Edito

Elucubrations diverses et variées, tranches de vie, coups de gueule, coups de blues... Voilà ce que globalement vous trouverez sur ce blog qui se veut une fenêtre ouverte sur le cinéma de la vie quotidienne. Si vous voulez participer au tournage, n'hésitez pas à réagir et à laisser vos commentaires!


 

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Vue sur la Tour Eiffel

 

 


Dimanche 16 décembre 2007

inspiration.JPGLes crises subites de léthargie gorgonzollesque, ce n'est pas bon pour les statistiques  de fréquentation du blog... Oh, non...  <petit hochement de tête de gauche à droite>...  pas bon du tout...

Car les gens, ils veulent bien revenir une fois, deux fois, trois fois pour vérifier les mises à jour de leur blog favori... Mais au bout d'un certain temps, s'il n'y a toujours pas de nouvel article publié, dans un éclair de lucidité, ils  finissent quand même par se dire:  "Non, mais... De qui se moque-t-on ici?  Maintenant, c'est décidé: s'il n'y en a pas à midi, je change de crémerie!!"

C'est vrai quoi... Que diriez vous de votre boulanger si à chaque fois que vous venez chercher un croissant, il vous disait le sourire aux lévres: "Ah désolé, je n'en ai pas fait aujourd'hui, mais revenez demain..."

Bon, il faut le reconnaître, la mise à jour de ce blog, c'est vraiment une catastrophe ces derniers temps... Comme d'habitude, pas grand chose à la décharge du fainéant de scribouillard  qui rédige ces articles à ma décharge... Une horloge qui tourne toujours un peu trop vite... Et puis très certainement, une légére baisse d'inspiration et de motivation ces derniers temps..

Vous savez, l'approche de l'hiver, le changement de luminosité, les jours qui raccourcissent, l'arrivée du froid, tout ça, tout ça... Oui, ça doit être ça... Ca n'a l'air de rien, mais l'hiver et tout ses signes avant-coureurs, ça doit très certainement jouer sur l'inspiration...

C'est très curieux, l'inspiration... D'habitude, j'ai l'écriture plutôt facile, je parviens sans trop de difficulté à écrire sur tout et sur rien... D'ailleurs, écrire sur rien, je pense même que j'y arrive assez bien...

Mais là, depuis quelques jours, et bien justement, rien de rien... Le vide total... L'impression de se retrouver seul devant la blancheur des steppes ukrainiennes... Une très étrange blancheur... Une blancheur s'étendant à perte de vue... Une blancheur complétement ouatée, presque éblouissante, un peu planante...  Une blancheur vertigineuse mais très rapidement angoissante... Celle de la page blanche... 

Les phrases qu'on commence à écrire et qu'on efface aussitôt... L'impression d'aller à la chasse au papillon à chaque fois qu'on cherche le mot juste... La frustrante impression d'avoir des choses à écrire et de ne pas réussir à le faire comme on le souhaiterait... L'impression de se retrouver devant son clavier comme une poule venant de trouver un couteau...

A ce sujet, je rassure rapidement Jerry et les autres lecteurs... Non, non, il n'y a pas d'os... Le lapin ne semble pas effrayé... Et il continue à gambader gentillement ici et là...

Davantage de nouvelles la prochaine fois...  



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Samedi 1 décembre 2007

poule-couteau-2.jpg

Face à cette réponse totalement inattendue et pour le moins mystérieuse, je me suis senti à peu près aussi bête qu'une poule venant de trouver un couteau...

Vous vous demandez sans doute ce que fait une poule qui trouve un couteau et ce que j'ai bien pu répondre au lapin?    (Oui, je sais, ça devient une véritable basse-cour, ce blog, mais je fais ce que je veux, d'abord!)

Et bien, pendant quelques secondes, je suis resté un peu perplexe... Trois mots, trois petits points, un smiley... Bonjour, le décryptage...

Au départ, je me suis demandé si elle ne répondait pas à autre chose... S'il n'y avait pas un quiproquo possible. Je me suis aussitôt précipité pour relire tout ce que je venais de lui écrire... Scroll, scroll, scroll... Non, a priori, cela ne semblait pas être le cas... Une question, une réponse, pas de doute, la question et la réponse allaient forcément ensemble!

Et ce smiley tout confus qui n'arrêtait pas de rougir... 

Peut-être s'était elle trompée d'émoticône? Une erreur de frappe est si vite arrivée... Se tromper de smiley, c'est un truc qui peut arriver...  Oui... Ca arrive... Quelquefois... Des fois.. Parfois...

Sauf que non... Se tromper de smiley, cela aurait pu arriver à n'importe qui, mais certainement pas à elle qui les manie avec une époustouflante dextérité ...

En matière de smiley, je suis assez conservateur. Je me cantonne au :-), parfois, j'ose un ;-)  et c'est à peine si j'exprime mon incompréhension avec un  :-s .  
Elle, par contre, elle les maîtrise à peu près tous... Le smiley "motus et bouche cousue"  :-#   motus.JPG  pour dire "promis, croix de bois, crois de fer, je ne le répéterais à personne",  le smiley "je renifle et j'éclate en sanglots"  :'(   pleur.JPG   pour dire qu'elle s'arrache les cheveux sur un problème (... et  que de l'aide serait bienvenue) ...

Et je ne vous parle pas de tous les autres que parfois elle utilise aussi comme une ponctuation naturelle...

Le smiley rougissant, c'est  :-$ ...  Autant dire que techniquement parlant, (regardez où c'est donc qu'elle est cachée, la touche "$" sur votre clavier!)  il semble plutôt difficile de le confondre avec autre chose...

Mais alors, si les trois mots, les trois petits points et le smiley veulent bien dire ce qu'ils veulent dire, se pourrait-il que...???

Le fonctionnement du cerveau est bien mystérieux  et les associations d'idées qui s'y font sont parfois des plus étranges... En effet, c'est à ce moment précis que, de manière complètement improbable, m'est revenue à l'esprit cette séquence d'un épisode de Friends, The one in Barbados  (Saison IX, Episode 24)... 



La scène se passe dans un hôtel... Ross et une de ses nouvelles amies, Charlie, sont à côté du bar, cachés derrière une plante verte...
 

Charlie: ... I kind of realized I... was starting to have feelings... for someone else.
Ross: (apparently unruffled) Oh... Can I... can I ask who?
Charlie: I think you know.
Ross: I think I know too, but I’ve been really wrong about this stuff in the past, so...


C'était très étrange... Un flash très court,  vraiment une micro seconde, mais qui a suffi à me rappeler que moi aussi, je m'étais beaucoup trompé sur ce genre de choses dans le passé. Donc...

Que fait une poule qui trouve un couteau?  Je vous le demande...

Pas de cliffhanger cette fois-ci, mais la suite demain...clin-d-oeil.JPG



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Dimanche 25 novembre 2007

vase.jpg"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?"

Cette question m' est venue à l'esprit comme ça...  Elle pouvait sembler anodine dans le contexte immédiat de notre conversation. Oui, finalement, c'était une question toute banale...

Et d'ailleurs, n'importe quelle réponse aurait très bien pu convenir... 

Quelqu'un d'un peu rigide aurait très bien pu répondre par un simple "Euh non, je ne change pas facilement d'avis..." . Une personne un peu plus souple aurait pu se réfugier derrière un "Ben si, ça dépend..." un peu plus nuancé...  Même l'absence de réponse aurait pu être une réponse possible...

Sauf que...

En formulant cette question, je pensais à autre chose... et du coup, vue sous cet angle là, la question n'était plus si innocente que cela, et d'anodine, elle devenait sibylline... 

Quand on pose une question ambigue à un lapin, il faut s'attendre à une réponse ambigue...

"Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" lui avais-je demandé...

Le lapin s'est arrêté tout net de taper sur son clavier, a semblé réfléchir quelques secondes, puis a répondu:

"Si, au contraire..."

Et il a rajouté un petit smiley tout rougissant...smiley.JPG




[La suite, bientôt]


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (5)    ajouter un commentaire
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Samedi 24 novembre 2007

lapin-panpan.jpgBon, chose promise, chose dûe, voici la suite du blog... Où en étais-je donc resté avant que le chien ne mange mon devoir? Ah oui... J'étais en pleine digression sur les routes de campagne les soirs d'été...

Les routes de campagne les soirs d'été, c'est l'étoile filante qui traverse l'obscurité et vous fait silencieusement prononcer un voeu même si vous ne vous dites pas superstitieux... Les routes de campagne les soirs d'été, c'est un concert en dolby surround d'un million de criquets cachés dans les fougères, c'est aussi le clair de lune façon lampadaire géant JC Decaux... mais c'est surtout le fameux petit lapin de garenne que vous avez parfois la chance de croiser sur votre chemin...

Ce soir là, en me connectant à Google Talk, j'ai eu de la chance, j'ai vu un petit lapin..

Un lapin de garenne, c'est plutôt craintif... Mais on ne sait jamais pour autant comment ça va réagir... Parfois, ça détale à toute allure... Parfois, non... Ce soir là, mon lapin de garenne n'a pas détalé... Il devait être très surpris de ma présence car cela faisait bien des mois qu'il ne m'avait pas vu dans les parages... Il est resté immobile, tous les sens en alerte... Je n'ai pas bougé non plus et nous sommes restés ainsi, quelques longues secondes à nous observer... Silencieusement...

Ca n'a l'air de rien, mais je vous rappelle que nous sommes sur Google Talk et je vous promets que quelques longues secondes de silence sur une messagerie instantanée à se regarder en chien de faïence, c'est quand même assez impressionnant... 

Deux icônes vertes, la mienne, la sienne... La mienne marquée "Online", la sienne marquée "Available"... Il suffisait d'un clic de souris pour parler au lapin... (NDLR: complétement surréaliste, cette dernière phrase, mais bon, passons...)

Je me suis decidé à rompre le silence en premier... Oh, rien de bien méchant, ni de très audacieux, vous imaginez bien!   Le lapin a répondu en souriant...  Contact établi... Je n'ai pas voulu l'effrayer et le retenir plus longtemps. Je lui ai donc souhaité une bonne soirée et je me suis déconnecté quelques secondes plus tard. Le plus court échange que nous ayons jamais eu par chat, ma collègue et moi... Mais il fallait renouer doucement.

Au quotidien, ma collègue et moi, nous continuons à être très proches. Nous discutons très peu de vive voix. Enormément par chat. Et ces derniers temps, de plus en plus souvent par SMS. 

Nous nous attendons toujours l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir et sur le trajet du retour, même si nous ne parvenons pas encore à aborder de sujets plus personnels, je sens bien cette confiance mutuelle et cette sincérité raffraîchissante qu'il y a entre nous. J'aime beaucoup la petite voix qu'elle prend lorsque nous nous échangeons des petites informations anodines sur le ton de la confidence. Entre nous deux, il semble vraiment y avoir une relation particulière, bien davantage qu'une relation de collègue à collègue. J'ai souvent l'impression qu'elle se sent bien avec moi. J'aimerais bien savoir à quel point...

Ces derniers temps, avec les grèves de transport en commun, nous passons davantage de temps ensemble, à marcher dans l'obscurité, à nous échanger des confidences "anodines", à nous sourire, à ne rien dire, à avoir l'air gêné, mais à se sentir bien...  On ne l'a pas assez dit aux infos: une grève de transports en commun, ça a des bons côtés... Parfois, ça peut rapprocher des gens...

L'autre jour, alors que nous étions tous les deux en train de discuter de je ne sais plus quel sujet (par chat, évidemment), elle a lâché dans la conversation un "Mais moi, je reste sur ma position..."   Je ne sais pas ce qu'il m'a alors pris, du tac au tac, je lui ai répondu  "Et toi, on ne te fait pas bouger, hein?" 

Elle a paru réfléchir quelques secondes et m'a alors dit...

[ Satanée éclipse bloguesque... La suite demain ] 



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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Mardi 13 novembre 2007

Non, vous ne rêvez pas... Nous sommes bien mardi et pourtant ceci est bien un nouvel article...

Enfin, bon,  vu la longueur de l'article, je devrais plutôt parler d'un post-it... Et le père Fouras, là,  à côté, il a la taille d'un timbre poste!

C'était juste pour donner quelques indices à tous les petits curieux qui cherchaient encore pour le cadeau... (Bah oui, vous ne  croyiez tout de même pas que j'allais vous dire ici de quoi il s'agissait ???)

Donc, voici les indices...

<Voix chevrotante "on">

"Il permet de conserver ce qui s'envole..."
"Dans l'ancien temps, il provenait de ce qui s'envole..."

<Voix chevrotante "off">

Je sais, c'est bien maigre comme indice... Et du coup, celui qui trouvera gagnera... toute mon admiration!

(Bien sûr, Jerry, toi, tu n'as plus le droit de jouer! ;-) 


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Dimanche 11 novembre 2007

Depuis l'épisode des clémentines, je ne m'étais pas reconnecté à Google Talk...

Peut-être parce qu'à l'époque, instinctivement, je sentais qu'il me fallait prendre de la distance, qu'il me fallait m'éloigner, me protéger, tenter de rééquilibrer la situation. Visiblement, la barque penchait trop d'un côté, je ne voulais surtout pas rendre les choses encore plus gênantes...

Elle m'avait elle même initié à Google Talk et à plusieurs reprises, cela nous avait permis de prolonger le soir nos échanges de la journée... C'était sympa, agréable, à la fois simple et raffraichissant... En m'incitant à utiliser cette messagerie instantanée, elle m'avait en quelque sorte invité sur son terrain de jeu... Mais après l'épisode des clémentines, je ne me sentais plus le droit d'y venir... Nous n'étions apparement pas en phase, cela n'aurait pas été honnête de ma part. Depuis, je ne m'étais donc pas reconnecté...

Dernièrement, en relisant les articles publiés sur ce blog, j'ai pu constater le chemin progressivement parcouru, tout revivre,  du gel des relations diplomatiques à leur rétablissement, en passant par les tentatives de rapprochement timidement effectuées de part et d'autre...

L'autre soir, sans vraiment savoir pourquoi, je me suis reconnecté à Google Talk... Sans véritable raison... Juste comme ça...

Ce n'était pas un geste irréfléchi... Oh, non, loin de là, croyez moi... Car ceux qui me connaissent vous le diront, chez moi, l'action est toujours précédée d'une longue phase de pourrissement mûrissement et de réflexion...

A vrai dire, la réflexion, c'est l'un des grands problèmes de ma vie et parfois, j'en viens à me demander si je ne passe pas trop de temps à me poser des questions... Bon, effectivement, ça ne serait pas vraiment un problème si je trouvais les réponses, mais justement, là, on touche du doigt le deuxième autre grand problème de ma vie...

L'autre soir, je me suis donc reconnecté à Google Talk, la tête pleine de questions et sans l'ombre d'une réponse à aligner en face...  En quelque sorte, un saut dans le vide, sans parachute, ni filet... Etrangement, j'éprouvais le besoin de le faire...

Elle était elle aussi connectée...

Bon, maintenant, pour vraiment ressentir ce que j'ai ressenti, il faudrait que vous vous imaginiez au volant d'une vieille voiture (Tenez, une petite Renault 5 fera parfaitement l'affaire).

Imaginez vous en train de rouler tranquillement par une belle nuit d'été, sur une petite route de campagne. C'est bon? Alors rajoutons un petit peu de décor... Vous roulez à petite allure, feux de route allumés... Au dehors, le chant des grillons, le hululement d'une chouette, le croassement d'une grenouille... Sur votre pare-brise, une nuée de moustiques à tendance suicidaire et de moucherons kamikazes, probablement attirés par la lumière de vos phares... " Zut! demain matin, il va falloir jouer de la raclette et de l'eau savonneuse" pensez-vous tout bas....  Au dessus de votre tête, un ciel laiteux, une  pleine lune rousse et quelques étoiles scintillant au loin... (NDLR: Mais jusqu'où ira donc ce lyrisme de crapaud de carnaval??) 

Vous roulez tranquillement... 25km/h tout au plus... Car la route est chaotique... Et puis il fait un peu sombre quand même...  Et puis  les feux de la R5, c'est mal fichu, on voit que dalle sur les côtés...

Et là, soudain, en plein milieu de la route, vous apercevez un lapin... Une petite boule de poil, deux grandes oreilles, des oreilles de lapin, quoi...  Alors qu'il était en train de traverser la route, il s'immobilise tout net, vous regardant arriver vers lui. Pris dans le faisceau lumineux de vos phares, il semble complétement hypnotisé, complétement tétanisé... Il ne peut plus bouger...

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que l'autre soir, sur Google Talk, ma jeune collègue, elle était tellement surprise qu'elle m'a fait penser à ce gentil petit lapin tout mignon qu'on rencontre souvent le soir sur les routes de campagne...

 

[La suite bientôt...]

 

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Samedi 3 novembre 2007

Du haut de mon plongeoir, allais-je lamentablement m'éclater les gencives sur le ciment du fond de la piscine comme cela arrive souvent au coyote lorsqu'il poursuit le Roadrunner?

Je contemplais les  abricots...  Un doux sourire... Des yeux brillants... Une certaine émotion dans la voix... Assurément, non, mon geste n'avait pas été mal interprété... Ouf, je respirais enfin...

J'étais content de cette surprise que j'avais faite. J'étais content d'avoir fait plaisir à ma jeune collègue à un moment où elle ne s'y attendait pas...  Mais au delà de tout cela, je me disais surtout que j'avais un peu avancé, que je m'étais un peu revélé à elle...

Peut-être s'interrogerait-elle en se disant que ce geste anodin pouvait en fait ne pas être si anodin que cela?  Peut-être devinerait-elle alors toutes les hésitations qui l'ont précédé... Peut-être même y lirait-elle un aveu de ma part?  Peut-être comprendrait-elle que c'est une façon de lui avouer que je pense à elle...

Jusqu'alors, à force de travailler ensemble, à force de nous cotoyer au quotidien, de nous attendre l'un l'autre pour rentrer ensemble le soir, nous avions retrouvé la complicité des débuts. Les échanges professionels que nous pouvions avoir par chat, souvent émaillés de smileys et de mots sympas, étaient toujours le prétexte à de petites discussions. De simples discussions comme peuvent en avoir deux collègues s'entendant très bien.

Les semaines qui suivirent mon saut du haut du 3ème plongeoir, il me sembla percevoir un rapprochement de sa part. Quelque chose avait imperceptiblement changé dans son comportement, qui la rendait encore plus proche de moi... Je n'arrive pas à déterminer quoi exactement...

Peut être se montrait-elle un brin plus joueuse dans nos discussions par chat? Peut-être semblait-elle plus pétillante le soir, sur le chemin du retour?  Je ne sais pas bien. Je cherche mais je ne parviens pas encore à mettre de mots dessus...

Toujours est-il qu'à présent, lorsque nous sommes tous les deux, je la sens un peu plus sûre d'elle, un peu plus confiante. Même si parfois elle baisse encore  timidement les yeux lorsque nos deux regards se croisent...

L'autre soir, je me suis reconnecté à Google Talk. Pour la première fois depuis les clémentines...

Elle était, elle aussi, connectée...


[La suite bientôt]


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par Gorgonzolla publié dans : Un peu de fromage? commentaires (1)    ajouter un commentaire
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Samedi 27 octobre 2007

Le dernier épisode se terminait sur un mystérieux sourire des abricots et une petite lueur dans les yeux de ma collègue... J'aime repenser à cet instant où tout semble simple. Vraiment simple. J'aime à revivre ce moment là où tout parait facile. Si facile...

Ce soir là, nous étions donc repartis ensemble du bureau. Nous venions de travailler tous les deux sur un sujet sur lequel elle m'avait posé beaucoup de questions. C'est elle qui avait donné le signal du départ.

- "Go?" 
- "Oui, go!"

Toute la journée, je m'étais demandé comment j'allais faire pour lui offrir son cadeau. C'est seulement lorsque je me suis retrouvé avec elle devant les ascenseurs que je me suis aperçu que, ô râge, ô désespoir, je n'avais rien trouvé, qu'il allait vraiment falloir tout improviser...

Quelque chose devait sans doute se lire sur mon visage ou peut-être devais-je la regarder étrangement, car dans l'ascenseur, elle m'a regardé en me souriant et m'a demandé d'un air amusé:

- "Quoi? Qu'est ce qu'il y a?"
- "Non, non, rien"

Nous sommes sortis du bâtiment et nous nous sommes dirigés vers l'arrêt du bus. Il est arrivé quelques minutes plus tard. Une fois installés, nous avons commencé à discuter. De tout et de rien... Du boulot... Des collègues... De l'âge que certains pouvaient bien avoir... Avec un brin de coquetterie, elle a pris cet air gentillement contrarié en évoquant son anniversaire... "Maintenant que j'ai un an de plus, ..."  Je me suis demandé si elle pensait vraiment ce qu'elle disait, si passer de 25 ans à 26 ans, cela faisait vraiment autant d'effet...

Puis, étrangement, je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de penser, que c'était le moment, que l'occasion était là... 

- "J'ai quelque chose pour toi..." lui ai-je simplement dit...

Je lui ai remis son cadeau avec ces mots tout simples... Des mots qui ne traduisaient pas toutes les hésitations que j'ai eues et dont je ne vous ai pas parlé... Des mots ne reflétant aucunement toutes les interrogations que vous imaginez certainement si vous me connaissez un peu... Comment allait elle le prendre? Comment allait elle interpréter mon geste?

"J'ai quelque chose pour toi"... En prononçant ces mots, j'ai ressenti cette même sensation qu'on a, quand on a sept ans et qu'on se décide à sauter du haut du 3ème plongeoir de la piscine... Oui, exactement cette sensation là, très précisément...

Tant qu'on en est à gravir les échelons, tout va bien... Une fois qu'on est sur le plongeoir, on se rassure comme on peut... Mais tout va encore bien..  Enfin, à peu près bien... On s'approche alors du bord et on jette un oeil vers le bas... Et c'est là  que rien ne va plus... On s'interroge... Et si...???  Les doigts de pied se recroquevillent et s'agrippent désespérement sur le bord du plongeoir... On hésite mais on sait qu'on ne peut plus reculer. Les secondes semblent alors durer une éternité...  On prend une profonde inspiration pour chasser l'appréhension, on ne pense plus à rien, et en une micro seconde, on se décide à sauter... On ressent alors la sensation de chute libre et  surtout, ce petit  frisson qui vous parcourt le long du dos...

L'autre soir, j'ai ressenti ce même petit  frisson... Car je savais que je prenais un nouveau risque, que l'air de rien, je me dévoilais à nouveau.  Que je ne l'avais pas fait depuis l'épisode des clémentines... Je courais à nouveau le risque qu'elle interprète mal mon geste. Offrir un cadeau d'anniversaire à sa jeune collègue dans ce contexte, avec toute cette ambiguité, tout ces non-dits, je ne savais pas bien ce que cela allait donner, j'avais beaucoup réfléchi, je m'étais longuement interrogé, mais je ne savais pas... Et pourtant, quelque chose me poussait à le faire... J'avais envie de le faire...

Elle m'a regardé avec un sourire interrogateur, complétement surprise, ne sachant pas vraiment quoi dire...

- "Je l'ouvre tout de suite?" m'a t elle alors demandé dans un souffle, tout en commençant déjà à enlever le papier qu'il y avait autour.
- "Oui, si tu veux.."  (Brillante réponse, je sais, merci de me le signaler...)

Je l'ai regardé retirer délicatement le ruban, puis le papier. J'essayais de lire son regard mais elle était trop occupée à ouvrir le paquet. J'essayais d'imaginer ce à quoi elle pouvait bien penser à ce moment. Fébrilement, elle a ouvert la boîte et a découvert son cadeau. D'un coup, elle est devenue toute timide, ne sachant plus quoi dire. Elle m'a alors gentillement remercié. Elle semblait vraiment surprise par cette situation inattendue et de l'attention que je lui portais, et paraissait un peu gênée de ne trouver ses mots... Mademoiselle, il ne faut pas être gênée... Je me serais largement contenté de ce sourire si doux éclairant votre visage et  vos yeux si brillants m'ont déjà dit merci...


( Désolé, Jerry, la suite au prochain épisode... :-) 


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Samedi 27 octobre 2007
Bon, alors, je dois reconnaître qu'en matière de mise à jour de blog, je suis un peu à la ramasse, là...  Heureusement, ce n'est pas mon boulot et je ne suis pas payé à la ligne... Un article par semaine, la misère, quoi... Un vrai désert, ce blog... Si ça continue, il va vite falloir que ça cesse, car ce n'est pas comme ça que je vais réussir à garder mes trois lecteurs, moi...

 

[Et pis d'abord, c'est faux, quand je dis "trois", c'est juste un effet de style pour ne pas avoir trop l'air de me la ramener, et vous êtes bien plus nombreux que ça, à lire le blog du boulot, en prenant un air sérieux et concentré derrière vos petits écrans d'ordinateurs! Si, si, j'vous assure...]

Dites, les gens de la blogosphère, il faudrait que vous me donniez le truc, que vous me disiez comment vous faites, pour poster une voire plusieurs fois par jour... Vous ne dormez jamais ou bien? Parce que moi, rien que de lire les mises à jour des blogs des autres, ça me prend déjà un temps monstrueux... Bon, j'espère que vous l'avez remarqué, j'ai commencé à répondre à quelques commentaires... Ici et ... C'est un bon début, non?

Houlà, j'en vois plusieurs au fond, qui commencent à trépigner d'impatience en réclamant la suite des abricots... Patience, les z'amis... Je n'allais pas vous laisser repartir d'ici sans quelques nouvelles... Car je sais bien que mon lectorat est finalement très fleur bleue et que ce blog, c'est parfois rien de plus qu'un gros tonneau d'eau de rose...

Donc la suite des abricots, c'est  ici...

 

 

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Samedi 20 octobre 2007

Qu'il s'agisse de Desperate Housewives, de Prison Break ou de n'importe quelle telenovela brésilienne non diffusée en France car ne faisant potentiellement pas assez d'audience, la recette est toujours la même... 

Pour obliger le téléspectateur à regarder tous les épisodes, on applique le principe de la  récurrence...

Surtout, ne me demandez pas comment j'arrive à parler de série TV et de principe de récurrence dans la même phrase car je l'ignore moi même... L'association de ces termes semble si improbable... Et pourtant, c'est bien de cela qu'il s'agit et la recette est immuable.

Tout d'abord, essayer de bien accrocher le téléspectateur avec l'épisode pilote (i=0).

Ensuite, faire en sorte que s'il regarde l'épisode de cette semaine (i=N), quelque chose le pousse à  regarder aussi l'épisode de la semaine suivante (i=N+1)... Dans le jargon consacré, on appelle ça le "teasing"...

Mon blog, c'est un peu ma série TV à moi... On y trouve de tout... Du blabla (alors là, il y en a  beaucoup), de vrais rebondissements (où ça? où ça?), du verbiage pour rallonger la sauce. Et aussi du teasing...

Bon, sauf que des fois, le teasing, il est pas vraiment voulu... Et si parfois je vous laisse sur votre faim en restant de longues périodes sans écrire, ne m'en voulez pas... (Parfois, pas le temps de poster, d'autres fois, pas la motivation suffisante pour rallumer le PC, tout ça, tout ça...)

La dernière note se terminait sur l'anniversaire des abricots, sur lequel je vous ai lâchement abandonné en laissant planer une espèce de suspense faussement insoutenable...

[Léger flou de l'image et ondulations à appliquer sur les bords de l'écran pour les effets spéciaux comme à la télé...]

Il y a quelque jours, c'était donc l'anniversaire des abricots... Je le savais et j'y pensais déjà depuis un moment...

Je connaissais la date d'anniversaire de ma jeune collègue car l'année dernière, à peu près à cette même époque, nous l'avions jouée sur une grille de Loto... Un tirage spécial Super Cagnotte du Vendredi 13 où nous n'avons rien gagné, sinon quelques agréables instants d'une bien douce complicité... A l'époque, je m'étais promis de m'en rappeler et d'y penser l'année prochaine.

J'ai une certaine facilité à mémoriser les chiffres. Anniversaires, numéros de téléphone, digicodes, horaires de train... Je me souviens même des codes de mes toutes premières cartes de crédit et au moment où j'écris (ça, c'est du blog en live!), je me rappelle même d'une liste de dates d'histoire apprises par coeur à l'époque du passage du Brevet des colléges... La révolte des marins du Potemkine, la création de la SDN lors de la signature du traité de Versailles, le Congrés de Tours, les accords de Munich, etc...

Pour les anniversaires, c'est encore plus étrange et maintenant, vous allez vraiment me prendre pour Rain Man si je vous dis qu'une ou deux semaines avant la date, il y a comme une espèce de reminder Outlook dans ma tête qui me signale l'approche d'un anniversaire à souhaiter. Si, si... Véridique!

Il y a quelques jours, c'était l'anniversaire de ma jeune collègue, j'y avais pensé et je lui ai offert un cadeau. Oh, rien de très extravagant... Quelque chose de sobre, de simple, plus pour dire "je t'offre cet objet pour te montrer que j'ai compris qui tu étais".. Un cadeau dont la valeur réside davantage dans le geste effectué et le message délivré...

Le matin, ma jeune collègue avait apporté croissants et jus de fruits... La journée s'était passée tranquillement. Le soir, sur le chemin du retour, la surprise a été totale. J'aurais aimé pouvoir saisir son sourire et cette petite lueur dans les yeux...

 

[To be continued]

 

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Samedi 13 octobre 2007

Arghh! Je m'aperçois avec effroi que cela fait une semaine que je n'ai rien écrit sur mon blog... Activité du blog: zéro. Nada. Niente. Que dalle.. Je n'ai même pas répondu aux commentaires...

C'est mal, je sais...

Là, cela fait une semaine que je n'ai même pas regardé le blog ranking, le nombre de visiteurs, les statistiques d'audience, les articles les plus lus, etc... Une semaine que je n'ai pas jeté un oeil sur toute cette batterie d'indicateurs que tout bloggueur consulte frénétiquement plusieurs fois par jour pour flatter son ego surdimensionné... (enfin, quand les indicateurs sont flatteurs, parce que là, ça s'apparente plus à "Vingt Mille lieux sous les mers" qu'à autre chose....)

Bon, alors... Passons aux choses sérieuses maintenant...  De quoi vais-je bien pouvoir vous parler aujourd'hui, là, comme ça, sans avoir vraiment réfléchi à la question?

Je regarde les derniers articles et je m'aperçois que cela fait plus d'un mois que je ne vous ai pas parlé des abricots... On peut parler des abricots, tiens...

Les abricots, les abricots... Que dire sinon qu'en ce moment, les abricots et moi, ça se passe plutôt bien...

Ma jeune collègue et moi, nous sommes souvent amenés à travailler ensemble, ces derniers temps. En fait, nous ne travaillons pas sur les mêmes projets, mais elle me demande souvent des informations et me pose parfois des rafales de questions... J'ai toujours beaucoup de plaisir à lui répondre et à chercher avec elle les informations qui lui manquent. C'est quelqu'un d'intelligent et de minutieux.

En travaillant avec elle, j'ai l'occasion de mieux la voir dans sa relation avec les autres. Réservée et plutôt timide, elle agit toujours avec les autres avec tact et modération. Mais cela ne l'empêche pas d'avoir un esprit critique et des avis très précis...

Entre elle et moi, je sens qu'il y a une relation privilégiée car nous échangeons en toute franchise et en toute confiance nos points de vue, nos avis...  Enfin, tant que cela reste sur le plan du travail, bien sûr... Car pour ce qui est du reste, même si nous sommes très proches, il y a toujours ce non-dit, ce  je-ne-sais-quoi d'ambigu, qui vous donne l'impression d'être en équilibre sur le fil d'une lame de rasoir...

Nos bureaux sont assez eloignés mais en visibilité directe... Nous pouvions nous voir à travers un angle vitré... Parfois, il nous arrivait de nous surprendre à nous regarder l'un l'autre. Quand c'était moi qui la surprenait, je sentais chez elle une certaine gêne, elle détournait rapidement le regard, se mettant à rassembler et à ranger les feuilles sur son bureau pour se donner une contenance...  Quand c'était elle qui me surprenait à la regarder, c'était à mon tour de regarder penaudement ailleurs en me félicitant tout bas de ma discrétion ("Ah ben bravo, mon petit père!")

Depuis quelques semaines, l'angle vitré est devenu opaque...  "Bon, ben je ne peux plus te voir, là!"... "Bah moi non plus.." lui ai-je répondu..

Les discussions par messagerie instantanée n'en ont repris que de plus belle...

D'ailleurs, au bureau, nous nous parlons très peu et ne discutons que par chat... Les discussions de vive voix n'ont lieu que le soir, sur le trajet du retour.

Nous sommes très proches et continuons de nous rapprocher... Etrange situation qui l'autre jour, m'a rappelé mes cours de philo de terminale... Le paradoxe de Zénon, l'histoire d'Achille et la Tortue, tout ça, tout ça... "Toute évidence des sens est fallacieuse et le mouvement est impossible"... Ben voyons!

L'autre jour, c'était son anniversaire...

 

[ Bon, allez, il faut que j'y aille,  je vous laisse imaginer la suite... A vous de bosser un peu maintenant... La suite, très vite...]

 

 

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Mardi 4 septembre 2007

Ca faisait bien longtemps que je ne vous avais pas donné de nouvelles du front et  depuis le temps, vous devez certainement vous demander ce qu'ont bien pu devenir les abricots...

Ah, les abricots... Je ne vous en ai plus trop parlé dernièrement, et peut-être avez vous pensé que je les avais oubliés? Et bien non, les abricots, j'y pense toujours autant... Je vous en parle moins car besoin de recul, besoin de garder un peu tout ça pour moi, tout ça tout ça...  Mais pour ceux qui s'inquiétaient, rassurez vous, la telenovela continue, les abricots sont toujours là et je pense toujours à eux... Pour les autres, ceux qui se réjouissaient d'avoir enfin des articles portant sur autre chose que sur mes états d'âme et mes histoires de coeur avec ma jeune collègue, vous pouvez cliquer ailleurs car cet article est un article 100% pur abricot...

Bon, je me souviens vous avoir fait part de cette phase pleine de questionnement et d'interrogations métaphysiques se résumant en gros à la question suivante: se déclarer ou non?

Vous qui maintenant connaissez bien ma propension à procrastiner, vous vous en doutez sans doute, à ce jour, je n'ai toujours pas trouvé de réponse... Mais étrangement, les événements semblent avoir quand même pris une toute autre tournure...

Cela fait un petit moment que ma jeune collègue et moi, nous avons retrouvé notre entente du départ... De la complicité, du respect mutuel, un brin d'admiration de part et d'autre.. Il y a bien cette réserve, ces sujets qu'on n'aborde ni l'un, ni l'autre, cette frontière invisible que nous nous gardons bien de franchir, mais bon, c'est sans doute normal...

Un peu avant son départ en vacances, elle m'avait proposé à l'improviste de venir avec elle chercher les cadeaux à offrir à une collégue à l'occasion de son départ et du coup, j'ai passé en sa compagnie deux heures très agréables, dans les rayons des magasins à chercher avec elle de bonnes idées de cadeaux... Un moment partagé très sympathique, parfois drôle, et j'ai trouvé tout simplement délicieux de fureter ainsi à gauche et à droite avec à mes côtés une petite souris espiègle et enjouée...

A leur retour de vacances, les abricots ont continué à se rapprocher. Ils ont donné beaucoup de signes. Mais les signes, ce qui est difficile, ce n'est pas de les voir... C'est de les interpréter...

Ma collègue et moi, nous rentrons tous les soirs ensemble. Comme avant. Lorsque je suis assis à ses côtés, j'éprouve un sentiment très étrange... Quelque chose d'indéfinissable.  De très contrasté... Je me sens à la fois à l'aise et à la fois gêné.. J'aime sa présence, j'aime les regards et les sourires timides que nous échangons, j'aime la faire parler, j'aime les silences qu'il y a parfois entre nous. De sentir le respect qu'il y a dans notre relation me met à l'aise , mais parfois, je la sens perdue au loin... Je suis alors gêné de la sentir gênée et j'ai peur de commettre des impairs...

Ce soir, en rentrant, elle m'a dit s'être mise à la course à pied. C'est bête, mais du coup, ça m'a donné envie d'aller courir...  Chrono pulvérisé ce soir... (Je ne sais pas encore comment j'ai fait ça!)

Bref, je pense toujours aux abricots, et je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression qu'eux aussi, ils pensent un petit peu à moi...

 

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Dimanche 19 août 2007

Bon, ca y est, j'ai dégagé l'entrée du blog à coup de machette... Encore quelques toiles d'araignées par ci et par là, mais a priori, c'est bon, on peut y rentrer maintenant.. Reste plus qu'à dépoussiérer...

Pour ceux qui s'inquiétaient, non, tout va bien... Je suis parti quelques jours, mais me revoilà...

En bref et en vrac:

- Le matin, en prenant le bus, je recroise de temps en temps l'étudiante en mathématiques (qui n'en est plus une, je pense)  Toujours cet air très sage et ce sourire discret, et à chaque fois un nouveau livre à la main... Là, elle est revenue de vacances avec de jolies couleurs sur les joues...

- La semaine dernière, ma gentille collégue y est partie, elle, en vacances. Les abricots reviennent dans une semaine...

- J'ai fait réparer mon vélo par un réparateur hollandais assermenté (Je vous dirai dans un autre article ce que c'est qu'un réparateur hollandais assermenté...)

- J'ai repris la course à pied (plusieurs objectifs cette année)

- J'ai repris le piano (plusieurs objectifs aussi cette année)

- Je vais encore passer pour un râleur, mais si le soleil, ça marche comme EDF, faudrait demander aux personnes concernées de bien vouloir payer la facture.. Coupure de soleil au mois d'août, c'est pas terrible quand même.

- Août à Paris, c'est sympa et il y a plein de choses à faire... Le seul truc qui est moins sympa, c'est quand tous les commerces décident de fermer en même temps... Tenez, les boulangeries de mon quartier par exemple... Actuellement, d'ouverte, il n'y a plus que celle où le pain ne ressemble à rien...  Et comme en plus, la boulangère est aimable comme une porte de goulag, cela n'arrange pas les choses... Du coup, j'ai décidé de changer de boulangerie... J'ai fini par en trouver une autre... Elle est un peu plus éloignée, mais est à tout point de vue, nettement plus avenante...

Palpitant, hein? Bon, comme vous le voyez, rien de bien neuf... Mais ne vous affolez pas, j'ai deux-trois articles sur le feu, pas beaucoup de temps pour les finaliser, mais ça va venir...

 

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Jeudi 2 août 2007

Vous qui prenez souvent les transports en commun, il vous est certainement déjà arrivé d'être troublé par une ou un inconnu rencontré au hasard d'un voyage...

Vous n'avez pas osé profiter de cette rencontre fugace? Vous regrettez de ne pas avoir eu sur le moment suffisement d'audace pour aller vers l'autre et l'aborder?

Rien n'est jamais perdu... Peut-être en avez vous déjà entendu parler, le quotidien Libération vous ouvre ses colonnes avec "Entre nous", la rubrique mythique du journal où sont déposés les fameux "Messages Personnels" si souvent utilisés comme moyen de communication dans les romans policiers...

Si vous êtes curieux et que vous allez jeter un oeil à la section "Transports amoureux", voici ce que vous pourrez par exemple y lire...

"Vous Annecy, moi région parisienne, rencontre escalator Valence, tél: 06.xx.xx.xx.xx"

"Train Paris-Toulouse le 24/12, jolie brune vous vous êtes endormie sur mon épaule, depuis je ne dors plus. e-mail: xxxxx.xxxxxx @ laposte.net"

Ces fameux messages personnels semblent si anodins...  On a presque du mal à réaliser que dans chacun de ces messages personnels soient concentrés tous les espoirs de leur auteur, que même si ces quelques mots s'adressent à tous les lecteurs,ils ne soient finalement destinés qu'à une seule personne... 

On les lit sans y attacher beaucoup d'importance, on les relit, on passe de l'un à l'autre, on s'en délecterait presque... On les lit comme ça, par curiosité, avec peut-être un soupçon de voyeurisme, mais toujours empreint d'un certain détachement ... Ce même détachement que vous Messieurs vous prenez chez votre coiffeur en feuilletant des magazines de presse People plutôt destinée à vous autres Mesdames... Le détachement de ceux qui savent prendre du recul et qui lisent "uniquement pour se tenir au courant"....

Mouais... A d'autres...

A mon avis, l'interêt retiré de ce genre de lecture est d'une toute autre nature et il y a certainement une part d'imaginaire...

"Ils" se sont rencontrés par hasard, d'accord, mais qui est Il? Qui est Elle? Dans quelles circonstances se sont ils rencontrés? Vont-ils se retrouver?

Finalement, le journal des petites annonces de Libé, c'est un peu comme un roman de gare...

Le concept a été adapté à Internet et les timides du métro parisien peuvent se connecter sur Paribulle... Ca perd un peu de son charme par rapport à la section "Transports Amoureux" de Libération... Mais l'avantage, c'est qu'il y a davantage de détails! Morceaux choisis... (ci dessous une bulle plutôt sympa)

 

Où: Paris RP, Métro Ligne 2, Stations "Nation" / "Jaurès"

Quand: Samedi 30 juin 2007   (23h30 - 24h00)

Description: Cheveux chatains, noués, yeux bruns, pas très grande, portant un jean et une veste beige

Message:  Je souhaite vous retrouver...

A Nation, je lisais un livre et vous vous êtes assise en face de moi et vous vous êtes mise à pleurer de petites larmes, et vous sortiez du sac posé sur vos genoux un petit miroir métallique pour vérifier que votre rimel ne coulait pas. Et puis vous êtes restée songeuse, et puis les larmes à nouveau, mais toutes petites, polies, et le miroir encore ouvert et refermé. Comme il ne faut pas déranger les gens qui pleurent, je ne vous ai rien dit, mais je vous regardais quand même avec curiosité, et je crois, cela a dû vous agacer et vous êtes restée les yeux ouverts et embués, comme une bravade. Vous descendiez  et moi aussi à Jaurès, et sur le quai, je vous ai pris le bras, et je vous ai dit "Courage", et c'était très très ridicule, mais si j'avais dit "Bon courage", cela aurait été comme vous souhaiter "Bon appétit". Et puis, tout a disparu.

Et puis deux heures plus tard, au milieu du Point Ephémère, vous dansiez et riiez. Et tout d'avant avait l'air aboli, ou peut-être exaucé, et comme on ne dérange pas les gens qui semblent si bien s'amuser, je ne vous ai rien dit...

 

 

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Mardi 31 juillet 2007

Cela va faire un an que je la connais... Oui, demain, cela fera exactement un an...

Un an passé à la cotoyer et à l'observer...

Un an passé à discuter avec elle et à chercher à comprendre qui elle est...

Un an d'une lente et longue cristallisation.

Un an pendant lequel des tentatives d'approches ont été effectuées, à chaque fois soldées par une fuite précipitée de la demoiselle...

Un an passé à la voir s'enfuir, à la laisser s'éloigner et à la voir revenir...

Un an passé à s'interroger sur l'avenir de cette relation, à se demander comment se terminera ou ne se terminera pas cette histoire...

Un an à comprendre qu'elle seule peut y répondre...

Un an....

C'est long quand on est dans une situation d'attente (se posera t elle ou non les bonnes questions et quelles réponses trouvera t elle?) ... mais c'est court pour qui sait attendre...

 


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Samedi 7 juillet 2007

Allez, un petit article car cela fait bien longtemps que je n'ai pas nourri mon blog...  Cette fois, pas d'autoflagellation, pas d'excuse pour le silence radio, rien, nada, niente... Tout simplement car je suis... pressé. (T'as vu, Souris, j'ai fait des progrès, hein!)

Bon, alors pour ceux qui ne l'avaient pas encore remarqué, en bas à droite, de nouvelles icônes ont fait leur apparition... Scroll, scroll, scroll... Ca y est? Z'avez vu? Là, juste en dessous de Super Pingouin... Trois jolies icônes pour me contacter...

Le "Gorgonzolla's online Indicator" bugge encore un peu, mais pas d'affolage, j'y travaille...

L'autre soir, j'ai eu une conversation rigolote avec une fidèle lectrice... C'est assez hallucinant de voir comment elle connait tous les détails du blog par coeur (et surtout ceux de l'histoire actuellement en cours). Greenduck m'a autorisé à vous retranscrire un extrait de notre dialogue (ci-dessous) ...  Merci Greenduck de t'être prêtée au jeu et d'avoir accepté de te mettre dans la peau de la demoiselle....

Bon, allez, je me sauve...  

Patience, un vrai article très bientôt!

 

 

Greenduck dit (22:11) :

Bon alors, à mon avis...

Greenduck dit (22:11) :

elle pense beaucoup à toi...

Greenduck dit (22:12) :

mais voilà ce qu'elle se dit:

Greenduck dit (22:12) :

je ne devrais pas penser autant à lui, parce que je vis avec quelqu'un, ce n'est pas bien..

Greenduck dit (22:12) :

pourtant, j'adore être en sa compagnie...

Greenduck dit (22:12) :

bon, allez tant que cela reste dans le cadre du boulot, ça va, je n'ai rien à me reprocher..

Greenduck dit (22:13) :

comme j'adore sa compagnie, je vais trouver des prétextes pour passer du temps avec lui !

Greenduck dit (22:13) :

alors, qu'est-ce que je pourrais lui poser comme question....

Greenduck dit (22:13) :

(j'en ai tout un stock)

Greenduck dit (22:13) :

je vais les poser au fur et à mesure, il va prendre tout son temps pour m'expliquer tout de A à Z

Greenduck dit (22:14) :

je vais lui proposer de rentrer avec moi

Greenduck dit (22:14) :

parce que c'est toujours lui qui le fait

Greenduck dit (22:14) :

mais j'ai bien remarqué qu'il a tiqué quand il m'a vue repartir avec cet autre collégue...

Greenduck dit (22:15) :

bon, allez je me lance...

Greenduck dit (22:15) :

oui mais bon, je ne veux pas qu'il pense que je lui cours après

Greenduck dit (22:15) :

parce que je ne suis pas libre, moi !

Greenduck dit (22:15) :

faut que je refuse de partir avec lui de temps en temps, ce n'est pas sain

Greenduck dit (22:15) :