vue, nos avis...  Enfin, tant que cela reste sur le plan du travail, bien sûr... Car pour ce qui est du reste, même si nous sommes très proches, il y a toujours ce non-dit, ce  je-ne-sais-quoi d'ambigu, qui vous donne l'impression d'être en équilibre sur le fil d'une lame de rasoir...

Nos bureaux sont assez eloignés mais en visibilité directe... Nous pouvions nous voir à travers un angle vitré... Parfois, il nous arrivait de nous surprendre à nous regarder l'un l'autre. Quand c'était moi qui la surprenait, je sentais chez elle une certaine gêne, elle détournait rapidement le regard, se mettant à rassembler et à ranger les feuilles sur son bureau pour se donner une contenance...  Quand c'était elle qui me surprenait à la regarder, c'était à mon tour de regarder penaudement ailleurs en me félicitant tout bas de ma discrétion ("Ah ben bravo, mon petit père!")

Depuis quelques semaines, l'angle vitré est devenu opaque...  "Bon, ben je ne peux plus te voir, là!"... "Bah moi non plus.." lui ai-je répondu..

Les discussions par messagerie instantanée n'en ont repris que de plus belle...

D'ailleurs, au bureau, nous nous parlons très peu et ne discutons que par chat... Les discussions de vive voix n'ont lieu que le soir, sur le trajet du retour.

Nous sommes très proches et continuons de nous rapprocher... Etrange situation qui l'autre jour, m'a rappelé mes cours de philo de terminale... Le paradoxe de Zénon, l'histoire d'Achille et la Tortue, tout ça, tout ça... "Toute évidence des sens est fallacieuse et le mouvement est impossible"... Ben voyons!

L'autre jour, c'était son anniversaire...

 

[ Bon, allez, il faut que j'y aille,  je vous laisse imaginer la suite... A vous de bosser un peu maintenant... La suite, très vite...]

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 6 octobre 2007


L'avez vous remarqué? On est plus souvent dérangé par le bruit fait par des personnes qu' on ne connait ou n'apprécie pas, que par celui engendré par des personnes avec lesquelles on entretient de bonnes relations...

Dans un cas, le bruit est souvent perçu comme une sorte d'agression alors que dans l'autre, il y a incontestablement une plus grande marge de tolérance...

Le degré de nuisance sonore semble vraiment dépendre de la personne qui la crée..

D'ailleurs, reconnaissez que vous êtes plus amène à supporter les gammes de la pianiste qui vous sourit tous les matins dans l'ascenseur que celles du trompettiste du 5eme étage aimable comme une porte de goulag... Surtout si la dite porte de goulag s'est plainte à tout le monde (sauf à vous) du vélo que vous gariez dans la cour de l'immeuble!

A côté de cela, la perception du bruit relève d'une évaluation totalement subjective... On ne sera par exemple pas tous dérangé de la même manière par une personne parlant un peu fort au téléphone dans le train. Certains s'offusqueront et se mettront à marmonner aux premières notes de la sonnerie du téléphone portable alors que d'autres prendront leur mal en patience et s'amuseront à écouter la conversation sans en avoir l'air..

De la même manière, observez bien ces personnes, là, au fond du wagon... Vous verrez certains voyageurs se retourner et décocher un regard noir au djeun's faisant profiter tout le monde du son hâché de la musique qu'il écoute, casque vissé dans les oreilles, volume au maximum, alors que d'autres ne reléveront même pas le nez de leur journal...

Du silence au bruit, il existe une infinité de nuances. Il existe tout autant de perceptions individuelles... Tout dépend de la sensibilité de chacun... Pour ma part, je trouve le silence d'une bibliothèque complétement différent de celui d'une cathédrale... Par contre, le flic-floc du robinet qui goutte la nuit aura sur moi le même effet que le bourdonnement d'un moustique à la recherche d'une aire d'atterissage et d'un point de ravitaillement...

Mais finalement, qu'il dérange ou non, le bruit, c'est la vie, et parfois, on se sent obligé d'en faire...

Tenez, lorsque vous prenez l'ascenseur, par exemple...

Avez vous remarqué qu'une fois entrés dans l'ascenseur, les gens observaient généralement un silence quasi religieux, gardaient leurs yeux rivés sur le voyant lumineux à regarder les étages défiler, et qu'une fois arrivés, ils se sentaient obligés de rompre ce silence par un "Bonne journée" ou un  "Au revoir" alors qu'ils ne s'étaient pas dit "Bonjour" en attendant en bas?

Finalement, ce "bonne journée" ou cet "au revoir", sont-ce là uniquement quelques paroles anodines distillées par politesse? Ou bien est-ce parce dans notre inconscient, le silence perturbe lorsqu'il nous est imposé?

Pour mieux se convaincre de la réponse, essayez d'imaginer une classe de maternelle où la maîtresse n'aurait pas besoin de réclamer le silence, et où tous les enfants se tiendraient un peu comme des moines bénédictins se retirant dans la solitude de leur couvent... Improbable, non?

 

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Dimanche 30 septembre 2007

Il arrive parfois des choses très étranges dans la vie de tous les jours. Des choses qu'on ne prend pas vraiment le temps d'analyser, mettant tout sur le dos de la Coïncidence...

"C'est une coïncidence...", "Quelle drôle de coïncidence"...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Petit retour en arrière (dans certains métiers, on appelle ça un "flachebaque"...)  pour vous expliquer comment j'en suis arrivé à me poser cette question existentielle...

Nous sommes jeudi matin. Il doit être 8h20, le tramway arrive à la porte de Versailles. Les portes automatiques s'ouvrent et laissent passer un flot continu de voyageurs. Un homme monte. La trentaine, lunettes à la Yves Saint Laurent, plutôt bien habillé. Des couleurs osées mais finalement bien assorties. Original sans atteindre les limites de l'excentricité. L'homme semble nerveux. Il tripote son téléphone portable, dernier cri de la technologie...

Porte de Vanves, une jeune femme monte dans la rame. La trentaine aussi. Bonne présentation, un look classique et soigné. La jeune femme est sophistiquée sans en avoir l'air. Le chic parisien, quoi.

L'homme et la femme sont assis l'un en face de l'autre. En diagonale, plus exactement. L'homme parcourt les titres de 20mn, le journal gratuit distribué sur les réseaux de la RATP. La femme "textote" fébrilement.

Le tramway arrive Porte d'Orléans. Porte d'Orléans, c'est la station où je descends. Enfin, normalement... Car là, perdu dans mes hypothèses, j'avais complétement oublié que j'étais arrivé à destination... Brûtalement arraché à mes pensées par le signal sonore, je saute sur le quai in extremis, un peu désolé de n'avoir pas obtenu plus d'indices sur ces deux personnages bien intriguants (je sais,je sais, il en faut pas beaucoup pour m'intriguer...)

La journée passe... Rien de bien particulier, une journée banale, qui ne mérite pas plus que ces quelques mots pour la décrire... 

Le soir, en reprenant le tramway dans le sens inverse, quelle ne fut ma surprise de retrouver mes deux sujets... Ils étaient assis à la place même où je les avais laissés le matin... Et chose plus extraordinaire, ils se parlaient comme s'ils se connaissaient depuis toujours...

Les oreilles complètement écarquillées et les yeux regardant dans une autre direction (technique enseignée dans toutes les écoles d'agents secrets...), j'ai bien sûr essayé d'en savoir plus...

Mais non, apparement, ces deux là ne se connaissaient pas avant et il s'agissait d'une banale coïncidence. Une coïncidence qui les a sans doute fait échanger un sourire quand ils se sont reconnus. Une coïncidence qui les a poussés à engager la conversation...

Mais dans la vie, y a-t-il autant de coïncidences que cela?

Tenez, prenez les films de Lelouch par exemple. La vie ne se résume pas à un film de Lelouch, bien sûr... Mais le schéma de ses films est quand même très caractéristique... En général, plusieurs histoires sont racontées en paralléle. Et toutes finissent par lentement se rejoindre... Chaque détail, chaque coïncidence a son importance. Et pendant tout le film, on a un peu l'impression de voir les pièces d'un puzzle s'assembler les unes aux autres...

Et si finalement, la vie était un immense puzzle?

 

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par Gorgonzolla publié dans : Tranche de vie... commentaires (3)    ajouter un commentaire
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